> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266157078
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 107 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont University, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 avril 2012

    carre
    La jeune Charlotte Simmons réalise son rêve. Brillante élève de la petite bourgade de Sparta en Caroline du Sud, elle est reçue comme boursière dans la glorieuse Dupont University. Mais, Charlotte débarque avec des valeurs et une envie d'apprendre qui va très vite s'avérer très loin des objectifs de ces nouveaux camarades. D'autant plus, que Charlotte est un poil naive. Ici, le temps consiste à s'éclater aux joies pernicieuses d'une jeunesse nantie et dont les études ne sont pas au centre de leurs intérêts.
    Première lecture de Tom Wolfe, et un vrai plaisir , car l'auteur au costume blanc mets en opposition avec beaucoup de malice deux Amériques l'une puritaine et à cheval sur les principes et une autre qui ne voit que par le paraitre et la popularité. Wolfe dans un roman remarquablement documenté, mélange humour et cynisme et entraine la pauvre Charlotte dans un apprentissage de la vie bien loin de ces espoirs. Même si le roman s'essouffle par moment le style puissant et les dialogues qui sonnent étonnamment justes lèvent à eux seuls l'entousiasme. Excellent.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Charlotte, jeune fille d'origine modeste vivant dans un petit bled de Caroline du Nord obtient grâce à ses résultats scolaires remarquables une place à Dupont, université très cotée. Intelligente, jolie mais d'éducation très prude sa plongée dans le milieu universitaire américain va ressembler à un séjour à Sodome et Gomorrhe. Elle pensait côtoyer des étudiants avides de connaissances perpétuellement accaparés par leurs études et les cours, en fait ici, tout le monde ne pense qu'au sexe et aux soirées alcoolisées et l'Université elle-même voue un culte grotesque aux basketteurs qui en sont les vedettes hyper-protégées, quasi débiles ne devant leur présence dans l'établissement que par leurs gros muscles et leur taille impressionnante. Etrangère à ce monde Charlotte va tenter de résister mais ses principes moraux et sa virginité ne tiendront pas longtemps face aux assauts de la débauche et de sa propre sensualité.
    Un gros bouquin de 1008 pages en format poche mais qui se lit très facilement. Tom Wolfe nous livre un portrait au vitriol de l'Amérique estudiantine et de ses fils et filles à papa qui ne voient dans l'Université qu'un moyen facile de se faire des connaissances ( !) ou de passer leur temps en fêtes alcoolisées. Si le sport universitaire en prend aussi pour son grade, c'est en fait toute l'institution qui trinque sous la plume acérée de l'auteur. le livre des illusions perdues. Excellent.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par yann-frat, le 17 août 2009

    yann-frat
    Moi charlotte simmons
    Une adolescente naïve (mais surdouée) découvre le monde de l'université américaine. Portrait au vitriol d'un groupe social.
    On peut gloser à l'infini sur le rapport journaliste/romancier propre à Wolfe (Est-il journaliste? Est-il romancier? Accumule-t-il trop de matériel pour être honnête? Sa façon de le recracher n'est elle pas un peu scolaire?) mais ce débat m'intéresse peu… Une seule chose est à noter cependant : dans les romans de Wolfe, on découvre avant tout un univers ; les personnages ne sont là que pour lever un coin du voile; il y a donc un plaisir certain (pour ceux qui aiment ça évidemment...) à découvrir la retranscription exacte d'un univers. Là où le tout venant nous pond 200 pages écrit gros de portrait psychologisant, Wolfe balance 800 pages pour décrire un milieu, forcement ça change.
    Cependant ce sont bien les personnages qui m'intéressent le plus chez Wolfe; les personnages et leur rapport à la justice. Sans faire mon malin ce rapport m'a d'autant plus frappé qu'il reprend finalement les même thèmes que dans le "Bûcher des vanités" et tout ceci finit par me faire penser furieusement aux obsessions d'un Lang (Fritz); le même rapport de fascination/terreur face à la justice humaine, la forclusion d'une Justice transcendante dans un monde particulier...
    Les personnages de wolfe et la justice, donc.
    Tout d'abord les héros de Wolfe, en fait, ne sont pas des héros. Ils ne sont pas blancs et sans failles mais bien sur, par le réflexe de base de lecteur, nous avons envie de les défendre et c'est là que le roman commence. Les héros de Wolfe ne sont pas des héros, ils font donc des idioties mais quand la justice arrive enfin elle nous semble inhumaine et dégueulasse.
    Ex: Dans le bûcher le héros fait un délit de fuite! Et nous trouvons sa traque par la justice insupportable ; Ici charlotte Simmons se laisse entraîner à faire des idioties (absentéisme, renoncement alcool et sexe idiot) par pure prétention mais quand elle se ramasse évidemment nous souffrons avec elle et nous trouvons les sanctions injustes.
    Ainsi les romans de wolfe se terminent souvent par cette même question: ce monde est absurde mais voulez vous vraiment un monde plus juste? Si vous voulez que cela change, êtes vous prêt a supporter les sanctions?
    Dis autrement, est ce que charlotte Simmons et Shermann Mac Coy ne sont pas un peu comme vous: insuffisants dans un monde insuffisant; tout le monde sait que tout cela ne marche plus mais chacun y a trouvé sa place ou le moindre effort est nécessaire alors voulez vous vraiment que cela change? Bonne question non?
    De plus, autour de cette question Wolfe brode une joyeuse dé-construction du système du "cool" et de l'adoration des abrutis sportifs (ce qui, accessoirement, m'a fait bien plaisir) et se permet même d'ouvrir des questions sans réponse (comme la fascination des groupies) dans une paire de scènes que Becket n'aurait pas renié (enfin dans le fond hein, bien sur pas dans la forme) tant il est vrai que l'absurde d'un temple du savoir universitaire adorant les dieux bornés du corps est une source d'inspiration abyssale pour qui "pense" un peu.
    Bref un très bon moment. Ne pas se laisser impressionner par le pavé.


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 14 avril 2012

    BVIALLET
    D'origine modeste, Charlotte Simmons est une sage et prude jeune fille qui débarque de Sparta, ville perdue des montagnes de Caroline du Nord à la prestigieuse Dupont University, véritable Olympe de la connaissance. Elle va y côtoyer la crème de la jeunesse américaine, les enfants de l'élite. Très brillante intellectuellement, elle a la chance d'être également jolie et attirante alors qu'elle est encore vierge et pleine de principes moraux. Et voilà qu'elle découvre petit à petit une vie universitaire qui n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'elle avait imaginé : le Temple du Savoir de Haut Niveau est, dès la nuit venue, un lieu de débauche, de sexe, de bacchanales en tout genre où la drogue circule librement et où l'alcool coule à flots… Au début, elle résiste à toutes les tentations, repousse les avances des garçons jusqu'au jour où…
    Ce livre est une satire cinglante de la vie des étudiants dans une faculté privée américaine de grande classe. On sent que Wolfe a visé Harvard, Yale, Princeton, Berkeley… et a cherché à montrer Tous les travers, les inégalités, les faux-semblants et surtout la mentalité délétère des classes sociales privilégiées. Il nous propose un véritable travail de journaliste très informé des mœurs étranges de cette nouvelle aristocratie qui ne se veut que cool c'est-à-dire en perpétuel hédonisme et uniquement préoccupée de jouissance et de consommation. Il use de son habituel humour décalé et pas forcément très politiquement correct et démonte bien des perversions du système. En particulier, celle des fameux sportifs- étudiants (très sportifs et très peu étudiants) dont on trafique les résultats scolaires parce que le sport donne une belle image de la fac et également celle de ces fraternités huppées, sorte de sociétés secrètes dans lesquelles le top du top peut quasiment tout se permettre en attendant d'accéder aux postes clés de la société.
    Tom Wolfe se révèle un véritable maître du roman social, une sorte d'ethnologue de notre époque. Malgré son épaisseur (650 pages), « Moi, Charlotte Simmons » est un livre qui se « dévore » tant les personnages sont attachants et l'intrigue passionnante. L'auteur me semble avoir encore progressé depuis « Acid test » (sur la genèse du mouvement psychédélique dans les années 60), « embuscade à fort braggs » (sur l'homosexualité et l'armée) et surtout depuis « Le bûcher des vanités » (sur les golden boys et le racisme) : plus aucune lourdeur, ni reprise, ni redite, un style fluide, ciselé, agréable, digne des grands classiques. Alors, Wolfe, nouveau Balzac ou nouveau Zola ?

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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  • Par petitepom, le 02 septembre 2011

    petitepom
    Le sujet est très attirant : entrée dans les arcade d'un grande université américaine mais avait –on besoin de 1000 pages pour le raconter, non !
    L »histoire de Charlotte est intéressantes, une provinciale qui débarque dans une institution où les valeurs qu'on lui a inculqué n'ont plus leurs places. Cette jeune fille va apprendre à mûrir très vite, elle va réaliser que la vision du monde extérieur est bien loin de la réalité. Les sportifs sont ceux qui sont favorisés, les enfants de famille modeste doivent travailler alors que ceux des riches dont leurs places sont assurés, n'ont aucune morale et ne sont là que pour s'éclater. Nous assistons à la vie des étudiant et ses dérives.
    Par contre les passages où on suit les joueurs de baskets est bien moins prenante, leurs dialogues entrecoupés de « fuck » à tout bout de champ sont pénibles, le nombres de pages les concernant est trop longue, l'image qu'il s'évertue à donner est bien compris par le lecteur, sorte de star au sein de cette petite société.
    J'ai parfois sauté des lignes même des paragraphes entiers qui sont trop descrïptifs ou répétitifs et qui ne changent en rien la compréhension de l'histoire. Tom Wolfe nous parle trop de ses dérives d'étudiant autour de l'alcool, le sexe et les fêtes, cela devient lassant. J'ai tenu quand même à connaître la fin de l'histoire et savoir comment Charlotte allait s'en sortir.
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 17 janvier 2011

    Or Charlotte n'avait pas du tout souffert du fastidieux voyage. Il avait été interminable, comme on dit - très précisément le genre de voyage qu'un individu en proie à la dépression souhaite puisque tous ses sujets d'inquiétude et de désespoir flottent dans une sorte de no man's land entre leur point d'origine et le point où, inévitablement, ils resurgiront. Pendant cette parenthèse, quoi de mieux que de vous retrouver sur un fauteuil inclinable, environné de complets étrangers, à bord d'un vaisseau spatial qui vous enmène rapidement au loin, protégé du monde par d'épaisses vitres teintées...
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  • Par kounil98, le 02 novembre 2011

    Les premières phrases : Chaque fois que la porte des toilettes hommes s'ouvrait, c'était comme si le matraquage des décibels venait se réverbérer sur toutes les glaces et toutes les faïences, comme si le tintamarre de Swarm, le groupe en train de se déchaîner dans la salle de concert à l'étage, doublait d'intensité. Chaque fois qu'un courant d'air la refermait, cependant, on pouvait de nouveau entendre les étudiants ivres de jeunesse et de bière faire de l'esprit, ou du moins chahuter, devant les pissotières.
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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Bon, admettons que ça soit totalement ça, les études : quatre ans pendant lesquels tu peux tout faire, tout essayer, sans qu’il y ait de … conséquences ? Pas de trace, pas de dossier, pas de blâme. Des trucs que si tu avais risqué ça avant, tes parents se seraient arraché les cheveux et t’auraient traitée comme une fille perdue ?
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  • Par pleblon, le 18 mars 2011

    L'un des aspects de Charlotte Simmons qui faisait d'elle Charlotte Simmons était de ne jamais céder à la pression du groupe.
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  • Par pleblon, le 18 mars 2011

    Ils ont du ressentiment , mais aussi ils sont … fascinés. Très, très attirés. (…) Il y a toujours des envieux, dans ce genre de situation. Nietzsche les appelle les tarentules. Leur seule satisfaction, c'est de faire tomber ceux qui les dépassent, de regarder la chute … Partout où tu iras, tu vas en croiser. Il faut que tu apprennes à les reconnaître.
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