" Depuis quelques mois, je suis comme ça, je mate les filles. Toutes. Dans la classe, au lycée, à la salle de sport du quartier, dans la rue, au ciné, partout. Même les vieilles de vingt-cinq ans...Je zieute sans distinction les canons, les moches, les énormes, les maig... > voir plus
Un roman brut, franc, plus profond qu'on ne pourrait le penser à première vue (surtout avec le résumé de la 4e de couverture).
Une écriture efficace qui entretient le suspense jusqu'à la fin.
Lecture Jeune, n°129 - mars 2009 - Valantin a 14 ans. Son truc, c'est sa « Pepsi », comme il dit. Son membre, sa verge, son pénis. Il change de nom en fonction de son humeur ou de celle de son engin. Parce qu'il s'en moque, Valantin : au quotidien, il y a la vie, le plaisir et surtout, les filles, avec leurs seins, leurs cuisses et leurs mains. Il ne voit pas de mal à se faire du bien, même si, de temps en temps, il se demande ce qui cloche chez lui. Valantin confond, à son plus grand étonnement, désir, colère et plaisir. Il commence à comprendre que tout va ensemble, que les frontières sont ténues, que l'un provoque l'autre. Ce texte court, percutant et drôle, aborde crûment la masturbation, sujet encore souvent tabou. Le résultat est, curieusement, pudique. Jeu de mains parle avec justesse du désir, de la sexualité et de la sensualité, qui prend souvent le dessus. Car après tout, comme dans la vie, ce qui saisit Valantin, ce n'est qu'un afflux de sang. ? Marie Cambolieu