> Sylvie Cohen (Traducteur)

ISBN : 2702136060
Éditeur : Calmann-Lévy (2005)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

Un attentat suicide sur un marché de Jérusalem. Une femme est tuée, anonyme. Sur la victime, un unique document : sa feuille de paie, qui porte comme seule référence le nom d'une entreprise. Àl'hôpital, personne ne vient r&#... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 22 novembre 2011

    le-mange-livres
    "C'est bien vous qui avez insisté pour changer le chef du personnel en directeur des ressources humaines ? Ce qui veut bien dire que vous avez décidé de privilégier le côté humain. La question est là, mon cher. Cet après-midi, vous avez promis de prendre entièrement en charge cette femme ... Comment s'appelle-t-elle déjà ?"
    Une femme est victime d'un attentat dans un marché de Jérusalem. On ignore son identité ; seul indice : la feuille de paie d'une grande boulangerie industrielle qui fournit le pays entier en petits pains. Personne ne vient réclamer le corps. Un journaliste crée l'évènement, en mettant en lumière l'indifférence de l'entreprise. Sous le choc d'une accusation de "manque d'humanité", le patron de la boulangerie dépêche son responsable des ressources humaines sur les traces de cette inconnue. Obsédé par l'image de la disparue qu'il ne se rappelle même pas avoir rencontrée, le responsable se lance dans une quête à corps perdu dont il cherche encore le sens.
    "Le responsable", "la mission", "le voyage" : les chapitres sont autant d'étapes d'un parcours quasi-initiatique que mène ledit responsable, et qui tient à la fois de Kafka, dans les circonvolutions de l'absurde et l'accumulation de non-sens - et de Paasilina (avec le ton un peu grinçant d'un Petit suicide entre amis).
    Froids et presque impersonnels, les personnages ne portent pas de nom, à l'exception de cette inconnue qui sera progressivement identifiée. La narration est presque théâtrale, entrecoupée de passages à la première personne du pluriel, comme autant d'échos des choeurs des tragédies grecques.
    Un roman inclassable à bien des égards, étrange pour sûr, entre critique sociale, drame antique et quête de soi. Etonnant. Une bizarrerie qui culmine dans le récit d'un rêve incroyable dans les entrailles d'une ancienne base secrète quelque part en Asie centrale.
    "J'ai l'impression que vous n'aviez pas compris à quel point cette accusation de manque d'humanité m'a meurtri. Que nous reste-t-il, en fin de compte, en dehors de notre humanité ?"
    Une lecture qui me permet de compléter, bien fastidieusement, mon" challenge ABC".

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2011/11/le-responsable-des-resso..
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    • Livres 3.00/5
    Par XL, le 10 janvier 2011

    XL
    Une femme, victime d'un attentat suicide, décède dans l'anonymat à Jérusalem. Un journaliste fielleux part en croisade contre l'employeur qui ne s'est pas inquiété de la disparition et l'accuse de manquer d'humanité. Le Responsable des ressources humaines est chargé de tirer l'affaire au clair et de trouver les arguments afin de dédouaner son patron aux yeux de l'opinion.
    Avec pour unique point de départ, la feuille de paye anonymisée que l'inconnue portait sur elle et qui la relie à l'entreprise, il identifie Julia Ragaïev, employée en CDD dans l'équipe de nettoyage de nuit et remonte le fil des jours qui ont précédé sa mort. Il se laisse subjuguer peu à peu par la belle étrangère blonde aux yeux bridés et prend en charge le rapatriement de la dépouille jusqu'aux confins de ses steppes natales. Au bout de la course, il décide de ramener le cercueil plombé à Jérusalem, terre d'élection de la défunte, et d'aider son fils et sa mère à s'y installer, selon leurs voeux à tous trois. Ce road movie inattendu va le faire croiser des personnages attachants et de bon sens, mais aussi le mener à ausculter son âme, mal remise d'un récent divorce.
    le roman est d'Avraham Boolie Yehoshua, récompensé pour l'ensemble de son oeuvre par le Grand prix de littérature d'Israël.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 11 avril 2011

    kathel
    Dans un genre un peu difficile à définir, mi-figue mi-raisin, ni franchement humoristique, ni trop dramatique, ni kafkaïen malgré des péripéties bureaucratiques, l'auteur parvient à éveiller notre intérêt pour ce responsable des ressources humaines dans une boulangerie industrielle, accusé de n'être pas assez humain justement. Les personnages sont désignés par leurs fonctions, le DRH, son ex-femme, sa fille, son patron, la secrétaire, le contremaître, le journaliste, si l'on excepte la femme morte dans un attentat, dont l'identité est l'enjeu du début du livre et que l'auteur dévoile assez rapidement.
    Un brin de fantaisie, deux doigts d'humour un peu distancié, une narration qui laisse place parfois à des rapports de personnages annexes, une histoire plutôt vraisemblable au fond, tout cela en fait un roman très agréable à lire. Le Responsable des ressources humaines évolue au contact du bon nombre de personnes qu'il côtoie pour essayer de rendre un dernier hommage à cette femme venue mourir dans le pays qu'elle avait choisi. La difficulté de ce genre de roman, parti sur une excellente idée de départ, pourrait être de le terminer, l'auteur s'en tire de façon tout à fait honorable et dans la droite ligne du reste de ce roman, à côté duquel je vous suggère de ne pas passer.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-avraham-b-yehoshua-le-re..
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    • Livres 5.00/5
    Par balein, le 20 juillet 2010

    balein
    Génial
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 25 mars 2011

    Contrairement à cette idée qui vous enthousiasme tant, selon laquelle les deux moitiés aspirent à se rejoindre, Platon interdit explicitement l'union, afin que le véritable élan vers la beauté demeure toujours vivace. Et c'est pour cela que l'amour vrai est toujours en équilibre instable, en proie à des déchirements susceptibles d'entraîner l'homme au-delà de toute retenue.
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  • Par kathel, le 11 avril 2011

    Il accepta un pain, mais en refusa catégoriquement un second, comme s’il y avait un danger. La secrétaire partie, il emboîta le pas au contremaître qui s’engouffra dans une autre salle, plus vaste que la précédente, où deux mécaniciens l’attendaient pour activer le troisième four, encore plus gigantesque, à l’aide d’une batterie de leviers, de cadrans et d’interrupteurs, à croire que le mécanisme était totalement indépendant du reste. Le contremaître, qui avait l’air si désorienté tout à l’heure, distribuait à présent avec virtuosité des ordres brefs auxquels répondait le sourd grondement du four, telle une énorme bête de cirque tirée de son sommeil. Il ne quittait pas des yeux ses hommes qui travaillaient en bonne entente, dans l’air tiède qui embaumait. Le DRH ressenti un pincement de jalousie. Dans une pareille tourmente, mieux valait avoir affaire à la matière inanimée qu’à une fragile humanité blessée. Ici, on pouvait réparer une erreur en levant ou en poussant une simple manette.

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  • Par le-mange-livres, le 22 novembre 2011

    C'est bien vous qui avez insisté pour changer le chef du personnel en directeur des ressources humaines ? Ce qui veut bien dire que vous avez décidé de privilégier le côté humain. La question est là, mon cher. Cet après-midi, vous avez promis de prendre entièrement en charge cette femme ... Comment s'appelle-t-elle déjà ?
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  • Par le-mange-livres, le 22 novembre 2011

    J'ai l'impression que vous n'aviez pas compris à quel point cette accusation de manque d'humanité m'a meurtri. Que nous reste-t-il, en fin de compte, en dehors de notre humanité ?
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  • Par Outis, le 03 octobre 2008

    Parfois, à force de me recroqueviller sur moi-même comme un escargot, la beauté et la bonté me passent complètement au-dessus de la tête.
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Avraham B. Yehoshua : Un feu amical
Dans un salon de la Cité internationale universitaire de Paris dans le 14ème arrondissement, Olivier BARROT présente le roman de l'écrivain israélien Avraham B. YEHOSHUA. Photos et extraits d'un document filmé en illustration.











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