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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2266157078
Éditeur : Pocket (01/03/2007)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 383 notes)
Résumé :


Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde.

Confrontée aux moeurs étranges de cette élite, elle découvre avec désarroi que ce temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l'alcool et des ambition... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
22 septembre 2015
Là, j'ai marqué un bon panier en lisant ce livre de Tom Wolfe. C'est un pavé léger (650 pages) tellement il se lit bien. le langage est adapté aux personnages et adaptable à toutes situations conceptuelles. C'est ‘fucking' bien mais pas seulement et pas tout le temps sur cet aspect, puisque la vulgarité suit un schéma savamment étudié dans un paragraphe donné pour paramétrer et stigmatiser la jeunesse en son milieu. Ainsi trouverons-nous également des dialogues délirants ou s'expriment les voix des instances dirigeantes, Président, Professeur et Coach lorsqu'elles s'affrontent.
Extrait :
La boulette de graisse et de ressentiment ne dirigeait pas sa vindicte contre l'entraîneur, cependant, car il n'osait pas regarder cette force de la nature dans les yeux : c'était au président qu'il s'adressait.
« Si Mr Roth veut s'occuper d'une bande de chimp..., euh, de sportifs dont la taille est inversement proportionnelle à la masse cérébrale, c'est son affaire. Quant à moi, je pense qu'il est de sa responsabilité de les tenir à l'écart de cours dispensés par des enseignants qui prennent leur métier au sérieux. »
Buster Roth avait viré à l'écarlate, soudain. Il s'est penché vers Quat, essayant d'attraper son regard.
« Hé, attendez un peu ! Vous ne savez même pas de quoi vous parlez !
― Vraiment ? a rétorqué le professeur sans pour autant regarder Roth en face. Eh bien, il se trouve que j'ai ‘quatre' de vos ‘sportifs-étudiants' dans mon cours, vautrés côte à côte tels des billes de bois. Je les appelle la Quadrilogie des singes : ‘'Ne vois pas le mal, ne parle pas mal, n'entends pas le mal et ne fais jamais marcher ta cervelle'' ! »
Cela virait à la prise de bec entre poissonniers, de sorte que le président s'est estimé forcé d'intervenir.
« Vous êtes certain que vous voulez employer le terme de ‘singes' Jerry ?
― Quoi ? Si je suis sûr que... ? »
Cutler a observé avec satisfaction la lueur paniquée apparaître dans les pupilles de Quat lorsque la boule de suif s'est rappelé que trois des quatre étudiants en question étaient noirs.
« Ah, je ne voulais pas... Je veux dire que... C'est juste une formule... (p.499-500)
.
Mais, venons-en à Charlotte puisque c'est autour d'elle que gravite désormais toute cette symbolique de la puissance quels que soient les domaines et la hiérarchie d'où elle sévit.
Moi, Charlotte Simmons, pour quel dessein ? Partagée entre mes choix et turpitudes. Poursuivre mon chemin tout tracé, celui de l'excellence et persévérer dans ma solitude. Ou suivre le mouvement, entrer dans le troupeau pour y stagner, y jouer un rôle. Risquer de n'être plus personne de ce personnage que j'ai placé si haut. Débattre entre moi et moi, du physique ou de la morale, du corps ou de l'esprit.
Et si ce livre pouvait nous remettre en bonne concorde dans la perspective évolutive du conflit générationnel ?
Charlotte ? Elle vient de Sparta, Caroline du Nord, Montagnes Bleues, neuf cents habitants, mais ne vous inquiétez-pas, vous n'en avez jamais entendu parler et c'est pareil pour tout le monde...
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latina
27 septembre 2013
« C'est le sottisier d'une Amérique qui brade ses élites dans la pétaudière de la branchitude, de la coolitude, de la paresse et de la servitude sexuelle ». Nul mieux qu'André Clavel, dans L'Express, ne pourrait mieux décrire l'univers de ce roman de plus de 1000 pages !
Cette description dans les moindres détails d'une prestigieuse université, celle de Dupont, m'a happée - je ne vais pas dire dès les premières pages, car pendant un temps qui m'a semblé très long, j'ai failli l'abandonner – et m'a horrifiée, oui, horrifiée. Que viennent faire tous ces étudiants, l'élite, parait-il, à part boire et coucher ? Les fameuses « fraternités » ne sont que le repère de débauches continuelles entrecoupées de causeries ineptes devant une télévision où ne défilent que des matches sportifs... Les garçons ne pensent « qu'à ça », et les filles aussi ! Et les conversations, émaillées de « fuck », de « putain » ne rehaussent pas le niveau, loin de là !
Et puis il y a les Sportifs, les Stars : ceux qui viennent à l'université uniquement pour jouer, pour lancer leur future – improbable – carrière sportive. Et ceux-là sont quasi intouchables : malheur aux professeurs qui oseraient leur infliger un échec ! Ils profitent donc d'un programme adapté à leur niveau intellectuel et ils ont les filles à leurs pieds (toutes des « tepu »...).
C'est dans cette pétaudière qu'arrive Charlotte Simmons, une petite jeune fille très intelligente, qui croit que l'université est le repère des plus grands cerveaux, qui croit que le but ultime des étudiants est de s'élever intellectuellement, de prouver au monde qu'ils méritent l'honneur d'appartenir à Dupont. Elle tombe de haut, Charlotte ! Toute pétrie de son éducation rurale, honnête et naïve, elle va devoir se frotter aux grands méchants loups de tous poils, et ça va faire mal, très mal !
Tom Wolfe a réussi à me captiver alors que j'étais complètement dégoûtée ; il a réussi, malgré moi, à m'entrainer dans les arcanes de ce monde estudiantin et j'étais impatiente de retrouver chaque jour (car il en faut, des jours, pour venir à bout d'un univers de 1000 pages !) les joies et les déboires de Charlotte, de Jojo Johanssen, le grand basketteur au coeur pas si corrompu, de Hoyd Thorpe « le play-boy le plus cool du monde », d'Adam, l'intellectuel pur et encore puceau malgré lui, de toutes ces filles riches, odieuses et gâtées, de toutes ces autres filles pauvres, boursières et mal dans leur peau.
Comment faire partie de la société ? Comment ne pas être seul, finalement... Pour s'intégrer, faut-il se renier ?
Sous le couvert d'une chronique mouvementée de la vie estudiantine pendant quelques mois, Tom Wolfe pose les bonnes questions, celles qui dorment au fond de chacun de nous.
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NolaTagada
06 août 2013
Avec ce docu roman de 1008 pages (quand même !) Tom Wolfe a décidé de tailler un gentil costume sur mesure aux universités américaines. L'image des petits intellos de la Côté Est a pris un sérieux coup dans l'aile et tout ça pour notre plus grand plaisir.
Même si la description en devient presque caricaturale (si il n'y avait que des demeurés qui sortaient des prestigieuses universités américaines, je crois qu'on l'aurait déjà remarqué...), il n'y a pas de fumée sans feu. Ayant d'ailleurs moi-même poser mes fesses sur les bancs d'une bonne école de commerce à la française, je ne doute pas un seul instant de la véracité de certains aspects de la vie estudiantine d'aujourd'hui : sexe, alcool & rock'n roll ! C'est à ce moment précis que l'expression : “profite de la vie étudiante, ce sont tes meilleures années” a d'ailleurs pris tout son sens pour moi. Quand on me disait ça au collège, je ne pouvais pas m'empêcher de penser “Ben ça promet, si ça ce sont mes meilleures années...”.
Bref, revenons plutôt à “Moi Charlotte Simmons” de Tom wolfe. Imaginez une jolie brochure qui vante la vie de l'esprit et qui se targue de former l'élite américaine de demain dans un cadre idyllique et formateur en présence des plus grands professeurs des États-Unis. Regardez la belle image qui illustre ce bla bla : des étudiants assis en cercle sur une pelouse verte (elle est synthétique ou quoi pour être aussi verte ?!), un jeune couple qui discute près d'un arbre, d'autres, livres à la main, qui se tiennent debout devant la magistrale statue de Charles Dupont, fervent symbole de leur future réussite professionnelle, un grand soleil et un magnifique campus dans l'une des plus belles oeuvres architecturales jamais construite par l'homme. Pas mal non ?!
Mais approchez vous, regardez de plus près : les jeunes sur la pelouse sont en réalité complètement ivres et en train de faire un jeu d'alcool, le jeune couple ou plutôt la jeune fille, appuyée sur l'arbre centenaire (il a du en voir des vertes et des pas mûres celui-là !) semble exécuter des mouvements peu catholiques, quant au petit groupe devant la statue, il se fait gentiment passer un joint de main en main et les livres sérieux que l'on imaginait dans leurs bras ne sont autres que des Cosmopolitain, Grazia et autres presses creuses (mais idéales pour la plage et le train, je vous le confirme). Et que dire de la bâtisse ? Une fois entré à l'intérieur fini la belle pierre et le prestige qui y est associé et bonjour le lino troué, les relents d'alcool et la débauche quotidienne qui se joue là ! Vous grattez un peu la surface du tableau et bim vous ne voyez plus du tout la même chose ! Hé bien c'est exactement ce que va vivre Charlotte Simmons au cours de ces 1007 pages !
C'est à dire une belle déception en bonne et due forme qui va mettre un peu de plomb dans la cervelle de notre belle héroïne qui, sortie de ses livres, est à 1 millions de kilomètres de connaître les codes culturels et sociaux de ses pairs. Elle, le petit prodige, le génie des Montagnes bleues qui a intégré l'une des plus prestigieuses universités américaines ne sera pas au bout de ses peines dans cette jungle d'étudiants plus dépravés les uns que les autres. Ses principes et ses convictions rigoristes autant que catholiques (oui effectivement, ça fait beaucoup pour une seule personne !) vont être soumis à de sérieux tests de conformité !
Originaire de Sparta, Caroline du Nord, petit bled pauvre et perdu où il ne se passe pas grand chose, Charlotte va être confrontée aux hordes de fils à Papa et de fi-filles à Maman, d'étudiants sportifs aux passes droit injustes et injustifiés, au sexe, à l'alcool, à la débauche, à un vocabulaire outrancier à base de fuck, fuck, fuck et à tout un tas d'éléments qu'elle n'aurait jamais pu imaginer, elle la petite fille pure et innocente des montagnes.
Va t-elle céder à la pression du groupe ? Cette réponse vous l'aurez assez vite car la naïveté de Charlotte aura rapidement raison de ses principes. Tiraillée entre ses origines de petite américaine puritaine et sa volonté de s'intégrer à cette jeunesse américaine qui ne jure que par la popularité et l'argent, Tom Wolfe ne va rien lui épargner. Trouvera t-elle son salut auprès du petit groupe d'étudiants qui se fait appeler les mutants du millénaire (qu'est ce que c'est ce que ce nom sans déconner ?!), les seuls qu'elle ait rencontrés et qui semblent être à Dupont pour apprendre et étudier ?
J'ai eu envie de la baffer autant que de la réconforter cette petite Charlotte. Véritable cliché ambulant de la provinciale coincée, paumée, complètement à la masse, elle est parfois fort agaçante et à la limite de la crédibilité, Tom Wolfe y est allé un peu fort mais c'est certainement pour accentuer les contrastes entre l'idée que l'on a de l'université américaine et la réalité. Les personnages qui gravitent autour de Charlotte sont également très travaillés bien que fortement caricaturés parfois. Il y a beaucoup de détails, le tout donne un bouquin vraiment sympa mais qui n'est toutefois pas à la portée de tout le monde de par sa longueur. Car oui, il faut l'admettre, on aurait pu faire plus court. Même si j'ai pris plaisir à lire chaque page, j'ai mis du temps à vraiment m'accrocher. Les 300 premières pages sont un peu longues, ce qui fait beaucoup pour les impatients, nous serons tous d'accord là dessus ! Quelques mièvreries sont également à dénoncer, mais elles sont étroitement liées au personnage de Charlotte.
Globalement je dirais que c'est un bon bouquin qui se lit très bien, surtout lorsqu'on pense au message qu'il est censé faire passé. La destruction d'un système éprouvé comme celui-là, ce n'est pas courant, autant vous dire que Tom Wolfe ne s'est pas fait que des amis. La société américaine est un puits d'inspiration sans fond pour notre auteur, il va chercher les informations à la source et c'est ce qui donne du cachet et de la matière à ses bouquins !
Est ce que je recommanderais ce livre ? Oui mais aux “initiés”. J'entends par initiés des gens qui apprécient une large variété de littératures, qui n'ont pas peur de se lancer dans des mastodontes, qui aiment l'opulence du détails et cet aspect docu roman si propre aux romans de Tom Wolfe. Tout ça m'a bien donné envie de me lancer dans Bloody Miami, le petit dernier !

Lien : http://www.nola-tagada.fr/ca..
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carre
25 avril 2012
La jeune Charlotte Simmons réalise son rêve. Brillante élève de la petite bourgade de Sparta en Caroline du Sud, elle est reçue comme boursière dans la glorieuse Dupont University. Mais, Charlotte débarque avec des valeurs et une envie d'apprendre qui va très vite s'avérer très loin des objectifs de ces nouveaux camarades. D'autant plus, que Charlotte est un poil naive. Ici, le temps consiste à s'éclater aux joies pernicieuses d'une jeunesse nantie et dont les études ne sont pas au centre de leurs intérêts.
Première lecture de Tom Wolfe, et un vrai plaisir , car l'auteur au costume blanc mets en opposition avec beaucoup de malice deux Amériques l'une puritaine et à cheval sur les principes et une autre qui ne voit que par le paraitre et la popularité. Wolfe dans un roman remarquablement documenté, mélange humour et cynisme et entraine la pauvre Charlotte dans un apprentissage de la vie bien loin de ces espoirs. Même si le roman s'essouffle par moment le style puissant et les dialogues qui sonnent étonnamment justes lèvent à eux seuls l'entousiasme. Excellent.
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harvard
27 juin 2015
Wolfe est un romancier qui aurait pu faire de la mise en scène. Lire et voir plutôt comment il monte et surtout démonte cette hallucinante scène de bal qui s'achève dans une grandiose et démesurée orgie. Disciple de Zola, appartenant à cette nouvelle génération d'écrivains journalistes d'investigation, Wolfe s'appuierait sur de solides docus touchant la vie étudiante américaine qui aurait résolument tourné le dos à la pruderie et au puritanisme de ses pères fondateurs. Pourquoi pas, quand nous connaissons les précautions d'un prof de fac à recevoir dans sa salle de cours une étudiante. Ce livre pourrait se présenter comme l'antidote d'une certaine hypocrisie américaine qui n'hésiterait pas à descendre en flèche son président qui succomberait à quelques gâteries qui n'ont bien sûr rien d'innocent, et en dédouane un autre qui construit une guerre de cent ans sur un canulard pétrolier. Somme toute, monsieur Wolf est grand, très grand et Charlotte Simmons son insigne prophétesse. A lire sans modération
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BillBill18 avril 2017
Bon, admettons que ça soit totalement ça, les études : quatre ans pendant lesquels tu peux tout faire, tout essayer, sans qu’il y ait de … conséquences ? Pas de trace, pas de dossier, pas de blâme. Des trucs que si tu avais risqué ça avant, tes parents se seraient arraché les cheveux et t’auraient traitée comme une fille perdue ?
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ChezLoChezLo17 janvier 2011
Or Charlotte n'avait pas du tout souffert du fastidieux voyage. Il avait été interminable, comme on dit - très précisément le genre de voyage qu'un individu en proie à la dépression souhaite puisque tous ses sujets d'inquiétude et de désespoir flottent dans une sorte de no man's land entre leur point d'origine et le point où, inévitablement, ils resurgiront. Pendant cette parenthèse, quoi de mieux que de vous retrouver sur un fauteuil inclinable, environné de complets étrangers, à bord d'un vaisseau spatial qui vous enmène rapidement au loin, protégé du monde par d'épaisses vitres teintées...
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Corboland78Corboland7829 mars 2012
Bon, admettons que ça soit totalement ça, les études : quatre ans pendant lesquels tu peux tout faire, tout essayer, sans qu’il y ait de … conséquences ? Pas de trace, pas de dossier, pas de blâme. Des trucs que si tu avais risqué ça avant, tes parents se seraient arraché les cheveux et t’auraient traitée comme une fille perdue ?
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kounil98kounil9802 novembre 2011
Les premières phrases : Chaque fois que la porte des toilettes hommes s'ouvrait, c'était comme si le matraquage des décibels venait se réverbérer sur toutes les glaces et toutes les faïences, comme si le tintamarre de Swarm, le groupe en train de se déchaîner dans la salle de concert à l'étage, doublait d'intensité. Chaque fois qu'un courant d'air la refermait, cependant, on pouvait de nouveau entendre les étudiants ivres de jeunesse et de bière faire de l'esprit, ou du moins chahuter, devant les pissotières.
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aud-gllsaud-glls29 novembre 2015
Son comportement était impardonnable, elle le savait, mais il n'y avait aucun moyen de faire descendre de son piédestal l'Autodestruction enlaçant amoureusement la Douleur. p503
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