> Yutaka Makino (Traducteur)

ISBN : 2742771506
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Un homme étrange s'engage au sein d'une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Perdu dans la brume, tout au fond d'une vallée mal connue, se révèlent les contours d'un hameau, mais les travaux ne sont pas remis en question par cette découverte : le v... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 10 janvier 2011

    LiliGalipette
    Roman d'Akira Yoshimura. Lettre Y de mon Challenge ABC Critiques Babelio.
    Une cordée d'hommes s'enfonce dans l'arrière-pays japonais pour rejoindre un hameau "isolé en pleine montagne" (p. 9) un hameau perdu et presque légendaire. Ces hommes sont des ouvriers chargés de construire une retenue d'eau pour un barrage, retenue qui engloutira le hameau. Au sein de ce groupe, il y a un homme à part, différent de ses compagnons, qui fuit la ville et les lumières, hanté par le souvenir de la mort de sa femme et qui porte sur lui des ossements qu'il a arraché à son cadavre dans un dernier geste de profanation et de haine. La lente construction du barrage se fait dans une atmosphère clivée: le camp des ouvriers et le hameau se côtoient sans ce confondre. "Au fond de la vallée, deux mondes s'étaient constitués. Sans s'influencer l'un l'autre, à l'intérieur d'une frontière abstraite, ils semblaient mener chacun sa vie de manière indépendante." (p. 105) Inexorablement, le hameau se dirige vers sa destruction, mais selon une logique étrangement sereine.
    Le narrateur est un homme sans nom mais pas anonyme. Il déroule son histoire: on le comprend assassin et profanateur, on le découvre sensible et repentant. Sorti de prison avec une phrase en tête "Puissiez-vous vivre des jours paisibles" (p. 18), il comprend que ce vademecum, ce viatique n'est pas si vain. Peu à peu, la sérénité et la résignation de la vallée et de son hameau s'emparent de lui et apaise son tourment. Il expie son meurtre en sanctifiant une autre mort.
    L'étrange animation du hameau est bouleversante. Alors que les explosions du chantier font sans cesse tomber les mousses des toits, les habitants, inlassablement, les remettent en place. "Ces mousses symbolisaient-elles la valeur d'un village de haut lignage, ou était-ce par signification religieuse que leur chute était redoutée comme étant de mauvaise augure?" (p. 53) le hameau est voué à la disparition, à l'engloutissement implacable. Mais tels des Sisyphes d'un nouvel ordre, les habitants ne se résignent pas au délabrement de leur espace de vie."Curieusement, je ne sentais pas l'ombre d'un découragement dans leurs mouvements. Je ne voyais pas de mécontentement ni la moindre révolte. Il n'y avait là qu'une activité calme répondant à une certaine discipline." (p. 63) Les habitants obéissent à une loi ancestrale et agissent en un ballet parfait, sans heurt ni retard. Étrange sérénité que celle des habitants qui acceptent de dérisoires indemnités d'évacuation et un ridicule délai de départ, sans négocier et sans colère. Suivant une logique muette et mystérieuse, les habitants préparent un départ fait de solennité et de libération. Ils ne peuvent ni ne veulent tout emporter. Mais ils ne laissent rien derrière eux, livrant au feu un village déserté et libéré des traditions.
    Le roman baigne dans une atmosphère humide et légèrement opaque. La montagne et la vallée ne sont que pluie et brume: ces dernières se déposent sur toutes choses, lavant sans cesse la nature des traces humaines. "Dans la vallée, les dernières lueurs du crépuscule avaient disparu, je ne m'étais pas aperçu que des nappes de brume tombaient lentement comme des coulées de neige sur la pente nue de la montagne tout autour. Et ces nappes de brume se rassemblaient progressivement au-dessus du hameau, une couche épaisse vint recouvrir le sommet de la vallée." (p. 18)
    Ce texte est pauvre en dialogues. Quelques paroles sont échangées entre les ouvriers, le narrateur lui-même en dit très peu et aucun échange verbal entre les villageois et les ouvriers n'est retranscrit. Si le chef des travaux négocie les prix et annonce les mesures, ces paroles restent dans l'indicible puisqu'elles sont sans valeur. Ce texte est presque muet et se déroule de révélation en apaisement. le récit du narrateur n'est pas soumis à réponse, ce n'est pas une confession - même s'il évoque son meurtre et entame sa rédemption - ce n'est même pas un témoignage. C'est une longue parole qui se déploie dans l'air de la montagne, dans l'attente des flots.
    Bien incapable de comprendre le titre original de l'oeuvre (Mizu no soretsu selon la transcription d'Actes Sud), je trouve le titre français incorrect. L'eau va venir, elle est la conclusion de ce récit, mais elle ne survient pas. Si la pluie et la brume sont des présences liquides, elles ne suffisent pas à expliquer le titre. À moins que le lent chantier et les préparatifs de départ soient les éclaireurs de ce convoi et que le narrateur ressorte lavé de cette expérience aux confins de l'humain.
    Ce roman est étrangement puissant, poétique et bouleversant. Bien que parfaitement ignorante des us nippons, je n'ai pas eu de difficultés à suivre le texte. J'ai plongé avec ravissement dans des descriptions sublimes et dans le cheminement intérieur du narrateur. Que dire d'autre, sinon qu'Actes Sud m'a offert un merveilleux moment de lecture, comme toujours.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 07 novembre 2010

    mimipinson
    Tous les chemins mènent au livre. Pour celui-ci, c'est le libraire qui m'y aura amenée. J'en cherchais un autre, je lui parlais d'un que j'avais particulièrement aimé ; lui me présente celui là…..Comment résister à son œil pétillant en en parlant ? Comment résister à cette couverture superbe, au format si reconnaissable des Editions Actes-Sud, et de la qualité de leur papier ?
    Je n'avais jamais lu d'auteur Japonais. Je me suis donc laissée tentée. Et puis, mon libraire m'assurant qu'il me reprenait le livre s'il ne ma plaisait pas, et en prenant un autre à la place !!!
    Voilà un récit qui met les sens en éveil, et pour le moins étrange dans l'atmosphère qu'il dégage.
    Nous sommes plongés dans une vallée reculée du Japon, au milieu des montagnes, dans une ambiance humide. J'ai été frappée par le vocabulaire se rapportant à l'eau : torrent, source, pluie, cataracte, bain, brume, brouillard. La sensation d'humidité, de moiteur est perceptible, même chez soi !!! « La peau luisante d'eau de pluie » p69
    « La source jaillissait du lit peu profond. le sable dansait au fond de l'eau, étincelant comme des paillettes. » p 72
    Par ailleurs la référence aux couleurs est omniprésente, toutes les couleurs, mais notamment la couleur verte : « une fine couche de vert-de gris » p 45 ; « la vallée avait entièrement reverdie » p 68 ; « nous les écrasons en tâches vertes avec des tapettes » p69 ; « le torrent s'écartait un peu de son lit, et ça et là, entourés d'impressionnantes parois rocheuses, s'ouvraient des gouffres vert foncé » p 71
    « A cause de l'humidité, le corps était coloré de vert clair, comme s'il était couvert de mousses ou de moisissures. Il n'y avait plus e trace du vêtement blanc, qui frappé par la pluie et exposé à la brume, s'était déjà transformé en une chose naturelle » p116
    En outre, le mot mousse est lui aussi très présent.
    La nature, tient à elle seule de personnage ; de même rang que les habitants du hameau, les ouvriers ou le narrateur qui est un être bien étrange. Il voue une fascination pour les os.
    « Cinq petits morceaux d'os des doigts du pied de sa femme……Posséder une partie d'elle me donnait le plaisir de profaner son cadavre » p20
    « le cadavre de la fille commençait déjà à montrer les premiers signes de transformation en squelette » p 136
    Quand je vous dis étrange………
    La mort est omniprésente dans ce récit, celui dramatique de la femme du narrateur, celui d'une villageoise, d'un ouvrier.
    L'étrange est repoussant, mais, et, c'est tout le paradoxe de cette lecture, m'a attirée inexorablement vers la fin.
    Vous l'aurez compris, ce récit ne se résume pas, il s'apprécie pas petite touches, ici où là, à tête reposée. Il ne fut pas un coup de cœur, mais assurément une belle découverte ; une lecture appréciée, aidée en cela par un nombre de page réduit pour ne pas alourdir d'avantage l'atmosphère.
    Je voulais terminer en soulignant la poésie, le raffinement de ce texte, si caractéristiques d'une littérature japonaise que je connais bien mal.
    Que mon libraire soit remercié de ce partage. Je ne lui rapporterai pas le livre, d'une part il est trop beau, et d'autre part il plaira autour de moi.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 26 juillet 2011

    zazy
    Une cordée d'humains grimpe le long d'un chemin à flanc de montagne. Cela tient plus du convoi de bagnards que de travailleurs volontaires. Et pourtant, ces hommes vont construire un barrage dans une vallée perdue où gît un hameau quasiment oublié et découvert lors des recherches d'un avion américain tombé pendant la seconde guerre mondiale. Bien évidemment, ce village sera englouti par les eaux du barrage et les habitants expulsés.
    C'est le fond de l'histoire, mais la trame bous parle de la relation entre ces 2 entités : villageois et ouvriers que tout sépare et que l'incompréhension et la peur gagnent le monde du barrage.
    Les dynamitages de la montagne commencent et ce sont les toits de mousse qui s'affaissent. Après chaque dynamitage, les ouvriers assistent ébahis et quelque peu goguenard au spectacle qu'offrent les villageois qui remontent cette même mousse sur les toits, et les regardent du haut de leur supériorité « de civilisé ». « Devant ces répétitions obstinées, les ouvriers commençaient à montrer des signes d'agacement…. Ces répétitions qui n'en finissaient pas avaient créé à notre insu une étrange atmosphère, comme si chaque camp rivalisait » Tous ? Non, un homme, le narrateur, les contemple.
    Cet homme, récemment libéré de prison pour avoir tué son épouse infidèle, se promène avec, dans son sac à dos un talisman très spécial : quelques osselets pris dans le cercueil de la défunte !!! Il est là pour fuir ses démons, mais il sera le lien entre ces 2 entités
    C'est lui qui dépendra le cadavre de cette jeune femme « suicidée » pendue à une branche d'arbre et qui pourrira jusqu'à ce qu'il décide de l'enterrer dignement ; Rédemption de son propre crime ????. « La posture de la fille disait bien qu'elle expiait sa faute. Couverte de moisissures, elle l'avait gardée, continuant à implorer pardon. Dans mon état d'esprit actuel, je me disais que sima femme avait eu la même attitude, je n'aurais pas pu ne pas lui pardonner…. »
    En premier lieu, l'élégance de la couverture de ce livre donne envie de l'ouvrir avec douceur. Puis, au fil de l'ouvrage, l'atmosphère étrange et prenante, saturée d'humidité, nous encercle. Nous nous trouvons au cœur de cette dichotomie entre les ouvriers du barrage et les habitants de ce village perdu, une sorte de peinture en opposition, où les blancs ne sont pas si purs et les noirs si sombres. le monde du barrage représente le « progrès » alors que les villageois qui ne peuvent ou ne veulent pas évoluer fuiront plus avant dans la forêt reconstruire un autre village avec les mêmes règles de vie, sans perdre une once de dignité.
    Est-ce le parti pris d'Akira Yoshimura, que je lis pour la première fois ? En tout cas, ce livre m'a envoutée. J'ai été très sensible à la poésie qui s'en dégage. C'est un livre que j'ai dégusté.
    La poésie est partout présente, c'est presque un livre-peinture tant l'évocation des couleurs et du végétal y est importante.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Pchabannes, le 06 novembre 2011

    Pchabannes
    Après cinq jours de marche en montagne, l'avant-garde du progrès débouche face au Hameau aux maisons disposées en escargot autour d'une construction à haut faitage avec la vue incroyable d'"une étendue de pierres tombales absolument inimaginable.[…] le regroupement commençait là, pour s'étendre en se bousculant sur tout le coté gauche du torrent, s'étirant vers le sud de la vallée avec la même densité, ses extrémités allant jusqu'à grimper la pente naissante de la montagne". le Village reste immobile refusant tout contact ; restant à distance du Monde du Progrès représenté par ce groupe d'ouvriers et d'ingénieurs venus pour l'argent. Yoshimura place le narrateur dans une situation ambivalente, entre la Modernité et le Village. Celui-ci confiait d'ailleurs : "pour ainsi dire, je fuyais".
    Le récit progresse doucement vers sa fin violente inévitable. Les premiers travaux miniers fragilisent les maisons. Comme si malgré le refus du contact direct, cette présence de la modernité avait commencé à miner le Village. Chaque nouveau coup de boutoir provoque une destruction nouvelle qu'immédiatement le Village répare et consolide sans jamais, au grand jamais, se commettre avec les prémisses de la fin de leur monde. Premier face à face. Sans un mot. D'un geste. le coupable du viol d'une jeune villageoise est dénoncé. La modernité rit et réclame encore du sexe. le Village exécute celle qui a été touchée par le mal. Pureté et ignominie.
    "Ignorant nos destructions brutales, le hameau semblait continuer à conserver une vie terriblement paisible. Sur les terres cultivées on voyait des habitants en train de travailler, et on apercevait aussi dans le lointain les silhouettes des personnes âgées bavardant tranquillement sur le chemin de la forêt."
    Le Monde des Marchands vient à la rencontre du Village et fait sa première proposition d'indemnisation, d'un montant très faible évidemment, avec seulement trois jours de réflexion. Les Marchands de retour eurent la surprise de voir leur ignoble marché accepté sans négociation.
    Comment l'argent-Roi aurait pu penser que négocier, eut été pour le Village, une manière plus certaine de mourir à soi ?

    Cinquante pages encore. Cinquante pages de cette poésie de fin d'un monde. Cinquante pages qui en pèsent cinq cents. Cinquante pages offertes pour qu'il y ait toujours quelqu'un pour regarder au-delà de la crasse du monde. Si loin, si près. "Plus tard, vous étiez si près que j'entendais votre silence, comme, à l'orée de la forêt, écoute, seul, le dernier arbre. Vous regardiez un point du ciel."( Jules Supervielle Gravitations)

    suite sur le blog....

    Lien : http://quidhodieagisti.kazeo.com/lectures-diverses-critiques-et-comm..
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    • Livres 5.00/5
    Par Emma-saru, le 28 mai 2010

    Emma-saru
    J'ai trouvé ce livre magnifique. D'une grande puissance. L'histoire particulière d'un homme entre en résonance avec le destin d'un village perdu au fond d'une vallée sur le point d'être englouti par un barrage hydroélectrique. La langue et le style sont d'une telle beauté que je me suis surprise à relire certaines pages, certaines phrases plusieurs fois d'affilée. Cette lutte perdue d'avance entre une certaine modernité technologique et la nature, l'harmonie et l'équilibre entre les hommes et la nature symbolisée par cette communauté coupée de l'autre monde, celui qui est régi par l'économie et file à 100 à l'heure ne laisse pas indifférent et amène de nombreux questionnements sur notre mode de vie, sur notre place au sein de ce monde et sur l'empreinte que nous y laissons.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 14 novembre 2011
    Il nous a été difficile d'entrer dans ce roman d'Akira Yoshimura : la lecture laborieuse nous a semblé laborieuse et le texte haché, un peu lourd, peu enthousiasmant. Puis, les pages ont défilé sans qu'on les retienne : elles tournaient toutes seules, nous entraînant à leur suite dans les souvenirs de cet homme meurtrier, subjugué par ce village presque fantomatique et ses habitants aux us étonnantes, aux maisons inouïes et à l'impressionnant comportement collectif.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Pchabannes, le 06 novembre 2011

    "La procession ne se dirigeait pas vers le monde civilisé, elle s’enfonçait davantage dans les profondeurs de la montagne. Sur les sommets, la neige arrivait jusqu’à elle, étincelant tout autour. Elle s’y enfonçait, comme aspirée par la blancheur."
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  • Par litolff, le 30 novembre 2010

    Les silhouettes d'une bonne dizaine d'hommes marchaient en file indienne. Mais, soudain leur avancée s'immobilisant complètement, nous les vîmes s'effondrer sur le chemin avec leur chargement.
    Pendant ce temps-là, les gens du hameau qui continuaient à travailler dans le cimetière s'étaient interrompus, pour lever tous ensemble les yeux vers la pente de la montagne. Les houes étaient abandonnées çà et là sur la terre.
    L' un d'eux se mit à courir. Alors, comme entraînés, les autres le suivirent et gravirent en se bousculant le chemin qui menait à la route de la montagne. Ne restaient plus dans le cimetière que l'étendue d'ossements blancs, les houes abandonnées, et les femmes et les enfants qui gardaient les yeux levés, parfaitement immobiles.
    Les ombres humaines à flanc de montagne ne bougeaient pas, et l'on voyait seulement briller les sacs d'une couleur chaude dans le soleil couchant.
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  • Par LiliGalipette, le 10 janvier 2011

    "Au fond de la vallée, deux mondes s'étaient constitués. Sans s'influencer l'un l'autre, à l'intérieur d'une frontière abstraite, ils semblaient mener chacun sa vie de manière indépendante." (p. 105)
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  • Par Pchabannes, le 06 novembre 2011

    "Des lambeaux de brumes s’écoulèrent eux aussi dans la couleur des flammes, qui, teintés de rose, dessinaient sans fin des motifs inquiétants."
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  • Par zazy, le 26 juillet 2011

    La posture de la fille disait bien qu’elle expiait sa faute. Couverte de moisissures, elle l’avait gardée, continuant à implorer pardon. Dans mon état d’esprit actuel, je me disais que sima femme avait eu la même attitude, je n’aurais pas pu ne pas lui pardonner
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