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ISBN : 2207116441
Éditeur : Denoël (04/09/2014)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
gruz
04 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Un nouveau roman de Robert-Charles Wilson est toujours un événement. Les derniers jours du paradis ne dépare clairement pas dans la bibliographie du romancier, et est une nouvelle pierre de taille dans son oeuvre de SF humaniste.
Ce récit brille une fois de plus par son intelligence, sa subtilité et son coté profondément humain. Avec ces caractéristiques et son sujet, on peut même lui trouver quelques accointances avec Spin.
Oui, la belle idée de base est traitée avec une formidable subtilité, à travers cette uchronie astucieuse. Wilson est passé maître pour construire ses univers par petites touches délicates.
Une fois de plus, les personnages sont au centre de cette intrigue, où une entité extraterrestre plutôt originale est mise en lumière. Robert-Charles Wilson est, en effet, très fort pour avoir des idées lumineuses et rendre l'improbable totalement crédible.
Le comportement de cette entité est absolument fascinant et permet à l'auteur une fois de plus de nous proposer une peinture de notre société à travers le prisme de cette histoire science-fictionnesque. le romancier y traite de destins individuels confrontés au destin de l'humanité, à travers une parabole (sans mauvais jeu de mots) des dérives des moyens de communication (TV, radio). Il y parle aussi de la capacité de percevoir et de ressentir de l'être humain (avec de ce que cela implique face à une autre forme de vie). On s'interroge sur le libre arbitre aussi.
La nouveauté cette fois-ci, dans ce récit à l'ancienne, est que Wilson nous propose un véritable road trip, où l'action est globalement plus présente qu'à l'accoutumée, tout comme une certaine violence d'ailleurs. A l'image de la troisième partie ébouriffante de rebondissements franchement inattendus.
Il faut dire que le bellicisme de l'Homme est au coeur du sujet. Comme l'auteur le dit lui même : « La violence est le grand attracteur de l'histoire de l'humanité. Une force presque aussi irrésistible que la gravité ».
Les derniers jours du paradis est un récit un peu paranoïaque, mais si profondément humain, qu'il a de quoi ravir un large public ; public qui ne pourra qu'être fasciné par la capacité qu'a Wilson à si bien imbriquer divertissement et discours profond.
Une fois de plus, ce roman est une belle réussite de ce formidable romancier qu'est Robert-Charles Wilson. Éblouissant d'humanité !
Remarque postliminaire : je n'aime pas la couverture (qui est pourtant totalement en phase avec l'histoire), c'est un avis tout personnel. Alors, si jamais vous réagissez comme moi, surtout ne vous arrêtez pas à ce détail et foncez lire ce roman !
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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Commenter  J’apprécie          219
Aaliz
25 août 2014
★★★★★
★★★★★
Nous sommes sur Terre, dans une réalité parallèle où les télécommunications sont régies par une couche propagatrice d'ondes entourant le globe terrestre et appelée la radiosphère.
Une société secrète composée d'éminents scientifiques découvrent que la radiosphère est en réalité un organisme vivant qui intervient dans les relations humaines en modifiant les communications et les informations transmises et permet ainsi d'éviter tout conflit.
En effet, depuis la première guerre mondiale, date à laquelle la radiosphère s'est installée, la paix règne sur Terre.
Mais en 2007, une série d'assassinats touchant les membres de la société secrète révèle l'existence de « simulacres », composants de la radiosphère créés à l'image humaine. Pourquoi la radiosphère s'attaque-t-elle aux hommes ? Quelles sont ses véritables intentions ?
Bien que déçue par ma lecture du roman Spin, j'ai décidé d'offrir une deuxième chance à Robert Charles Wilson. Si tous les amateurs de SF l'encensent, c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Me voilà donc avec son tout nouveau roman à paraître aux éditions Denoël le 4 septembre.
Eh bien autant ne pas vous faire attendre plus longtemps, j'ai détesté et je ne lirai plus jamais cet auteur.
La liste des reproches est longue, je vais donc me contenter des plus rédhibitoires :
- le manque d'originalité :
Soyons honnêtes, la radiosphère, son fonctionnement, sa raison d'être, sont quand même largement inspirés du fameux Spin dans le roman du même nom. Ajoutez à cela un soupçon d'envahisseurs à la sauce David Vincent et vous obtenez un plat réchauffé insipide sans aucune surprise.
- Des idées sous-exploitées :
Depuis que la radiosphère existe, le monde est en paix. On pouvait donc s'attendre à une large part uchronique dans ce roman qui décrirait comment a évolué le monde depuis la première guerre avec des progrès technologiques probablement différents des nôtres puisque les télécommunications par satellite n'existent pas, la recherche spatiale semble restreinte aux observations télescopiques. Bref, la radiosphère a normalement profondément modifié et influencé les domaines scientifique et technique et donc la vie quotidienne. Mais l'auteur a complètement négligé cet aspect. Quelques exemples plus détaillés d'interventions de la radiosphère dans les relations internationales auraient été également les bienvenus.
J'avais fait le même reproche à l'auteur pour son roman Spin alors que, pourtant, il avait alors un peu plus poussé la réflexion de ce côté. Mais ici, c'est le néant absolu.
- Un sentiment de bâclé :
Non seulement, l'auteur est passé à côté d'une large partie de son roman, mais il m'a en plus donné l'impression de vouloir en finir au plus vite, de ne pas savoir quoi dire et de « meubler ». C'est hallucinant le nombre de répétitions contenues dans ce texte. Des pages et des pages pour nous dire et redire encore et encore comment fonctionne la radiosphère, qu'il y a eu des assassinats en 2007 etc etc… J'ai eu l'impression de lire toujours la même chose !
- Des personnages inintéressants :
L'intrigue n'étant déjà pas super originale, il a fallu qu'en plus, les personnages soient à son image, creux, caricaturaux et sans intérêt. Je me serais crue dans un mauvais roman jeunesse. Des personnages au passé larmoyant, des amourettes auxquelles on ne croit pas un seul instant, des personnalités ridicules voire absentes.

Je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture et j'ai du me faire violence pour aller jusqu'au bout. Il n'y a rien à en tirer, le pire c'est qu'il y avait matière à faire quelque chose donc je ne comprends pas. Décidément, Robert Charles Wilson et moi ne sommes pas faits pour nous entendre.
Lien : http://cherrylivres.blogspot..
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Philemont
18 août 2014
★★★★★
★★★★★
2014. le monde s'apprête à fêter le centenaire de la paix universelle. Car 100 ans auparavant a été signée l'Armistice mettant un terme à la Grande Guerre et démarrant un lent, mais inexorable, processus de croissance sereine. Ainsi la société des hommes s'affranchira de la grande dépression et de la Seconde Guerre mondiale ; les Etats-Unis eux-mêmes aboliront la ségrégation dans les années 1930.
Ce Paradis sur Terre est rendu possible par la présence d'une « main invisible » tout autour de la planète, une intelligence extraterrestre qui occupe la radiosphère (la couche radiopropagatrice située au-dessus de l'atmosphère terrestre) et qui préside à la destinée de l'humanité toute entière dans la plus grande discrétion.
D'ailleurs le commun des mortels ignore totalement l'existence de cette présence extraterrestre. Seule une poignée d'hommes et de femmes en a conscience et a compris que sous le vernis de la bienveillance se trouvait systématiquement de l'indifférence et souvent de la cruauté, parfois meurtrière ; c'est pourquoi ces hommes et femmes combattent clandestinement cette intelligence au sein de la Correspondence Society.
Les derniers jours du Paradis est donc avant tout une uchronie. Sur sa toile de fond à contre-temps Robert Charles WILSON nous fait suivre deux personnages principaux, apparentés tout deux à une même famille, membre de la Society, et massacrée en 2007 par les simulacres, ces agents extraterrestres garants de l'impunité de leurs congénères. C'est d'abord la jeune Cassie qui fuit quand elle est convaincue d'avoir été retrouvée par les sims ; c'est ensuite son oncle Ethan qui, dans la clandestinité toujours, découvre que la communauté extraterrestre a ses propres dissidents, lesquels lui ouvrent de nouvelles perspectives de lutte. Bien entendu les deux caractères convergent l'un vers l'autre accompagnés de quelques personnages secondaires.
Par bien des aspects Les derniers jours du Paradis rappellera le roman de WILSON qui demeure à ce jour son chef-d'oeuvre [Spin]. C'est notamment la fuite en avant désespérée et vaine sur les routes américaines, du Nord des Etats-Unis au Chili. C'est aussi la quête scientifique d'une arme pour venir à bout de créatures que l'on ne comprend pas. C'est bien sûr ce qui caractérise systématiquement les écrits de WILSON, à savoir l'humanisme de sa prose.
Cette impression de « déjà-lu » est en outre renforcée par l'hommage à peine dissimulé à la science-fiction des années 1950, celle dans laquelle l'envahisseur extraterrestre avait tendance à se fondre dans la masse et à oeuvrer de manière pour le moins ambigüe. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'un des personnages secondaires du roman est appelé Wyndham (est-ce d'ailleurs un hasard que Denoël ait réédité récemment l'écrivain britannique homonyme ?).
Cela contribue à faire des Derniers jours du Paradis un roman de pur divertissement dans lequel le contexte uchronique demeure au second plan au profit d'une intrigue simple et rythmée. WILSON étant l'auteur que l'on connaît, la réflexion est néanmoins présente (liberté versus sécurité) et les idées intéressantes (comme le parallèle entre le comportement des insectes et l'intelligence collective des extraterrestres) ; reste que ce roman n'est pas aussi abouti que bien d'autres dans sa bibliographie, et que dans celle-ci il ne sera certainement pas impérissable.
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BlackWolf
20 août 2014
★★★★★
★★★★★
En Résumé : J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman, certes il n'est pas le meilleur de l'auteur, mais cela ne l'empêche pas d'offrir une histoire qui se révèle efficace, pleine de suspens où la tension monte au fil des pages pour happer le lecteur, même si construite sur des bases classiques. L'univers parallèle que développe l'auteur est très intéressant même si j'aurai aimé avoir plus d'informations concernant certains aspects. Les personnes construit au fil des pages sont, comme souvent avec l'auteur, humains et attachants face à leurs évolutions et leurs choix pas toujours facile. La plume de l'auteur se révèle fluide et efficace pour aboutir à une conclusion fascinante, pleine d'émotion et explosive. Je reproche en fait à ce roman certaines répétitions dans certains arguments, mais surtout un léger manque d'ambition par rapport à ce que proposait l'auteur ces dernières années, peut-être aussi pour viser un public plus large. Cela n'empêche pas pour autant ce roman d'offrir une lecture divertissante et efficace. Je lirai sans soucis d'autres romans de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Illwenne
11 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Depuis l'Armistice de 1914, la terre vit en paix. Un vrai Paradis .......Les querelles entre les nations sont miraculeusement désamorcées avant qu'elles n'éclatent, la prospérité règne, les gens sont heureux. Une poignée de savants, au cours de leurs recherches, a découvert qu'il existait une couche de haute atmosphère entourant notre planète, la radiosphère, qui propageait les ondes en provenance de la terre. Cependant il y avait des anomalies dans la propagation de ces ondes : certains messages étaient sensiblement modifiés entre leur émission et leur arrivée, certains autres n'arrivaient même jamais. Depuis, ces savant se sont regroupés pour former la Correspondence Society et se pencher sur la question. Ils se sont vite aperçu que la radiosphère était vivante, intelligente : une sorte d'énorme fourmilière qui brouillait les communications, les arrangeaient à sa manière et régissait ainsi le destin des humains. A partir de ce moment la Society n'a eu de cesse de comprendre les desseins de cette intelligence extraterrestre qu'ils ont appelé l'Hypercolonie et de la combattre.
Cassie et son petit frère Thomas vivent chez leur tante Riss depuis que leurs parents ont été tués ainsi que nombre d'autres membres de la Society par des simulacres envoyés par la colonie. Alors qu'elle n'arrive pas à dormir et qu'elle regarde par la fenêtre de sa chambre, Cassie est témoin d'un accident. Un homme qui stationnait depuis quelques temps sur le trottoir face à sa maison et semblait l'épier s'est décidé à traverser juste quand arrivait une voiture à grande vitesse. En voyant l'homme mort sur la chaussée, Cassie ressent un grand choc : ce n'est pas un cadavre humain : "ils" sont revenus : sans doute pour les tuer, elle et son petit frère Thomas. Dans un pareil cas, il y a les consignes dictées par la Society : attraper la petite valise préparée depuis longtemps par chacun et contenant argent et faux papiers, prévenir le membre de la Society le plus proche et fuir........
Nous allons donc suivre dans leur fuite Cassie et Thomas , accompagnés de Léo et Beth, mais aussi les recherches que mènent pour les retrouver, Riss et Ethan leur tante et oncle. Il leur faut être discrets, éviter les rencontres car on ne peut reconnaitre les sims que lorsqu'on les a tués. Seule la couleur de leur sang les distingue des humains. Commence alors pour eux une sorte de road trip à travers les Etats Unis et l'Amérique du Sud, jusqu'au désert de l'Atacama au Chili. Ils vont de planques en points de ralliement où certaines fois ils ont été devancés par leurs poursuivants. Cependant ils savent qu'ils ne pourront pas fuir éternellement, il leur faut absolument trouver une arme pour détruire l'hypercolonie et ses créatures, alors qu'ils ne les comprennent pas.
A travers ce récit de pure science fiction, R.C WILSON, pose une question cruciale : doit-on accepter une paix imposée par une puissance supérieure, sans savoir quels sont ses desseins exacts, ou vaut-il mieux garder son libre arbitre, quitte à se déchirer les uns les autres dans des querelles et des guerres interminables ? Doit-on sacrifier la liberté individuelle pour assurer le bonheur de l'humanité ? Échanger une vie parsemée d'embûches, de souffrances mais aussi de petits bonheurs contre une place dans un Paradis où chaque jour ressemble au précédent?
Les Derniers Jours du Paradis est le premier livre que je lis de cet auteur et cela a été pour moi une très belle surprise. Un récit haletant, un rythme soutenu, un style fluide, des personnages très bien cernés et attachants....
Lien : http://lecturesdebrigt.canal..
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Les critiques presse (1)
Chro09 septembre 2014
Si une telle super-intelligence gouvernait la Terre à son insu, assurant une paix perpétuelle au prix d'un contrôle subtil de l'information, faudrait-il la détruire ? C'est l'une des questions, cruciales, que pose ce roman mené de main de maître, d'un néo-classicisme bluffant.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lutiniellelutinielle11 octobre 2014
Elle ne savait rien ni sur elle ni sur son environnement, tout comme une carotte ne comprend ni le concept d'agriculture biologique ni la couleur orange. Elle ne faisait que vivre et croître, exploitant sans réfléchir les ressources à sa disposition: vide, roche, lumière du soleil, autres êtres vivants. Ses pouvoirs approchaient à certains égards ceux d'un dieu, mais d'un dieu insecte : sans esprit et potentiellement mortel.
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ACdeHaenneACdeHaenne07 janvier 2017
Entamer une conversation avec une telle créature était tout aussi inutile qu'essayer de repousser un scorpion en citant Voltaire.
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ChtiSuisseChtiSuisse31 mars 2016
C’était comme si elles avaient appris un tour de magie silencieux : comment puiser de la force l’une dans l’autre en étant ensuite plus fortes l’une et l’autre.
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lutiniellelutinielle11 octobre 2014
"Je me demande parfois si cette paix qu'ils nous ont donnée ne commence pas à se désagréger, dit Ethan.
- Ils nous l'ont imposée, plutôt que donnée. Et je ne suis pas sûre qu'on devrait parler de paix."
Pax formicae, pensa-t-elle. La paix de la fourmilière.
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ChtiSuisseChtiSuisse05 avril 2016
La violence est le grand attracteur de l’histoire de l’humanité
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