> Charles Cestre (Traducteur)
> Max-Pol Fouchet (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253038415
Éditeur : Le Livre de Poche (1986)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Une représentation théâtrale donnée à l'occasion d'une fête paroissiale un jour d'été1939 dans la paisible campagne anglaise, révèle les tendances cachées, les penchants inavoués, les aspirations, les espoirs, les rêves de ceux que l'amitié rassemblés là, autour de la... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par keisha, le 26 février 2011

    keisha
    Dans une demeure de la campagne anglaise résident Barthélémy (ancien de l'armée des Indes) , sa soeur Lucie (dite Cindy ou La vieille Camelote), son fils Giles (agent de change à la City), son épouse Isabelle et leurs jeunes enfants. Plus la domesticité, nombreuse bien sûr. Arrivent Mrs Manresa et son ami William Dodge, juste le jour où une représentation théâtrale doit avoir lieu : les acteurs sont les proches villageois, le thème, l'histoire d'Angleterre, l'auditoire, le reste des autochtones...

    Virginia Woolf s'est visiblement bien amusée à inventer cette pièce de théâtre qui frôle souvent le pastiche, mais elle va jusqu'à mêler savamment dialogues de la pièce et remarques des spectateurs. Personnellement j'ai vraiment retrouvé l'ambiance des troupes d'amateurs où l'auditoire cherche à retrouver qui se cache sous tel déguisement...
    Pourtant la scène finale avec les miroirs fait naître un réel moment de malaise, mais dans un superbe passage Mrs Manresa se joue de la situation.
    Les sentiments d'Isabelle à l'égard de son mari sont peints délicatement de façon admirable et subtile tout le long du roman (amour, haine), un troisième homme est dans l'ombre, Giles s'intéresse à Mrs Manresa, William Dodge ne peut guère avoir de l'importance, jusqu'à la fin géniale (si!):
    « le rideau se lève. Ils parlent. »

    Que dire? C'est superbe! Au moyen d'une écriture très dépouillée, Virginia Woolf fait passer efficacement l'ironie, la tension, met à nu mes âmes.
    Un roman à savourer.

    « Il pose le journal et ils regardent tous le ciel pour voir si le ciel obéit au météorologue. Sans aucun doute le temps est variable. le jardin est tantôt vert, tantôt gris. le soleil se montre – et une extase de joie infinie se répand, embrasant toutes les fleurs, toutes les feuilles. Puis, par compassion, il se retire, se cachant le visage, comme pour s'abstenir de regarder la souffrance humaine. Il y a un certain relâchement, un manque de symétrie et d'ordre dans les nuages, qui s'amincissent puis s'épaississent. Obéissent-ils à leur loi propre, ou à aucune loi? Les uns sont de simples mèches de cheveux blancs. Il y en a un, très haut, très loin, qui s'est solidifié en albâtre doré, qui est fait de marbre immortel. Au-delà, c'est le bleu, le bleu pur, le bleu noir; le bleu qui n'a jamais filtré jusqu'à la terre; le bleu qui échappe à toute classification. Il n'est jamais tombé, comme le soleil, l'ombre ou la pluie sur le monde; mais il dédaigne la petite boule colorée qu'est la Terre. Aucune fleur ne l'a senti; aucun champ; aucun jardin. »

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-entre-les-actes-..
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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 06 avril 2011

    zohar
    Virginia Woolf reprend avec « Entre les actes » ses thèmes favoris : les personnages, qui gravitent autour de la représentation théâtrale donnée à l'occasion d'une fête paroissiale, ne sont que des voix intérieures. Les êtres apparaissent morcelés ; ils ne sont que des fragments de l'homme complet.
    Ainsi, et jusqu'à la fin, l'unité et la division se révèlent comme les thèmes centraux, comme les préoccupations dominantes de V.Woolf, toute tendue vers la recherche désespérée de l'unité personnelle et de la fusion avec l'autre.
    Telle est l'idée majeure que l'on peut émettre de ce, et encore une fois, magnifique livre de l'écrivaine anglaise.
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Citations et extraits

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  • Par zohar, le 17 mars 2011

    la beauté, c'est la bonté ; c'est la mer sur laquelle nous flottons. Nous sommes imperméables ; mais parfois le bateau prend l'eau.
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  • Par zohar, le 06 avril 2011

    Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir.
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Vidéo de Virginia Woolf


La chronique de Gérard Collard - Virginia et Vita 2
Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Albin Michel En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La Promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire. Vous pouvez commander "Virginia et Vita" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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