ISBN : 2846822670
Éditeur : P.O.L. (2009)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 181 notes) Ajouter à mes livres
Jean Atwood, interne des hôpitaux et quatre fois major de promotion, vise un poste de chef de clinique en chirurgie gynécologique. Mais au lieu de lui attribuer le poste convoité, on l'envoie passer son dernier semestre d'internat dans un service de médecine consacré à ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 01 octobre 2011

    cicou45
    Ouawh, je viens juste de terminer ce roman et j'en suis tellement restée scotchée que c'est le premier mot qui me vient à l'esprit !
    Une histoire de femmes mais bien plus que cela puisque c'est aussi celle des hommes qui partagent leur vie, les aiment et parfois ne savent pas les comprendre ou encore, en croyant bien faire, leur font plus de mal que de bien !
    Ce superbe ouvrage est également. un livre sur la normalité ? Qu'est-ce que cela veut dire être normal ? Il parle de nourrissons qui viennent au monde avec une malformation au niveau de leur organe génital puisque ces nouveaux-nés sont dotés des deux sexes mais la vraie question que Martin Winckler pose est de savoir quel est le droit du médecin, ou même des parents de décider à la place de leur fils / fille ce qu'il ressentira plus tard et dans quelle peau il se sent tout simplement vivre ? Avons-nous le droit de décider à la place d'un enfant, qui n'est pas encore doté de la faculté de penser s'il se sent homme ou femme ? La médecine se prendrait-elle pour Dieu ? Et si oui, de quel droit ?
    J'ai en effet ressenti beaucoup de colère dans cet ouvrage mais aussi énormément d'humanité. La façon dont le docteur Karma reçoit ses patientes en service de gynécologie est très émouvante. Il ne les traite pas comme des machines à procréer mais simplement comme des êtres humains qui ont parfois simplement envie de parler et d'exprimer leur propre sentiments.
    Ce livre m'a fait beaucoup réfléchir car, en tant que femme, je n'aspire qu'à une seule chose : trouver quelqu'un qui m'entende, m'écoute, me soigne et surtout ne me juge pas. Vous me direz qu'il y a probablement beaucoup de gens comme lui aujourd'hui et je souhaite à toutes les femmes de trouver leur Docteur Karma.
    Messieurs, ne vous méprenez pas sur ma critique qui peut paraître très féministe car ce livre s'adresse aussi à vous, à tous ceux qui sont auprès de leurs femmes et qui s'intéressent à elles, à tous ceux qui ont des enfants ou souhaitent en avoir un jour, à tous ceux qui se sentent différents et ont honte d'en parler et enfin à tout patient Alpha !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 22 novembre 2011

    sylvaine
    Jean Atwood , jeune femme chirurgien gynécologue , major de sa promotion est affectée pour son dernier stage avant de décrocher un titre de chef de clinique dans le service du Dr Karma ,unité 77.Pour elle c'est la catastrophe passer 6 mois en consultation à écouter des patientes bavasser sur leurs petites misères quelle déchéance quelle punition!.Nous la suivons dans sa découverte de ce service, pas comme les autres .Avec elle nous écoutons ces femmes ,jeunes ou moins jeunes , ces adolescentes et leurs premières rencontres...Jean saura-t"elle , voudra-t"elle s"adapter et par la même remettre en cause sa façon d'exercer son métier je vous laisse le soin de le découvrir
    Vous pourriez croire que vous commencez un roman digne de la série les urgences ou du même type et bien vous allez être fort surpris.Avec tout son talent Martin Wincker nous parle d'une médecine dont nous rêvons tous ,celle où l'on écoute le patient , où c'est lui qui prime avant tout.Ce superbe roman polyphonique ne peut que séduire
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Altervorace, le 25 novembre 2011

    Altervorace
    « le Chœur des femmes » a le même défaut majeur que l'autre grande œuvre de Martin Winckler La Maladie De Sachs, sa construction en chroniques (mais après tout ce cher monsieur ne s'est-il pas fait connaître du grand public par ses nouvelles ?) à voix multiples n'est pas toujours des plus heureuses. Les maladresses narratives sont nombreuses. Concernant l'histoire en elle-même j'ai trouvé la fin de l'ouvrage pas très bien ficelée. Trop de coïncidences, trop de mélo, trop de révélations.
    Sauf que ne pas pardonner de tels défauts à l'ouvrage de monsieur Winckler serait un non-sens. C'est un livre à lire avec ses tripes et pas avec son cerveau. Un livre militant, idéologique et qui ne fait pas dans la dentelle. Si les ficelles sont grosses, tant pis, ce n'est pas tellement important. Ce qu'il faut retenir de cet ouvrage c'est avant tout les pistes de réflexions qu'il nous donne à voir. le rapport patient / soignant est complexe et non dénué de rancœurs et de violences de part et d'autre. Lorsque l'on aborde l'intime absolue : le domaine gynécologique, les difficultés se multiplient. J'ai été suivi un temps par un gynécologue certes compétent sur le plan technique mais dont les postures et l'inhumanité ont engendré de vrais souffrances pour moi. Je n'étais pas une patiente à guider, mais j'étais devenue un amas de chair sans volonté et sans intelligence qui se devait d'être contrôlé. Depuis j'ai changé pour un autre patricien avec lequel j'ai une place réelle de patiente, je suis informée, écoutée, guidée. le livre de Martin Wincler c'est avant tout un livre qui libère la parole, qui donnent à entendre la voix des femmes qui ne devraient pas être moralement bâillonnées face à la médecine. Peut-être que « le Chœur des Femmes » n'est pas un très bon roman mais il m'a fait un bien fou. Et je suis loin d'être la seule.

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2011/10/11/22287557.html
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mila0707, le 20 novembre 2011

    mila0707
    Il y a déjà pas mal de temps que je me suis plongée corps et âme dans ce roman, et ce n'est pas seulement une expression.
    Cette histoire nous accompagne dans un service gynécologique hospitalier. le médecin qui y exerce est tel que nous aimerions toutes en connaître : plein de respect, de compréhension et d'écoute à l'égard des patientes qu'il reçoit. On touche du doigt le corps, le coeur, les doutes et les souffrances des femmes, leur solitude aussi quand leur compagnon de route préfère garder les yeux fermés face à leurs ressentis, par sentiment -parfois injustifié- d'impuissance, mais aussi par pur égoïsme ou par lâcheté.
    Mon avis : Je recommande donc ce très bon roman à tout adulte qui veut se sentir comprise et soutenue ou qui voudrait faire l'effort d'essayer de se mettre un tout petit peu dans la peau des femmes pour mieux les comprendre. Et pourquoi pas aussi, à tous ces médecins qui nous font redouter le moment du contrôle annuel et font que nous nous y rendions à reculons!!!
    Une dernière petite information qui prouve que tous les espoirs restent permis: l'auteur est un homme, médecin de surcroît. Je vous invite à regarder la vidéo très instructive que j'ai ajoutée ce jour sur Martin Winckler.
    Public : roman pour adultes, en sachant que les femmes y seront plus sensibles parce qu'elle s'y reconnaîtront à un moment ou à un autre.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lillou, le 28 avril 2011

    lillou
    Le Chœur des femmes reprend le même type de canevas que La Maladie de Sachs (que j'ai adoré) : un roman choral où s'entrecroisent les récits d'un médecin, de ses patient(e)s et de son entourage.
    Mais, alors que La Maladie de Sachs se déroulait dans un petit village et traitait de médecine générale – Bruno Sachs, ses parents et amis, et surtout ses patients, populations variées, hommes et femmes de tous âges et de tous milieux –, le Chœur des femmes met en scène Jean Atwood, interne brillantissime qu'on envoie passer son dernier semestre dans un service consacré à la médecine des femmes.
    Autre différence notable : le docteur Atwood est aussi désagréable de prime abord que le docteur Sachs était attachant… Notre jeune interne major de promo veut faire de la chirurgie avant tout, et aborde avec ennui et énervement ce dernier stage : faire des soins sans intérêt, prescrire des pilules ou des stérilets, écouter des femmes se plaindre toute la journée… Qui plus est, sous les ordres du docteur Karma, prétendu « Barbe bleue » tyrannisant ses étudiants !
    La collaboration ne démarre donc pas sous les meilleurs auspices mais on les rencontre peuvent parfois être surprenantes… Jean va découvrir des aspects jusque-là inconnus de son métier, découvrir – une évidence ? – que derrière les patientes se cachent des personnes qui ont beaucoup à apporter, et surtout se découvrir. En cela, le Chœur des femmes a tout d'un roman de formation et de réapprentissage.
    C'est aussi, et le titre l'illustre parfaitement, un ensemble de récits contrastés qui dessine une formidable galerie de portraits, riches de situations, de profils et de sentiments.
    Élément plus surprenant, il s'agit également d'un passionnant livre documentaire sur la médecine des femmes : Martin Winckler, médecin iconoclaste, balaie les idées reçues (et si certaines m'étaient connues, j'en ai appris beaucoup !), secoue l'establishment en pointant du doigt des pratiques dépassées, parfois même abusives, et surtout explique de nombreuses choses sur l'avortement, la contraception, la grossesse et ces autres « problèmes de femme »…
    Et Martin Winckler parvient à proposer cela sans nuire à la qualité et au rythme du récit, servi en outre par une véritable intrigue : que cache Jean ? la rencontre avec Karma changera-t-elle le cours des choses ? et Karma, que cherche-t-il à oublier ?
    Alors, certes, il y a quelques longueurs, des ficelles un peu grosses et un soupçon de démagogie, mais j'ai dévoré avec bonheur ces six cents pages en moins d'un week-end !
    À lire absolument donc.


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Certains préjugés méritent d’être combattus par tous les moyens romanesques. Connu pour égayer ses procédés sophistiqués par des emprunts aux genr... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Abilene, le 17 mai 2012

    L'activité sexuelle des femmes ne nous regarde pas. Si elles l'abordent spontanément, libre à elles. Mais de quel droit devrions-nous d'emblée chercher à savoir avec qui elles baisent, à quelle fréquence et dans quelles positions ?
    Je croise les bras. Il est gonflé !
    - Il n'est pas question de ça ! Mais savoir si elles... ont des relations, c'est ... utile au diagnostic...
    - Quel diagnostic ? Une femme qui demande la pilule n'est pas malade, elle veut se protéger. Si elle n'a pas déjà des rapports sexuels, c'est qu'elle a l'intention d'en avoir et veut éviter d'être enceinte. En quoi le fait de l'interroger sur ses rapports sexuels est-il pertinent ? [...] Alors n'invoquez pas des motifs à la con ! Quand une femme demande une contraception, c'est qu'elle en a besoin. Sa demande se suffit à elle-même.
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  • Par mandarine43, le 23 février 2012

    [ Incipit ]

    Qu'est-ce qu'on m'avait raconté, déjà ?
    J'ai du mal à m'en souvenir parce que ça m'avait semblé incroyable, alors, et ça me semble risible aujourd’hui...
    Ah, oui.
    Que j'allais souffrir. Parce qu'il voulait toujours avoir le dernier mot. Que si je lui tenais tête, il m'écraserait. Que si au contraire je faisais mine de m'intéresser à ce qu'il raconte, il allait m'assommer, tant il s´écoutait parler. Que tout plein de femmes- infirmières, externes, internes- étaient passées dans son lit un jour ou l'autre. Que beaucoup de patientes-les plus baisables, évidemment!-y passaient elles aussi... et qu'il n'avait rien contre les garçons ! Qu'avec — ou peut-être grâce à — ma "belle gueule", il essaierait sûrement de me coller dans son lit. Et que si par bonheur je ne l'intéressais pas, il me ferait une vie impossible. Bref : qu'il était insupportable.
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  • Par cicou45, le 26 septembre 2011

    "_Les livres de médecine ne parlent pas des douleurs provoquées par les gestes des médecins. Et beaucoup de médecins pensent que si c'est pour le bien des patientes, la douleur est justifiée. Aucune douleur n'est justifiée. Jamais."
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  • Par graslionel, le 06 avril 2012

    "Elle s'interrompt. Je me tourne vers l'interne, je lui prends doucement le bloc et le stylo des mains et je pose le tout sur le bureau.
    - Vous écrirez plus tard... Peut-être.
    Puis, sans le materner plus longtemps, il finira par trouver sa place,
    je me tourne vers la patiente
    et je m'ouvre à ses plaintes, à ses peurs, à ses pleurs,
    ses espoirs, ses désirs, ses échecs, ses plaisirs,
    je me fonds dans son air, son couplet, sa ballade,
    son chant solo montant du choeur des femmes."
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  • Par ancoline, le 19 septembre 2011

    Ou alors, on espérait que celle-ci, au moins, elle ne tiendrait pas. Ca ne tient pas toujours, Dieu merci ! Ma tante m'a raconté que pendant 10 ans elle a été enceinte trois fois par an et que deux fois sur trois cela ne tenait pas : au bout de deux mois, comme une horloge, elle se mettait à saigner et elle faisait une fausse couche. Enfin, à la longue ça lui en a quand même fait sept et ça s'est arrêté seulement quand elle a fait une hémorragie à l'accouchement du dernier - ils lui ont enlevé l'utérus pour qu'elle ne perde pas tout son sang.
    Ou alors, on essayait des trucs : sauter à la corde pour le décrocher, boire des remèdes de la vieille qui habite au bout de la rue ou dans la ferme juste en dehors du village - ou alors on cherchait dans le placard pour voir s'il n'y avait pas des médicaments interdits pendant la grossesse ou juste un peu périmés, pas trop, histoire de pas se faire trop de mal à soi. Parfois on allait voir son medecin quand même et on lui disait qu'on n'avait pas ses règles et on lui demandait quelque chose pour les faire revenir. Et il y en avait qui vous regardaient de haut et qui vous disaient : je ne peux rien faire pour vous. Et il y en avait d'autres qui baissaient les yeux sur leur ordonnance et qui gribouillaient quelque chose dessus et qui vous la tendaient et vous poussaient dehors, et vous jetiez l'ordonnance parce que vous saviez que ça ne servirait à rien. Et de temps à autre il y en avait un qui disait "on va essayer quelque chose, mais je en peux pas vous jurer que ça va marcher", et on voyait bien qu'il faisait de son mieux mais qu'il était comme vous, il ne savait pas, c'était pas le bon dieu, il n'était que docteur et c'était déjà bien qu'il vous écoute, qu'il ne vous fassse pas les gros yeux, qu'il vous donne le sentiment qu'il était en sympathie.
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Vidéo de Martin Winckler

Martin Winckler parle des douleurs inutiles que subissent les femmes








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