> Gilles Goullet (Traducteur)

ISBN : 2070360695
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Utilisant une technologie quantique qu'ils ne comprennent pas totalement, les scientifiques des complexes de Crossbank et Blind Lake observent des planètes extraterrestres dis-tantes de la Terre de plusieurs dizaines d'années-lumière. A Blind Lake, Minnesota, Marguerite... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 06 novembre 2010

    julien_le_naufrage
    (...)
    Une fois de plus je suis conquis, et à tel point que j'ai rapidement engloutis ce livre qui de prime abord ne me paraissait pas le plus attirant. Avoir pour sujet de livre l'observation scientifique d'un extraterrestre qui se trouve à des années lumières de nous n'est pas forcément des plus attirant. Cependant, comme à son habitude, cela n'est qu'un prétexte parmi d'autres pour aborder l'humaine condition et la psychologie des différents personnages. Cette fois, et contrairement aux "Chronolithes" et à "Spin", R.C. Wilson s'attaque à suivre plusieurs personnes à la fois... en fait pas mal même, sans que l'un ou l'autre ne soit réellement mis de prime abord comme héros central. Wilson aimant jouant, me semble-t-il, des personnages secondaires comme réels héros ou moteur d'aventure.
    Au début, on suit un groupe de journalistes qui viennent réaliser un reportage sur la base d'observation "Blind Lake". Là, on y observe, via une technologie quantique pas vraiment maîtrisée ni réellement comprise, un extraterrestre situé bien loin de chez nous, un être vulgairement appelé "Le Homard" . Mais voilà qu'ils se retrouvent en quarantaine avec tout le reste de la base, permanents et journaliers, pour une raison inexpliquée et une durée indéterminée. De là naît une ambiance anxiogène qui va perdurer durant tout le livre et ceci d'autant plus qu'aucun contact ne se fait avec l'extérieur si ce n'est la nourriture qui leur est livré par un véhicule militaire auto-guidé. Une fois de plus, R.C. Wilson joue sur une anxiété, une peur, une menace extérieur car ces gens sont coincés et ils ne savent pas pourquoi. encore moins savent-ils quand tout cela prendra fin. Alors certains tentent le coup... et meurent. Sur cette toile de fond, R.C. Wilson tisse les liens entre les différents personnages, créant un réseau social humain et peignant ainsi au passage la vie d'une communauté enfermée par un blocus. Là est tout le plaisir et le maestro de Wilson, cette manière de jouer le psychologique et de peindre des gens vrais, des personnages quasi réels. Là est le point fort de l'auteur à mon avis, même si la sérénité apparente de ce blocus peut paraître peu crédible.
    Les choses avançant, certains personnages prennent de l'importance, des accidents ont lieux, et finalement ce roman construit sur un fond science-fiction prend des allures de thriller. le coté psycholgique de Wilson renforce peut-être ce point de vue, mais il est vrais que plus le livre avance et plus ce sentiment de thriller devient présent à mes yeux.
    J'aime toujours le jeu de Wilson avec la lenteur. Les choses se mettent en place, gentiment, puis quelque chose advient. Une angoisse naît et la vie continue avec cette menace permanent, cette tension nerveuse latente. Et Wilson tisse les relations, développent ses personnages lentement. Ce n'est qu'ensuite, souvent relativement tard que se développe une réel aventure. Wilson est à rebrousse-poil des livres d'aventure pure jus, et cela me plaît bien. (Même si vous le savez, j'aime l'aventure aussi!)
    De plus Gilles Goullet nous rend une fois de plus la plume de Robert Charles Wilson d'une manière magistrale. Et il faut dire ce qui est : on oublie souvent le travail effectuer dans l'ombre par les traducteurs. D'autant plus que le travail est franchement bien réussi.
    Au final, peut-être pas le meilleur Wilson d'après certains, on se doute fort bien que tout va bien se terminer et surtout le livre n'a pas le coté éblouissant de ses œuvres majeures, mais pour moi cela reste un très bon roman tout de même, avec ses qualités et ses défauts.
    (...)

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/11/blind-lake-de-rober..
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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 13 mars 2012

    finitysend
    Un style irréprochable ...
    Blind Lake ,c'est un bon moment garantis à cause de la qualité du style et de la qualité dans le traitement de la thématique .
    Le style est vraiment très soigné .
    l'auteur mobilise par exemple de nombreuses correspondances : PAYSAGE /AMBIANCE/ ATHMOSPHERE/PSYCHOLOGIE.
    La vie dans ce pôle de recherche est palpable et le suspense est bien amené.
    L'auteur développe bien les 3 thèmes principaux qu'il a choisi de traiter .
    Les chercheurs dépassés par leurs "outils de recherche" , la vie dans l'univers (autres espèces intelligentes) ,l'intelligence artificielle .
    Cependant malgré un soin extrême à tout point de vue ,Il y a un rien qui fait que ce roman peine à dépasser le " bon moment de distraction sans plus " ... !
    On ne peut néanmoins mettre moins de 4 étoiles à cause du style qui est vraiment remarquable ...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 11 novembre 2010

    julien_le_naufrage
    Depuis la lecture des "Chronolithes" en ce début d'année, première approche époustouflante de l'oeuvre de R.C. Wilson, je suis devenu fan de l'écriture de l'auteur ainsi que de sa manière d'aborder la Science-Fiction d'une manière fort personnelle, psychologique et humaniste. Ensuite avec la lecture de "Spin", œuvre magistrale, j'en suis venu à confirmer cette avis déjà plus que positif. "Blind Lake" est donc ma troisième approche littéraire de R.C. Wilson, et si je ne me trompe pas, je découvre ses écrits à rebrousse-temps.
    Une fois de plus je suis conquis, et à tel point que j'ai rapidement engloutis ce livre qui de prime abord ne me paraissait pas le plus attirant. Avoir pour sujet de livre l'observation scientifique d'un extraterrestre qui se trouve à des années lumières de nous n'est pas forcément des plus attirant. Cependant, comme à son habitude, cela n'est qu'un prétexte parmi d'autres pour aborder l'humaine condition et la psychologie des différents personnages. Cette fois, et contrairement aux "Chronolithes" et à "Spin", R.C. Wilson s'attaque à suivre plusieurs personnes à la fois... en fait pas mal même, sans que l'un ou l'autre ne soit réellement mis de prime abord comme héros central. Wilson aimant jouant, me semble-t-il, des personnages secondaires comme réels héros ou moteur d'aventure.
    Au début, on suit un groupe de journalistes qui viennent réaliser un reportage sur la base d'observation "Blind Lake". Là, on y observe, via une technologie quantique pas vraiment maîtrisée ni réellement comprise, un extraterrestre situé bien loin de chez nous, un être vulgairement appelé "Le Homard" . Mais voilà qu'ils se retrouvent en quarantaine avec tout le reste de la base, permanents et journaliers, pour une raison inexpliquée et une durée indéterminée. De là naît une ambiance anxiogène qui va perdurer durant tout le livre et ceci d'autant plus qu'aucun contact ne se fait avec l'extérieur si ce n'est la nourriture qui leur est livré par un véhicule militaire auto-guidé. Une fois de plus, R.C. Wilson joue sur une anxiété, une peur, une menace extérieur car ces gens sont coincés et ils ne savent pas pourquoi. encore moins savent-ils quand tout cela prendra fin. Alors certains tentent le coup... et meurent. Sur cette toile de fond, R.C. Wilson tisse les liens entre les différents personnages, créant un réseau social humain et peignant ainsi au passage la vie d'une communauté enfermée par un blocus. Là est tout le plaisir et le maestro de Wilson, cette manière de jouer le psychologique et de peindre des gens vrais, des personnages quasi réels. Là est le point fort de l'auteur à mon avis, même si la sérénité apparente de ce blocus peut paraître peu crédible.
    Les choses avançant, certains personnages prennent de l'importance, des accidents ont lieux, et finalement ce roman construit sur un fond science-fiction prend des allures de thriller. le coté psycholgique de Wilson renforce peut-être ce point de vue, mais il est vrais que plus le livre avance et plus ce sentiment de thriller devient présent à mes yeux.
    J'aime toujours le jeu de Wilson avec la lenteur. Les choses se mettent en place, gentiment, puis quelque chose advient. Une angoisse naît et la vie continue avec cette menace permanent, cette tension nerveuse latente. Et Wilson tisse les relations, développent ses personnages lentement. Ce n'est qu'ensuite, souvent relativement tard que se développe une réel aventure. Wilson est à rebrousse-poil des livres d'aventure pure jus, et cela me plaît bien. (Même si vous le savez, j'aime l'aventure aussi!)
    De plus Gilles Goullet nous rend une fois de plus la plume de Robert Charles Wilson d'une manière magistrale. Et il faut dire ce qui est : on oublie souvent le travail effectuer dans l'ombre par les traducteurs. D'autant plus que le travail est franchement bien réussi.
    Au final, peut-être pas le meilleur Wilson d'après certains, on se doute fort bien que tout va bien se terminer et surtout le livre n'a pas le coté éblouissant de ses œuvres majeures, mais pour moi cela reste un très bon roman tout de même, avec ses qualités et ses défauts.

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/11/blind-lake-de-rober..
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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 08 avril 2012

    gruz
    Avec Wilson, je me fais prendre à chaque fois ! Je me dis que l'histoire ne va pas être la plus passionnante qu'il m'ait été donné de lire et j'en sors subjugué, subjugué par sa qualité d'écriture, son talent de conteur, son amour des personnages.
    Comme souvent, le thème SF n'est pas l'essentiel (même s'il est bien maîtrisé), Wilson nous offre une analyse sociétale de haut vol et une histoire belle et humaniste.
    C'est un récit passionnant, montant crescendo, doublé d'une réflexion sur la tolérance et le droit à la différence.
    Pas son meilleur bouquin, mais tellement attachant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    Dans un futur proche, la ville de Blind Lake, Minnesota, abrite une station d'observation astronomique. Grâce à une technologie quantique qu'ils ne maîtrisent pas totalement, les scientifiques peuvent observer des planètes éloignées de la Terre de plusieurs dizaines d'années-lumière, et même leurs habitants. le Sujet, autochtone d'UMa47/E, fait ainsi l'objet de nombreuses conjectures, en dépit de sa passivité relative. Et c'est quand il sort de cette passivité que Blind Lake est mise en quarantaine par l'armée américaine…
    Avec Blind Lake on retrouve tant le fonds que la forme des romans qui ont fait le succès de Robert Charles WILSON. Partant d'une idée aussi originale que crédible, il jette un regard profondément humain sur ses personnages en leur faisant affronter une situation qui les dépasse. Ainsi chacun réagit selon son caractère et ses affinités face à l'isolement et à l'inconnu, l'ensemble évoquant une société humaine miniaturisée mais probablement représentative de la réelle. Les sentiments sont donc au coeur de l'intrigue, bien que de manière un peu moins aboutie que dans les romans majeurs de l'auteur. En contrepartie il nous propose aussi une réflexion intéressante sur la communication entre des êtres fondamentalement différents.
    Fidèle à son habitude, WILSON nous propose également une fin ouverte, qui laissera sur leur faim les esprits les plus cartésiens, mais qui contribue, qu'on le veuille ou non, à la poésie de ce roman et l'installe définitivement comme une nouvelle oeuvre intelligente et subtile d'un grand romancier.
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Citations et extraits

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  • Par gruz, le 07 avril 2012

    Supposons qu'on soit en 1944. supposons qu'un extraterrestre étudie la terre, et qu'il tombe par hasard sur un camp d'extermination en Pologne. Il observe les nazis en train d'extraire l'or des dents des juifs morts, et il se demande : c'est un comportement économique, ça fait partie de la chaîne alimentaire ou quoi ?
    Il essaye de comprendre, mais il n'y arrivera jamais. Jamais. Parce que certaines choses n'ont tout bonnement aucun sens. Certaines putains de choses n'ont aucun putain de sens.
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