> Gilles Goullet (Traducteur)

ISBN : 2207258041
Éditeur : Denoël (2007)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 105 notes) Ajouter à mes livres
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'éc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Pierrot, le 29 août 2008

    Pierrot
    Roman de S.F. pure et dure, l'auteur part du postulat que subitement la terre est prise dans une bulle temporelle, le Spin, à l'extérieure de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. A ce rythme, la terre devrait être engloutie par le soleil en quelques décennies…Le livre est donc basé sur ce principe et l'exploite pour montrer comment les humains tentent de comprendre le phénomène et de survivre à la fin du monde. L'idée est bonne et l'auteur l'utilise à bon escient mais là où le bas blesse c'est dans l'écriture. L'intrigue sentimentale entre les différents personnages est indigente, certaines scènes sont longues et inutiles et les dialogues d'une pauvreté angoissante. Extrait :
    « Nous avons effectué le travail que nous avions besoin d'effectuer.
    - Tu peux affirmer cela sans broncher ? À moi ?
    - Je l'affirme parce que je le crois vrai.
    - Cela n'a donc pas d'importance que j'ai passé ma vie à construire ce tu viens de démolir ?
    - De l'importance ? » Jason y a réfléchi comme si E.D. avait posé une véritable question. « En fin de compte, non, je ne crois pas.
    - Mon dieu, mais que t'est-il arrivé ? Quand on fait une erreur de cette importance…
    - Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une erreur.
    - … il faudrait en assumer la responsabilité.
    - Je crois l'avoir fait.
    - Parce qu'en cas d'échec, c'est à toi qu'ils vont le reprocher.
    - J'en suis conscient.
    - C'est toi qu'ils vont mettre sur le bûcher.
    - Si on arrive là.
    - Je ne peux pas te protéger, a dit E.D.
    - Tu n'as jamais pu », a répondu Jason.
    C'est vraiment dommage car les passages uniquement centrés sur le Spin sont assez efficaces et répondent bien à ce que l'on peut attendre de la S.F. Si le livre avait été expurgé de ses deux tiers, il aurait pu, à mes yeux, valoir quelque chose. Mais malheureusement, il a un goût de roman de gare qui laisse une impression d'ennui tout du long. Si, comme l'annonce le quatrième de couverture, le prix Hugo est la plus haute distinction de la science-fiction, j'ai des énormes doutes sur le reste de la production dans ce genre…
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par snybril, le 01 janvier 2012

    snybril
    Dans ce nouveau millénaire, la science fiction ne fait plus rêver. La communication est devenue numérique et les amitiés virtuelles, la terre à perdu le défi du rendement face aux cultures hydroponiques, la médecine à découvert des myriades de nouvelles maladies. Cause ou conséquence, c'est maintenant la littérature dite fantastique qui trône parmi les littératures alternatives. Soumis à une science sans conscience, nous réfugions notre imaginaire au pays des magiciens et des dragons.
    J'ai suivi le mouvement et je ne pensais pas que l'on pouvait trouver encore de la bonne science fiction. J'ai découvert de nouvelles idoles capables de réenchanter le monde, tel que Gaiman, Resnick, Martin, Pratchett, Cook et tant d'autres.
    J'ai découvert un peu par hasard, plutôt par désœuvrement qu'il subsiste encore quelques bons artisans, capables de forger de la science fiction ambitieuse. Des écrivains improbables capables de faire rêver par la science dans un monde ou l'imaginaire et le romanesque sont rongés par les arcanes de la complexité scientifique.
    J'ai découvert Robert Charles Wilson au travers de Spin. Un véritable virtuose capable de redonner ses lettres de noblesse à un genre que je croyais passé de mode.
    Donc Spin, ça parle de quoi ?
    Le temps présent du récit se déroule dans approximativement 4 milliards d'années. Ce n'est pas déroutant ou trop exotique car en fait la trame de l'histoire débute de nos jours et un habile jeu de flashbacks nous fait défiler les millions d'années en quelques centaines de pages.
    Vous l'aurez compris, l'auteur s'attaque à l'un des thèmes les plus rabâchés de la science fiction, le temps. Avec les centaines de récit traitant du même thème, on aurait cru en avoir fait le tour. Et pourtant Spin réussit à le renouveler.
    C'est par une belle nuit d'automne que l'histoire débute. Une belle nuit sans nuages pendant laquelle le narrateur voit disparaitre les étoiles. Si une panique généralisée s'installe, elle est de courte durée car le lendemain voit reparaitre le soleil.
    Mis à part la lumière du soleil, il s'avère que la terre est coupée du reste de la galaxie, enveloppée dans un immense cocon. Bien rapidement, les scientifiques découvrent que cette carapace protectrice possède une autre fonction. A l'extérieur de la membrane de « Spin », le temps s'écoule beaucoup plus rapidement.
    Une accélération du temps ahurissante, pour une seconde passée sur terre, il se passe plus de trois ans dans le reste de l'univers. Dès lors, la fin du monde devient inévitable, en l'espace de quelques dizaine d'années le soleil s'embrasera pour mettre fin à l'humanité.
    C'est dans ce cadre de fin du monde programmée que tient place l'action du roman. Les trois protagonistes vont osciller entre la quête de rédemption, la recherche du pourquoi et des moyens d'exploiter le phénomène. Les relations entre le narrateur et ses deux amis vont rythmer l'histoire.
    Il n'est pas simple de traiter du destin de l'humanité mais la trame de l'histoire est brillante. Malgré le postulat de départ et des hypothèses audacieuses le récit garde le cap d'un certain réalisme.
    L'écriture est brillante, fluide et par moment cinématographique. On devine presque le budget colossal en effets spéciaux hollywoodiens.
    En près de dix cents pages, Robert Charles Wilson m'a réconcilié avec la science fiction dure et Spin vient de rentrer en bonne position dans le panthéon restreint de mes romans préférés.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2012/01/la-science-fiction-nest-p..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 30 août 2010

    MarieC
    Un bon roman de science-fiction, construit sur une intrigue profondément originale. J'ai apprécié cette peinture d'extra-terrestres - les Hypothétiques- parfaitement insondables, dont on n'imagine qu'ils existent que parce qu'ils modifient l'espace et l'histoire terrestre dans un but inimaginable...Intéressant également, par son traitement terracentriste, le récit de la terraformation et de la conquête de Mars. Un regret cependant : tout le récit est fait du point de vue d'un narrateur complétement obnubilé par une histoire d'amour et d'amitié, qui occulte un peu l'intrigue de science-fiction.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pitivier, le 10 octobre 2010

    pitivier
    Spin est une indéniable réussite, un roman d'une rare justesse, un petit bijou. Pendant les 600 pages et quelque de ce roman, l'auteur nous fait suivre 30 ans de la vie de trois personnages : Tyler, jason et Diane. Ce sont tous les trois des enfants du Spin et tous les trois vont le gérer à leur manière. Jason va livrer une bataille acharnée contre le temps pour essayer de comprendre les origines du Spin et qui sont les hypothétiques, ceux à l'origine du Spin. Diane va se réfugier dans la spiritualité. Face à un Spin qu'elle ne comprend pas, elle va chercher des réponses dans des mouvements religieux de plus en plus sectaires. Quand à Tyler, c'est le trait d'union entre Jason et Diane. N'ayant ni l'intelligence de l'un, ni la foi de l'autre, il va gérer le Spin comme il peut, au jour le jour comme des milliards d'autre individus sur la planète.
    Spin c'est un roman de science fiction humaniste. Bien sur Robert Charles Wilson nous livre quelques explications scientifiques de ci de là mais ce qui l'interresse avant tout ce sont ses personnages. Et ses personnages constituent la grande force du roman. Ils sont travaillés avec beaucoup de finesse, toujours justes et attachants chacun à leur manière. Ils ont leurs forces, leurs faiblesses, leurs blessures. Chacun réagit comme il peut face à ce phénomène qui les dépasse tous. On vibre pour eux. On partage leurs doutes et leurs interrogations et ce sont presque des amis qu'à la fin du roman on quitte une larme à l'oeil.
    Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman et vous le conseille vivement. C'est le 1er livre de l'auteur que je lis, ca n'est certainement pas le dernier. A noter que Spin est le 1er tome d'une trilogie. le second tome, Axis, est déjà disponible en grand format et malgrès des critiques moins enthousiastes, je pense que je vais me le prendre assez rapidement. Quand au dernier tome, il devrait paraitre en France début 2012... Ça va être long.

    Lien : http://pitivier-blog.blogspot.com/2010/09/spin-de-robert-charles-wil..
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    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Trois gamins regardent le ciel par une nuit d'automne. Il y a Jason, le génie, dont la vie est toute tracée : il sera le digne successeur de son père et deviendra un grand capitaine d'industrie. Il y a Diane, sa jumelle, qui n'a aucune place dans la stratégie paternelle. Enfin il y a le fils de la femme de ménage, autant dire un gamin très subalterne. Les trois gosses regardent le ciel quand l'impensable se produit : les étoiles s'éteignent. Rideau sur la scène spatiale. Fondu en noir cosmique. Ces trois vies emmêlées ne vont avoir de cesse de tricoter une relation intense entre elles tandis que le monde perd le nord sans Stella Matutina et ses soeurs.
    Comme je le disais dans un précédent billet, si un livre prend la poussière sur ma table de chevet, c'est le signe d'un profond inintérêt. Si j'hésite entre lire un chapitre et regarder le bulletin météo, c'est très mauvais signe. J'ai dévoré Spin en moins de 24h. Quand je suis arrivé au milieu des 600 pages, c'était pour me rendre compte qu'il était déjà minuit. Un livre qui absorbe le temps, vraiment (et à plus d'un titre). Je voulais avoir le fin mot de l'histoire. Pas seulement savoir si l'auteur avait une explication plausible pour son formidable coup de théâtre d'ouverture, mais surtout savoir comment la relation entre les trois personnages allait évoluer au fil des ans.
    La grande force de Robert Charles Wilson dans ce roman, c'est de jouer sur plusieurs tableaux. Il y a un niveau sentimental, une couche suspens SF avec des grandes théories sur l'univers, l'évolution et l'hommerie, une épaisseur philo-religieuse... Ce n'est pas un livre de SF, c'est un mille-feuilles.
    La seule faiblesse à mes yeux, c'est l'explication du pourquoi du comment de tout ce bazar. Elle n'est pas bancale, elle n'a pas à mes yeux la grandeur que sous-tendait le récit. Je crois que je préfère rester dans l'ignorance plutôt que d'avoir une telle explication. Ça m'avait déjà fait le coup avec Darwinia et dans une moindre mesure avec Les Chronolithes.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2007/05/spin-de-robert-x-wilson-un-hugo-mr..
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Citations et extraits

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  • Par madamecharlotte, le 27 septembre 2011

    "Lâchez une grenouille dans de l’eau bouillante, elle en sortira aussitôt d’un bond. Placez-la dans une casserole d’eau tiède que vous mettez à chauffer à feu doux et la grenouille mourra avant de se rendre compte du problème”.
    (…)
    Nous naissons tous étrangers à nous mêmes et aux autres et nous sommes rarement présentés dans les règles les uns aux autres.”
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  • Par 56e, le 16 juin 2009

    4X 10(9) AD
    Everybody falls, and we all land somewhere.
    (première phrase de Spin)
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  • Par Clynamen, le 05 juin 2011

    En voyant mon expression, Carol a secoué la tête d’un air triste et posé les mains sur mes épaules. « Ne sois pas fâché. Le monde regorge de surprises. Nous naissons tous étrangers à nous-mêmes et aux autres, et nous sommes rarement présentés dans les règles les uns aux autres. »
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  • Par Clynamen, le 05 juin 2011

    Tout le monde tombe, et nous atterrissons tous quelque part.
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