> Robert Latour (Traducteur)

ISBN : 2221102088
Éditeur : Robert Laffont (2005)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 24 décembre 2011

    sylvaine
    AUTOPSIE D'UN MARIAGE AMERICAIN.Nous sommes en 1955, dans le Connecticut Ouest "banlieue de New York".Einsenhower est Président des USA, la guerre est finie depuis 10 ans,les jeunes soldats ont repris le chemin de la vie civile avec plus ou moins de succès.Frank Wheeler et sa femme April , parents de 2 jeunes enfants ont acheté une maison dans un village en pleine expansion."vraiment une gentille petite maison, dans un gentil petit cadre." "pas grande et tout en bois , chevauchant hardiment sa fondation .en béton , avec une fenêtre centrale immense qui ressemblait à un grand miroir noir: ""une fenêtre panaromique".
    Richard Yates va nous faire partager la vie de ce couple associé par erreur , rêvant d'espace , de départ ,pour échapper à la médiocrité ambiante .Frank Weeler se vante d'avoir un travail alimentaire et d'y dépenser le mons d'énergie possible ,quant à April elle fourgonne dans sa maison , en pensant à autre chose , à se réaliser autrement que dans les biberons et les couches !
    En l'espace de quelques mois nous voyons se couple se désagréger , se prendre en grippe , ;Le texte de Yates est d'une pertinence surréaliste ,il fait mouche à tous les coups et nous regardons impuissants le drame se nouer.
    Beau texte à replacer impérativement dans son contexte historique , à noter l'adaptation cinématographique Les Noces Rebelles réalisée par Sam Mendes avec Leonardo di Caprio et Kate Winslet particulièrement bien réussie .
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 15 janvier 2012

    missmolko1
    On ne peut pas nier que ce roman soit bon. Il dépeint la vie d'un couple (April et Frank Wheeler) dans une banlieue américaine des années 50. le début du roman est fascinant mais la suite est vite devenu pour moi, très lourde, pesante et longue. Des descriptions à n'en plus finir, des personnages qui représentent tous les pires aspects et défauts ce qui fait qu'on n'arrive pas a les aimer et puis au fur et a mesure que le roman avance, l'histoire est de plus en plus noire et tragique.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par choupynette, le 15 janvier 2011

    choupynette
    pril et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers La fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu'un jour, leur vie changera... Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ?... Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.
    Grâce à Amanda, j'ai pu lire le roman dont est issu le film Noces rebelles (c'est à se demander où ils vont les chercher, des fois. Ne pouvaient-ils pas reprendre le titre français du roman?) chroniqué dans ces pages et beaucoup apprécié. En relisant le billet consacré au film, je me rends compte que Mendes a impeccablement retranscrit l'oeuvre de Richard Yates, car ce que j'ai ressenti à la vision du film est quasiment identique à ma lecture. A ceci prêt que cette lecture s'est écoulée sur beaucoup plus de temps. Et pendant la première partie du roman, où Yates pose le décors, j'ai eu l'impression de m'enliser dans le mal-être de ce couple, leur amertume, leur orgueil mal placé. J'ai connu des moments de doute, d'ennui par la suite, mais j'ai été fascinée par la vacuité de leurs discours désespérés pour se prouver à eux-mêmes qu'ils pouvaient exister, être et surtout prouver qu'ils sont supérieur aux autres. L'impression qui est la plus forte c'est que ces gens, Frank et April mais aussi les personnages sont en représentation permanente. Et la scène d'ouverture, la représentation catastrophique d'une pièce de théâtre où joue April semble être la métaphore du désastre à venir. Et le plus terrible, c'est que cette représentation n'est pas uniquement pour les autres, mais aussi - et peut-être surtout - pour soi-même. Ce jeu pousse alors certains personnages dans des schémas de comportement et des actions dont ils s'aperçoivent par la suite qu'ils vont à l'encontre de leurs intérêts. Corolaire de cette représentation, la capacité des individus à fuir la réalité, couper son sonotone en somme comme le vieux Mr Givings. le seul qui ose la vérité, ose la parole, c'est John, fils "aliéné" des Givings, révélateur des mensonges et des lâchetés.
    Jusqu'à la presque fin du roman, je me suis fait la réflexion que c'était un roman d'hommes: les narrateurs sont tous des hommes, mis à part une ou deux petites incursions dans les pensées de Mrs Givings. Et c'est peut-être aussi parce que c'est un monde d'hommes. Un monde que les femmes doivent, paradoxalement assumer, alors même qu'elles n'ont presque jamais voix au chapitre.
    Yates réussit, par une écriture certes datée (et peut-être aussi à cause d'une traduction parfois "aléatoire"), à nous faire pénétrer cet univers si particulier, ces personnages si pathétiques dans leurs douleurs, leurs illusions. Je le disais en ce début de ce billet (très long, j'espère que vous n'êtes pas totalement lachés), Yates a réussi à me sentir couler dans l'atmosphère étrange et délétère de son roman, il m'a attachée malgré tout à ses personnages, et je n'ai pas pu poser ce roman pour les 3ème et 4ème parties, en dépit de passages un peu longuets parfois.
    Ce ne fut pas une lecture facile, je ne dirais pas qu'elle fut plaisante ou agréable, mais je ne peux que saluer le talent de l'auteur.

    Lien : http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-la-fenetre-panoramique-6192..
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  • Par keisha, le 20 février 2009

    keisha
    1955 : April et Frank Wheeler forment avec leurs deux enfants une famille de la bourgeoisie américaine comme tant d'autres : chaque matin Frank se rend en train à son travail au centre de New York, April est une femme au foyer. Ils fréquentent leurs voisins, surtout les Campbell. Mais cette vie ne les satisfait pas, ils se pensent différents de leur entourage et rêvent de changer de vie... Frank dit ressentir "le vide sans espoir de toutes choses dans ce pays".
    "Mais n'était-il pas vrai que dans sa vie, depuis ce moment-là, tout s'était déroulé sous la forme d'une suite de choses qu'il ne désirait nullement faire, Il avait pris un emploi désespérément ennuyeux pour prouver qu'il pouvait assumer des responsabilités autant que n'importe quel chargé de famille; il s'était installé dans un appartement coquet mais cher pour prouver qu'il croyait enfin dans les principes fondamentaux de l'ordre et de l'hygiène; il avait eu un deuxième enfant pour prouver que le premier n'avait pas été une erreur; il avait acheté une maison à la campagne parce que c'était l'étape suivante normale et qu'il avait voulu prouver qu'il était capable de l'entreprendre. Prouver, prouver... Et pour prouver encore, il avait épousé une femme qui s'était plus ou moins arrangée pour le maintenir constamment sur la défensive, qui l'aimait quand il était gentil, qui vivait selon ce qu'elle avait envie de faire, et qui pouvait à n'importe quel moment (c'était bien le comble !) à n'importe quel moment du jour ou de la nuit avoir envie de partir et de le quitter. C'était aussi grotesque, et aussi simple que cela."
    "Quelqu'un qui se placerait au haut d'une tour et qui regarderait par dessus le canyon vers une deuxième tour aurait sous les yeux un grand insectarium silencieux contenant des centaines de minuscules êtres roses en chemise blanche, agitant des papiers, fronçant les sourcils devant des téléphones, jouant leur petite pièce muette, mais passionnée, sous la suprême indifférence des nuages mouvants du printemps."
    Dans ce roman écrit en 1961 Richard Yates peint admirablement ces américains vivant en banlieue et menant une vie aisée, sans questionnements pour la plupart, et les tentatives du couple Wheeler pour sortir de ce destin tout tracé. Il relate la vie de bureau de Frank, les liaisons extra conjugales, les confrontations Frank-April et nous donne souvent une impression de malaise. C'est vraiment une réussite !

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-26948318.html
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 06 décembre 2010

    liratouva2
    'ai aimé ce roman qualifié d' explosif, écrit en 1961, Kennedy étant président, et qui aurait inspiré Ford, Kennedy et Carver.
    Critique d'un certain mode de vie bourgeoise dans l'Amérique toute puissante d'après-guerre, ce roman décrit aussi le drame d'êtres qui ne vivent que par et pour le regard des autres
    La fenêtre panoramique est celle de leur grande maison derrière laquelle ils passent beaucoup de temps à observer les autres et à en être observés.
    Les miroirs sont partout où ils se contemplent minutieusement, à toute heure du jour, chez eux ou chez les autres, de même qu'ils se voient sans cesse dans les obsédantes vitrines new-yorkaises qui leur renvoient impitoyablement leur image. «Il veillait à se composer une physionomie dure et virile…Il avait étudié cette méthode devant la glace d'une salle de bains plongée dans l'obscurité, et il savait que son portrait revêtait alors une grande intensité dramatique».
    Leur tort est de n'être pas en accord avec eux –mêmes, ce que leur prouve John, le malade mental, dans une longue discussion où c'est ce dernier qui se révèle le plus sensé.
    Ils ne vivent pas leur vie, ils se comportent en comédiens, Ils jouent des rôles, portent des masques, se leurrent eux-mêmes sur leurs véritables envies. C'est ainsi d'ailleurs que s'ouvre le récit et que se manifeste leur premier désaccord, lors d'une représentation théâtrale dont April est la vedette mais qui se termine en fiasco ! Une vraie tragédie pour le couple!
    J'ai aimé le style de cet auteur qui va au plus pressé, sans indulgence pour les êtres médiocres qu'il décrit, dans un pays en pleine décadence où «Personne ne s'intéresse et ne croit à rien, en dehors de sa propre petite médiocrité confortable».
    Rien n'y est moral, tout est conventionnel. Les personnages ne sont que des imposteurs qui jouent à être ce qu'ils ne sont pas, jusqu'à adopter un mode de vie qui ne leur convient pas et qu'ils ne peuvent pas supporter. le jeu et la comédie finissent mal cependant
    Un livre très fort!

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/12/la-fenetre-panoramique-de-ric..
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Citations et extraits

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  • Par Sand94, le 09 février 2011

    La pluie avait cessé ; mais c’était néanmoins une journée grise, humide, où on se sentait bien chez soi. La radio jouait doucement du Mozart, et une ambiance de calme gentil, parfumé de sherry, s’installa dans la cuisine. Voilà comment il aurait aimé que son mariage fût toujours : pas de nervosité, une bonne camaraderie, de la tendresse mutuelle, un soupçon d’idylle…

    La Fenêtre panoramique de Richard Yates, Ed. pavillons Poche, p. 284.
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  • Par neLLie, le 17 février 2011

    Lorsqu'à la fin de la répétition générale mourut le dernier écho de la dernière réplique, les acteurs de la Compagnie du Laurier n'eurent plus qu'à demeurer figés sur place, silencieux, impuissants et clignant des yeux vers la salle vide par-dessus les lumières de la rampe. À peine osèrent-ils respirer quand leur directeur, petit et solennel, émergea d'un fauteuil pour aller les rejoindre sur le plateau ; ils le regardèrent tirer bruyamment un marchepied des coulisses, grimper trois marches, se tourner vers eux ; et puis, après s'être gratté la gorge, le directeur leur déclara qu'ils avaient tous un sacré talent, et que c'était un plaisir de travailler avec eux.
    - Nous avons eu du mal, leur dit-il en promenant de droite à gauche ses lunettes qui miroitaient. Les problèmes, ici, n'ont pas manqué, et tout à fait fran­chement je m'étais plus ou moins résigné à ne pas espérer de grands résultats. Eh bien, écoutez-moi. Je vais peut-être avoir l'air d'énoncer une banalité, mais je dois vous dire qu'il s'est passé quelque chose ici, ce soir. Ce soir, pendant que j'étais assis là-bas, j'ai senti soudain, et très fort, que pour la première fois vous mettiez tous tout votre coeur à bien faire...
    (début du roman)
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  • Par Reka, le 30 juin 2009

    Voilà comment tous les deux nous nous sommes réfugiés dans cette erreur gigantesque (car c'est bien cela : une erreur énorme, obscène!), dans cette idée que les gens doivent démissionner de la vie réelle et "se ranger" quand ils ont une famille. C'est le grand mensonge sentimental de la banlieue et je t'ai obligé d'y souscrire tout le temps. Je t'ai obligé à vivre dans ce mensonge ! (p. 176)
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  • Par NathalieYoko, le 20 janvier 2009

    Les Machin et les Chose, tous les idiots qui sont chaque jour mes compagnons de train. Il y en a des millions. C’est une maladie. Personne ne pense plus, ne sent plus, ne s’occupe plus de rien. Personne ne s’intéresse et ne croit à rien, en dehors de sa propre petite médiocrité confortable.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par NathalieYoko, le 20 janvier 2009

    Considérez ce qui se passe quand un homme perd réellement la boule. On appelle la police, on le fait disparaître en vitesse, on le coffre et on le boucle avant qu’il ait réveillé les voisins.
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La fenêtre panoramique adapté en film au cinéma sous le titre "Les noces rebelles"








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