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ISBN : 2253168688
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 131 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le 10 mai 1940, les troupes nazies d’Hitler envahissent les Pays-Bas. Dès février 1941, à la tête du corps expéditionnaire chargé du pillage, le Reichsleiter Rosenberg se rue à Amsterdam et confisque la bibliothèque de Spinoza conservée dans la maison de Rijnsburg.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 09 août 2014

    andman
    Irvin Yalom fait partie des auteurs dont le lectorat exigeant et habité de questionnements existentiels apprécie le talent de vulgarisation.
    L'idée de faire cohabiter dans un même roman Baruch Spinoza, le philosophe du 17ème siècle, et Alfred Rosenberg, l’idéologue du national-socialisme, est pour le moins originale. Irvin Yalom prend visiblement plaisir à relever les défis audacieux et son roman ''Le problème Spinoza'' met en parallèle le parcours de vie de deux hommes à trois siècles d’intervalle, deux hommes que tout sépare hormis peut-être la célébrité posthume.
    Deux essais, le premier complexe, le second effrayant, ont servi de base à cette œuvre romanesque. Psychiatre de formation et féru de philosophie, Irvin Yalom a trouvé tour à tour dans “l’Éthique” de Spinoza et dans “Le Mythe du vingtième siècle” de Rosenberg le terreau inspirateur à ce roman qui restitue alternativement d’un chapitre à l’autre la pensée du philosophe juif et celle du criminel nazi.
    Rationaliste par excellence, Spinoza croyait à une religion universelle de la raison dans laquelle Dieu est la Nature. Pour Spinoza il n’y a pas de bonheur éternel dans l’au-delà, parce que l’au-delà n’existe pas. Son excommunication à l’âge de 24 ans par la communauté juive d’Amsterdam l’obligera à adopter une condition de paria jusqu’à la fin de sa vie. Cet inconfort extrême ne l’empêchera pas de poser les bases d’une philosophie novatrice et d’être reconnu comme un précurseur des Lumières. Depuis lors, beaucoup se reconnaissent dans le spinozisme, ainsi l’illustre Goethe vénérait-il la pensée de Spinoza.
    C’est bien là que le bât blesse et le théoricien nazi Rosenberg se perd en conjectures : comment le grand Goethe, l’emblème, la fierté du peuple allemand depuis un siècle, a-t-il pu être subjugué par les écrits d’un juif ? Comment a-t-il pu écrire que Spinoza était un être remarquable ?
    Adepte depuis l'adolescence des thèses racialistes de l’écrivain Chamberlain selon lequel subsiste à l’état pur en Allemagne une race supérieure, Rosenberg sera obnubilé sa vie durant par la préservation de cette soi-disant pureté de la race aryenne. Il pensait déjà dans les années vingt que la question juive ne serait résolue que le jour où le dernier juif aurait quitté le grand espace allemand.
    Le délire paranoïaque de Rosenberg verra son ultime concrétisation deux décennies plus tard dans l’horreur de la “Solution finale”.
    Spinoza et Rosenberg épanchent leurs états d’âme respectifs auprès de personnages fictifs tout droit sortis de l’imagination de l’auteur. Des esprits chagrins ne manqueront pas de souligner la grande latitude avec laquelle Irvin Yalom revisite l’Histoire. Qu’importe ! La grande majorité des lecteurs devrait apprécier la construction savamment étudiée de ce roman.
    “Le Problème Spinoza” semble dépasser les bornes du roman historique mais les fantaisies de l’écrivain ne sont jamais hors du champ du plausible.
    Il est rare de trouver un livre à ce point passionnant de bout en bout et la pensée de Spinoza traduite par Irvin Yalom est d’une incroyable limpidité comme en témoigne ce court extrait :
    ”Il semble paradoxal de dire que les hommes sont plus utiles les uns aux autres quand ils suivent chacun leur propre chemin. Mais il en va ainsi lorsqu’il s’agit d’hommes de raison. Un égoïsme éclairé mène à l’entraide. Nous avons tous en commun cette capacité à raisonner, et le vrai paradis sur terre adviendra le jour où notre engagement à comprendre la Nature, ou Dieu, remplacera toutes les autres attaches, qu’elles soient religieuses, culturelles ou nationales.”
    Les espérances utopiques du grand philosophe ne sont malheureusement pas près de se réaliser. L’actualité apporte chaque jour son lot de malheurs et la barbarie des hommes semble sans limite et sans fin comme si les enseignements tirés des périodes les plus sombres de l’Histoire étaient vite oubliés.
    Heureusement, quelques artistes arrivent encore de temps à autre à éveiller les consciences par leur faculté à entrevoir la face cachée des choses, à mettre en lumière l’inacceptable.
    Un portraitiste du clair-obscur aurait peut-être été le plus à même de saisir l’âme tourmentée de l’idéologue nazi Rosenberg, de transposer sur la toile sa terrifiante noirceur !
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 30 mars 2014

    lehane-fan
    Belle découverte que le Problème Spinoza.
    J'y suis rentré à reculons, la philo et moi n'ayant jamais été soudé comme les six doigts de la main. Puis s'installe très rapidement une trame brillante et insolite. le portrait croisé de deux hommes que tout oppose. Spinoza, homme fort de son intégrité intellectuelle en perpétuelle quête de bonheur, du bonheur dans son plus simple appareil, et qui n'hésitera pas à s'opposer aux principes fondateurs de tout un peuple, le sien, au risque de s'aliéner toute la communauté. Parallèlement l'on découvre le Reichleiter Rosenberg totalement déboussolé à l'idée qu'un petit juif ait pu être porté au pinacle par Goethe qu'il admire par-dessus tout, Hitler excepté. Véritable éminence grise du Nazisme, Rosenberg n'aura de cesse de se construire et d'évoluer au sein de l'appareil d'état, quémandant douloureusement la caresse servile d'un führer qui l'utilise plus qu'il ne l'apprécie. Deux portraits forts et complexes tout aussi passionnants qui méritent le détour pour peu qu'on en accepte le postulat de départ...
    L'auteur a bossé le sujet et cela se sent d'entrée de jeu. L'évolution sociétale néerlandaise du XVIIe décrite conjointement à celle d'une Allemagne balbutiant encore ses gammes Hitlériennes participe grandement à l'intérêt d'un tel ouvrage pouvant sembler rébarbatif de prime abord. L'intrigue vous happe littéralement. La vulgarisation philosophique passionne au point de vouloir pousser plus avant le sujet ultérieurement.
    Original et racé, le Problème Spinoza a tout d'un très grand roman qui interpelle tout en suggérant plusieurs pistes personnelles. Que demander de plus ?

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 14 mai 2012

    ivredelivres
    Le nouveau roman d'Irvin Yalom est dédié à Spinoza, un génie s'il en fut et ça tombe vraiment bien car il est sans doute le philosophe à qui je porte la plus grande admiration. Mais Irvin Yalom ne se contente pas d'un roman biographique car son texte a deux versants et le second est dédié à la vie d'un des hommes les plus terribles du siècle : Alfred Rosenberg qui fut à l'origine de l'idéologie nazie prônant la supériorité de la race aryenne et l'antisémitisme et qui un jour eut à faire avec Spinoza et plus spécialement sa bibliothèque.
    Une face lumineuse et une face obscure.
    La face lumineuse d'abord : Irvin Yalom nous propulse dans l'Amsterdam du XVII ème siècle dans les boutiques qui jouxtent la Synagogue. Il nous fait faire la connaissance de Bento Spinoza (ou Baruch ou Benedictus) et nous le montre étudiant déjà érudit, promis aux plus hautes fonctions, mais ... il y a un mais de taille, Spinoza est à quelques jours de son excommunicationou Herem, par les rabbins de la Synagogue d'Amsterdam.

    Le Herem prononcé le 27 juillet 1956 est infamant et définitif :
    « Nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza »
    Il est non seulement exclu mais les rabbins attirent sur lui les foudres divines
    « Qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie. Veuille l'Éternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Éternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi : que son nom soit effacé dans ce monde »
    Et pour la mise au ban soit totale :
    « Qu'il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l'approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits. »
    Baruch Spinoza a bien des tords, il a ouvertement mis en cause le contenu de la Torah, son origine divine, il s'interroge : avec qui les enfants d'Adam et Eve se sont-ils mariés ? Comment Moïse pouvait-il écrire sur sa propre mort ? La Torah ne serait-elle pas un conte à dormir debout et la vérité de Dieu ne serait-elle pas ailleurs ?
    La face obscure est celle d'Alfred Rosenberg, étudiant qui vers 1910 se passionne pour les thèses de Houston Chamberlain sur la prétendue supériorité de la race aryenne, ayant tenu un discours antisémite virulent il est sommé de s'expliquer devant la direction et se voit contraint de faire un travail sur les écrits de Goethe et sur l'admiration que le « Génie allemand » porte à Spinoza.
    Ce pensum Alfred Rosenberg s'en acquitera mais cela n'aura pas l'effet escompté par ses professeurs. La trajectoire d'Alfred Rosenberg va définitivement s'infléchir vers le mal.
    Irvin Yalom tresse un récit passionnant de bout en bout, le portrait de Spinoza et son parcours qui aboutit à une Ethique de la joie se dévore littéralement. La vie et la pensée de Spinoza nourrissent le livre et même s'il s'agit ici d'une simplification de la pensée du philosophe, celle-ci est habile et juste.
    Les ruptures occasionnées par le texte sur Rosenberg sont l'occasion de s'interroger sur la nature du mal, sur son inéluctabilité. Quelque chose ou quelqu'un aurait-il pu empêcher cet homme de devenir un des plus grands criminel ?
    Cette construction en deux volets est très réussie et les liens entre les deux récits très efficaces.
    On retrouve ici le meilleur de Yalom, sens du récit, écriture prenante, originalité du propos, bref un très très bon livre.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2012/05/08/le-proble..
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 13 novembre 2014

    Kittiwake
    Irvin Yalom est un as pour mettre en scène des personnages historiques, en les imaginent dans des dialogues, qui, mine de rien, contiennent un maximum d'informations, et le lecteur progresse ainsi sans douleur dans la connaissance de ces personnages, au delà de la vie quotidienne, jusque dans leur vision du monde.
    Il en fut ainsi pour Freud et Nietzsche dans Et Nietzsche a pleuré. C'est à nouveau le cas pour Spinoza et Rosenberg. Certes ces deux là n'ont jamais pu se rencontrer puisque Spinoza exposa ses idées suffisamment clairement pour être mis au ban de la société juive néerlandaise où il vivait au dix-septième siècle, alors que Rosenberg fut rédacteur de l'organe de presse officiel de NSDAP, à l'époque où ce parti dirigé par Hitler mit en place ses funestes plans.
    Le lien se crée entre les deux hommes, parce que Rosenberg, dont il fut difficile de dire s'il était crétin ou génie, tant ses écrits étaient confus, Rosenberg était fasciné par le fait qu'un antisémite comme Goethe puisse admirer Spinoza le juif.
    Le roman est également un prétexte pour fustiger, via Spinoza, le dogmatisme des religieux qui font autorité, et qui au nom d'une interprétation peu crédible des écritures, qui ne sont pas d'émanation divine, mais bien la transmission de discours anciens éventuellement déformés, peuvent asservir et contrôlés la foule des fidèles.
    La philosophie de Spinoza ne fait pas l'objet d'une analyse exhaustive, mais les principes fondateurs, et le contexte social au sein duquel ils ont vu le jour sont clairement exposés. Et la tâche n'a sûrement pas été facile, car les données personnelles sont maigres dans les archives, la correspondance n'ayant pas été publiée.
    L'on perçoit également avec précision les mécanismes qui ont abouti en Allemagne à la montée du nazisme et son cortège d'horreurs.
    C'est une lecture facile, instructive et très agréable.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/11/le-probleme-spinoza.html
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    • Livres 5.00/5
    Par indira95, le 13 mars 2014

    indira95
    Un livre intelligent et raffiné qui me permettrait de comprendre la pensée de Spinoza (comme beaucoup j'ai abandonné au bout de deux pages son Ethique, j'en ai encore des suées), le tout sous forme de roman pseudo-biographique… oui ça existe vrai de vrai et on le doit à Irvin Yalom. Attention, attendez-vous à un déluge de compliments car j'ai tout aimé, absolument TOUT ! de l'écriture en passant par l'histoire, les personnages, la morale, le rythme… TOUT ! Je mets un 19/20 (oui c'est mon côté tatillon) à ce roman qui a pris le parti d'imaginer (à partir de détails biographiques tout de même), un pan de la vie de Baruch Espinoza, le fameux philosophe Hollandais (et juif) du XVIIe siècle et celle d'Alfred Rosenberg, théoricien de la pensée nazie, farouche antisémite. Deux hommes qu'à priori tout oppose si ce n'est que pour son malheur, Alfred Rosenberg éprouvait une admiration sans bornes pour le philosophe. D'où un épineux problème de conscience : admirer un intellectuel juif et se sentir proche de la pensée d'une race jugée « inférieure » et « nuisible », est-il compatible avec son idéal aryen, celui qu'il incarne et défend avec tant de hargne et de conviction ? Soyons francs, cette idée de départ m'a tout de suite séduite. Alterner le jour et le nuit, la raison pure et la déraison c'était excitant et cela a parfaitement fonctionné du début jusqu'à la fin, sans aucune fausse note ni essoufflement. Les joutes verbales et philosophiques des deux personnages ont été un vrai plaisir de lecture, rythme et fond qui ont fait chauffer ma cervelle peu encline à la philosophie !
    Je pourrais donner moult raisons pour lesquelles j'ai adoré ce roman (mais je pourrais écrire un roman alors refrénons-nous pardi !). Je me concentrerai sur certaines. Tout d'abord, Irvin Yalom n'est jamais tombé dans le cliché ou la facilité : d'un côté le gentil Spinoza (qui on l'apprend s'est caractérisé par un égoïsme farouche au nom de ses principes, préférant se couper de sa famille, les « isoler » au sein de la communauté juive plutôt que de renoncer à ses idéaux) ou le très méchant Rosenberg (qui bien que loin d'être un saint, était aussi et avant tout un pauvre type méprisé par les grands dignitaires nazis - Hitler le premier). Il me faut aussi ajouter que grâce à notre auteur, j'ai enfin compris les aspirations de Spinoza (qui l'eut crû) : la religion et ses dogmes tels qu'enseignés par les religions du livre sont irraisonnables et absurdes et de fait sont impossibles. Il ne s'agit que de mythes créés de toutes pièces par des hommes tout ce qu'il y a de plus mortels pour contrôler les peuples et non la véritable parole divine. J'ai enfin pu appréhender la richesse de sa pensée et ses fondements, le tout mis en lumière au moment où rejetant les dogmes du Judaïsme, Spinoza est mis au ban de la société juive d'Amsterdam, frappé d'un Hérem, c'est-à-dire l'excommunication à vie, combat de la raison pure contre le poids de la communauté et de ses croyances superstitieuses. Quant à Alfred Rosenberg, bien qu'ignoble dans sa bêtise et sa haine, Irvin Yalom en fait un personnage tourmenté et peu sûr de lui, recherchant en permanence l'approbation des autres ; l'assentiment et l'amour d'Hitler étant son but et obsession ultimes, un mirage.
    Si avec tout ça vous hésitez encore je n'y comprends rien! Et pourtant, un roman intelligent, accessible, original, très bien écrit et enlevé, que demander de plus ?

    Lien : http://livreetcompagnie.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par michemuche, le 23 novembre 2014

    La préface se termine par un avertissement : " Je demande à la foule ignorante et superstitieuse de ne pas lire mon livre ", en expliquant que "ceux qui soutiennent que la raison ne peut qu'être au service de la théologie n'en tireront aucun profit" .

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  • Par claudine, le 23 novembre 2014

    Il n' y a pas de vie après la mort. Je ne laisserai pas les rabbins ni quiconque m' empêcher de raisonner, car c' est par la raison que nous pouvons connaître Dieu, et cette quête est la seule vraie félicité en ce monde.

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  • Par michemuche, le 22 novembre 2014

    Il est las : enseigner la doctrine à des adultes est une tache difficile. Il n'est que trop sensible à la leçon que tous les professeurs de la religion ont finalement compris : il est capital de former les élèves dès le plus jeune âge.

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  • Par michemuche, le 21 novembre 2014

    - les miracles n'existent que par l'ignorance de l'homme. Dans les temps reculés tout évènement qui ne pouvait être expliqué par des causes naturelles était considéré comme un miracle.

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  • Par michemuche, le 20 novembre 2014

    Ecoutez-moi, les garçons: si c'est le bonheur que vous cherchez, ne vous gâchez pas la vie en vous battant pour ce dont vous n'avez pas vraiment besoin.

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