> Aline Azoulay (Traducteur)

ISBN : 9782221114315
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Toutes deux nées dans les années 1930 aux États-Unis, Sarah et Emily sont les filles d’un couple divorcé. Au gré des lubies de leur mère, Pookie, elles déménagent d’une ville à l’autre, entre suburbs petites-bourgeoises qui flattent ses aspirations sociales et quartiers... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Tampopo, le 08 décembre 2010

    Tampopo
    Pour ma part, j'ai eu beaucoup de difficultés à lâcher ce livre, tant j'ai été bluffée par l'aisance avec laquelle l'auteur, Richard Yates, parvient à se glisser dans la peau d'une jeune femme de vingt ans et à décrire ses pensées les plus intimes.
    Parents divorcés, enfance nomade, il y a fort à parier que Richard Yates a mis beaucoup de lui-même dans le personnage d'Emily. Et, si l'œuvre de Richard Yates, auteur décédé en 1992, connaît aujourd'hui un regain de popularité, c'est sans conteste grâce à la finesse de ses portraits psychologiques féminins.
    Le succès de l'adaptation cinématographique de son tout premier roman intitulé « Revolutionary Road », en français « Les noces rebelles », par le réalisateur Sam Mendes et avec Kate Winslet et Léonardo di Caprio, participe de cet engouement.
    À travers la trajectoire de trois femmes, purs produits de la middle class américaine, un peu naïves et relativement peu armées pour affronter la vie, Richard Yates nous parle de la condition de la femme dans l'Amérique des années 1930 à 1960.
    Cette longue traversée sous fond de libération sexuelle nous permet de retrouver les héroïnes de ce roman à plus de vingt ans d'intervalle. le constat est amer, même si elles ont suivi des chemins opposés, le mariage et les enfants pour l'une, la carrière pour l'autre, aucune ne semble heureuse. Coincées dans leurs existences et incapables de vivre leurs propres rêves, elles noient leurs frustrations dans l'alcool, perpétuant ainsi une funeste « tradition » familiale.
    Publié pour la première fois en 1976, Easter parade est un roman aussi tragique que poignant, une histoire dénuée de morale et sans happy end. Plus de trente après sa première publication, l'histoire des sœurs Grimes nous parle encore à nous, lectrices et lecteurs de 2010, cette résonance contemporaine est sans conteste la marque des grands romans.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 25 décembre 2011

    MissG
    "Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents".
    Ainsi commence ce roman de Richard Yates, et autant dire que dès cette première phrase le ton est donné.
    L'auteur nous propose de suivre à travers cette histoire le destin de deux soeurs bien différentes l'une de l'autre : Sarah, la préférée des parents, la plus belle et la plus sensible, qui choisira une voie toute tracée par le mariage, les enfants et un foyer à tenir; et Emily, qui choisira une voie plus risquée, jalonnée de nombreux hommes mais aucun auquel elle s'attachera, vivant seule et par ses propres moyens, en somme, une femme moderne et libérée.
    L'auteur s'attache clairement à ce deuxième personnage.
    Emily est l'héroïne de ce roman, son point central et unique et vers lequel converge systématiquement tous les autres personnages. Elle est le coeur et l'âme de ce roman.
    A travers elle, Richard Yates livre aux lecteurs une chronique douce-amère des années glorieuses de la classe moyenne américaine.
    J'ai littéralement adoré ce personnage et son histoire.
    Malgré ses défauts, Emily est un personnage charismatique et une fois la lecture commencée il est très difficile de l'arrêter.
    J'aime beaucoup ce personnage, à la fois complexe et compréhensible, mais surtout égaré durant toute sa vie et qui finira par avouer à son neveu : "Et tu sais le plus drôle ? J'ai presque cinquante ans et je n'ai jamais rien compris de toute ma vie".
    Malgré un caractère fort et une volonté farouche, Emily est désarmante sur certains aspects, notamment lorsqu'elle ne comprend pas les situations et qu'inlassablement alors elle déclare "Je vois", sans voir aucunement quoi que ce soit.
    Même lors d'une rupture avec un homme, un qui selon moi a compté pour elle, l'auteur écrit que "Pendant des semaines et des mois, après ça, Emily songea à des tas de répliques passionnées parfaitement formulées qu'elle aurait pu opposer à cette déclaration; mais, sur le moment, tout ce qu'elle trouva fut une petite réplique faiblarde qu'elle se détestait d'utiliser depuis l'enfance :
    - Je vois."
    Au final, malgré une vie menée comme un esprit libre, elle se raccrochera à une personne de sa famille, sans doute la seule qui l'accepte telle qu'elle est, car "c'est un crime d'être aussi seule".
    Derrière un fond d'histoire à tendance dramatique, j'ai trouvé que l'auteur était surtout pessimiste par rapport à ses personnages et aux décennies 50/60/70.
    Car finalement, Sarah n'a pas été heureuse dans sa vie, elle a préféré suivre une voie toute tracée plutôt que de se chercher, et Emily a passé son temps à se rêver pour passer à côté de tout et finir seule, abandonnée de tous ou presque. Elles n'ont été heureuses ni l'une ni l'autre tout en ayant des caractères diamétralement opposés et choisi des chemins différents, leur seul point commun est sans nul doute de noyer leur réalité dans l'alcool et la cigarette.
    Elles n'auront fait que transposer le parcours de leur mère, Pookie.
    De plus, ce livre est réellement bien écrit, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et je pense que la traduction est fidèle à la version originale.
    Ce qui m'a surpris, c'est que l'histoire se passe près de quarante ans en arrière et qu'elle n'est absolument pas démodée.
    Elle m'a parlé, j'ai pu me retrouver dans certaines situations ou pensées d'Emily, "Easter parade" reste donc un roman très contemporain.
    Le côté amer de l'histoire est toujours d'actualité et l'absence de fond moralisateur est aussi sans doute pour quelque chose dans mon appréciation de cette lecture.
    Ce fut une très belle découverte littéraire et je retiens le nom de Richard Yates, auteur peu connu qui mérite de l'être beaucoup plus.
    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge ABC critiques 2012, lettre Y et du challenge New-York en littérature 2012.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/12/easter-parade-de-richard-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 30 novembre 2010

    Zazette97
    "Easter parade" est un roman publié aux USA en 1976 et traduit cette année en français.
    Son auteur, Richard Yates, est particulièrement connu pour son premier roman "Revolutionary Road" ("La fenêtre panoramique" en français) dont l'adaptation cinématographique ( "Les Noces rebelles") fut réalisée par Sam Mendes en 2008.
    1930. Les parents des soeurs Grimes divorcent et les deux petites filles, Sarah (9 ans) et Emily (4 ans) partent vivre avec leur mère, Pookie, à Tenafly tandis que leur père continue de travailler à New-York en tant que préparateur de copie pour le Sun.
    Trimbalées aux 4 coins des USA au gré des caprices d'une mère instable et rêveuse, elles finissent par s'établir à New-York où Sarah s'éprend du fils des voisins, Tony Wilson, qu'elle finit par épouser.
    Emily obtient quant à elle une bourse pour aller étudier la littérature anglaise à Barnard.
    Tandis que l'aînée se cantonne à son rôle de mère de famille, la cadette prend la tangente. Electron libre passant d'un homme et d'un boulot à un autre, elle n'en est pas plus heureuse pour autant...

    " Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents."

    Le moins qu'on puisse dire c'est que l'auteur annonce le ton du récit dès la première ligne.
    "Easter parade" évoque les destins croisés de deux soeurs que tout oppose. Alors que l'une a choisi de mener une vie à la campagne, entourée de ses enfants et d'un mari alcoolique à la main légère, l'autre accumule les rencontres et les boulots éphémères sans vraiment se poser de questions.
    Emily qui a toujours été jalouse de son aînée en raison de sa relation privilégiée avec leur père comme avec celui qui deviendra son beau-frère, porte un regard à la fois dur et amusé sur sa soeur dont elle critique le manque de culture.
    Au delà du fossé intellectuel qui les sépare, les deux soeurs ne sont pas vraiment liées par des liens affectifs. Emily fait en sorte de rester éloignée de sa soeur comme de sa mère, deux femmes portées sur l'alcool qu'elle n'estime pas dignes d'intérêt.
    Aussi se contente-t-elle de se manifester qu'en cas d'extrême d'urgence, lorsque l'une ou l'autre nécessite son aide, plus par devoir filial et pour avoir la conscience tranquille que par réelle sollicitude.
    Autour d'elles gravitent des hommes qui ne sont guère mieux lotis. Lâches, violents, alcooliques, ils semblent être passés à côté de leur vie, s'apitoient sur leur sort et s'en prennent souvent à leurs compagnes à défaut de pointer leurs propres erreurs.
    Difficile de m'attacher à ces personnages tant leur comportement me poussait à me maintenir à distance, à l'image de l'indifférence qu'adopte Emily vis-à-vis de sa famille.
    Comme dans "les Noces rebelles" (attention, n'ayant pas lu le roman je ne me base que sur le film), Richard Yates brosse le portrait d'individus qui aspirent à un idéal qu'ils n'atteindront jamais. Qu'il s'agisse d'Emily qui se complait dans l'anticonformisme et assouvit son désir d'indépendance ou de Sarah qui au contraire de sa soeur se plie aux conventions sociales et tente de préserver sa vie de famille coûte que coûte, l'auteur semble vouloir démontrer par le biais de ses personnages antithétiques que, dans un cas comme dans l'autre, le bonheur n'est pas forcément au rendez-vous.
    Mais, à la différence de "Les Noces rebelles", j'ai trouvé cette histoire un peu trop "mou du genou". Les personnages côtoyés ici se laissent passivement happer par leurs désillusions, ne manifestant que peu de volonté à s'en sortir, partant à la dérive pour finalement sombrer dans l'alcool.
    Sans jamais verser dans le misérabilisme, l'auteur adopte un ton acerbe frisant souvent l'ironie et qui laisse au final un goût amer dans la bouche. Même si je ne regrette en rien cette lecture, je conseillerais de l'éviter en cas de baisse de moral tant le paysage de cette Amérique d'après-guerre et les personnages qui l'habitent se révèlent peu reluisants.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/11/easter-parade-richard-yate..
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 11 juillet 2011

    Titine75
    Sarah et Emily Grimes sont nées dans les années 30 et leurs parents divorcent lors de leur enfance. Les deux soeurs vivent avec leur mère, frivole et s'occupant plus de son allure que de l'éducation de ses enfants : “Esther Grimes, dite Pookie, était une petite femme séduisante dont l'existence semblait consacrée à la quête et à la conservation d'un idéal qu'elle appelait “le style”. Elle dévorait les magazines de mode, s'habillait avec goût et essayait toutes sortes de coiffures, mais elle avait toujours cette lueur perplexe dans le regard et n'avait jamais vraiment su comment empêcher son rouge de déborder, ce qui lui donnait un air hésitant, mi-hébété, mi- vulnérable. Comme elle trouvait davantage de classe aux riches qu'aux gens de catégorie sociale moyenne, elle éduquait ses filles en aspirant aux attitudes et aux manières des nantis.” Sarah et Emily vivent donc dans un monde rêvé par leur mère. Dans leur imagination, les deux fillettes réinventent et grandissent leur père : elles le voient grand journaliste alors qu'il n'est que correcteur des titres du Sun. Leur enfance loin de la réalité décidera probablement de leurs destinées à la fois opposées et au final très semblables.
    Lecteurs optimistes, passez votre chemin, l'univers de Richard Yates n'est pas pour vous et il nous le dit dès l'ouverture de son roman : “Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents.” Les deux soeurs choisissent des vies très différentes. Sarah, l'aînée, choisit une vie adulte conformiste : elle se marie très tôt, fait des enfants, vit à la campagne et ne travaille pas. Elle rêvait du grand amour qui dure éternellement et finira par noyer sa désillusion dans l'alcool. Emily refuse de rentrer dans le moule prévu pour les femmes dans les années 50. Elle est une petite soeur d'April Whealer, l'héroïne du chef-d'oeuvre de Richard Yates La fenêtre panoramique”, elles ont toutes deux de grands rêves anticonformistes et d'indépendance. Pour Emily, l'illusion dure quelque temps : elle travaille, organise des fêtes dans son appartement, passe d'homme en homme. Après deux mariages, plusieurs déménagements, une carrière qui stagne, Emily n'est pas plus satisfaite de sa vie que Sarah. La cadette a pourtant tout fait pour s'éloigner de sa soeur et ne pas lui ressembler. Les relations entre Sarah et Emily se distendent au fil des années mais toutes deux finissent déçues par leur vie et terriblement seules. Richard Yates se concentre sur le destin d'Emily qui semble plus prometteuse, plus indépendante et plus solide. La chute, la désillusion n'en sont que plus rudes. Comme dans “La fenêtre panoramique”, le constat de Richard Yates est cruel et désenchanté. Les portraits des deux soeurs et de leur époque sont rendus avec beaucoup de justesse.
    Moins fort que “La fenêtre panoramique”, “Easter parade” est néanmoins un beau roman empli de tristesse et d'aigreur. L'écriture de Richard Yates fait encore merveille et l'empathie est totale avec Sarah et Emily. le pessimisme a parfois du bon.


    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 26 novembre 2011

    kathel
    Je n'avais encore jamais lu de roman de Richard Yates, même si j'ai vu le film Les noces rebelles, tiré de La fenêtre panoramique, film qui m'avait bluffée par son atmosphère particulière, très sombre et pessimiste. J'ai retrouvé dans ce roman cette ambiance qui se révèle un peu déprimante, il faut l'avouer. A croire que la vie n'est qu'une succession de moments gênants ou décevants.
    Celle d'Emily Grimes semble être comme cela, en tout cas, jamais simplement satisfaisante, toujours gâchée par des évènements qu'elle ne maîtrise pas. Pendant qu'Emily, restée célibataire, croise la route de quelques hommes auxquels elle ne souhaite pas vraiment s'attacher, sa sœur Sarah se marie, fonde une famille, habite une jolie propriété… Une belle image qui ne le restera pas…
    Richard Yates décrit vraiment comme personne les petits ou grands moments ratés de la vie, ceux qui prennent davantage de place que les moments calmement heureux, ceux qui restent là, lovés en rond, malheureusement installés à demeure. Ce n'est pas ce que l'on peut appeler une lecture réjouissante, mais on ne peut s'empêcher d'y revenir, aimanté par cette fresque très intimiste mais saisissante de l'Amérique des années trente aux années soixante. A découvrir si vous ne l'avez pas encore fait !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-richard-yates-easter-par..
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Citations et extraits

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  • Par Kro, le 08 juillet 2011

    Non loin de là, l'une des pierres tombales d'aspect récent était gravée des mots "Edna, épouse aimée de Geoffrey", c'est ainsi qu'Emily apprit que la vieille Edna était morte. Etrange que Sarah ne lui ait jamais dit. Elle se promit de lui demander pourquoi après la cérémonie, puis comprit qu'elle ne serait jamais en mesure de demander quoi que ce soit à sa soeur. Très timidement, comme une enfant quémande le pardon de son père, elle glissa ses doigts au creux du coude de Howard. Elle pouvait presque entendre Sarah lui dire : "Ca va, Emmy, ça va."
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  • Par csapin, le 16 mars 2011

    Mais être une intellectuelle ne se résumait pas à s'exprimer d'une certaine manière, ni même à être en tête des classements semestriels, ou à passer tout son temps libre dans les musées, les salles de concert ou les cinémas projetant ces films qualifiés "d'auteur". Il fallait également apprendre à ne pas être frappée de mutisme en arrivant à une soirée pleine d'intellectuels confirmés et plus âgés, et à ne pas commettre l'erreur inverse de parler à n'en plus finir, de débiter inepties et idées outrancières en continu, dans l'espoir désespéré de racheter l'ineptie ou l'outrance précédente et, après coup, à ne pas se tordre de remords dans son lit.
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  • Par MissG, le 23 décembre 2011

    Pendant des semaines et des mois, après ça, Emily songea à des tas de répliques passionnées parfaitement formulées qu'elle aurait pu opposer à cette déclaration; mais, sur le moment, tout ce qu'elle trouva fut une petite réplique faiblarde qu'elle se détestait d'utiliser depuis l'enfance :
    - Je vois.
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  • Par Tampopo, le 08 décembre 2010

    Elle s’arrêta d’un coup, lorsqu’elle prit conscience que cette pensée elle-même était un mensonge : ces larmes, comme toutes les larmes qu’elle avait jamais versées dans sa vie, étaient pour elle-même, pour la pauvre et sensible Emily Grimes, que personne ne comprenait, et qui ne comprenait rien.
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  • Par kathel, le 26 novembre 2011

    Emily retourna au bureau où elle accomplit distraitement ses tâches de l’après-midi. Ce n’est que peu avant cinq heures qu’elle commença à ressentir une satisfaction coupable : elle venait de voir sa sœur, elle ne serait pas obligée de la revoir avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
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La fenêtre panoramique adapté en film au cinéma sous le titre "Les noces rebelles"








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