> Gilles Goullet (Traducteur)

ISBN : 2207258041
Éditeur : Denoël (2007)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 122 notes) Ajouter à mes livres
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'éc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par frankgth, le 27 mai 2012

    frankgth
    Lorsqu'une sorte de voile entoure la terre, ne lui accordant plus qu'une source lumineuse pour remplacer le soleil, l'humanité s'inquiète. Et pourtant au fur et à mesure des découvertes sur cet étrange phénomène l'inquiétude va se transformer en panique car la planète n'en a probablement plus que pour quelques dizaines d'années à vivre. Nous allons donc voir les efforts immenses et les trésors d'imagination que vont développer les hommes pour d'abord comprendre puis essayer de trouver une parade à l'inéluctable.
    C'est à travers quelques personnages clés dans cette recherche que nous allons suivre cette course contre la montre. Car le narrateur, Tyler Dupree, est bien placé pour à la fois nous révéler les efforts des scientifiques et des politiciens, mais aussi pour nous aider à comprendre les affres de ceux qui restent dans l'ignorance.
    Une écriture claire, une trame passionnante, vraiment un excellent roman dont la lecture vous fera perdre toute notion du temps.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 26 avril 2012

    Walktapus
    Ce qui m'a surtout frappé dans ce roman c'est la manière quasi parfaite avec laquelle il mêle une trame humaine avec une trame cosmique, et l'équilibre entre les deux. La trame humaine est éphémère, limitée à la durée d'une vie humaine, voire même intimiste, axée qu'elle est sur une histoire d'amour. le récit est subjectif, écrit à la première personne. La trame cosmique est à l'échelle de l'univers, s'étend sur des milliards d'années, et reste mystérieuse presque jusqu'à la fin.
    Et pourtant les deux sont étroitement liées et se complètent à merveille. Les personnages sont attachants et crédibles, évoluant dans les transformations du monde qui les entoure. Les forces cosmiques à l'oeuvre sont effrayantes et insondables. Et le récit fait avancer les deux de pair.
    Et puis la thématique est très riche : fin du monde, terraformation, intelligence galactique, foi, bio-ingénierie, politique, etc. Un livre hautement recommandable, même si parfois un tout petit peu long.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Pierrot, le 29 août 2008

    Pierrot
    Roman de S.F. pure et dure, l'auteur part du postulat que subitement la terre est prise dans une bulle temporelle, le Spin, à l'extérieure de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. A ce rythme, la terre devrait être engloutie par le soleil en quelques décennies…Le livre est donc basé sur ce principe et l'exploite pour montrer comment les humains tentent de comprendre le phénomène et de survivre à la fin du monde. L'idée est bonne et l'auteur l'utilise à bon escient mais là où le bas blesse c'est dans l'écriture. L'intrigue sentimentale entre les différents personnages est indigente, certaines scènes sont longues et inutiles et les dialogues d'une pauvreté angoissante. Extrait :
    « Nous avons effectué le travail que nous avions besoin d'effectuer.
    - Tu peux affirmer cela sans broncher ? À moi ?
    - Je l'affirme parce que je le crois vrai.
    - Cela n'a donc pas d'importance que j'ai passé ma vie à construire ce tu viens de démolir ?
    - De l'importance ? » Jason y a réfléchi comme si E.D. avait posé une véritable question. « En fin de compte, non, je ne crois pas.
    - Mon dieu, mais que t'est-il arrivé ? Quand on fait une erreur de cette importance…
    - Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une erreur.
    - … il faudrait en assumer la responsabilité.
    - Je crois l'avoir fait.
    - Parce qu'en cas d'échec, c'est à toi qu'ils vont le reprocher.
    - J'en suis conscient.
    - C'est toi qu'ils vont mettre sur le bûcher.
    - Si on arrive là.
    - Je ne peux pas te protéger, a dit E.D.
    - Tu n'as jamais pu », a répondu Jason.
    C'est vraiment dommage car les passages uniquement centrés sur le Spin sont assez efficaces et répondent bien à ce que l'on peut attendre de la S.F. Si le livre avait été expurgé de ses deux tiers, il aurait pu, à mes yeux, valoir quelque chose. Mais malheureusement, il a un goût de roman de gare qui laisse une impression d'ennui tout du long. Si, comme l'annonce le quatrième de couverture, le prix Hugo est la plus haute distinction de la science-fiction, j'ai des énormes doutes sur le reste de la production dans ce genre…
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par snybril, le 01 janvier 2012

    snybril
    Dans ce nouveau millénaire, la science fiction ne fait plus rêver. La communication est devenue numérique et les amitiés virtuelles, la terre à perdu le défi du rendement face aux cultures hydroponiques, la médecine à découvert des myriades de nouvelles maladies. Cause ou conséquence, c'est maintenant la littérature dite fantastique qui trône parmi les littératures alternatives. Soumis à une science sans conscience, nous réfugions notre imaginaire au pays des magiciens et des dragons.
    J'ai suivi le mouvement et je ne pensais pas que l'on pouvait trouver encore de la bonne science fiction. J'ai découvert de nouvelles idoles capables de réenchanter le monde, tel que Gaiman, Resnick, Martin, Pratchett, Cook et tant d'autres.
    J'ai découvert un peu par hasard, plutôt par désœuvrement qu'il subsiste encore quelques bons artisans, capables de forger de la science fiction ambitieuse. Des écrivains improbables capables de faire rêver par la science dans un monde ou l'imaginaire et le romanesque sont rongés par les arcanes de la complexité scientifique.
    J'ai découvert Robert Charles Wilson au travers de Spin. Un véritable virtuose capable de redonner ses lettres de noblesse à un genre que je croyais passé de mode.
    Donc Spin, ça parle de quoi ?
    Le temps présent du récit se déroule dans approximativement 4 milliards d'années. Ce n'est pas déroutant ou trop exotique car en fait la trame de l'histoire débute de nos jours et un habile jeu de flashbacks nous fait défiler les millions d'années en quelques centaines de pages.
    Vous l'aurez compris, l'auteur s'attaque à l'un des thèmes les plus rabâchés de la science fiction, le temps. Avec les centaines de récit traitant du même thème, on aurait cru en avoir fait le tour. Et pourtant Spin réussit à le renouveler.
    C'est par une belle nuit d'automne que l'histoire débute. Une belle nuit sans nuages pendant laquelle le narrateur voit disparaitre les étoiles. Si une panique généralisée s'installe, elle est de courte durée car le lendemain voit reparaitre le soleil.
    Mis à part la lumière du soleil, il s'avère que la terre est coupée du reste de la galaxie, enveloppée dans un immense cocon. Bien rapidement, les scientifiques découvrent que cette carapace protectrice possède une autre fonction. A l'extérieur de la membrane de « Spin », le temps s'écoule beaucoup plus rapidement.
    Une accélération du temps ahurissante, pour une seconde passée sur terre, il se passe plus de trois ans dans le reste de l'univers. Dès lors, la fin du monde devient inévitable, en l'espace de quelques dizaine d'années le soleil s'embrasera pour mettre fin à l'humanité.
    C'est dans ce cadre de fin du monde programmée que tient place l'action du roman. Les trois protagonistes vont osciller entre la quête de rédemption, la recherche du pourquoi et des moyens d'exploiter le phénomène. Les relations entre le narrateur et ses deux amis vont rythmer l'histoire.
    Il n'est pas simple de traiter du destin de l'humanité mais la trame de l'histoire est brillante. Malgré le postulat de départ et des hypothèses audacieuses le récit garde le cap d'un certain réalisme.
    L'écriture est brillante, fluide et par moment cinématographique. On devine presque le budget colossal en effets spéciaux hollywoodiens.
    En près de dix cents pages, Robert Charles Wilson m'a réconcilié avec la science fiction dure et Spin vient de rentrer en bonne position dans le panthéon restreint de mes romans préférés.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2012/01/la-science-fiction-nest-p..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 30 août 2010

    MarieC
    Un bon roman de science-fiction, construit sur une intrigue profondément originale. J'ai apprécié cette peinture d'extra-terrestres - les Hypothétiques- parfaitement insondables, dont on n'imagine qu'ils existent que parce qu'ils modifient l'espace et l'histoire terrestre dans un but inimaginable...Intéressant également, par son traitement terracentriste, le récit de la terraformation et de la conquête de Mars. Un regret cependant : tout le récit est fait du point de vue d'un narrateur complétement obnubilé par une histoire d'amour et d'amitié, qui occulte un peu l'intrigue de science-fiction.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 31 mars 2012

    Quand les gens arrivent à comprendre à quel point l’univers est grand et la vie humaine courte, leurs cœurs appellent. Parfois c’est un cri de joie : je pense que c’était le cas pour Jason, je pense que c’est ce que je ne comprenais pas chez lui. Il avait un don pour l’admiration. Mais pour la plupart d’entre nous, c’est un cri de terreur. Terreur de l’extinction, de l’absence de signification. Nos cœurs appellent. Peut-être Dieu, ou peut-être juste pour briser le silence. »
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  • Par madamecharlotte, le 27 septembre 2011

    "Lâchez une grenouille dans de l’eau bouillante, elle en sortira aussitôt d’un bond. Placez-la dans une casserole d’eau tiède que vous mettez à chauffer à feu doux et la grenouille mourra avant de se rendre compte du problème”.
    (…)
    Nous naissons tous étrangers à nous mêmes et aux autres et nous sommes rarement présentés dans les règles les uns aux autres.”
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  • Par sentinelle, le 30 mars 2012

    Il existait manifestement une autre forme de vie intelligente dans la galaxie, et tout aussi manifestement, elle ne ressemblait en rien à la nôtre. Elle était d’une puissance immense, d’une patience terrifiante et d’une indifférence totale envers la terreur qu’elle avait infligée à notre monde.
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  • Par sentinelle, le 30 mars 2012

    Mais E.D. ne comprend pas, sa génération ne comprend pas du tout…
    — Quoi donc, Jase ?
    — … que la fenêtre se referme. La fenêtre humaine. Notre époque sur Terre. L’époque de la Terre dans l’univers. Elle touche à sa fin. Il ne nous reste, à mon avis, qu’une seule occasion réaliste de comprendre ce que signifie – ce que signifiait – d’avoir construit une civilisation humaine. 
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  • Par sentinelle, le 30 mars 2012

    Une espèce qui dépasse les limites de viabilité avant de stabiliser sa population est sans doute condamnée. Famine massive, technologie en échec, et planète si épuisée par la première éclosion de civilisation qu’elle n’a plus les moyens de se reconstruire.
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