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ISBN : 2070336417
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 157 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. Il a bien fallu qu'il le devienne. Bruno Sachs, le personnage déjà rencontré dans La Vacation (POL, 1989) et La Maladie de Sachs (POL, 1998), n'échappe pas à la règle. S'il est devenu le médecin qu'il est devenu, c'est grâce,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 27 octobre 2012

    carre
    J'aime retrouver de tant à autre Martin Winckler, retrouver l' humanité de ces personnages, leurs dévouement pour un métier difficile et extrêmement prenant. Ici on retrouve avec grand plaisir Bruno Sachs (« La Maladie de Sachs) bien avant son installation comme généraliste à Tourmens.
    7 années en fac de médecine, crée des liens, des animosités. Avec quelques camarades, Sachs se démarque par une vision plus humaine, plus à l'écoute du patient, plus novatrice. On suit ces péripéties, mais aussi celles de ces amis André, Basile, Christophe qui tels « Les trois mousquetaires » de Dumas luttent pour un idéal, loin des idées préconisées dans les années soixante-dix par certains mandarins de la corporation. Les histoires de cœur viennent pimentées ces longues années d'apprentissage.
    Martin Winckler s'appuie sur son expérience personnel pour donner vie à ces personnages. Entre rires et larmes, convictions et déceptions, tendresse et passion,, il nous ballade dans un arc-en-ciel d'émotions. L'écriture est toujours fluide, plaisante, facile d'accès. le roman est foisonnant, Winckler mélangeant, entrecroisant époques, personnages avec un vrai plaisir pour le lecteur. On pourra reprocher peut-être certaines facilités (situations convenues, personnages stéréotypés) mais au final l'on referme « Les Trois Médecins » avec l'espoir un jour de rencontrer notre Bruno Sachs.
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    • Livres 5.00/5
    Par Taraxacum, le 31 mai 2012

    Taraxacum

    Un énorme coup de coeur, lu sur recommandation d'une autre lectrice qui me sait fétichiste de Dumas. Ce roman est en effet un hommage respectueux, un pastiche délicieux, de l'oeuvre la plus célèbre de Dumas Père. Les Mousquetaires ont troqué la casaque pour la blouse blanche d'étudiants en médecine mais ils restent égaux à eux-même et se battent avec violence contre tout ce qu'ils estiment injuste dans cette fac remplaçant le royaume dans l'oeuvre originale. C'est très riche, de personnages, d'évènements, le lecteur des Trois Mousquetaires retrouvera tous les parallèles avec bonheur, de la reine en épouse du doyen à la folle équipée vers l'Angleterre, d'indignation qui soulèvent nos héros, droit à l'avortement, scandale du distilbène, grandes réformes...
    J'ai trouvé la fin moins triste que celle des Trois Mousquetaires mais sinon, le même souffle épique, le même bonheur à le dévorer... Un bonheur!
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    • Livres 3.00/5
    Par Ys, le 25 juin 2012

    Ys
    Comme les mousquetaires, Les Trois Médecins sont quatre : Basile Bloom, Christophe Gray, André Solal et Bruno Sachs, lequel s'adjoint un peu plus tardivement au trio après s'être involontairement provoqué les foudres de chacun.
    En ce temps-là, tous quatre entament leurs études de médecine dans l'imaginaire faculté de Tourmens. Et comme les mousquetaires, ils vont devoir défendre l'honneur d'une grande dame – l'épouse du doyen – et s'engager dans une grande cause : le droit des femmes à avorter, mais aussi l'humanisation d'une médecine régie par des grands pontes insensibles.
    A travers les aventures des quatre amis, que complètent de nombreux témoignages de soignants, de patients ou de membres du personnel de l'université, ce roman est un large panorama de la médecine et de son étude dans les années 70 : son histoire, ses pratiques parfois absurdes, ou même scandaleuses, les évolutions décisives qu'elle connut en ce temps-là, les débuts difficiles de l'IVG, la confrontation entre partisans d'un nouveau modèle à l'anglo-saxonne, plus souple et plus humain, et défenseurs des vieilles traditions françaises, les plus-que-douteuses méthodes de vente des grands labos pharmaceutiques... Une histoire critique, humaniste engagée, très vivante et passionnante, même pour moi que les sujets médicaux ont généralement tendance à révulser.
    Comme vous l'aurez compris, ce roman est aussi, par sa forme, son scénario de fond, un pastiche de Dumas. Un pastiche plutôt pas mal tourné, qui trouve à la toute fin une justification malicieuse assez sympathique, mais qui ne m'a pas entièrement convaincue. Si le détournement de l'histoire des Trois Mousquetaires est vraiment bien trouvé, les personnages, eux, sont loin d'être à la hauteur de ceux de Dumas. Trop manichéens – alors même que le propos de fond du roman ne l'est pas, et tend au contraire à souligner l'ambiguïté, la complexité des réactions humaines impliquées par les pratiques médicales. Mais LeRiche (Richelieu) n'est qu'un enfoiré avide de pouvoir et semi-incompétent, Mathilde (Milady), une salope manipulatrice et odieuse, Bruno (d'Artagnan) un gentil garçon romantique... dont la relation avec « Constance » devient une romance passionnée horripilante qui m'a fait sauter un certain nombre de pages. Il faut dire, aussi, que l'étude des rapports entre homme et femme, dans une optique féministe, est un sujet qui tend vite à m'agacer, ne serait-ce que parce qu'il conditionne un peu trop les caractères à mon goût.
    Au final, je retire donc de ce roman une impression mitigée, mélange d'agacement, voire d'un peu de lassitude face à l'ampleur de l'ensemble, et d'un réel plaisir, d'un grand intérêt pour ce qui est décrit, à travers toutes ces histoires annexes qui m'ont peut-être plus accrochée que la principale. Je ne doute pas, en revanche, que quelqu'un de plus humaniste, féministe et romantique que moi puisse y trouver son bonheur.

    Lien : http://ys-melmoth.livejournal.com/125368.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 17 mai 2012

    Loutre_des_Rivieres
    Quel plaisir de rentrer dans la vie du jeune Bruno Sachs ! Fils d'un obstétricien original, Bruno commence ses études de médecine, rencontre de fortes têtes, et se forge peu à peu une idéologie. Il rencontre l'amitié, l'amour, et se bat pour ses idées.
    L'auteur parvient à créer une fresque de personnages tous plus vrais que nature, tous en lien avec le monde de la santé, qui décrivent au mieux les préoccupations, et le contexte social et politique de l'époque. La construction riche (plusieurs époques, extraits d'articles, de lettres, de témoignages), et l'alternance des personnages pour raconter le récit créent une dimension dynamique appréciable.
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    • Livres 4.00/5
    Par TheBookFetish, le 18 mai 2012

    TheBookFetish
    Ce livre est formidable par la justesse des mots, la justesse des sentiments décrits, parfois juste évoqués, effleurés avec beaucoup de pudeur.
    Parce qu'il en faut de la pudeur pour traiter d'un sujet qui pourrait vite tomber dans le pathos. Ici, jamais.
    Qu'est ce qu'on les aime ces trois garçons ! Ah oui on aime apprendre à les connaitre, on souffre avec eux dans leurs épreuves de jeunes étudiants médecins, on aimerait les prendre dans nos bras lorsqu'ils annoncent une nouvelle difficile à un patient, on s'imagine leur ébouriffer les cheveux lorsqu'ils sont heureux et fous d'amour pour une jeune fille, et on se retient de leur tirer les oreilles lorsqu'ils se comportent comme des sales gamins de 20 ans. C'est un ouvrage aussi très engagé, et Martin Winkler prend partit, expose ses opinions, son combat même.
    L'écriture de Winkler est limpide, propre, sans chichi, il nous parle avec passion d'un sujet qu'il rend passionnant.
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 13 novembre 2010

    Comment leur dire qu'on apprend à soigner en étant soi-même parce que tout est là, dans mon corps fait pour jouir et pour souffrir, semblable au corps de l'autre, et c'est là seul que nous pouvons puiser pour comprendre ce que nous faison ici, bordel ! Parce que ton corps, mon autre, m'est toujours étranger même si je me perds dedans, et c'est dans le mien - et dans le mien seulement - que je sens, que je sais si tu souffres, si tu jouis, si je te soigne ou si je te martyrise !
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  • Par Mariefrance57, le 06 octobre 2012

    C'était une époque remuante(...) Et comme les femmes, toutes les femmes étaient en mouvement, il fallait bien aussi en tenir compte. (...) Elles sortaient dans la rue, se levaient en réunion, prenaient la parole, exigeaient qu'on les entende, revendiquaient non seulement de faire l'amour librement sans être enceintes, mais, si elles étaient enceintes, de pouvoir, du jour au lendemain, cesser de l'être sans en mourir. Pareilles perspectives énervaient beaucoup les bourgeois (qui craignaient sans cesse que leurs épouses soupirant d'ennui ne les trompent avec des ouvriers plus jeunes et plus beaux qu'eux) ...
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  • Par Radicale, le 09 septembre 2012

    Moi, je devais l’avoir, le concours. Il fallait que je l’aie : tout le monde est médecin dans ma famille, de père en fils. Mes frères aînés le sont déjà. Ma sœur a passé le concours l’an dernier. Si je ne l’avais pas passé, moi aussi, ça aurait été la honte ! Maintenant, je me demande si je suis fait pour ce boulot. Parce que les gens malades, moi... Bon, avec toutes les spécialités qui existent, je vais bien en trouver une qui me conviendra.
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  • Par Niki, le 17 décembre 2012

    C'est la sensation que l'on éprouve en entrant dans la seconde moitié de sa vie, et en réalisant qu'on n'est plus au seuil, mais dedans, et qu'il n'y a pas de retour possible.
    C'est la sensation épouvantable que l'on éprouve en prenant conscience que tant de choses sont à conjuguer au passé, et qu'on ne sait plus exactement quand on s'est mis à changer de temps.
    C'est la sensation déprimante que même si les gens que l'on a aimés ne sont pas morts, ce que nous avons partagé avec eux, hier ou avant-hier, est devenu imaginaire, car le souvenir lui-même s'estompe, se transforme, se dilue.
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  • Par Ys, le 21 juin 2012

    Être médecin, c'est un métier défensif : on se défend de la peur de la maladie, de la peur de la mort, en faisant semblant d'y pouvoir quelque chose.

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Videos de Martin Winckler

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Vidéo de Martin Winckler

Hubert Lucot - Je vais, je vis .
A l'occasion du Festival Ritournelles 2013, rencontre avec Hubert Lucot autour de son ouvrage "Je vais, je vis" aux éditions POL. Préface Martin Winckler. http://www.mollat.com/livres/lucot-hubert-vais-vis-9782818019450.html Notes de Musique : 01 Mendelssohn_ Symphony For Strings #12 In G Minor - 1. Fuga








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