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ISBN : 2879298709
Éditeur : Editions de l'Olivier (2012)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? Etrange
question, à laquelle Jeanette Winterson répond en menant une
existence en forme de combat. Dès l'enfance, il faut lutter :
contre une mère adoptive sévère, qui s'aime peu et ne sait pas > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 04 avril 2013

    marina53
    C'est dans l'Angleterre des années 70, dans une petite ville industrielle du nord, que tout commence. Jeanette Winterson, petite fille adoptée, plus par dépit que par amour, cherchera des réponses au comportement singulier de Mrs Winterson qui prône le bon dieu, croit en l'Apocalypse et punit sa fille de façon inhabituelle en l'enfermant dehors.
    Pourquoi être heureux quand on peut être normal, c'est la question que posera Mrs Winterson à sa fille Jeanette, le jour où celle-ci, du haut de ses 16 ans, décide de quitter la maison familiale, aspirant à un certain bonheur qu'elle ne trouve pas dans cette demeure. Question à laquelle elle ne trouvera jamais de réponse tant celle-ci semble incongrue.
    Pourquoi Jeanette se sent-elle si mal et si peu aimée par cette famille adoptive? Pourquoi ne pense-t-elle plus croire à l'amour, elle qui en a reçu si peu et qui pense que les choses sont ainsi faites pour tout un chacun?
    Pourquoi sa mère ne veut-elle pas admettre que sa fille puisse être homosexuelle, bafouant ainsi toute l'éducation religieuse qu'elle a reçue?
    Roman autobiographique au titre si accrocheur, Jeanette Winterson nous livre son enfance malheureuse, ses déboires, ses problèmes sentimentaux et sa quête du bonheur. C'est une véritable émancipation que nous livre l'auteur. La littérature ainsi que la sexualité occupent une grande place dans ce roman, comme une sorte de porte ouverte sur la vie.
    C'est avant tout l'histoire d'un combat, d'une survie, d'un itinéraire intellectuel, spirituel, affectif et amoureux dans lequel Jeanette évolue malgré les souffrances et les humiliations que lui affligeront sa mère adoptive.
    Après un succès planétaire avec son premier roman «Les Oranges ne sont pas les seuls fruits» auquel l'auteur fait parfois référence, Jeanette nous livre à nouveau une partie de son histoire ô combien enrichissante mais sans larmoiement.
    Une réflexion simple mais passionnante sur l'enfance puis l'adolescence.
    Une écriture romancée, riche, introspective et profonde donne à ce roman une certaine ampleur.
    Pourquoi être heureux quand on peut être normal?... je vous laisse méditer...
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 04 janvier 2013

    canel
    Après le succès outre-Manche de son ouvrage autobiographique 'Les Oranges ne sont pas les seuls fruits' (adapté en téléfilm au Royaume-Uni), Jeanette Winterson se livre à nouveau sur sa jeunesse, son éducation à la fois traumatisante et stimulante, son homosexualité, son amour pour les mots (lecture et écriture), la recherche de ses parents biologiques.
    Née près de Manchester en 1959, Jeanette a connu une enfance difficile, sans amour. Sa mère adoptive était une femme rigide, glacée, rendue dingue et étouffée par son carcan religieux… Il restait bien peu de place pour le père dans ce foyer dirigé par les conventions sociales et une perception de Dieu totalement castratrice.
    Dans ce témoignage, l'auteur ne larmoie pas, ne cède jamais à l'auto-apitoiement ni aux règlements de compte. Malgré des souvenirs douloureux et des passages sombres, le ton est léger, plein d'humour, dynamique et optimiste. Jeanette Winterson dresse un constat de son passé et l'éclaire de réflexions nourries de littérature, de psychologie, de philosophie. Et bien qu'introspectif, le récit s'ancre dans le contexte socio-historique des années 1960-70 du prolétariat anglais, ce qui le rend d'autant plus intéressant. On parvient même à comprendre comment Margaret Thatcher a pu représenter un espoir dans les milieux modestes...
    "Figure du mouvement féministe", Jeanette Winston ? Absolument, mais subtilement, en douceur, sans le côté obtus et revanchard qui accompagne parfois le discours militant. Elle signe là un témoignage passionnant, à la fois douloureux, émouvant et drôle. Et visiblement, ses autres textes sont à l'avenant.
    Paru dans les années 1980, 'Les oranges...' a été réédité chez L'Olivier en 2012, il me tarde de le découvrir.
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    • Livres 3.00/5
    Par fabienne2909, le 10 mars 2013

    fabienne2909
    "Pourquoi être heureux quand on peut être normal" ? Telle est la phrase que s'entend dire Jeanette Winterson lors de l'un de ses derniers échanges avec sa mère adoptive avant qu'elle ne soit obligée de quitter la maison familiale, et avec qui les relations sont loin d'être harmonieuses, équilibrées et heureuses, justement.
    Avant de lire cet ouvrage, je ne saisissais uniquement dans cette phrase-titre que l'ironie qui la teinte, comme si Jeanette Winterson voulait faire de son ouvrage un plaidoyer en faveur de son choix de vie et de sa tendance sexuelle (dont elle parle beaucoup, forcément) qui a été l'une des causes de sa rupture avec sa mère adoptive.
    Or, si "Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?" peut s'interpréter ainsi, ce livre est beaucoup plus que cela, surtout quand on apprend l'origine de cette phrase. Très dure à entendre, bien évidemment, elle donne un aperçu de la profondeur dramatique de la vie de Jeanette Winterson, et de la force que celle-ci a dû témoigner pour se sortir de cette situation et avoir droit au bonheur (quitte parfois à tomber un peu dans la justification).
    Cet ouvrage autobiographique s'écarte un peu de la tradition de ce genre en proposant de nombreuses réflexions de l'auteur sur la littérature anglaise (qui l'a sauvée de nombreuses fois du désespoir), la société britannique et la politique de l'époque, ce qui permet d'ouvrir un peu le sujet en élaborant un panorama de l'Angleterre des années 1980 et 1990.
    Cette tranche de vie, qui décrit ses acteurs d'une manière très lucide (la cruauté et la violence d'une mère adoptive rongée de l'intérieur par un profond désamour de la vie et une obsession des Ecritures et de l'Apocalypse, un père adoptif faible, qui a laissé agir sa femme comme elle l'entendait et n'a jamais fait un geste pour sa fille, mais aussi d'autres, comme la bonté et l'amour de la dernière compagne évoquée par l'auteur), ainsi que ses tourments avec acuité, est certes un peu difficile d'accès, mais elle récompense le lecteur qui sera parvenu à s'approprier cet univers par une profondeur dans l'analyse des sentiments qui ont agité l'auteur, un amour de la vie tout aussi vibrant. Un bel ouvrage touchant et fort, dont on ne sort pas indemne (mais n'est-ce pas le rôle de la littérature ?)
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    • Livres 5.00/5
    Par Nadael, le 24 août 2012

    Nadael
    Aux derniers mots de ce récit – autobiographique - , on referme le livre avec une envie irrépressible d'écrire. Jeanette Winterson y dessine un parcours de vie singulier – le sien - qui pourtant, trouve forcément un écho chez toute personne amoureuse de littérature.
    L'auteure anglaise revient sur son enfance passée auprès de ses parents adoptifs à Accrington, petite ville ouvrière morne et grisâtre proche de Manchester. Entre un père effacé, indifférent à tout ce qui l'entoure et une mère tyrannique, la petite Jeanette étouffe. Pentecôtiste, madame Winterson impose à sa fille des principes rigides et de nombreux interdits. Aucune marque d'amour ne se dégage de cette femme égocentrée, qui aurait tellement préféré recueillir un garçon.
    Cette enfance douloureuse donne à Jeanette une force incroyable, de la détermination, de l'audace et de l'ambition. Pour fuir cet odieux foyer et sa condition déplorable, Jeanette se réfugie à la bibliothèque où elle entreprend de lire le rayon entier de Littérature Anglaise par ordre alphabétique. La lecture lui permet de s'évader, de toucher du doigt une forme de liberté. Lire Shakespeare, Austen ou encore Virginia Woolf lui ouvre des horizons insoupçonnés. Grâce à sa volonté et son intelligence, elle parviendra à étudier à Oxford.
    Alors que Jeanette tente de lui parler de son amour pour une jeune fille, et donc de son homosexualité, Madame Winterson lui balance au visage cette terrible phrase : « Pourquoi être heureux quand on peut être normal? ». Jeanette quitte le domicile familial vers des contrées plus favorable à son épanouissement. On assiste à son ascension sociale, ses succès littéraires et ses amours jusqu'à ce qu' une dépression terrible vienne l'assaillir. Elle ressent à ce moment-là le besoin viscéral de lever enfin le voile sur ses origines véritables, découvrir ses racines, pour mieux se connaître et aller de l'avant. Elle part alors en quête de sa mère biologique.
    Si Jeanette nous raconte les souffrances de sa jeunesse, le ton n'est jamais pathétique. le trajet parcouru est évoqué à travers de nombreuses anecdotes, où la fantaisie n'est pas exclue. Son texte est un ensemble de fragments, une sorte de puzzle qui se re-constitue au fil de la lecture. le passé et le présent s'y côtoient sans cesse. C'est un livre sur la quête du bonheur, sur l'identité, sur l'amour, et sur la littérature salvatrice de bien des maux.


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-pourquoi-etre-heureux-qu..
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    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 16 août 2012

    akialam
    Un livre auquel mon avis mitigé ne rendra sans doute pas justice. En effet, il fera partie de ces ouvrages peu nombreux mais fort troublants dont je suis capable d'apprécier la qualité de façon intellectuelle, sans pour autant l'aimer vraiment en tant que lectrice.

    En effet, si l'auteur raconte son enfance malheureuse, ses luttes, ses blessures, elle ne tombe jamais dans le pathos en réaffirmant sans cesse que tout cela fait partie d'elle même et que chaque épreuve l'a faite grandir et avancer. Faisant preuve d'un recul impressionnant, elle analyse chaque ressenti, chaque épreuve avec la finesse de ceux qui ont la capacité d'exorciser leurs blessures par les mots plutôt que par la violence. Face à une mère adoptive ultra-religieuse qui ne sait pas aimer, ne sachant s'aimer elle-même, la petite Jeanette se réfugie dans les livres et c'est animée par une rage de s'en sortir incroyable qu'elle décroche contre toute attente une place à la prestigieuse université d'Oxford Un auteur impressionant de lucidité sur elle-même, qui écrit sa propre histoire comme s'il s'agissait d'une fiction, vision des choses qui l'a si souvent empêché de sombrer.
    Je pourrais aussi bien dire que je suis passée à côté de cet ouvrage, mais ce n'est pas vraiment mon impression. En définitive, j'ai tout simplement trouvé peu de plaisir à sa lecture et l'ai donc condamné à une appréciation purement intellectuelle, qui ne constitue selon moi que la moitié d'un avis. Cet état de fait est d'autant plus troublant que si je l'avais platement trouvé mauvais, j'aurais au moins été cohérente. Or, ce livre m'a fait l'impression, si vous me permettez la comparaison cinématographique, de certains films de Terrence Mallick, remarquablement bien faits, fins et pleins de poésie, et qui pourtant m'ennuient à mourir. Au-delà de l'admiration pour cet auteur qui sait si bien se raconter et qui a su se (re)construire seule, je n'ai rien ressenti, et c'est bien là que réside tout mon problème d'appréciation de cet ouvrage.

    Lien : http://akialam.over-blog.com/article-pourquoi-etre-heureux-quand-on-..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    Le trajet utérus-tombeau d’une vie est intéressant - mais je ne peux pas écrire la mienne ; je n’ai jamais pu. Pas avec Les oranges. Pas plus aujourd’hui. ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)

Critiques presse (6)


  • Cyberpresse , le 14 août 2012
    De sa recherche de bonheur, dont elle affirme, non sans humour, qu'«elle dure toute la vie et n'est pas tenue par l'obligation de résultat», [l'auteur] tire cette autobiographie pleine de sagesse, mue par la volonté du «saumon remontant avec détermination le courant».
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • LaLibreBelgique , le 10 juillet 2012
    Écrite dans le feu d’une vie chaotique qui cherche sa lumière, ce magistral parcours de vie célèbre les livres tout autant que l’humaine capacité de résilience.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 13 juin 2012
    "Ce que cela aurait signifié d'être heureux ?" se demande Jeanette Winterson, au futur antérieur - le seul futur qui lui reste -, dans le récit autobiographique où elle interroge sa relation avec sa mère adoptive […].
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 11 juin 2012
    Tout à la fois récit d'initiation, manifeste de vie, bréviaire du libre-penseur et réflexion sur le destin, le dernier livre de Miss W force l'admiration.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 07 mai 2012
    Les Oranges ne sont pas les seuls fruits s’achevait sur le retour de Jeanette dans la maison de son enfance[…]. Pourquoi être heureux finit cette fois sur Ann, la mère biologique qu’elle cherche et trouve. Ces deux récits sont les deux faces d’un même parcours, ils parlent d’adoption en affirmant que «la vraie famille est celle qu’on s’invente».
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Telerama , le 25 avril 2012
    C'est cette réflexion protéiforme sur l'enfance, sur les origines, sur l'amour et le temps, qui, au-delà de l'énoncé des faits biographiques, donne au récit son épaisseur, sa belle et universelle valeur.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par isabelleisapure, le 14 mai 2013

    Pour moi, les livres sont un foyer. Les livres ne font pas un foyer- ils le sont,
    dans le sens où de même que vous les ouvrez comme vous ouvrez une porte,
    vous entrez dedans. A l'intérieur, vous découvrez un temps et un espace différents.
    Il s'en dégage aussi de la chaleur - comme un âtre
    Je m'assois avec un livre et je n'ai plus froid.
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  • Par isabelleisapure, le 14 mai 2013

    Un livre est un tapis volant qui vous emporte loin. Un livre est une porte.
    Vous l'ouvrez. Vous en passez le seuil.
    En revenez-vous ?

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  • Par lululifat, le 15 octobre 2012

    Vivre avec la vie est très difficile. Le plus souvent, nous nous efforçons d'étouffer la vie - nous sommes sages ou capricieux. Apaisés ou enragés. Les extrêmes ont le même effet ; ils nous isolent de l'intensité de la vie.
    De plus, les extrêmes - tristesse ou furie - effacent avec succès toute émotion. J'ai constaté que tout ce que nous éprouvons peut être si insupportable que nous inventons toutes sortes de stratagèmes ingénieux - des stratagèmes inconscients - pour tenir ces émotions à distance. C'est de l'échangisme émotionnel, au lieu de se sentir triste ou seul ou effrayé, on éprouve de la colère. Cela fonctionne aussi dans l'autre sens - la colère est parfois bénéfique et appropriées ; parfois, on a besoin de se sentir aimé et accepté plutôt que de contempler le spectacle tragique de la vie.
    Vivre ses émotions exige du courage - les vivre plutôt que de les échanger sur le marché de l'émotion ou même de les reporter d'un coup sur une autre personne. Vous savez que dans les couples il y en a toujours un qui pleure et crie tandis que l'autre est calme et raisonnable ?
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  • Par canel, le 04 janvier 2013

    Elle examine mes papiers [d'adoption] - l'ordonnance du tribunal ainsi que le certificat médical - et remarque que ma mère [biologique] m'a allaitée.
    "C'était la seule chose qu'elle pouvait vous donner. Elle vous a donné ce qu'elle pouvait. Elle n'était pas obligée de le faire et il aurait été beaucoup plus simple de ne pas le faire. L'allaitement crée un lien tellement fort. Quand elle s'est séparée de vous, au bout de six semaines, vous faisiez encore partie de son corps."
    (p. 216)
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  • Par marina53, le 26 mars 2013

    C’est vrai, les histoires sont dangereuses, ma mère avait raison. Un livre est un tapis volant qui vous emporte loin. Un livre est une porte. Vous l’ouvrez. Vous en passez le seuil. En revenez-vous ?

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Vidéo de Jeanette Winterson

A highlight of Sydney Writers' Festival 2012. Jeanette Winterson reads from her new memoir "Why Be Happy When You Could Be Normal?" and talks about books, life, love, madness and creativity.








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