> Clément Baude (Traducteur)

ISBN : 2757803891
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
Psychanalyste reconnu, Ernest Lash est en proie au doute: en se montrant plus proche de ses patients ne parviendrait-il pas à de meilleurs résultats? Quand Carol Leftman, brillante et séduisante avocate, entre dans son cabinet, il met en pratique sa nouvelle théorie. Ma... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par soleil23, le 18 mai 2012

    soleil23
    Voilà, je suis presque à la fin de ce roman et j'avais hâte de vous en parler...
    Est ce que vous avez déjà lu un livre qui vous parle ? Vous pose des questions ? Vous sonde au plus profond de votre inconscient ?
    Eh bien, ce roman le fait avec une telle ingéniosité que l'on s'y prend au jeu et vite on se retrouve sur le fameux "divan" (avouez que celui de la couverture est reposant !!!), là où se sont installés tour à tour les personnages de l'histoire : les patients.
    Mais qui sont-ils ?? et que viennent -ils chercher ??
    1- Belle, la femme belle, tourmentée, suicidaire et dont la hantise est le vide !
    2- Justin, l'homme qui soigne son mal par un mal plus grave. Qui croit trouver le bonheur...mais ce n'est qu'un leurre.
    3- Ernest le Psychothérapeute qui se fait superviser à son tour car il est aussi un homme qui hésite, se trompe et essaye d'appliquer une méthode non conventionnelle "la Thérapie-vérité".
    4- Marshall, le grand expert dans le domaine, qui analyse, dissèque les mots avec aplomb, qui déconcerte par sa froideur preuve irréfutable de sa maîtrise.
    5- Carol, la femme bafouée, humiliée et qui, une fois, sur le divan, met son pied à l'étrier pour une course à la vengeance. Et c'est là aussi que se dévoile tout l'art machiavélique de la Femme.
    Les récits se croisent et les vies s'imbriquent l'une à l'autre dans le mensonge ou la vérité, nul ne peut le savoir.
    J'ai trouvé ce roman riche et émouvant à souhait, un vrai coup de cœur.
    Alors si vous voulez en savoir plus sur :
    - le code déontologique de la psychothérapie
    - les quatre sentiments fondamentaux
    - comment plonger dans les abysses d'un homme ou d'une femme
    - les dérapages dans cette profession
    et beaucoup d'autres techniques et secrets, alors vous savez ce qui vous reste à faire !
    Bonne lecture à tous et à toutes
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    Pas évident de parler de ce livre tant il est dense. Toute l'intrigue tourne autour d'Ernest Lash, psychiatre psychanalyste, lui même en analyse avec son superviseur Marshal Streider.
    Ernest soigne Justin Astrid en thérapie. Celui-ci n'arrive pas à quitter sa femme, Carol, avec qui il vit depuis de nombreuses années un mariage malheureux. Or, il se trouve que celui-ci parvient après moultes tergiversations à la quitter. La femme éconduite et rejetée qu'est Carol va alors monter de toute pièce une vengeance ayant pour but de faire comprendre à Ernest qu'il est responsable de la situation, que c'est à cause de lui que son mari l'a quittée. Carol est persuadée de cela, elle doit se venger de ce psy, qui, comme tous les psys, ne sont là que pour abîmer ceux avec qui ils travaillent. Elle en a fait l'expérience.
    Voilà pour l'intrigue. Or les choses se compliquent car Ernest ne mord pas à l'hameçon. Contre toutes attentes, il résiste aux avances répétées de Carol, devenue Carolyn en consultations. Celle-ci veut faire craquer Ernest, le faire fantasmer, rentrer dans une manigance où elle pourra prouver qu'il a couché avec elle, après l'avoir enregistré. Pour cela, elle l'allume littéralement, lui raconte des fantasmes où il joue le premier rôle, le fait rentrer dans sa vie sexuelle imaginaire et intime.
    Ernest lâche du lest mais ne cède pas, car il a sa conscience professionnelle. Bien qu'il en soit à un moment de sa carrière où il se demande s'il ne faut pas s'ouvrir complètement à ses patients pour créer un contact et un transfert plus fort, bien qu'il décide, par hasard avec Carol, de tenter l'expérience de l'ouverture et du dialogue sans limites, il résiste, et ne cède pas. Et le pire, ou le mieux, dans cette histoire, c'est qu'il la fait changer, lui fait perdre ses obsessions de vengeance, la soigne en somme. Elle va mieux.
    Cela n'est qu'une partie de cette histoire. le superviseur d'Ernest, Marshal, joue également un rôle très important. Cet homme sûr de lui, de sa manière de faire, de sa manière d'aborder la psychanalyse, va lui aussi être être mis à rude épreuve dans une histoire parallèle qui recoupe néanmoins la première.
    Je pense que le livre est avant tout amusant, bien construit et instructif. On apprend à voir le monde de l'analyse, des psys, de derrière le rideau. Ce livre, ne l'oublions pas, a été écris par un psy. Mais c'est loin d'être rébarbatif ou chiant. L'histoire s'enchaîne bien, coule bien, les problématiques se rejoignent finalement et les personnages trouvent leur chemin dans les méandres de leur inconscient. Nous savourons, quant à nous lecteurs, la joie de savoir que ces personnages vont parfois trop loin, sont névrosés, comme nous, mais parviennent à se soigner et à s'apaiser. Ce livre nous montre aussi que la psychanalyse se pose de puis toujours cette éternelle question: où se placent les limites dans le dialogue? le psy doit-il se livrer un peu ou pas du tout? Est-ce son rôle? Quel est son rôle?
    La fragilité de chacun est reflétée dans cet ouvrage, le fait que nous sommes faits de plusieurs visages et de plusieurs facettes, que rien n'est jamais joué, que l'on peut se retrouver prisonnier de soi-même ou parvenir à vivre avec ce que l'on est.
    Cette histoire montre des personnages qui à un moment ou à un autre de leur cheminement vont s'enfermer dans des obsessions, des idées de grandeur ou de vengeance, et par le biais de l'entraide, vont réussir à se sortir de ces ornières.
    Un bon livre donc. Quelques longueurs au début, le temps de voir où l'auteur nous mène, mais cela ne dure pas longtemps, on est vite pris dans le flot.
    Bonne lecture et dites-moi ce que vous en pensez si vous l'avez lu (ou pas!)
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Un jour, j'ai pris le TGV pour rentrer de Paris sur Grenoble. Je m'installe à ma place, un jeune homme arrive et s'installe à côté de moi. Je sors mon livre, il sort son livre .... et le train démarre. Petit coup d'oeil sur le livre de mon voisin, petits sourires entre gens " du même monde "....Et puis au bout d'un certain temps, n'y tenant plus je branche mon voisin....Nous avons échangé pendant tout le reste du voyage sur les livres, la lecture, la place de la lecture dans nos familles car ce jeune homme avait l'age de mon fils ainé et nous nous sommes rendus compte que nous avions bcp de points communs et de lectures communes. Avant de nous séparer à la gare de Grenoble, ce jeune homme me conseille un livre à lire, ce livre à lire. Je n'ai pas de papier donc je note les références sur mon portable et elles y restent durant un an et demi. Avant de partir en vacances, je me suis rappellée que j'avais ça sur mon portable et je l'ai acheté .
    Et je me suis bien amusée....Je suis déjà une fan de David Lodge alors je me disais bien que si David Lodge avait aimé ce livre ....
    J'y ai appris aussi bcp de choses sur toutes les querelles de chapelle dont j'avais qd même ouï dire mais surtout ce que j'ai appris c'est que peu importe finalement la chapelle que l'on choisi. Ce qui compte c'est que ça marche et qu'une certaine éthique soit respectée.Il sagit bien d'un plaidoyer pour la psychothérapie mais sous forme de roman tout à fait prenant, très bien écrit, très fin dans l'analyse des comportements. Forcemment ...l'écrivain est psychiatre et on sent bien qu'il n'a pas fait qu'écouter pendant des heures des gens en crise. On sent qu'il n'a pas été dupe ni de ces gens ni de lui même , qu'il est allé chercher loin ce que chacun cherche à se cacher le plus possible et à cacher au psy le plus possible, le truc qu'on ne peut pas dire ni entendre ni voir finalement et pourtant la guérison passe par la, entre autre. Ce qui m'a intéressé aussi c'est qu'il ne reconnait pas que au psy le pouvoir de guider l'autre à travers les méandres de sa personnalité mais je ne dois pas trop en dire sur le livre.
    Il y a qd même une idée très séduisante qui reste à la fin de cette lecture ....Et si en fait le psy pouvait guérir l'autre même malgrè lui ? Guérir l'autre ou plutôt lui ouvrir les yeux sur ses réels désirs, motivations dans la vie. Est ce que qq'un qui mentirait en partie à son psy pourrait qd même y trouver qq chose, être touché par qq chose ?
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    • Livres 3.00/5
    Par aaahhh, le 21 mars 2012

    aaahhh
    Quand Ernest Lash, psychanalyste, décide de tester sur une nouvelle patiente sa théorie selon laquelle il pourrait mieux aider ses patients en se montrant plus proche d'eux, il ne se doute pas que sa décision tombe au plus mal. En effet, la patiente en question, Carol Leftman, n'a commencé sa thérapie que dans le but de piéger l'analyste, qu'elle juge responsable de la décision de son mari de se séparer d'elle.
    C'est un roman drôle et original sur la psychanalyse que nous offre là Irvin Yalom, qui est lui-même psychiatre, et sait donc de quoi il parle. C'est avec espièglerie et humour qu'il s'attaque au sacro-saint cadre de la cure psychanalytique à travers cette lubie du narrateur de devenir plus proche de ses patientes et de transgresser les limites habituelles entre analysant et analysé.
    Ça ne m'a pas plu au début, qu'un psychiatre, même pour un délire littéraire, remette en question une des règles fondamentales de l'analyse qui consiste en le maintien d'une distance et d'une neutralité bienveillante de l'analyste envers ses patients, mais il me semble tout compte fait qu'avec son roman, Yalom ne souhaite pas transgresser mais plutôt inviter à réfléchir au cadre de la cure et aux limites qu'il est juste ou non de poser en tant que thérapeute.
    Il m'est difficile d'émettre une critique univoque sur ce livre car mon avis a changé tout au long de ma lecture : au début, je me suis franchement ennuyée et j'ai même hésité plusieurs fois à l'abandonner. Je trouvais l'histoire petite et inintéressante, comme ses personnages, tous petits, arrogants et cupides... Mais au fil de la lecture, je me suis laissé prendre et mon plaisir est allé crescendo en constatant que l'histoire s'ouvrait, et que dans un même mouvement, les personnages s'ouvraient aussi pour finalement devenir grands, bons et libres, au fil de leurs analyses…
    Ce n'est pas ma plus belle rencontre littéraire, mais je garde néanmoins un très bon souvenir de « Mensonges sur le divan » et notamment de certains passages hilarants, comme celui sur la décision de « rappeler» certains patients comme le font certains supermarchés avec des produits non-conformes…
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    • Livres 3.00/5
    Par HT, le 30 septembre 2011

    HT
    Une lecture divertissante, malgré un handicap de départ : Irvin Yalom n'est pas écrivain, son style est tellement passe-partout qu'il en devient inexistant. Il faut donc passer outre cette écriture défaillante pour se concentrer sur l'intrigue, pas mal menée, et sur le sujet qui est captivant pour le non initié : les psychanalystes, leurs relations avec leurs patients, leurs collègues, leurs carrières, leurs rivalités professionnelles. C'est un sujet en or dont l'auteur, lui-même psychanalyste de profession, tire bien parti, tricotant plusieurs intrigues avec fluidité, et apportant des trésors de détail très crédibles sur ce métier. On se prend à attendre les "scènes sur le divan" avec un véritable suspense. Seule l'évolution du principal personnage féminin est traitée avec peu de cohérence : son caractère change du tout au tout entre le début et la fin du roman, grâce aux seuls talents d'un psy (dans lequel l'auteur semble largement se projeter!). Cela donne un tour assez artificiel au dénouement, mais cependant pas de quoi bouder son plaisir.
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Citations et extraits

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  • Par soleil23, le 23 mai 2012

    ... Une honte absolue. Peut etre que l`arrogance et la honte etaient liees, pensa-t-elle. Peut etre que si Marshal etait moins arrete dans ses jugements, il serait moins dur avec lui-meme. Ou bien etait-ce l`inverse ? S`il n`etait pas aussi dur avec lui meme, serait-il plus indulgent avec autrui ? Maintenant qu`elle y pensait, c`etait exactement en ces termes qu`Ernest lui en avait parle.

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  • Par soleil23, le 21 mai 2012

    Encore une dernière chose à propos des relations de couple conflictuelles : la mort les fige dans le temps. Elles seront donc toujours conflictuelles, toujours inachevées, toujours frustrantes. Pensez un instant à la culpabilité qui en résulte ! pensez à tous ces moments où la veuve éplorée - ou le veuf - se dit : "Si seulement j'avais pu...." Je crois que c'est l'une des raisons pour lesquelles le deuil après une mort soudaine, par exemple un accident de voiture, est tellement difficile à vivre. Dans ces cas là, mari et femme n'ont pas eu le temps de se dire adieu, de se préparer aux événements - autant d'affaires laissées en plan, autant de conflits non réglés.
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  • Par soleil23, le 23 mai 2012

    Quand les temps sont durs, seuls les durs avancent, se rappelait-il.
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  • Par soleil23, le 21 mai 2012

    Au bout de quelques minutes, Ernest fut rattrapé par son blues des librairies. Partout, en effet, des livres étaient posés sur de longues tables, suppliant qu'on les regarde un seul instant, exposant sans la moindre vergogne leurs chatoyantes couvertures vertes ou rouges magenta, entassés au sol en attendant d'être mis en rayon, débordant sur les tables, tombant par terre. Contre le mur du fond, de grandes piles d'invendus attendaient tristement d'être envoyés au pilon. A côté d'eux se trouvaient des cartons encore fermés : c'étaient les livres qui venaient d'arriver, pressés de connaître eux aussi, leur heure de gloire.
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  • Par soleil23, le 21 mai 2012

    Ruth lui avait révélé le secret ultime des femmes : comment capturer un homme. "C'est tellement simple, lui avait-t-elle dit. Il suffit de regarder un homme dans les yeux pendant quelques secondes de plus. C'est tout."
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Vidéo de Irvin D. Yalom

Et Nietzsche a pleuré d'Irvin Yalom au Livre de Poche .
Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé somme le Dr Breuer de rencontrer Friedrich Nietzsche. Encore inconnu du grand public, le philosophe traverse une crise profonde due à ses relations orageuses avec Lou Salomé et à l?échec de leur ménage à trois avec Paul Rée. Friedrich Nietzsche ou le désespoir d?un philosophe. le Dr Breuer, l?un des fondateurs de la psychanalyse. Un pacte secret, orchestré par Lou Salomé, sous le regard du jeune Sigmund Freud. Tout est là pour une magistrale partie d?échecs entre un patient extraordinaire et son talentueux médecin. Mais qui est le maître ? Qui est l?élève ? Qui soigne qui ? Et c?est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, intense, drôle et machiavélique, que nous convie Irvin Yalom."Comment pouvait-on vivre jusque-là sans connaître les livres du docteur Irvin D. Yalom ? On se le demande. Ce n?est pas tous les jours que les livres de psychothérapie se lisent comme des romans" - Geneviève Delaisi de Parseval, Libération








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