ISBN : 2070338126
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

En 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et le désespoir, trois jeunes gens, Eric, Conrad et Sophie, jouent au jeu dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits, mensonges et érotisme les pousse... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 04 mai 2010

    Couperine
    La prouesse de Marguerite Yourcenar est de faire passer le personnage principal, Eric, homme égocentrique ayant une relation malsaine avec Sophie, soeur de son ami Conrad, comme quelqu'un d'honnête. Comment ? le récit est écrit à la première personne. C'est Eric, justement qui nous révèle tout, sans rien nous cacher.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par petitepom, le 24 juillet 2011

    petitepom
    J'abandonne ce livre à la moitié, l'écriture est riche, trop riche pour moi. Je m'y perd, les phrases sont longues, ca brode, partant vers des divagations qui m'embrouillent.
    Les relations du trio Eric, Sophie et le narrateur ne sont pas claires, je ne sais pas trop qui est qui, quel sentiments ils ont....Il y a des passages où je visualise l'histoires puis très vite je décroche à cause des longueurs trop descriptives ou trop poétiques pour moi.
    J'ai très vite été embrouillé, je voulais connaitre l'auteur c'est un echec.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par siddjcv, le 19 mai 2011

    siddjcv
    On m'avait dit bon courage pour lire marguerite Yourcenar. J'ai compris pourquoi. le livre n'est pas très gros, 120 pages, mais pas non plus très dynamique. Assez long dans des détails qui ne font pas avancer les choses, et au final, même si c'est une histoire d'amour, j'ai toujours pas compris si il l'aimait ou pas… surement une subtilité du texte à travers laquelle je suis passé !!!
    Bref pas top top cette lecture !
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par miriam, le 02 août 2011

    miriam
    Dans l'introduction, l'auteur annonce une tragédie classique : unité de lieu, noblesse des sentiments, amour impossible, on cite Racine, ce serait plutôt Corneille....le choix de la Courlande comme la Grèce antique chez les classiques.
    C'est un roman trouble et ambigu, situé dans une période trouble dan une Courlande qui n'est plus allemande ni russe, ni polonaise où les combats s'enlisent dans les marécages comme les sentiments des trois protagonistes Eric, Conrad et Sophie.
    Trouble et ambigu narrateur qui se confie, blessé revenant de la guerre d'Espagne, Nazi? même pas, fin de race plutôt.


    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    Contrairement à la plupart des hommes un peu réfléchis, je n'ai pas plus l'habitude du mépris de soi que de l'amour-propre ; je sens trop que chaque acte est complet, nécessaire et inévitable, bien qu'imprévu à la minute qui précède, et dépassé à la minute qui suit. Pris dans une série de décisions toutes définitives, pas plus qu'un animal, je n'avais eu le temps d'être un problème à mes propres yeux. Mais si l'adolescence est une époque d'inadaptation à l'ordre naturel des choses, j'étais certes resté plus adolescent, plus inadapté que je ne le croyais, car la découverte de ce simple amour de Sophie provoqua en moi une stupeur qui allait jusqu'au scandale.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par Couperine, le 03 mai 2010

    Je ne sais pas, mon amie, à quoi nous serviraient nos tares, si elles ne nous enseignaient la pitié.
    Je m'habituais. On s'habitue facilement. Il y a une jouissance à savoir qu'on est pauvre, qu'on est seul et que personne ne songe à nous. Cela simplifie la vie. mais c'est aussi une grande tentation. Je revenais tard, chaque nuit, par les faubourgs presque déserts à cette heure, si fatigué que je ne sentais plus la fatigue. Les gens que l'on rencontre dans les rues, pendant le jour, donnent l'impression d'aller vers un but précis, que l'on suppose raisonnable, mais, la nuit, ils paraissent marcher dans leurs rêves. Les passants me semblaient, comme moi, avoir l'aspect vague de figures qu'on voit dans les songes, et je n'étais pas sûr que toute la vie ne fût pas un cauchemar inepte, épuisant, interminable. Je n'ai pas à vous dire la fadeur de ces nuits viennoises. J'apercevais quelquefois des couples d'amants étalés sur le seuil des portes, prolongeant tout à leur aise leurs entretiens, ou leurs baisers peut-être ; l'obscurité, autour d'eux, rendait plus excusable l'illusion réciproque de l'amour ; et j'enviais ce contentement placide, que je ne désirais pas. Mon amie, nous sommes bien étranges. J'éprouvais pour la première fois un plaisir de perversité à différer des autres ; il est difficile de ne pas se croire supérieur, lorsqu'on souffre davantage, et la vue des gens heureux donne la nausée du bonheur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Zinaida, le 18 avril 2012

    L'amitié est avant tout certitude, c'est ce qui la distingue de l'amour. Elle est aussi respect et acceptation totale d'un autre être.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Zinaida, le 18 avril 2012

    Je pourrais mentionner d'autres détails plus affreux encore, mais les récits de cet ordre oscillent entre le sadisme et la badauderie. Les pires exemples de férocité ne servent jamais qu'à durcir chez l'auditeur quelques fibres de plus, et comme le coeur humain a déjà à peu près la mollesse d'une pierre, je ne crois pas nécessaire de travailler dans ce sens.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le coup de grâce par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (30)

> voir plus

Quiz