ISBN : 202097603X
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
La Sibylline, c’est ainsi que Proust surnommait celle qui régna sur un demi-siècle de vie parisienne.

Marie-Sophie Godebska, dite Misia, est née à Saint-Pétersbourg en 1872 et morte à Paris en 1950. Un simple surnom pour désigner un mythe. Grande prêtress... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Evy, le 13 juillet 2010

    Evy
    Lu lors de l'opération Masse Critique
    J'ai commencé ce livre en ne connaissant rien de l'auteur, ni même Misia Sert dont l'écrivain se proposait de raconter sa vie. De plus en lisant la 4ème de couverture, je m'attendais à une biographie tout ce qu'il y a de plus classique.
    Or quelle ne fut pas ma surprise en lisant le premier chapitre quand j'ai constaté que la biographie débutait par la mort de Misia. Original, me suis-je dis, et surtout assez compliqué à suivre dans la mesure où je pensais qu'on assisterait d'abord à sa mort puis qu'on repartirait à son enfance, mais pas du tout, le récit repart beaucoup plus tard dans la vie de l'artiste et je dois avouer que tous ces changements temporels sont assez difficiles à suivre.
    Deuxième surprise concernant ce livre : il ne s'agit pas d'une biographie classique à proprement parlé mais plutôt d'une biographie romancé. le récit se fait à la première personne du singulier comme des mémoires (et apparemment après recherches Misia Sert aurait écrit ses mémoires mais elles seraient à prendre avec précaution car peu crédibles), ce que j'ai trouvé très étrange pour une biographie. Cependant on finit par s'y faire et on se laisse prendre par l'action.
    Je dois avouer que j'ai eu énormément de mal à me mettre dans la première partie du roman, je dirais même plus, cette partie fut presque un calvaire à lire. L'auteur ne nous présente pas les personnages, on attérit directement en plein milieu de la vie de Misia qui vient de rencontrer José Maria Sert, l'amour de sa vie, et dans cette première partie, l'auteur organise des va-et-vient incessants dans le passé de l'artiste et j'ai trouvé cela très difficile à suivre. Ces retours dans le passé (non chronologiques en plus) rendent le texte poussif et relativement peu captivant. Cependant j'ai trouvé la démarche de l'auteur intéressant dans la mesure où ces ellipses dans le passé nous montre bien à quel point la vie de Misia était fragmentée et incomplète avant l'arrivée de Sert mais que seulement une des trois parties du roman soit comme cela...cela m'a dérangé car à mon goût cela manquait de cohérence.
    En effet les deux dernières parties se lisent très rapidement et sont beaucoup plus intéressantes que la précédente. Pour tout dire j'ai mis quasiment une semaine à lire la première partie et seulement deux jours pour les deux derniers tiers du roman.
    En ce qui concerne le fond de l'histoire : l'histoire de Misia : je l'ai trouvé particulièrement intéressante. Cette femme et son histoire m'a vraiment touché même si le personnage avait un peu tendance à m'agacer par son apathie. Cependant on se rend compte à travers ce livre à quel point le destin a été cruel avec Misia et son récit n'en n'est que plus touchant. En outre à travers les différentes péripéties qui ont peuplées la vie de Misia on découvre un monde culturel et artistique absolument fascinant. On rencontre également dans ce roman de nombreuses personnalités très célèbre : Cocteau, Proust, etc. et c'est vraiment très intéressant ! Cependant tout un pan de l'histoire de Misia est occulté (on a quelques illusions mais très peu) : l'enfance de Misia. Je pense que son enfance est la clé de son comportement adulte et j'ai trouvé dommage que l'auteur ne s'y attarde pas plus.
    Enfin quelques mois sur le style de l'auteur que j'ai trouvé agréable mais sans plus. L'écriture ne m'a pas transcendée. Elle est fluide mais relativement plate. La plume de l'auteur ne sera pas ce que je retiendrai le plus de ce roman.
    Tout ça pour dire : que je remercie Babélio et les éditions du Seuil pour m'avoir permis de faire connaissance avec Misia Sert, qui fut vraiment une femme incroyable. Si la forme du roman et le style de l'auteur ne me laisseront pas un souvenir impérissable, le fond en revanche m'a beaucoup plu et ému !

    Lien : http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/article-la-sybilline..
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  • Par mustango, le 09 juin 2010

    mustango
    Livre lu dans le cadre de Masse Critique.
    J'étais relativement mitigée au départ, je trouvais l'histoire sympathique mais sans plus. En réalité je m'attendais à une biographie assez classique sur Marie Sophie Godebska alias Misia alias la Sibylline (1872-1950). le narrateur est Misia.
    Pour en savoir plus sur Misia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Misia_Sert.
    Il faut dire que je ne connaissais rien de ce personnage, j'avais juste entendu parler de son troisième époux : José Maria Sert. Par contre les personnalités qu'elle a cotoyées sont très connues : G Fauré, Ravel, Picasso, Cocteau, Coco Chanel, S Guitry, Diaghilev, Proust, Mallarmé, Radiguet, Toulouse Lautrec, Vuillard, Renoir etc...
    Misia tenait un salon, conseillait les artistes, impulsait les idées et a joué un grand rôle dans le succès des Ballets Russes en France. C'était une passionnée.
    Avec ce livre je n'étais plus en 2010, j'étais dans les années 20, 30...
    On se laisse prendre par cette histoire, son amour fou pour Sert qui lui fait accepter n'importe quoi.
    Pour voir des portraits de Misia et en savoir plus...
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    • Livres 4.00/5
    Par Laurane_C, le 20 juin 2010

    Laurane_C
    J'ai choisi ce livre parmi ceux proposés car je trouve la couverture très belle (pour commencer). Ce violet... le résumé évoque aussi Proust, évidemment j'ai été charmée. De plus, j'aime assez les biographies romancées. le problème c'est que je ne connaissais pas du tout cette femme, Misia Sert. Forcément, ça ne donne pas la même chose à la lecture car j'étais moins touchée. Mais cela reste indépendant du livre.
    Ce livre est bien écrit, le style au début me gênait un peu car il me semblait en faire trop. Oui, il s'agit d'une femme très célèbre, adulée etc mais cela m'énervait parfois de la voir se vanter en quelque sorte (Si on peut dire...). Et puis il y a un peu trop de référence à des tas d'artistes. Mais une fois qu'on sait que c'est le milieu dans lequel elle baigne, que c'est que l'auteur voulait raconter on s'y fait et on se laisse plutôt entraîner par cette histoire. Je pense que Maryse Wolinski s'est de plus en plus sentie concernée par son personnage et que cela se retrouve dans l'écriture. La fin était poignante, je ne pouvais plus lâcher le livre alors qu'au début, franchement, je le lisais comme ça.
    Pour moi c'est donc un livre très agréable à lire, qui évoque une époque que j'aime beaucoup, celle du début du siècle, puis les années folles... Et surtout, j'ai adoré la présence de Colette, de Proust et de Coco Chanel -bien qu'elle paraisse assez désagréable. Je pense que si j'avais connu avant Misia Sert, j'aurais été beaucoup plus intéressée par ce livre dès le début.
    Une réserve néanmoins: pourquoi le livre commence-t-il en 1952, époque où Misia commence à raconter son histoire, alors qu'on peut lire à la fin " octobre 1950 : au lendemain des funérailles de Misia Sert"... ? De toute évidence c'est une erreur d'impression car Misia est morte en octobre 1950.

    Lien : http://leslivresdelaurane.blogspot.com/2010/06/jai-recu-ce-livre-loc..
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    • Livres 2.00/5
    Par 94sophie947708, le 10 juin 2010

    94sophie947708
    Voici un roman sur une figure féminine, du début du 20e siècle :Misia.
    A travers sa vie, on a une bonne description du milieu artistique des "années folles". Sa vie est mouvementée tant au niveau sentimental (avec José Sert) que professionnel. Elle est toujours à voyager et surtout elle découvre et cotoie plein de talents (Ravel, Picasso, Cocteau, Coco Chanel, S Guitry, Diaghilev, Proust). C'est également elle qui assure le succès des Ballets Russe de Diaghilev.

    Cette mécène féminine, est bien décrite, et ce roman pourrait s'apparenter à une biographie, car l'auteur a effectué des recherches intensives et minutieuses sur cette période.
    Plus d'infos sur Misia Sert
    C'est une lecture agréable, historique, vivante et vibrante qui m'a plu.


    Lien : http://carnetslecturesophie772.blogspot.com/2010/06/wolinski-maryse-..
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Citations et extraits

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  • Par Laurane_C, le 20 juin 2010

    Lors de ma séparation avec Thadée, j'avais vécu un identique combat intérieur. Misia contre Misia face à l'abandon, la perte, la solitude. (...) J'avais l'impression d'avoir été construite sur des manques, ce qui me rendrait toujours bancale.
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  • Par mustango, le 10 juin 2010

    Avec Diaghilev, nous allons créer le plus grand événement culturel du début du siècle. Nous allons révolutionner la danse, la musique, la peinture, la littérature, tous les arts combinés.
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  • Par mustango, le 10 juin 2010

    Enfin, j'avais ferraillé dur pour imposer certains musiciens, des hommes qui comme Ravel avaient révolutionné la musique.
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  • Par mustango, le 03 juin 2010

    Ainsi les Ballets russes et Diaghilev eurent une influence considérable sur les vingt premières années.
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