Ce "Monsieur Ferraille" est une petite merveille d'humour potache au service de deux bonnes causes : d'une part, l'hommage rendu aux BD (notamment les comics books américains) et, plus largement, aux films d'animation qui ont nourri l'imaginaire débridé de
Winshluss et Cizo. Les grands héros dessinés (Achille Talon, Batman et Robin, Nestor – le célèbre majordome de Tintin - et Betty Boop) y dévoilent ainsi de nouvelles facettes de leurs histoires. D'autre part, un regard sans complaisance porté sur les travers d'une humanité quelque peu cinglée, où chaque individu cherche avant tout à détruire son prochain afin de mieux cacher ses propres douleurs, ses propres faiblesses.
Monsieur Ferraille est donc un super-héros comme on n'en trouve plus : alcoolique, lubrique, vicieux et irrévérencieux. On le suit, les mains sur les côtes, le sourire jusqu'aux oreilles, dans ses burlesques aventures : de ses bons conseils à un jeune adolescent paumé en quête de repères au récit de sa vie mouvementée par les conflits et les aléas de l'histoire de ces soixante dernières années.
Une œuvre parodique montrant ce qu'il y a derrière le panneau publicitaire, ce que personne n'a vraiment envie de voir : l'homme tel qu'il est.