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> Noël Dutrait (Traducteur)
> Liliane Dutrait (Traducteur)

ISBN : 2876785269
Éditeur : L'Aube (2000)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 141 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après avoir tutoyé la mort, un homme quitte Pékin pour partir en quête de son Graal intérieur : la mystérieuse "montagne de l'Âme". Entre tradition millénaire et vestiges de la Révolution culturelle, il sillonne la Chine des années quatre-vingts, égrenant récits fantast... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par bilodoh, le 01 décembre 2013

    bilodoh
    Je reviens d'un long voyage... dans « La montagne de l´âme », j'ai accompagné Gao Xingjian dans ses pérégrinations à travers les de la Chine.
    Ce n'est pas un voyage facile, on y rencontre des traditions et des légendes, souvent cruelles et sanguinaires, sans compter des démons intérieurs à affronter.
    Ce n'est pas un voyage touristique, mais un dépaysement assuré, tant par les beautés de la nature que par les réflexions philosophiques, sur la vie, la société, etc.
    Ce n'est pas un voyage de groupe, mais un texte à deux voix, au « je » et au « tu », passant constamment du yin au yang et renonçant toujours à s'attacher aux personnes rencontrées en chemin.
    Pour apprécier ce livre, il faut une certaine patience, car c'est un long voyage, long, comme des millénaires d'histoires qui s'écoulent doucement…
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  • Par NMTB, le 19 décembre 2014

    NMTB
    Il faut du temps pour entrer dans ce livre. On part dans le brouillard et on n'en sort vraiment jamais, mais peut-être ne faut-il pas chercher plus qu'à s'habituer à ce brouillard et profiter simplement du subtil mélange de tradition et de modernisme que distille Gao Xingjian dans ces pages.
    Pendant les deux premiers tiers du livre, jusqu'au chapitre 52 environ, deux récits alternent. L'un est raconté à la première personne du singulier, un « je », un écrivain officiel en disgrâce, parti recueillir les dernières traces des traditions ancestrales dans les montagnes et les forêts vierges du sud de la Chine. L'autre est une histoire d'amour entre un « tu » qui adore raconter de vieilles histoires édifiantes, des contes, et une jeune fille, qui elle aussi, à sa façon, aime en raconter. Une superbe histoire d'amour, du début à son dénouement.
    Le narrateur (est-ce vraiment le « je » qui rêve le « tu » ou le « tu » qui rêve le « je » ?) est enlisé entre le passé et l'avenir. le message est bien sûr politique, porté contre la révolution culturelle, mais il est aussi plus vaste et c'est tout le progrès et le passé qui sont remis en question, la destruction d'une histoire millénaire et de la nature. Pourquoi ?
    Ce n'est pas non plus un livre réactionnaire, contre-révolutionnaire, ou alors d'un genre nouveau révolutionnaire chez les révolutionnaires. Car la narration est éminemment moderne, les chapitres ont parfois un goût d'inachevé, il manque une fin, une morale, le temps ne semble pas toujours linéaire, les dialogues n'ont parfois aucune ponctuation. Et je fais une totale confiance au traducteur, car le style m'a paru suffisamment beau et original pour le croire, d'une manière ou d'une autre, fidèle. Une écriture multiple, en crise, un style d'abord visuel, plein de sensations, où le lecteur ne retrouve pas les repères d'un roman classique. Et pourtant, j'ai très vite eu l'impression de lire un grand roman comme savait les faire Tolstoï ; plus exactement, j'ai senti le même souffle universel que savait donner Tolstoï à ses romans, malgré le fait qu'ils sont très ancrés dans une époque et un pays.
    Mais c'est encore Gao Xingjian qui parle le mieux de son propre livre :
    « Et pourtant, il n'a fait que s'enivrer dans l'utilisation du langage pour raconter la femme et l'homme, l'amour, la passion et le sexe, la vie et la mort, l'âme et la joie et la souffrance du cœur humain dans sa chair, et l'homme dans les relations politiques et la fuite de l'homme devant la politique et la réalité qu'on ne peut fuir et l'imagination hors du réel et laquelle des deux est la plus vraie et la négation de la négation du but utile qui n'est pas équivalente à la nécessité et l'illogisme de la logique et la prise de distance par rapport à la réflexion rationnelle dépassant le débat sur le contenu et la forme et la forme qui a un sens et le contenu qui n'a pas de sens et qu'est-ce que le sens et la définition du sens et Dieu que tout le monde voudrait être et l'adoration d'idoles athées et l'envie d'être considéré comme un philosophe et l'amour de soi et la frigidité et la folie qui conduit à la paranoïa et les capacités supranormales et la méditation zen la réflexion qui n'arrive pas au zen mais plutôt sur le principe vital du corps que l'on nourrit de la loi que l'on peut dire et celle que l'on ne peut dire ne doit pas être dite est dite quand même au monde et la mode et la révolte contre la mode vulgaire qui est de battre l'enfant à qui l'on ne peut pas apprendre à coups de baguette et donner l'éducation le premier en se remplissant le ventre d'encre et celui qui est près de l'encre est noir et qu'y a-t-il de mal dans le noir et les hommes bons et les hommes mauvais et les ni bons ni mauvais ou plutôt humains bien pires que les loups et les autres pires que l'enfer qui se trouve dans leurs propres cœurs et ce sacré soi-même recherche de l'angoisse sans arrêt et le nirvana ou plutôt tout est fini et tout ce qui est fini par qui et qu'est-ce que être ou ne pas être est-ce le produit de la sémantique qui prolifère tout ce qui n'a pas encore été dit qui n'est pas la même chose que ne rien dire et blablabla qui est inutile pour la discussion des fonctions comme dans la guerre entre hommes et femmes personne ne gagnera et jouer aux échecs en faisant avancer et reculer une pièce ce n'est qu'un jeu pour contrôler les sentiments des êtres humains qui doivent manger et mourir de faim est une petite chose et être déloyal est une grande chose mais il est impossible de juger la vérité que l'on ne peut pas connaître et seule la canne est plus solide que les expériences pour s'appuyer et ceux qui doivent trébucher trébucheront et à bas le roman révolutionnaire de la littérature superstitieuse et la révolution romanesque et la révolution du roman. » Ouf !
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 20 octobre 2013

    Missbouquin
    La Montagne de l'Âme est le roman qui a valu à Gao Xingjiang sa notoriété et son prix Nobel. C'est désormais un classique de la littérature universelle : un texte où l'auteur entraîne le lecteur dans un vertigineux voyage initiatique à travers la Chine des années 1980, entre tradition millénaire et vestiges de la Révolution culturelle.
    « Toi », tu es parti à la recherche de la « Montagne de l'Âme », un lieu dont tu as entendu parler dans le train (lors d'une rencontre fortuite avec « moi », le narrateur qui est semble-t-il une figure de l'auteur lui-même). Tu rencontres une jeune fille qui te suit dans ton cheminement : une jeune fille brisée par la vie, dont le lecteur ne saura pas vraiment ce qu'elle devient, si tu l'as laissée tomber, si elle s'est tuée ou si elle est simplement partie. « Moi », je me suis promené de parc naturel (avec les pandas) en temples bouddhistes et de centres culturels en ermitages taoïstes. Écrivain qui ne peut publier, j'ai marché, comme toi, un peu au hasard, mais seul, allant de rencontre en rencontre.
    Cette phrase est le résumé parfait de ce roman, si un tel résumé peut exister pour un texte dense de 700 pages qui explose toutes nos habitudes de lecture : deux personnages masculins identifiés seulement par le "tu" et le "je", qui se sont rencontrés au début du roman, et dont on soupçonne ensuite qu'il s'agit de la même personne : pas de noms, peu de toponymies, pas de descriptions physiques; un mélange des genres. Est-ce un conte ? des fables ? un voyage initiatique ? Un voyage historique ? A un moment du texte, le narrateur imagine les attaques que pourrait mener un critique littéraire qui ne sait comment classer ce texte : "réunir des récits de voyage, recueillir des bribes d'histoires et des notes au fil du pinceau, mélanger de la théorie à l'essai. [...] des fables qui ne ressemblent guère à des fables, quelques chants ou romances populaires avec en plus quelques histoires de fantômes créées de bric et de broc" ! Ce passage, d'introspection de l'auteur lui-même, est d'ailleurs parfaitement réussi !
    Au final, malgré tout ça, c'est un texte parfaitement homogène, avec ce fil conducteur qu'est la quête du narrateur de cette mystérieuse Montagne de l'Âme : mais est-ce une quête d'identité ? la quête de la beauté ? la connaissance absolue ? la volonté de l'autobiographie ? Un peu tout à la fois sûrement …
    Mais il ne serait rien sans la langue qui la sous-tend : une langue moderne, épurée, musicale, presque envoûtante, qui coule parfaitement à la lecture, une fois surmonté le choc initial ! D'ailleurs, la musique et les chansons sont centrales dans l'œuvre : le "je" est à la recherche de différentes formes de chansons populaires, "des chants qui partent de l'âme", qui lui font appréhender le mode de vie de chaque village dans lequel il s'arrête, qu'il soit campagnard, montagnard ou autre, Même si ces traditions ont tendance à se perdre …
    Tout cela sur fond historique, avec un communisme qui s'est insinué de partout, mais qui a été parfois dilué par des mythes ou des traditions plus ou moins inventées. Ce roman a d'ailleurs été publié à un moment où les écrivains se sont libérés du joug communiste, à la fois sur le fond et sur la forme. Il est également nourri des voyages de l'auteur, contraint lui-même par la censure, et qui lui a permis de renouer avec la nature et de découvrir la Chine rurale. Il a émigré en France en 1988 et c'est d'ici qu'il a publié La Montagne de l'Âme (il est d'ailleurs citoyen français depuis 1998).
    Un texte donc déstabilisant, qui est loin de livrer toutes ses clés à la première lecture (et, je le soupçonne, pas non plus à la deuxième ou troisième), et qui se termine d'ailleurs par un aveu d'incompréhension …
    « Je ne sais pas que je ne comprends rien, je crois encore que je comprends tout […] le mieux, c'est de faire semblant de comprendre. Faire semblant de comprendre, mais en fait ne rien comprendre. En réalité, je ne comprends rien, strictement rien. C'est comme ça.» Un écho à mon sentiment à la fin de cette lecture : enchantée oui, je l'étais, mais en réalité, je n'ai pas tout compris … ;) (mais n'est-ce pas l'essence de la littérature, de poser des questions sans réponses ?)


    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/10/14/la-montagne-de-lame-g..
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    • Livres 5.00/5
    Par Walken, le 13 janvier 2013

    Walken
    Guidés dès la première phrase par le narrateur qui s'exprime le plus souvent par le "tu", nous partons à la découverte d'une Chine sortant de la Révolution culturelle, un pays devenu à la fois schizophrénique et atteint d'Alzheimer qui à l'instar de ses habitants, a perdu son âme, ses repères, ses traditions, son humanité.
    Gao Xingjian nous fait entreprendre avec lui, en témoin privilégié, ce voyage initiatique qui nous mènera à la redécouverte de l'âme chinoise, à la spiritualité, à l'harmonie avec la nature, autant qu'à la quête de beauté, de sensualité et d'amour charnel.
    Avec un style épuré, poétique, envoûtant, parfois théâtral au travers de dialogues incisifs, l'auteur nous invite donc à une longue marche dans la campagne chinoise, à la recherche d'une mystérieuse montagne de l'âme, un lieu intemporel, presque inaccessible, promesse d'une réconciliation retrouvée entre le corps et l'esprit, source d'un questionnement personnel sur la compréhension du monde, des rapports humains et sur le sens à donner à sa propre vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par simeon, le 03 mars 2014

    simeon
    Livre hors normes qui défie les lois du genre. Est-ce un roman? un essai? un livre de voyage? qui en sont les personnages? incarnés uniquement par des pronoms personnels. Il y a aussi de la poésie et des chants populaires chinois, des allusions historiques chinoises.
    Un homme dans un train échange quelques mots avec son voisin, ce dernier lui parle de La Montagne de l'âme, il ne connait pas cet endroit et aimerait s'y rendre, cependant personne n'a l'air de vraiment l'aider pour y parvenir, cette montagne existe-t-elle? ou n'est-elle qu'une métaphore?
    Un des personnages est écrivain, il est à la recherche d'une nature primitive, un autre est photographe ou ethnologue, il va chercher à enregistrer des chants folkloriques, ils vont faire des rencontres. L'important n'est pas le voyage mais le chemin symbolique pour aller à la recherche de soi, de son histoire.
    On va se perdre dans cette lecture, comme ses personnages insaisissables et aussi son auteur qui a mis sept années pour en venir à bout. Cette perte de repères est grisante, l'écriture est magnifique, c'est sans aucun doute un des livres que je mettrai dans mon panthéon personnel. Un ouvrage complexe, déroutant, troublant mais tellement attachant, cinq étoiles sans aucune hésitation.

    Si vous voulez vous faire une idée de ce livre, je vous conseille les formidables podcasts de France Culture:
    http://www.babelio.com/auteur/Gao-Xingjian/2871/podcasts
    Une mise en scène radiophonique sublime qui donne du corps au livre, par ses silences, son rythme et sa musique nous plonge au cœur de ce livre.
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Citations et extraits

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  • Par NMTB, le 19 décembre 2014

    Le miroir lui signifie clairement qu’elle a gaspillé le plus bel âge de sa vie. Chaque matin au réveil, elle est abattue, amorphe. Si elle ne devait pas aller au travail, elle refuserait de se lever, elle refuserait de voir les gens. Une fois qu’elle y est, elle est bien obligée d’avoir des contacts avec les autres, et alors, elle commence à parler et à rire, elle s’oublie, elle se réconcilie un peu avec elle-même.
    Tu dis que tu comprends.
    Non, tu ne peux pas comprendre, elle dit que tu ne peux pas comprendre l’abattement d’une femme qui découvre qu’à cet âge, elle n’a encore connu personne qui l’aime vraiment. Ce n’est que le soir venu qu’elle éprouve un peu de colère. Elle voudrait que toutes ses soirées soient prises, avoir un but de sortie ou de visites, elle ne peut supporter la solitude. Elle veut se hâter de vivre, comprends-tu ce sentiment d’urgence. Non, tu ne le comprends pas.
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  • Par NMTB, le 19 décembre 2014

    Quand j’observe les autres, je les considère comme des miroirs qui me renvoient ma propre image et cette observation dépend entièrement de ma disposition d’esprit du moment. Même lorsque je regarde une jeune fille, je cherche à l’appréhender avec mes propres sens, je l’imagine avec ma propre expérience avant de formuler un jugement. Ma compréhension d’autrui, y compris des femmes, est en fait superficielle et arbitraire. Dans mon regard, les femmes ne sont rien d’autre que des illusions que j’ai créées moi-même et que j’utilise pour me mystifier. Voilà ce qui m’attriste. C’est pourquoi mes relations avec les femmes conduisent toujours finalement à l’échec. Et inversement, si j’étais une femme, j’aurais autant de peine pour avoir des contacts avec les hommes. Le problème réside dans la prise de conscience intérieure de mon moi, ce monstre qui me tourmente sans cesse. L’amour-propre, l’autodestruction, la réserve, l’arrogance, la satisfaction et la tristesse, la jalousie et la haine, viennent de lui, le moi est en fait la source du malheur de l’humanité. La solution de ce malheur doit-elle passer par l’étouffement du moi conscient ?
    Voilà pourquoi Bouddha a enseigné l’éveil : toutes les images sont des mensonges, l’absence d’image est aussi mensonge.
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  • Par NMTB, le 19 décembre 2014

    Je bois une tasse de thé. J’éprouve un amer regret. Peut-être viendra-t-elle me voir un jour, mais ce n’est pas sûr. Cette rencontre fortuite m’a procuré une certaine joie. Je suis incapable de faire la cour à une jeune fille aussi candide, en fait je suis sans doute incapable d’aimer vraiment une femme. L’amour, c’est trop lourd, je veux vivre avec légèreté et gaieté, sans avoir à assumer de responsabilités. Le mariage et toutes les tracasseries et rancœurs qui s’ensuivent sont trop épuisants. Je deviens de plus en plus distant, personne ne pourra plus provoquer mon enthousiasme. Je suis déjà vieux, et il ne me reste de goût que pour quelque chose qui ressemble à de la curiosité, sans toutefois chercher à obtenir un résultat qui est parfaitement prévisible et, de toute façon, trop pesant. Je préfère errer de-ci de-là, sans laisser de trace.
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  • Par NMTB, le 19 décembre 2014

    Je suis toujours à la recherche de sens, mais finalement qu’est-ce que le sens ? Puis-je empêcher les hommes de construire ce barrage monumental tout en détruisant leur propre mémoire ? Je ne peux que faire des recherches sur mon propre « moi », minuscule grain de sable. Je peux seulement écrire un livre sur « moi », sans m’occuper de savoir s’il paraîtra. Et écrire un livre de plus ou de moins, quel sens cela a-t-il ? La culture que l’on aura détruite va-t-elle manquer ? Et l’homme a-t-il tellement besoin de la culture ? Et qu’est-ce que la culture ?
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  • Par PhilippeMaurice, le 17 juillet 2012

    Ici, ni lichens, ni bosquets de bambous-flèches, ni buissons, les larges espaces entre les arbres rendent la forêt plus claire et la vue porte loin. Et, au loin, une azalée d'une blancheur immaculée, élancée et pleine de grâce, provoque un irrépressible enthousiasme par son extraordinaire pureté. Elle grossit au fur et à mesure que j'approche. Elle porte de grosses touffes de fleurs aux pétales encore plus épais que ceux de l'azalée rouge que j'ai vue plus bas. Des pétales d'un blanc pur qui n'arrivent pas à se faner jonchent le sol au pied de l'arbre. Sa force vitale est immense, elle exprime un irrésistible désir de s'exposer, sans contrepartie, sans but, sans recourir au symbole ni à la métaphore, sans faire de rapprochement forcé ni d'association d'idées : c'est la beauté naturelle à l'état pur.
    Blanches comme la neige, luisantes comme le jade, les azalées se succèdent de loin en loin, isolées, fondues dans la forêt de sapins élancés, tels d'insaisissables oiseaux invisibles qui attirent toujours plus loin l'âme des hommes.
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