ISBN : 2809700966
Éditeur : Editions Philippe Picquier
(2009)
Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Les jours, les mois, les années2Ajouter à mes livres
Une terrible sécheresse contraint la population d'un petit village de montagne à fuir vers des contrées plus clémentes. Incapable de marcher des jours durant, un vieil homme demeure, en compagnie d'un chien aveugle, à veiller sur un unique pied de maïs. Dès lors, pour l... > voir plus
Une vraie leçon d'agronomie, c'est ce que j'ai pensé à la lecture de ce livre. Toute l'ingéniosité d'un vieux paysan chinois livrant une bataille désespérée contre la sécheresse, déployant toute son ingéniosité et son savoir pour sauver ne serait-ce que ce dernier pied de maïs, car c'est l'avenir. Un seul épi de maïs, ce sont les semences de demain…
Mais ce n'est pas faire honneur à ce livre que de le réduire à cette seule dimension. Il y a certes cette connaissance viscérale de la terre, mais c'est aussi et surtout une ode à l'inébranlable entêtement humain, à celui qui nous fait traverser les siècles, qui nous fait perdurer, génération après génération.
Ce livre se veut une fable intemporelle et universelle : il n'y a aucune indication explicite de lieu ou de temps, même si un peu de connaissance d'histoire agricole pourrait permettre de deviner la région de Chine et la décennie, je ne m'y suis pas risquée. Je préfère conserver l'universalité de ce petit livre, poétique et triste, d'une tristesse résignée et transfigurée par la dignité de qui ne s'avoue jamais vaincu.
Je ne sais pas comment décrire ce genre de livre, trop poétique, trop subtil pour mon écriture, et c'est dommage car je ne suis pas sûre de lui faire justice et d'arriver à communiquer l'envie de le lire. Un livre à lire un après-midi d'été, quand le soleil tape tellement que l'on sent le poids de ses rayons…
Yan Lianke est un écrivain chinois et ça se ressent dans la lecture. On trouve des images que l'on ne trouve pas ou très rarement dans la littérature occidentale, dans lesquelles il est beaucoup question de couleurs, d'odeurs, bonnes ou mauvaises ; le viel homme parle au chien qui comprend, mais ne répond pas.
Je ne suis pas très habitué à ce genre de littérature, mais j'avoue avoir été intéressé et j'ai plutôt bien aimé. Je n'en lirais peut-être pas tous les jours, mais de temps en temps, je ne dis pas non !
Une terrible sécheresse contraint la population d’un petit village de montagne à fuir vers des contrées plus clémentes. Incapable de marcher des jours durant, un vieil homme demeure, en compagnie d’un chien aveugle, à veiller sur un unique pied de maïs.
( avant-propos)