ISBN : 2742778063
Éditeur : Actes Sud Junior (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
" Où est passée la lune ? Est-ce qu'elle ne nous éclaire plus ? Mathis, tu la vois de quelle couleur, la lune ? Dessous nous il y a la glace, la glace du lac. Et au-dessus ta voix, ta voix qui s'énerve : Louvine, ils arrivent... Louvine, merde ! Dépêche-toi. Mais me dép... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 19 septembre 2010

    zazimuth
    Je l'ai bien sûr lu d'une traite et j'ai trouvé cette histoire d'amour vraiment très belle et très bien écrite.
    C'est Ludivine qui parle, elle a 17 ans et fréquente un lycée spécialisé car elle est lente et ses parents la disent immature, voire idiote. Un soir, en descendant du bus, elle fait la connaissance de Mathis, apprenti menuisier... Leurs solitudes et leurs différences vont se croiser jusqu'à fusionner.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-31324570.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Pays_des_contes, le 11 août 2011

    Pays_des_contes
    Court roman d'à peine quatre-vingt pages, Rien que ta peau est une histoire sensuelle, presque sauvage et absolument pure. La parole est donnée à Louvine, cette adolescente un peu différente qui se raconte peu à peu, et cette parole fluide, à la fois limpide et obstinée, nous donne à voir, à comprendre une histoire que l'on aurait pu un peu trop rapidement juger autrement. [...]

    Lien : http://siletaitencoreunefois.hautetfort.com/archive/2011/08/11/rien-..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2008
    Lecture jeune, n°128 - Ludivine présente des déficiences mentales : elle fait tout au ralenti, se montre obsédée par les couleurs et hurle parfois à la mort, telle une louve, lorsqu’elle se trouve dans une situation inconfortable. Ses parents, qui se sont écartés du village par honte de sa différence, ont du mal à vivre avec cette enfant si spéciale. Une enfant... c’est bien comme cela qu’ils la considèrent, bien que Ludivine ait 17 ans, des désirs et un corps de jeune femme.

    Tous les soirs, « Louvine », comme elle se prénomme elle-même, rentre en car de son école spécialisée. C’est un de ces soirs que va surgir dans sa vie Mathis, un garçon lui aussi pas comme les autres. Dans cet hiver glacial, au fil des jours blanchis par la neige, ils vont s’apprivoiser, tomber amoureux et s’aimer physiquement avec passion, malgré l’incompréhension des adultes. Le roman, écrit à la première personne sous la forme d’un flash-back, s’ouvre justement sur cette scène : Louvine et Mathis, enroulés dans leurs sacs de couchage sur le lac gelé, sont surpris et sermonnés par les parents de la jeune fille, dans l’hystérie générale.

    La force de ce livre réside dans le mélange des thèmes. C’est un ouvrage qui parle de la différence, certes, mais qui exprime aussi – qui hurle même – des sentiments universels : l’insurmontable incompréhension qui pèse si souvent entre les parents et les adolescents, le désir d’aimer et d’être aimé. On oublie finalement très vite que les personnages sont « spéciaux » pour s’identifier complètement à eux et vivre par procuration l’explosion de leur amour sensoriel. Un texte à la première personne qu’on lit d’une seule traite, un texte très profond, très émouvant, un cri d’espoir, de haine et d’amour à la fois.

    Marianne Joly

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Citations et extraits

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  • Par Pays_des_contes, le 11 août 2011

    Ce qui m’a décidée, c’est l’oiseau… Tu te souviens ? Un soir, alors que la lune brillait sur la neige et éclairait comme un lampadaire, tu as trouvé un oiseau sur le bord du chemin. Son aile était casée et il allait mourir de froid, ou bien être mangé par un autre animal. Tu l’as recueilli dans tes mains. Il s’est un peu débattu et tu t’es mis à lui parler, tout doucement. Tu lui as dit : « Tu n’as rien à craindre de moi. J’ai de grandes mains mais elles sont chaudes et, tu sais, elles ne te feront pas de mal. Tu as eu peur, tu as senti le froid t’engourdir, mais c’est fini, je suis là, je ne te laisserai pas tout seul. Là, je ne peux pas réparer ton aile, alors je vais t’emmener avec moi. Mais tu verras : tout ira bien. Et tu pourras voler de nouveau, bientôt. » Et de ta main libre tu as caressé très doucement la tête du petit oiseau blessé, et il s’est apaisé, comme s’il avait compris. Et c’est pour ça que je t’ai dit oui. Pour ta douceur envers l’oiseau. Je savais qu’avec moi ce serait pareil.
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