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Geneviève Blattmann (Traducteur)
ISBN : 2070306399
Éditeur : Gallimard (2006)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Il est là, au-dessus d'eux depuis un an, ombre menaçante, sourde et muette. Tous attendent un signe, un message de ses occupants. Vont-ils envahir la Terre, sont-ils bienveillants ou hostiles ? Nul ne le sait. Le vaisseau ne part pas, et les Voyageurs se taisent...
Jusqu'à cette étrange nuit. La nuit du rêve. On apprend alors pourquoi ils sont venus. Ils proposent aux hommes ce que seuls les dieux possèdent : l'éternité.
L'éternité... mais à quel pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Munin
06 septembre 2011
  • 3/ 5
Après les Chronolithes, Spin et Darwinia, j'entame 2009 avec la suite de mon exploration de l'oeuvre de cet auteur canadien, qui est en fait relativement prolifique si j'en juge par sa bibliographie sur Noosfere.
Ce qui est drôle, à lire son oeuvre à rebours en partant de Spin, c'est de discerner dans chaque roman ce qui fait la permanence de son style, et les scories dont l'auteur se débarrassera pour aboutir à l'équilibre qui est celui de Spin.
Le pitch, tout d'abord : un jour, un vaisseau extra-terrestre grand comme une petite lune arrive et se met en orbite autour de la Terre. Tout le monde s'interroge sur les motivations de ces visiteurs, qui n'émettent pas un signal vers la surface. Jusqu'à ce que tous les habitants de la Terre fassent simultanément le même rêve, qui leur propose un choix. Ils ne seront que 1 sur 10.000 à refuser la proposition des visiteurs, et le roman va suivre des représentants de cette minorité, dans une petite bourgade de l'Oregon, et détailler leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs et leurs conflits.
On retrouve là ce qui fait l'intérêt des romans de Wilson : l'opposition entre une situation totalement incroyable et des personnages ordinaires dont la psychologie est détaillée avec une attention naturaliste qui parfois, comme c'est le cas ici, surpasse la cohérence de l'intrigue générale. Ce gros roman est en effet très bavard, et les personnages, bien que très détaillés, n'échappent pas tous aux stéréotypes. Au fil des discussions pour savoir qui dirigera le groupe de "survivants", on perd un peu de vue les Voyageurs qui donnent leur nom au roman, au point qu'on se demande si leur présence est autre chose q'un prétexte pour placer des hommes devant un choix cornelien. Ca pleurniche en outre beaucoup, et j'avoue ne pas avoir éprouvé beaucoup de sympathie pour les protagonistes un peu geignards.
Au final, le roman est loin d'être mauvais : même dans ses mauvais moments, Wilson, par son ambition et sa plume, tient la dragée haute à beaucoup d'écrivaillons. Mais, encore une fois, ce roman fait pâle figure auprès de son magnum opus, Spin.
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kedrik
07 septembre 2011
  • 3/ 5
Or donc, Robert Charles Wilson ne raconte pas ici une histoire d'invasion extraterrestre mais au contraire une histoire d'évasion extraterrestre. Et ça fait toute la différence. Il se désintéresse pratiquement de ses Voyageurs pour suivre une poignée de gens qui refusent la proposition de cette race avancée. C'est comme si on venait ouvrir les portes d'une prison et que quelques rares prisonniers refusaient de sortir de leur cellule pour continuer à expier ou ne pas à avoir à affronter la société. Au lieu d'impressionner le lecteur avec des grands concepts et du spectacle intersidéral, Wilson raconte l'hommerie.
Bon, c'est parfois maladroit (un militaire schizophrène et assassin, vraiment ?) et c'est parfois long comme toutes les histoires de survie où l'on décrit en détail comment les hommes trouvent du matériel et de quoi manger. Il est difficile de se sentir concerné par ces adeptes du refus aux motivations parfois défaillantes. Ils refusent le cadeau des Voyageurs, et une part de moi n'avait tout simplement aucune empathie pour eux. C'est comme si quelqu'un de malade refusait les médicaments à cause de ses croyances religieuses : y'a des limites à ma compassion. Et là, ces gens se montent le bourrichon entre eux, nient la réalité, s'enferment dans une paranoïa typiquement américaine où la cohésion de la petite ville du fin fond du trou du cul du monde doit être plus forte que les épreuves. Alors leur survie m'indiffère, surtout quand ils font des choix collectifs incohérents.
Ça reste un roman très intéressant qui préfigure les livres suivants de Wilson où il sera arrivé à maturation de son écriture.
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Henri-l-oiseleur
07 novembre 2015
  • 3/ 5
Ce sera une impression personnelle que je livrerai ici. J'ai bien aimé ce roman parce qu'il ne s'y passe pas grand chose, sinon une fin du monde comme on en voit tant dans la littérature. Mais le devant de la scène, apparemment occupé par les humains qui s'accrochent à la terre et à leur ancienne condition mortelle, est plutôtla fuite générale, le sauve-qui-peut global de la plupart des gens hors de leur mortalité, loin de leur lieu d'origine, vers un ailleurs global et vague. C'est ce côté "migration de lémuriens" qui m'a bien plu et beaucoup touché dans ce roman symptomatique.
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Olivia_Lanchois
16 avril 2010
  • 5/ 5
Je suis définitivement conquise par Wilson ! le thème de l'immortalité est ici formidablement traité. Les humains ont le choix de rester mortel ou de devenir éternel. Chacun se retrouve face à un dilemme qui les confrontent à eux-mêmes, à ce qu'ils sont vraiment. Ceux qui ont dit non à la vie éternelle estiment ainsi conserver leur Humanité, et considèrent que les « contactés » ne sont plus humains. Ceux qui ont refusé ont tous de bonnes raisons, l'incompréhension, la peur de l'inconnu et du changement, le refus de ce qu'ils sont vraiment, leur vécu… Une histoire magnifique.
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HannibalLectrice
27 mars 2014
  • 5/ 5
Depuis un an, un vaisseau extraterrestre (of course) stagne au dessus de la Terre. Ce visiteur est-il cool ou sanguinaire? Arrive le moment ou un choix cornélien leur est proposé... (aux Terriens). Bref, même si la narration se fait lente, le suspense est là! Suspense qui stimule notre curiosité. Point important, l'auteur nous décrit parfaitement la psychologie de ses personnages.... A mon sens, un très bon moment de lecture!
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur16 octobre 2015
- Je leur ai dit ... je leur ai dit oui.
- Oui, Mary, moi aussi.
Elle fut manifestement surprise.
- Vous, mon père ? Pourtant vous êtes religieux ! (...) comment avez-vous pu leur répondre oui ? (...)
Une question très épineuse. Beaucoup de ses convictions religieuses avaient été remises en cause au cours de ces trente dernières heures. Certaines avaient même purement et simplement disparu. Avait-il été tenté ? Avait-il succombé à la tentation ?
Il visualisa le temple de Tenochtitlan, vit l'arc décrit par les poignards d'obsidienne.
- A cause des Aztèques, répondit-il.
- Pardon ?
- Parce qu'il n'y aura plus d'Aztèques de par le monde, répéta le recteur. Ce temps est bel et bien révolu, désormais.

p.111
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