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ISBN : 2021084205
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ils ont dans les soixante ans à eux trois. Ben le pacifique est docteur en botanique et en marketing. Chon va de temps en temps en Afghanistan et Cie. pour se battre au sein de commandos spéciaux. Quant à O (nom de baptême Ophelia)... Blonde et bimbo, certes, mais aussi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Hahasiah, le 22 octobre 2012

    Hahasiah
    A-t-on toujours le choix dans la vie ? L'endroit et le milieu dans lesquels nous venons au monde ne conditionnent-ils pas notre avenir ? Ben, Chon et Ophélia dite O. ont grandi sous le soleil de la Californie, à Laguna Beach. Mais qui sont-ils au fait ces trois là ?
    Je dirai juste que Ben c'est un peu « the Brain » du trio, un Nicolas le jardinier, spécialiste de la culture hors-sol, qui n'a pas de problèmes dans sa plantation.
    Quant à O, c'est la caution féminine et sexy de la bande (il en fallait bien une après tout !). Elle est jeune, belle, blonde et a du tempérament : le cauchemar de toute femme, quoi ! Accessoirement, elle adore faire enrager sa mère et en pince sérieusement pour Chon. Et comme on la comprend, la petite ! Chon, c'est le « warrior » par excellence ! Soldat engagé au Moyen-Orient, il est courageux, séduisant et fort. Tout en testostérone le bougre du genre « on frappe d'abord et on discute après »!
    Il faut savoir qu'à Laguna Beach, trois options s'offrent aux autochtones en mal de travail :
    1- devenir un surfeur enherbé ou consommateur d'herbe (rien à voir avec les ruminants et autres bestioles aimant brouter). Malheureusement, cela ne paye pas beaucoup.
    2- traquer les surfeurs toujours enherbés ou leurs éventuels fournisseurs. Un job qui permet de boucler les fins de mois mais vous pouvez dire « adieu » au jacuzzi que vous comptiez faire installer sur votre terrasse.
    3- devenir le fournisseur préféré de ces surfeurs on ne peut plus enherbés et autres « planeurs » en manque de substances psychoactives...Et là, c'est le Jackpot assuré! Tu prospères...Youpla boum! T'es le roi du cannabis !
    Dans Savages du même auteur, notre trio infernal faisait fortune grâce à un commerce des plus fumeux (c'est le cas de le dire !). Dans Cool, nous remontons à l'origine de leur épopée tretrahydrocannabinol-esque ou trafic de la beuh pour les nuls en chimie ! Il n'y a pas de fumette sans feu après tout ! Et quand je dis « nous remontons à l'origine »...Je ne mens pas...Sortez vos pattes d'eph et vos colliers de fleurs, nous partons dans le Laguna Beach version « peace and love and drugs et surtout and drugs ». Je plante le décor ! 1967 ! Jimi Hendrix et sa guitare redoutable sévissent sur les ondes tout comme The Doors ou encore The Velvet Underground. Et c'est sur ces riffs, ô combien efficaces, que les hippies prônent le partage, l'amour libre et la paix en consommant pétards, buvards et autres stupéfiants stupéfiants. Evidemment, nombreux sont ceux et celles à l'époque à être tentés de traficoter ici et là pour faire du fric ou à vouloir se lancer dans ce marché florissant dans le but de transformer le blé en herbe (dixit Colette). Même la police est fortement tentée de tremper dans les affaires : corruption quand tu nous tiens!
    Je ne cherche pas d'excuses à nos trois rois de la combine et je ne leur jetterai pas la première pierre, Pierre mais quand même ! Reconnaissez qu'ils n'ont fait que suivre les traces (et mêmes les rails) de leurs aînés finalement.
    Don Winslow livre ici un roman sur le trafic de stupéfiants diablement efficace. Cool est, en effet, doté d'une écriture acerbe et de dialogues savoureux (mention spéciale au personnage de O. et à sa répartie assassine). L'auteur pose, au-delà d'une apparente désinvolture dans le style, un regard critique sur les Etats-Unis. Il analyse avec pertinence et cynisme l'impact de la drogue sur les différentes strates de la société américaine.
    Vous l'aurez compris : la prudence est de mise ! Lire Cool peut entraîner une dépendance chez le lecteur et le rendre « winslowïnomane ». Il n'existe malheureusement pas de produit de substitution pour les éventuels accros...Qu'on se le dise !
    Un grand merci à Babelio et aux éditions du Seuil pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une masse critique exceptionnelle.
    Et pour en savoir un peu plus, n'hésitez pas à vous rendre sur :
    http://www.seuil.com/livre-9782021084207.htm
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 20 octobre 2012

    carre
    Tout d'abord un grand merci aux Editions du Seuil et à mon site favori (quoi ? je fayote) pour cette spéciale Masse Critique.
    Cool la vie, Chon, O et Ben sont unis à la vie, à l 'amour, à la mort. Mais quand on navigue en eaux troubles, les idéaux sont sérieusement secoués par les emmerdes. En parallèle, les géniteurs de nos trois héros connaissent les mêmes problématiques. On ne fait pas d'un chien, un chat.
    Plongée vertigineuse dans le monde de la drogue, de l'argent facile et du sexe, Winslow en pleine forme, survitaminé le garçon, ça remue durablement, ça plonge le lecteur dans une sorte de transe absolument jubilatoire.
    Des dialogues savoureux, une écriture cinématographique sur un rythme éfréné, du pur bonheur. Les grincheux diront qu'il à fait mieux ("La griffe du chien"), n'empêche Winslow sait y faire et "Cool" prouve une fois encore le talent du bonhomme.
    Cerise sur le gâteau, hasard des sorties, Oliver Stone a eu la bonne idée d'adapter "Savage" le précédent Winslow avec nos trois héros et ça déménage aussi sec.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 01 novembre 2012

    Bibliolibra
    L'histoire est Cool.
    Les personnages sont Cools
    Le narrateur est Cool.
    La couverture est Cool.
    Et je peux aller loin comme ça...
    Au cours des premières pages je me suis dit que Don et moi n'étions pas faits pour être amis (auteur/lecteur hein...), puis... Un déclic? Une étincelle? Un éternuement? Quelque chose s'est produit et j'ai finalement fini par apprécié sa lecture.
    En prenant un peu de recul, on peut dire qu'il y a un sacré potentiel dans son écriture. Certes, il y a la trame de l'histoire qui tourne autour de la drogue et de la vie de la jeunesse Baba-Cool des années soixante et de la jeunesse d'aujourd'hui. Cependant, on sent une culture largement maîtrisée des époques avec lesquelles l'auteur jongle, une maîtrise que les nombreuses références soulignent.
    Autre élément révélateur du potentiel de cet auteur: son style. Celui-ci dérange et peut paraître un peu trop Cool... A noter que maîtriser l'écriture «à la Cool» n'est pas du ressort de tout le monde, ce qui fait montre d'un certain talent. Personnellement, il me serait difficile de reprendre un texte dans le même style.
    Après, l'intrigue, on aime ou on aime pas. Là c'est quitte ou double. de mon (humble?) avis, son travail sur le thème est très original, l'alternance de courts chapitres facilite l'imprégnation du récit et l'allège d'autant plus que le sujet aurait pu se révéler lourd à certains moments.
    A la base, ces thèmes là ne m'intéressaient pas plus que cela, mais pour le coup, j'ai bien aimé! Comme quoi l'ouverture d'esprit est primordiale quand on est «lecteek» (fan de lecture;-) comme moi!
    Une apparence Cool mais un fond et une forme réfléchis et travaillés.
    Beau travail!
    Un grand merci aux éditeurs et à Babélio.
    NB: Pour en savoir plus sur ce livre je vous invite à consulter le site des éditions Seuil

    Lien : http://www.seuil.com/livre-9782021084207.htm
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    • Livres 4.00/5
    Par myrtille81, le 16 octobre 2012

    myrtille81
    Californie, 2005. Soleil, argent, drogue... Trois amis qui essaient de se faire une place, et la garder,dans le monde de la marijuana.
    Ophélie dit O. bimbo de 19 ans. Elle essaie de mener sa vie tant bien que mal, malgré une mère complètement désaxée qui change d'hommes aussi souvent qu'elle se fait faire de la chirurgie esthétique et un père qui s'est barré avant sa naissance.
    Chon, militaire d'élite qui a été en Afganistan et en Irak. Il ne connait pas d'autres manières de résoudre les conflits que ses poings... ou une arme.
    Ben, doux rêveur, probablement inadapté au monde dans lequel il opère.
    Californie, entre 1967 et aujourd'hui. Doc Halliday est à la tête d'un traffic d'herbe. Dans son cercle, on trouve John, adolescent et protégé de Doc, qui entre dans le traffic ; Stan et Diane, couple d'utopistes hippies.
    Le roman commence par une citation de Bruce Springsteen. Bon début !
    Malgré tout j'ai été un peu dérouté au début du roman : le style est très particulier. Des phrases courtes et des chapitres qui ne font parfois que quelques mots donnent au roman un rythme saccadé. L'auteur utilise un langage qui suggère aussi un rythme éffréné : beaucoup de sigles et d'expressions inventée.
    Et c'est ce style très particulier qui donne au roman toute sa force ; il nous fait vraiment ressentir ce que peut être la vie ardente de ces jeunes.
    Avec en plus un humour déjanté et parfois très corrosif. Ce livre se fait la satire de la société américaine ; société de consommation, de l'apparence, de l'argent. Individualisme à outrance. Pays cynique qui a mené une politique internationale désastreuse.
    Ce qui fait quaprès ce départ un peu difficile, je n'ai pas pu lâcher le livre. Ou seulement sous la contrainte !
    Si je dois faire un reproche à ce roman, c'est de ne pas avoir d'intrigue centrale qui amènerait le suspens et langoisse qu'on peut attendre dun polar. Je ne dis pas que rien ne se passe, loin de là, vu le métier des personnages. Mais l'intrigue reste tout de même légère.
    Mais bon, quand Springsteen est cité une deuxième fois (le roman est truffé de citations de chansons), j'en ai oublié tous les (petits) défauts !
    Merci à Babélio et aux éditions du Seuil pour l'envoie de ce roman. Belle découverte !


    Lien : http://mumuzbooks.blogspot.fr/2012/10/cool-don-winslow.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 15 octobre 2012

    Aline1102
    2005, Laguna Beach, Californie.

    Ophelia (dite " O "), Ben et Chon se sont lancés dans une entreprise extrêmement lucrative. Les trois amis ont décidé de produire du cannabis et de le vendre aux nombreux consommateurs potentiels de Laguna Beach. Leur business a demandé un investissement initial non négligeable, mais il commence déjà à porter ses fruits et les trois jeunes gens deviennent peu à peu assez connus dans le milieu... A tel point que les autres dealers de la côte du Sud de la Californie les surveillent de près, ainsi que la DEA.

    Comment les trois amis vont-ils gérer la concurrence des autres dealers et les incursions des différentes forces de police dans leurs affaires ? Comment vont-ils réagir quand ils apprendront que leurs parents aussi ont vendu de la drogue ?

    Un grand merci à Babelio et aux Editions Seuil pour cette édition spéciale de l'opération Masse critique, sans laquelle je n'aurais sans doute jamais découvert ce roman.

    Car, à première vue, quand on lit la quatrième de couverture, l'intrigue de Cool semble plutôt étrange. La drogue et les drogués, cela passe dans un roman policier où les forces publiques luttent contre ce genre d'activité. Mais dans un roman, ce genre de comportement peut vite devenir lassant...

    Et pourtant, ce n'est pas le cas ici. Dès les premières pages, j'ai été étonnée par l'humour se dégageant du texte. On ne peut s'empêcher de sourire en lisant les péripéties des trois amis préparant leur petit trafic et cela fait vite oublier le côté glauque de leurs activités.

    Ensuite, au fil de la lecture, même si la drogue est encore présente en trame de fond, l'histoire se concentre surtout sur la vie privée et les problèmes des trois amis ; leurs parents ne sont pas oubliés puisque, lors des chapitres " flash-backs " du roman, on nous présente l'adolescence et les années de jeunes adultes des parents de Ben, Chon et O.

    C'est l'occasion de creuser un peu plus le passé des trois protagonistes, de comprendre ce qu'il s'est passé dans leur vie. Petit à petit, on comprend que leur amitié n'est pas due qu'au hasard... Leurs parents ont été, d'une certaine façon, liés entre eux avant la naissance des trois amis. C'est aussi à l'occasion de cette mêlée " passé des parents - présent des enfants " que l'on apprend la vérité sur les origines de Ben et Chon, d'un côte, et de O de l'autre. Si, au début des flash-backs, certains personnages nous donnent l'impression d'être de trop, de ne pas avoir de place dans le récit, vers la fin du roman, on comprend que chacun y avait sa place.

    A souligner aussi, l'excellent travail du traducteur, Freddy Michalski. Il est rare, de nos jours, de rencontrer une traduction d'une telle qualité. Et, étant donné le nombre impressionnant de notes de bas de page expliquant les références culturelles du roman (qui, autrement, seraient quasiment incompréhensible pour qui n'est pas familier de la pop-culture U.S.), on ne peut qu'admirer le travail de recherche auquel s'est certainement livré M. Michalski. Ajoutez à cela les différentes typographies, les phrases parfois coupées en plein milieu pour continuer à la ligne suivante... le travail d'adaptation n'a certainement pas été facile. Et pourtant, le roman se lit de façon fluide, sans problème de compréhension, sans faute de conjugaison comme on en trouve trop dans les romans de nos jours, certains traducteurs ne sachant plus faire la différence entre le conditionnel et le futur (j'aimerais et j'aimerai, pour moi, cela recouvre deux possibilités différentes ; mais, apparemment, à 28 ans à peine, je suis déjà de la vieille école en ce qui concerne la traduction). Respect, M. Michalski !
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 16 avril 2013
    Avec Cool, le maître américain retrouve les héros sexy de Savages, lestés cette fois d'un lourd passé. Une épopée pop et sombre sur fond de surf et de trahisons.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Hahasiah, le 10 octobre 2012

    Elle lui montre une belle Asiatique du Sud aux cheveux noirs et soyeux qui mettent en valeur sa robe de plage blanche.
    -Elle.
    - Eliminée, répond Chon. Pas mon type.
    - Et c'est quoi ton type? demande O, frustrée.
    -Bronzée, répond Chon, mince, le visage doux, de grands yeux marron, avec de longs cils.
    O se tourne vers Ben.
    -Ben, Chon veut baiser Bambi."
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  • Par carre, le 15 octobre 2012

    Dennis voit son visage veillir, ses cheveux se clairsemer, son ventre s'avachir. Sait que ses réflexes sont un peu plus lents et sa mémoire moins performante, qu'il a désormais plus de pages de calendrier derrière lui que devant.

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  • Par carre, le 13 octobre 2012

    O est quasiment sûre que la chaine National Géographic va procéder à des fouilles archéologiques sur sa mère avec pour ambition de tenter-en pure perte-de découvrir une seule et unique partie survivante de son corps originel.

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  • Par carre, le 16 octobre 2012

    Quel est le point commun entre les éléments de la liste suivante ?
    (a) Sonny Corleone
    (b) Bonny et Clyde
    (c) Filipo Sanchez
    La réponse est : Ils n'auraient jamais dû monter dans une putain de bagnole.

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  • Par myrtille81, le 16 octobre 2012

    Ronald Reagan, Bush premier vendant de la cocaïne pour financer les terroristes, une guerre pour protéger l'essence à bas prix, bill Clinton et le réalpolitik avec du foutre sur les robes pendant que des fanatiques fouf furieux complottaient et Bush second avec ses manipulateurs, lui le gamin toujours membre de sa fraternité étudiante aux ordres de vieux malfaisants aprèsquoi tu allumes un matin ta télé et voilà les tours qui s'effondrent la guerre est entrée chez nous.
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