> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742792031
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
"Kiyoshi et Tokiko, après avoir étendu la natte, jouaient souvent à la dînette sous l’arbre.
- Ta grand-mère, elle n’est toujours pas morte ?
Tokiko, quand elle voyait Kiyoshi, lui posait toujours la question sur le mode d’un léger salut, en guettant sa ré... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    " Un été en vêtements de deuil " est une longue nouvelle d'une quarantaine de pages que Yoshimura a écrite en 1958.
    Kiyoshi est un jeune garçon orphelin qui vit en compagnie de sa grand-mère. Cette dernière, malade et alitée depuis de nombreuses années, ne se déplace plus et nécessite une attention constante de la part des domestiques. Plaintive, elle n'hésite pas à insister sur ses maux et exige la tranquillité.
    A proximité, vit la nièce de la vieille femme avec son mari et sa fille Tokiko. Pauvres et forcés de lui payer un loyer, ils se voient aussi refuser l'accès de sa maison. Aigris, ils n'attendent qu'une chose : que la vieille trépasse pour récupérer l'héritage et ils ne manque pas d'interroger Kiyoshi à ce sujet !
    "Kiyoshi et Tokiko, après avoir étendu la natte, jouaient souvent à la dînette sous l'arbre.
    - Ta grand-mère, elle n'est toujours pas morte ?
    Tokiko, quand elle voyait Kiyoshi, lui posait toujours la question sur le mode d'un léger salut, en guettant sa réaction.
    - Pas encore, répondait invariablement Kiyoshi avec candeur.
    - Mon garçon, il ne faut pas jouer avec elle, parce que c'est la fille d'un voleur, lui répétait la domestique en tordant les lèvres, un éclair de colère dans le regard."
    Kiyoshi, lui, est un garçon solitaire. Rendant de fréquentes visites à ces proches parents, il est un peu laissé à lui-même. Un de ses passe-temps : aller observer les poussins du poulailler, bravant ainsi l'interdit de s'en approcher. Découvrant un poussin faible et blessé qui subit les violences des plus forts, le jeune garçon décide d'abréger sa courte vie... (je ne spoile pas, on le sait au bout de 5 pages)
    " Il était sensible à la douleur du poussin qui devenait lancinante à hauteur de ses cuisses. le petit animal affaibli continuerait à se tordre de douleur du fait de ses blessures, et le lendemain matin son corps serait certainement raidi. "
    "Manifestement rassuré de se retrouver sur sa paume, le poussin, les yeux mi-clos, continuait à piailler faiblement. Kiyoshi observa le petit corps un moment et bientôt, décidé, il prit la tête du poussin entre ses doigts et la tourna lentement. La tête fit un tour, revint sur le devant. Les petits yeux au contour bien dessiné se fermèrent lentement, par à-coups, tandis que l'extrémité un peu froide des griffes touchait en palpitant le poignet de Kiyoshi. du bec entrouvert pointa tout droit une langue rugueuse et orange.
    Kiyoshi mordit ses lèvres de ses petites dents.
    Le corps du poussin était mollement allongé sur sa paume. Sa tiédeur qui se transmettait aux plumes n'en finissait pas de disparaître."
    Difficile de vous en dire plus sans dévoiler tout le sel de ce court roman. Kiyoshi va découvrir un secret de famille et l'histoire va tourner en une farce macabre.
    On y retrouve l'obsession de l'auteur pour la mort. le personnage de Kiyoshi est extrêmement bien traité. Entre naiveté, bon sens et cruauté, Yoshimura en fait l'élément central de son récit.
    Bref, "Un été en vêtements de deuil" se révèle un excellent petit conte cruel !
    Pour ma part, c'est même un coup de coeur !! C'est dire !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-un-ete-en-vetements-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par liratouva2, le 18 mars 2011

    liratouva2
    Kiyoshi est un jeune garçon très seul, orphelin, vivant dans la grande propriété de sa grand-mère, une vieille dame très riche qui ne s'occupe pas de lui et qui ne sort plus de son lit depuis la mort de son fils unique qu'elle a longtemps caché pendant la guerre sans qu'il ait jamais pu être découvert par les militaires qui le recherchaient.
    Kiyoshi, lui, vit avec les domestiques et dort dans une soupente. Ses deux seules distractions viennent du cimetière où il enterre les petits animaux qu'il tue et des jeux avec Tokiko, sa petite voisine. Celle-ci vit avec ses parents très pauvres dans une masure qu'ils louent au fond du jardin Ce sont les seuls parents de la vieille femme et ils avouent ouvertement attendre sa mort et son héritage avec impatience.
    Une nuit, Kiyoshi entendant un léger bruit surprend sa grand-mère dans le couloir, elle qui ne se déplace plus jamais.
    Il va dès lors aller de surprise en surprise … et moi aussi qui ne m'attendais pas du tout à un dénouement aussi terrible!
    Comme souvent avec les écrivains japonais, tout semble si paisible au début : une nature agréable et bien entretenue, des personnages silencieux et bien éduqués, efficaces et affairés. Chacun à sa place. Tous jouant leur rôle sans protester mais que de secrets et de violence sous cette apparence si calme! Un beau jour, un petit écart, une faille légère, quelque chose qui sort de l'ordinaire et tout éclate, cruel, infiniment cruel et tragique car irrémédiable.
    Le temps d'un cri d'horreur et le calme apparent revient comme au début de l'histoire, comme si rien ne s'était passé. Voic les dernières phrases du récit.
    J'ai aimé, beaucoup, bien que ce ne soit qu'une longue nouvelle. C'est très réussi: impossible d' oublier la fin

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/03/akira-yoshimura-un-ete-en-vet..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 17 mai 2011

    kathel
    Nouvelle d'une cinquantaine de pages, cet histoire estivale se place du point de vue d'un jeune garçon. Il vit seul avec sa grand-mère malade, qui le traite très froidement et une servante, qui subvient à ses besoins les plus immédiats. Dans la propriété, plutôt grande, de sa grand-mère, dans des communs sombres et délabrés, vit une famille avec une petite fille de son âge. Progressivement, on apprend comment le petit Kiyoshi est devenu orphelin, ainsi que les liens qui unissent les différents personnages. Comme dans Le Convoi de l'eau, un malaise diffus s'insinue au cours de la lecture, et se concrétise d'ailleurs par une fin qui laisse un peu estomaqué ! Et qui donne bien envie de continuer à découvrir cet auteur.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-akira-yoshimura-un-ete-e..
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  • Par keisha, le 14 août 2011

    keisha
    Le jeune Kiyoshi vit chez une grand mère indifférente qui ne quitte pas son lit et refuse l'accès de sa maison à sa nièce, la mère de la petite Tokiko. Les deux enfants s'entendent bien, les adultes autour d'eux attendent le décès de la grand mère.

    Une histoire faussement simple, dans un style concis et efficace, qui dérape rapidement et qu'on ne peut lâcher. Je n'en dirai pas plus, ceux et celles qui l'on lu, et ils sont nombreux, comprendront. Lire un auteur japonais n'est pas de tout repos pour les nerfs, cela se confirme. Brrrr!


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-un-ete-en-veteme..
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    • Livres 1.00/5
    Par csapin, le 16 avril 2012

    csapin
    Après La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, voilà qui ne va pas me réconcilier avec la littérature nippone. Il s'agit ici d'une nouvelle assez lente sur la cruauté des enfants (c'est du moins ce que j'en retiens) ; sujet qui n'avait déjà pas eu le don de m'accrocher dans Sa majesté des mouches de William Golding.
    Aucun intérêt.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/08/08/charlotte-sapin-un-..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 07 mai 2011

    "Kiyoshi et Tokiko, après avoir étendu la natte, jouaient souvent à la dînette sous l’arbre.
    - Ta grand-mère, elle n’est toujours pas morte ?
    Tokiko, quand elle voyait Kiyoshi, lui posait toujours la question sur le mode d’un léger salut, en guettant sa réaction.
    - Pas encore, répondait invariablement Kiyoshi avec candeur.
    - Mon garçon, il ne faut pas jouer avec elle, parce que c’est la fille d’un voleur, lui répétait la domestique en tordant les lèvres, un éclair de colère dans le regard."
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  • Par kathel, le 17 mai 2011

    Kiyoshi s’avança et derrière le pilier jeta un coup d’œil en direction de la pièce. Dans la pénombre, des couleurs criardes emplissaient la totalité de son regard. c’étaient celles de masques bon marché en papier mâché qui débordaient jusque dans les recoins de la petite pièce au sol recouvert de six tatamis.
    Dans l’espace central où s’entassaient les masques, une petite fille terriblement maigre était assise auprès d’une femme au teint pâle d’environ trente ans. La fille, l’air absent, s’appuyait contre la femme, mais rencontrant le regard de Kiyoshi, elle dévoila ses dents blanches.
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