> Dominique Palmé (Traducteur)
> Kyoko Sato (Traducteur)

ISBN : 2070394867
Éditeur : Gallimard (1996)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Que faire à vingt ans, après la mort d'une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu'on aime les cuisines plus que tout au monde ? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude. Cette vie semi-végé... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 23 février 2009

    Bunee
    J'ai beaucoup aimé ce livre, qui se partage en deux histoires: Kitchen et Moon light Shadow
    Les deux explorent chacune à leur manière, le deuil des êtres aimés, la solitude, et le le cheminement des êtres face à l'absence.
    La première histoire, Kitchen, est une histoire que nous raconte une jeune femme, Mikage. Celle-ci a perdu ses parents très jeune, et a été élevée par ses grands-parents.
    Qui sont morts
    L'un après l'autre.
    Au décès de sa grand mère, Mikage se retrouve seule au monde. Aucune famille. Un être vivant, seul au milieu du néant. Elle n'arrive pas à reprendre pied, se laissant bercer par le temps qui passe. le processus de deuil est très long.
    Un jeune homme que connaissait sa grand-mère; timide et attachant, lui propose de venir vivre chez lui et sa mère. Ce qui arrange Mikage, qui commencera ainsi une vie de parasite. le jeune homme et sa "mère" qui s'avère en fait être un père travesti, sont des gens profondément gentils et attachants, également blessés par le deuil.
    Mikage adore les cuisines leur ambiance, le ronronnement du frigo. Elle en fera son métier et passe son temps à cuisiner. Une fois son métier choisi, elle part de chez les Tanabe. Jusqu'à ce qu'un coup de fil lui apprenne la mort du père travesti. Elle et le jeune homme se retrouvent dans une relation un peu ambigüe, deux orphelins, presque frère et soeur, presque amis, presque amants. La complexité de la relation, et le processus du deuil, sont extrèmement bien décrits par l'auteur. Peu à peu les être s'affranchissent de la mort, et réapprennent à vivre
    C'est le même type d'"apprentissage" que l'on retrouve dans la seconde histoire, "moonlight shadow". Une jeune femme a perdu son petit ami lors d'un accident. elle est complètement anéanti par cette disparition, jusqu'à ce qu'elle rencontre urara, une femme mystérieuse, qui lui promet un évènement rare et précieux. On comprendra plus tard que ce sera l'occasion , pour vivants et morts, de faire faire leurs adieux.
    L'écriture est très délicate, et pour ce qui concerne la seconde histoire, l'ambiance est à la fois poétique et onirique, une très belle découverte que je vous conseille sans réserve.
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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 06 août 2007

    BMR
    Voilà bien un étrange objet que ce Kitchen de la japonaise Banana Yoshimoto.
    Deux nouvelles en fait : une première, Kitchen, en deux parties et une autre petite nouvelle.
    Toutes ces histoires brassent les mêmes fantasmes : amours de jeunes qui viennent de basculer dans l'âge adulte, fascination pour les travestis, traumatismes de la mort soudaine des êtres proches, ... et cuisine, comme dans tout roman asiatique qui se respecte, et celui-ci, avec un titre pareil, ne pouvait manquer à la tradition !
    L'auteure avait 23 ans en 1988 lorsque son bouquin est paru au Japon pour devenir rapidement un best-seller.
    Cette jeunesse (celle de l'auteure, celle des personnages) transparaît dans l'écriture, fraîche, parfois presque "fleur bleue" malgré le sérieux des thèmes abordés.
    C'est également un voyage instructif : très jeune, très Tokyo, très Japon, avis aux amateurs !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par clarinette, le 30 juin 2008

    clarinette
    Mikage, vingt ans, a une passion pour les cuisines et vient de perdre sa grand-mère. Son ami Yûichi lui propose alors de venir habiter chez lui et sa mère Eriko qui est en réalité son père. Mais celle-ci meurt à son tour brutalement.
    Ce thème principal de ce court roman suivi ainsi que de la nouvelle qui le suit est la mort, le deuil. Un livre imprégné de tristesse et de mélancolie que l'on retrouve souvent dans les romans japonais. Les personnages sont jeunes, presque adolescents, plutôt solitaires, et animés de sentiments très purs, très entiers. Ce roman est aussi imprégné de poésie.
    J'ai été moyennement touchée par l'histoire et par les personnages. J'ai surtout aimé "l'atmosphère japonaise" du roman...
    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-5603575.html
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    • Livres 5.00/5
    Par VanessaV, le 01 décembre 2008

    VanessaV
    Nous pourrions avoir peur de s'embourber dans une atmosphère glauque et triste, et pourtant non. YOSHIMOTO nous offre un panel de sensations au dessus de la seule souffrance. Ici les paroles, les gestes du quotidien, les attentions sont d'une extrême importance.
    Mais quel rapport avec la cuisine ? Tout d'abord un rapport comme fraternel. Mikage de la première nouvelle Kitchen, aime les cuisines, cette pièce où les produits bruts vont devenir des mets pour elle, pour ses proches. Se nourrir c'est se garder en vie, c'est offrir aussi. De végétative, seule dans la maison de sa grand-mère défunte, à dormir à côté du réfrigérateur, Mikage devient une active cuisinière, centre d'un foyer déjà entier. De plus les repas sont choisis, sélectionnés, savourés et offerts comme un présent de choix.
    Le deuil est ainsi le sujet mais d'un côté, comme une base à se recréer, de l'autre comme un adieu à faire, ce roman offre alors une nouvelle mesure aux conventions du deuil, la nourriture et le fleuve ont leur importance mais autrement. Les personnes accompagnantes sont précieuses, de véritables soleils, personnes incarnées et rayonnantes, à l'identité trouble aussi (sexuée ou autre). le deuil est alors remis au cœur du cycle de vie, comme une souffrance, grande, importante, et pourtant surmontée. Les personnages très jeunes, pas encore sortis de chez leurs parents, sont aussi à une étape particulière de leur vie, là où les choix permettent de se trouver. Comme si cela se passait en une nuit, éveillée, de pleine lune, et qu'au lever de soleil, la vie d'adulte, la vie avec et sans, se réveillait.
    avis plus complet ici

    Lien : http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/12/cuisiner-pour-grandir-et-vi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Stouph, le 07 décembre 2010

    Stouph
    Banana Yoshimoto est une écrivaine japonaise surtout connue pour kitchen. La plupart de ces romans et nouvelles parlent de la perte d'un être cher et de deuil. Celui-ci et le court récit qui le suit ne font pas exception à la règle.
    Dans Kitchen, Mikage se retrouve orpheline suite à la mort de sa grand-mère. A 20 ans, elle est sans famille et sans attache. Touché par ce qui lui arrive, Yûichi Tanabe, un jeune homme que connaissait la grand-mère, lui propose de l'héberger dans l'appartement qu'il partage avec sa mère. Mère qui est en réalité son père. Malgré cette bizarrerie, Mikage se sent tout de suite chez elle et peut ainsi prendre le temps de guérir de la drôle mélancolie dont elle est atteinte.
    Dans Moonlight Shadow, l'héroïne perd son premier amour. L'histoire s'attache alors à la période de deuil et à l'étincelle de vie qui va peut être tout relancer. Dans les deux récits bien distincts dans leur histoire, on retrouve une sorte de sensibilité à fleur de peau des personnages qui voient bien au delà des masques. Par exemple dans Kitchen, Enriko sait très bien lire le cœur de Mikage malgré ces efforts pour cacher ses sentiments.
    En outre, ces récits font réfléchir sur l'importance que l'on peut accorder à la vie et ce qu'on en fait. Tout le monde éprouve cette impression que le temps s'est arrêté à la perte d'un être cher et qu'il ne semble pas possible de continuer à vivre. De ce point de vue, cela m'a fait penser à Un Ciel Radieux de Jirô Taniguchi qui aborde le même thème mais sous un angle totalement différent.
    Au final, j'ai découvert avec plaisir cet auteur tout en subtilités et non-dits. Rien n'est jamais vraiment dit et pourtant nombre d'émotions passent sans cela. Un très bon roman que je vous recommande. Bonne lecture!

    Lien : http://nekobus.wasabout.net/dotclear/index.php?post/344/Banana-Yoshi..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 06 août 2007

    [...] Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde. [...] Quand je suis épuisée, je songe avec enchantement qu'au moment où la mort viendra, j'aimerais pousser mon dernier soupir dans une cuisine. Seule dans le froid, ou au chaud auprès de quelqu'un, je voudrais affronter cet instant sans trembler. Dans une cuisine ce serait idéal.
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  • Par Stouph, le 07 décembre 2010

    On ne succombe pas aux circonstances ou aux forces extérieures, c'est de l'intérieur de soi que vient la défaite, me suis-je dit en moi-même. Sensation d'impuissance : j'assistais à la fin de quelque chose que je ne voulais pas voir finir, et pourtant je n'arrivais même pas à m'affoler ou à éprouver de la tristesse.
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  • Par Stouph, le 07 décembre 2010

    Quand on chemine sur un sentier de montagne sombre et désolé, la seule chose qu'on puisse faire, c'est de trouver la lumière en soi-même. Cela, à quel âge l'avais-je compris ? J'avais grandi dans un climat d'affection, et pourtant la tristesse était toujours présente en moi.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Stouph, le 07 décembre 2010

    La chance, la malchance, c'est sûr que ça existe, mais c'est trop facile de s'y abandonner. Et ce n'est pas parce qu'on y croit que les choses sont moins pénibles. Une fois que j'avais compris cela, j'étais devenue lâchement adulte, presque capable de vivre à la fois le quotidien et les coups durs, ce qui, en un sens, m'avait rendu l'existence plus facile.
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  • Par Stouph, le 07 décembre 2010

    Son visage rieur m'a rassurée. Le thé, l'après-midi, avec quelqu'un qu'on connaît comme sa poche, je trouve que c'est vraiment agréable.
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Banana Yoshimoto : N-P
Olivier BARROT présente le livre de BANANA YOSHIMOTO "N-P". Il estime que c'est pour l'écrivain le livre de la maturité.








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