ISBN : 2709635577
Éditeur : J.-C. Lattès (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Nous sommes à l’automne 1951 et la guerre de Corée bat son plein.
Nicholai Hel vient de passer les trois dernières années de sa courte vie en isolement aux mains des Américains. Hel est maître du hoda korosu, le « tuer à mains nues », parle couramment sept langue... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 14 novembre 2011

    encoredunoir
    Nicholaï Hel, héros du Shibumi de Trevanian, est donc de retour, quelques années après la mort de son créateur, sous la plume de Don Winslow.

    Pour ceux qui auraient raté l'épisode précédent, Nicholaï Hel est l'enfant d'une aristocrate russe exilée à Shangaï après l'arrivée au pouvoir des bolcheviks. Assez tôt orphelin, Hel a été en grande partie élevé par un officier japonais qui l'a par ailleurs initié au jeu de go (auquel la lecture de Shibumi comme de Satori ne vous initieront en rien). Emprisonné par les Américains à la fin de la guerre, Hel va devenir un redoutable tueur agissant pour divers services secrets. Shibumi mettait en scène la traque de Hel par un agent américain dans les années 1970 alors qu'il vivait reclus dans un château au Pays basque. Trevanian en profitait pour conter l'enfance et l'initiation de Hel. Il laissait toutefois planer une zone d'ombre sur la vie de Hel au sortir de la Seconde guerre mondiale et au début des années 1950 même s'il évoquait en passant une mystérieuse mission suicide exécutée en Chine.
    C'est cette mission qui sert de trame au roman de Don Winslow qui reprend donc le personnage de Hel avec la bénédiction des héritiers de Trevanian. Libéré par les services secrets américains à la condition de mettre ses talents d'assassin à leur service le temps d'exécuter à Pékin un agent russe qui a par ailleurs contribué dans les années 1920 à la ruine de sa mère, le jeune Nicholaï Hel va devoir éviter les multiples chausse-trappes que divers groupes aux intérêts divergents vont poser sur son chemin. Sous la fausse identité que lui a fabriquée la CIA, celle d'un marchand d'arme français, Hel, entraîné à la dégustation du pastis, du coq au vin et des plaisirs de l'amour à la française par une ravissante montpelliéraine, va aussi profiter de sa mission pour assouvir plusieurs vengeances.
    La reprise d'un personnage par un nouvel auteur apparaît souvent comme un exercice un peu vain et passe avant tout comme une opération commerciale. Satori n'échappe sans doute pas à la règle et il y a fort à parier que si les héritiers de Trevanian ont voulu ou accepté (cela dépend des versions) que Winslow s'approprie le personnage de Hel, ce n'est pas uniquement par amour de l'art.

    Don Winslow a réussi de manière convaincante à fondre son style dans celui de Trevanian sans le caricaturer, du moins jusqu'à une postface bourrée d'humour qui pastiche avec talent celles de Trevanian. Les puristes adeptes de Trevanian (mais je doute qu'ils soient très nombreux) y trouveront sans doute à redire, ce sera peut-être une porte d'entrée vers l'auteur pour ceux qui ne le connaissaient pas encore. de fait, si l'on retrouve sous la plume de Winslow le cynisme vis-à-vis de la politique menée par les États-Unis et le mode de vie américain, on reste bien loin de la misanthropie extrême de Trevanian. Ce qui n'est sans doute pas plus mal tant ce trait qui dominait dans Shibumi ou La sanction pouvait parfois s'avérer lassant. Par ailleurs, Winslow sait maintenir le rythme de son histoire et préserver en même temps quelques moments d'introspection à Nicholaï Hel, ce que Trevanian ne réussissait pas forcément, Shibumi souffrant alors de quelques longueurs qui faisaient parfois retomber un peu le soufflé.

    En fin de compte, l'exercice apparaît plutôt comme une réussite. S'il met peut-être un peu de temps à démarrer, le roman trouve ensuite son rythme et comporte son lot de moments de bravoure. Sans en faire un chef-d'œuvre, Don Winslow nous livre une aventure exotique prenante, agréable à lire, une sorte de Trevanian allégé mais sans doute aussi plus accessible. Un bon moment de lecture.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-satori-de-don-winslow-8867..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jeannedesaubry, le 17 février 2012

    jeannedesaubry
    Autant l'avouer tout de suite, sans ambigüité : je n'ai pas lu Shibumi , le roman de Trevanian, cet auteur mystérieux, sur lequel se fonde Satori , ce roman de Winslow. Si cela ne m'empêche pas d'apprécier Satori, cela me prive de la pertinence de la comparaison.
    Satori, donc, précède Shibumi dans l'histoire du personnage. On le rencontre ici, jeune, cependant déjà marqué par une existence très romanesque, riche et originale. Fils d'une russe blanche ruinée, réfugiée en Asie, protégé par un maître qu'il avoue avoir dû tuer de ses propres mains par amour et respect, Nicholas Hel est un être hybride, étrange, doté des gouts d'un asiatique et d'un occidental à la fois. Des péripéties antérieures, à peine esquissées, l'ont conduit en prison, où il a subi la torture, se forgeant là une personnalité d'acier. La CIA, consciente de son potentiel unique, lui offre la possibilité de racheter sa liberté en allant assassiner un membre éminent des services secrets soviétiques en poste au cœur de la Chine.
    la suite sur mon blog

    Lien : http://jeanne.desaubry.over-blog.fr
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par mireille.lefustec, le 04 septembre 2011

    mireille.lefustec
    auteur :Louis Calafarte
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