> Maurice Lanoire (Autre)
> Monique Nathan (Autre)

ISBN : 2253031534
Éditeur : Le Livre de Poche (1983)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
Des vacances sur une île en Ecosse. Un enfant rêvant d'aller Au Phare. Sa mère, Mrs Ramsay, objet de l'admiration de tous. Une expédition Au Phare dix ans après. La guerre qui entre-temps a laissé un goût amer. Des survivants qui luttent pour combler le vide laissé par ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (15)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 décembre 2011

    brigittelascombe
    Le phare, cette balise permettant d'aborder des eaux plus calmes, se retrouve dans les trois axes principaux de La Promenade au phare de Virginia Woolf dont la prose sensible et poétique crée une aquarelle aux reflets lumineux changeants dans le contexte vacancier des Nouvelles Hébrides battues par Les Vagues et le vent.
    Le cadre est une immense maison délabrée où gravitent une famille de huit enfants et plusieurs amis ou connaissances.
    Le phare "blanc sur l'eau bleue", peint de loin et de façon très réaliste par Lily Briscoet est déjà dans les lieux sous forme allégorique. Mrs Ramsay "des étoiles dans les yeux,des voiles dans les cheveux,parée de cyclamens et de violettes des bois" incarne le bonheur éclairant de ce havre de douceur et de paix. Charles Ramsay, son époux, philosophe, fier de sa beauté rayonnante, puise dans ses yeux l'assurance de son génie (ne le considère-t-elle pas comme "le plus grand métaphysicien"?). Elle est lumineuse pour ses enfants ("Voici l'être qu'il nous faut"). Elle est "aile d'argent" pour les uns, elle "porte le flambeau de sa beauté" pour les autres.
    Sa mort et celle de deux de ses enfants sera tempête, mais cette promenade Au Phare réalisée concrètement quelques dix ans plus tard dans une balade en bâteau sera renaissance (par l'acceptation des deuils subis),passation de pouvoirs (d'un père austère à un fils en quête d'approbation), liberté (arc-en-ciel qui soudain percerait la grisaille de la brûme environnante).
    Beaucoup d'éléments de la vie de l'auteur (lieu de vacances,figure paternelle du philosophe lointain et admiré, mère parfaite disparue trop tôt,milieu bourgeois et intellectuel) se retrouvent dans cet ouvrage.
    J'ai aimé les images extrêmement poétiques qui déferlent à chaque coin de phrase comme Mrs Ramsay; beauté presque surnaturelle, panier au bras, ombrelle déployée, qui file, ondoyante et sereine,à travers les dunes vertes, "pays lunaire et inhabité des hommes"; figure de proue de cette ile-navire tenant bon la barre à travers le temps.
    J'ai aimé le ressac des mots "chute monotone des vagues sur la plage", le "roulement cadencé des pensées", le rythme psalmodié entrecoupé de vers de Tennyson.
    J'ai aimé les "sens avivés", le regard intense de Lily Briscoet captant "la pulsation de la couleur qui inonde le golfe de bleu", son évolution qui, malgré son insignifiance, retranscrira l'émotion entre conception et réalisation de son tableau pour imposer sa vision et entraîner le lecteur dans l'art pictural du XIX° siècle marqué par le passage d'un simple réalisme à un impressionisme inspiré.
    Virginia Woolf auteur phare de la littérature anglaise, influencée par Proust et Joyce,appréciée pour ses envolées lyriques et l'émergence de ses voix intérieures laisse sous-entendre, dans La Promenade au phare, une série d'interrogations sur la vie,l'amour,l'art,la lutte contre la fuite du bonheur et le dépassement du deuil qu'elle clot par l'espoir.
    Une vision moins angoissée que celle de Mrs Dalloway, roman dans lequel transparaît sa propre fêlure puisqu'elle se suicidera par la suite et Entre les actes dans lequel son souhait prémonitoire "Puisse l'eau me recouvrir" se réalisera malheureusement.
    Les grands poétes sont-ils des dépressifs entrainés par leur propre vertige ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 11 mai 2012

    cicou45
    Vers le phare...Une promesse que Mrs Ramsay a faite un soir à son fils James, le plus jeune de ses huit enfants mais pourra-t-elle la tenir ? Son mari lui certifie que non en raison du mauvais temps mais sait-on jamais...
    Une saga familiale dans une grande maison en Ecosse où se côtoient mari, femme, enfants mais aussi les invités de passage et les domestiques.
    Cela faisait un moment que je voulais lire cet ouvrage mais je ne trouvais jamais le bon moment aussi me suis-je dit, "quelle meilleure occasion que de le lire alors que j'étais moi-même sur un bateau à l'occasion de mes vacances ?"
    L'écriture de Virginia Woolf est très belle et poétique mais j'avoue avoir eu un peu de mal avec la longueur des phrases et des descriptions interminables et surtout le changement radical, d'un chapitre à l'autre, du narrateur, si bien que j'ai parfois eu du mal à savoir de qui était le point de vue.
    L'histoire en elle-même est intéressante, dépeinte sur un arrière fond de Première Guerre mondiale et l'on voit évoluer les personnages et surtout, on se rend compte plus que jamais du temps qui passe et de la fragilité de la vie. A découvrir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
  • Par Kittiwake, le 03 septembre 2011

    Kittiwake
    Promenade dans les méandres de la pensée, et vanité de la destinée seront les préambules de cette promenade Au Phare.
    Dans la première partie, les personnages nous font partagés leurs monologues intérieurs, ceux qui constituent le bruit de fond de notre pensée, constitués de ruminations des événements passées, d'analyses en boucle de scènes vécues ou imaginaires ou de supputations à propose d'un futur plus ou moins proche, nous interdisant de vivre l'instant présent. La maitresse de maison est le pilier de cette assemblée, et sous des dehors apparemment solides et stables est la reine des ratiocinations. Autour d'elle gravitent famille et amis : son mari, philosophe tourmenté, conscient d'avoir atteint ses limites (la lettre Q), très centré sur lui-même, un ami, référence culturelle de service, les enfants, dont l'un ne rêve que du phare, une peintre trop sensible au jugement extérieur et dont le féminisme n'est qu'embryonnaire.
    Tout ce petit monde, bien incarné s'évanouit avec la disparition de sa pièce maitresse, et c'est la nature et son entropie qui prend la barre : c'est l'effondrement de ce microcosme, transcrit en insistant sur la rapidité de cette déliquescence, et que l'on visualise clairement, comme au cinéma lorsque les images sont accélérées. C'est le déroulement inéluctable des saisons, les destinées individuelles ne sont alors que des anecdotes : «La maison était abandonnée ; la maison avait été désertée. elle était abandonnée comme un coquillage sur une dune, qui va s'emplir de grains de sables maintenant que la vie l'avait quitté»
    Puis la maison ressuscite, à seule fin semble-t-il d'achever ce que la mort avait laisser en suspens, cette promenade Au Phare, même si elle n'est plus désirée. Ce pèlerinage doit avoir lieu. On y participe dans le bateau avec les passagers et de l'extérieur : Lili la peintre suit la progression de l'embarcation, en proie à ses démons.
    C'est une lecture qui demande de l'attention : les phrases sont longues et travaillées. On retrouve l'ambiance de «Mrs Dalloway» et à de nombreuse reprises les pensées attribuées aux différents personnages semblent bien surgir de l'univers intérieur de l'auteur. On y voit poindre l'angoisse et l'imminence de la folie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 30 mars 2011

    zohar
    A première vue, rien ne semble émerger de ce roman où l'intrigue est banale, et où il ne se passe presque rien, mais que soulèvent, pourtant, des émotions auxquelles il n'est pas facile de résister.
    Dans « La Promenade au phare », c'est à travers la conscience chaotique des personnages (et que le langage tente d'articuler de façon ordonnée) que nous vivons les évènements.
    Le roman se présente comme un diptyque à l'intérieur duquel la romancière nous plonge dans un de ses thèmes favoris : le temps !
    Le premier tableau narre la famille Ramsay et ses huit enfants en vacances sur une île (au large de l'Ecosse) avec la vue qui s'offre au loin sur un phare. A la promesse faite à l'un de ses fils (à la veille de la Grande Guerre), Mrs Ramsay décide d'aller y faire une petite excursion. Mais, à cause du temps et des évènements, cette promenade ne se fera que dix années plus tard.
    S'ouvre ainsi le deuxième tableau où La Promenade au phare aura, effectivement, lieu mais avec son noir cortège de deuils : la guerre a éclaté avec son convoi de larmes, et dans la famille Ramsay, deux des enfants sont morts dont un tué au combat, et Mrs Ramsay, elle-même est passée de la vie à trépas!
    Aux instants de quiétudes partagés (dans le premier volet, dix ans plus tôt), il ne reste plus que des souvenirs flous, et des fantômes fuyants (dans le second volet, dix ans plus tard).
    Le temps fuit inexorablement et laisse sur son chemin des empreintes qui ont un arrière goût de cendres sur la langue. Virginia Woolf inclut toujours les instants fugitifs dans la part d'éternité : la vie vous donne un sursis puis reprend sans répit !
    Au-delà d'une solide construction au regard de la composition du récit: les écarts temporels, l'alternance de points de vue narratifs, etc.
    Tout le charme du livre se trouve dans l'utilisation d'une prose (à la fois musicale et poétique) comme en retrait d'elle-même, à force de retenue ! Peut –être, pour mieux nous baigner dans les pensées et les perceptions des personnages.
    Par rapport au langage, son langage(Virginia Woolf) acquiert,ici, une sorte de précision « visuelle », concernant les descriptions de paysages et des personnages.
    Les «évocations visuelles » résonnent dans toute l'œuvre, à travers le temps et l'espace où, par un jeu de miroir, la romancière y met toute sa sensibilité littéraire, et « Art-istique » (nous lisons ce roman comme si l'auteur peignait devant nos yeux, à chaque mot lu, à chaque page tournée…). Ici, c'est le regard des personnages (et bientôt celui du lecteur) qui crée des mondes et des songes. Ne dit-on pas «…que l'importance soit dans le regard, non dans la chose regardée !... » (A.GIDE, in, Les nourritures terrestres).
    « La Promenade au phare » rassemble tous les thèmes essentiels de V.W : la mort, la fascination de l'eau, les instants éphémères et fugitifs, et le temps qui est traité ici de long en large.
    Il n'y a pas de solution définitive à l'angoisse, à moins qu'on ne se dépouille de tout désir, ce qui ne peut arriver qu'à l'extrême fin de la vie. Telle est l'idée principale de ce roman.
    Ici, V.Woolf analyse méticuleusement les effets, mais fait silence sur les causes. Et, c'est ce silence qui doit être médité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 09 juillet 2011

    Aline1102
    Les Ramsay séjournent dans leur résidence secondaire en Ecosse avec leur huit enfants et quelques invités. Un soir, Mrs Ramsay promet à James, son plus jeune fils, une promenade Au Phare le elndemeain, s'il fait beau. Mais Mr Ramsay leur certifie que le temps ne se prêtera pas à cette excursion.
    Tout commence ainsi et chaque personnage de l'histoire donne l'impression d'avoir un lien, même ténu, avec le phare et cette promesse de promenade.
    Mes Ramsay, perdue au milieu de ses problèmes domestiques, semble ne pas avoir beaucoup de temps pour penser à elle. le fameux "stream of consciousness" nous révèle ses réflexions, qui concernent toujours les autres: ses huit enfants, son époux, ses invités. Elle semble être une bonne mère, toujours inquiète du bien-être de ses enfants et essayant de leur forger les plus beaux souvenirs possibles afin qu'ils affrontent l'âge adulte avec tout le courage que grandir et vieillir nécessite. Elle s'inquiète aussi d'un ami de son mari, veuf sans enfant, qu'elle trouve trop seul. Elle joue donc un peu à la marieuse, essayaynt d'assortir au mieux les célibataires parmi ses invités.

    Mr Ramsay, l'époux, universitaire renommé, semble ne pas savoir comment vivre en dehors de ses réflexions et s'en remet pour tout à la compétence et à la patience de sa femme.

    Mrs Ramsay me rappelle beaucoup Mrs Dalloway, malgré leur vies très différentes. Toutes deux réflechissent à leur vie et Mrs Ramsay profite de ses inquiétudes concernant ses enfants et son mari pour tenter de s'interroger sur elle-même. Cette femme qui est, comme précisé plus haut, bien trop occupée pour être égoïste, donne l'impression de tenter de rémédier à cela en pensant beaucoup aux autres, en ayant toujours un petit geste pour prouver aux autres qu'elle s'inquiète d'eux. de cette façon, Mrs Ramsay se sent vivre, de la même façon que Clarissa Dalloway se sentait vivante en préparant sa fête.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (27)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mandarine43, le 10 août 2011

    [ Incipit ]

    « Oui, bien sûr, s'il fait beau demain, dit Mrs. Ramsay. Mais il faudra vous lever à l'aurore », ajouta-t-elle.
    Ces paroles causèrent à son fils une joie extraordinaire. Pour lui il était désormais entendu que l'excursion se ferait sûrement et que la merveille contemplée depuis des années et des années, semblait-il, se trouvait maintenant à portée de sa main, qu'il n'en était plus séparé que par une nuit de ténèbres et une journée de navigation. Comme il appartenait, à l'âge de six ans déjà, à la grande famille des êtres incapables de séparer leurs sentiments les uns des autres et d'empêcher la perspective de l'avenir, avec tout ce qu'elle contient de joies et de peines, d'obscurcir la réalité présente ; comme pour ces êtres, si petits qu'ils soient, le tour le plus léger de la roue des sensations a la faculté de cristalliser, de transpercer et de fixer le moment sur lequel il a posé son ombre ou sa lumière, James Ramsay, assis sur le plancher et en train de découper des images dans le catalogue illustré des « Army and Navy Stores », attribuait à celle d'un appareil frigorifique, pendant que parlait sa mère, un caractère de divine félicité. Cet appareil était auréolé de joie. La brouette, la tondeuse de gazon, le bruissement des peupliers, le blanchiment des feuilles avant la pluie, le croassement des corneilles, les balais heurtant les murs, le froufrou des robes - chacune de ces sensations avait dans son esprit une couleur si nette, un aspect si distinct, qu'il possédait déjà son code particulier, son langage secret. Il apparaissait cependant comme l'image de la sévérité inflexible et sans mélange avec son front haut, ses farouches yeux bleus d'une pureté et d'une candeur impeccables, ses légers froncements de sourcils devant le spectacle de la fragilité humaine, et cela au point que sa mère, en le regardant guider adroitement ses ciseaux autour du frigorifique, l'imaginait assis sur un fauteuil de juge, tout en rouge et en hermine, ou en train de diriger quelque grave et formidable entreprise dans une heure critique du gouvernement de son pays.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Lilly, le 03 juin 2010

    Ainsi, toutes les lampes éteintes, la lune disparue, et une fine pluie tambourinant sur le toit, commencèrent à déferler d'immenses ténèbres. Rien, semblait-il, ne pouvait résister à ce déluge, à cette profusion de ténèbres qui, s'insinuant par les fissures et trous de la serrure, se faufilant autour des stores, pénétraient dans les chambres, engloutissaient, ici un broc et une cuvette, là un vase de dahlias jaunes et rouges, là encore les arêtes vives et la lourde masse d'une commode. Non seulement les meubles se confondaient, mais il ne restait presque plus rien du corps ou de l'esprit qui permette de dire : "C'est lui" ou "C'est elle." Une main parfois se levait comme pour saisir ou pour repousser quelque chose ; quelqu'un gémissait, ou bien riait tout fort comme s'il échangeait une plaisanterie avec le néant.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par grisette, le 14 juin 2010

    "Cela l'aurait blessée [Mrs Ramsay] qu'il [William Bankes] refuse de venir. Mais pour lui cela n'en valait pas la peine. Regardant sa main, il songea que s'il avait été seul il aurait déjà presque fini de dîner ; il aurait été libre de se mettre au travail. Oui, songea-t-il, c'est une perte de temps épouvantable. (...) Que tout cela est donc dérisoire, que tout cela est fastidieux, pensa-t-il, à côté du reste - le travail. Il était assis là à pianoter sur la nappe alors qu'il aurait pu - lui apparut aussitôt une vue d'ensemble de son travail. Vrai, quelle perte de temps que tout ça ! (...) Il avait seulement envie d'être seul et de continuer à lire cet excellent livre. Il se sentait mal à l'aise ; il se sentait déloyal à l'idée de pouvoir être assis près d'elle sans rien éprouver à son égard. La vérité c'est qu'il n'appréciait pas la vie de famille. C'est dans ce genre de situation que l'on se demandait : Pour quoi vit-on ? A quoi bon, demandait-on, se donner tant de mal pour perpétuer la race humaine ? Est-ce tellement souhaitable ? (...) Questions stupides, vaines questions, questions que l'on ne se posait jamais si l'on était occupé. La vie humaine est-elle ceci ? La vie humaine est-elle cela ? On n'avait jamais le temps d'y penser."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par julifly, le 26 avril 2011

    Quel est le sens de la vie? Rien d'autre - question simple, qui semblait se faire plus pressante au fil des années. La grande révélation n'était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n'arrivait peut-être jamais. C'étaient plutôt des miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l'improviste dans le noir; en voici une. Tout cet ensemble; elle-même, Charles Tansley et la vague déferlante; Mrs Ramsey les rassemblant; Mrs Ramsey disant: "Qu'ici la vie s'arrête"; Mrs Ramsey faisant de cet instant quelque chose de permanent - cela tenait de la révélation. Une forme existait au milieu du chaos; cette fuite incessante, cet écoulement perpétuel (elle regarda passer les nuages et s'agiter les feuilles) se stabilisait soudain.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 17 décembre 2011

    La vérité c'est qu'elle avait parfois l'impression que son mari n'était pas tout à fait comme les autres hommes; qu'il était né aveugle,sourd et muet pour les choses de la vie ordinaire mais possédait un regard d'aigle dés qu'il s'agissait de choses extraordinaires.Sa faculté de compréhension l'étonnait souvent.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)

> voir toutes (16)

Videos de Virginia Woolf

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf


La chronique de Gérard Collard - Virginia et Vita 2
Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Albin Michel En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La Promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire. Vous pouvez commander "Virginia et Vita" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Promenade au phare par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (174)

> voir plus

Quiz