> Jean-François Merle (Traducteur)

ISBN : 9782265089174
Éditeur : Fleuve noir (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
L'équipée sauvage de deux octogénaires partis pour un ultime voyage le long de la légendaire route 66... Sublime !

Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-ca... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 06 novembre 2011

    missmolko1
    Je viens tout juste de finir ce roman et je dois dire qu'il va rester graver dans ma tête pendant un bon moment : il est fabuleux!!!!
    C'est une belle leçon de vie que nous offre Michael Zadoorian a travers ce couple d'octogénaire, tous les deux gravement malades qui décident de faire le dernier voyage de leur vie commune en traversant les États-Unis. Avec ce voyage, Ella la narratrice nous parle de sa vie avec son mari John, ses enfants et petits-enfants, de sa jeunesse, de ses amis. Ella et John sont un couple incroyable, elle rongé par le cancer et submergée par les douleurs et lui atteint de la maladie d'alzheimer. On pourrait croire que ce roman va être triste mais pourtant c'est tout l'inverse, Ella est pleine de courage et la maladie de John est présenté de façon très drôle.
    De plus, Ella nous fait découvrir son pays a travers la route 66 (qui est mon rêve), partis de Détroit ou ils vivent depuis des années, ils vont traversés états après états jusqu'en Californie. Chaque chapitre est découpé par état et nous livre son lot d'anecdote.
    En tout cas ce roman est une vrai surprise pour moi et maintenant je peux répondre a la question "si vous deviez emmener un livre sur une ile déserte....?", ça serait sans hésiter que je répondrais "le cherche bonheur".
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 30 janvier 2011

    caro64
    Et si le salut passait par la réalisation d'un dernier rêve, un dernier voyage pour partir avec dignité. Si l'on quittait le monde en ayant choisi le moment et la méthode. Partir pour un ultime voyage, celui vers le Pays des merveilles…
    Ella et John sont arrivés au crépuscule de leur vie. Une vie bien remplie qu'ils partagent depuis plus de soixante ans. Mais, rattrapés par les maladies diverses – John souffre de la maladie d'Alzheilmer, et Ella, gavée de médicaments, est sous chimiothérapie -, ils décident malgré l'avis de leur médecin et de leurs enfants, de rejoindre, à bord de leur camping-car "Le cherche-bonheur", Disneyland Californie, en empruntant la mythique route 66. Ce n'est pas sans péripéties qu'ils arrivent au bout de leur voyage, et c'est Ella qui nous contera toutes les aventures, entre un John oubliant ce qui est survenu quelques heures plus tôt, et elle qui ne se déplace qu'en déambulateur. Ella décrit aussi cette bonne vieille route avec l'humour parfois piquant qui la caractérise. Le cherche-bonheur relate les aventures ultimes de ces deux vieux qui n'ont plus rien à perdre, sinon leur vie, et ça, Ella le sait.
    Drôle, fougueux et touchant (sans tombé dans le pathos), ce road novel version senior nous propose une réflexion profonde sur le sens de la vie, quand arrive l'heure du bilan.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 10 mars 2012

    kathel
    L'évasion de John et Ella m'a enchantée. L'avenir des plus sombres de ce couple d'octogénaires, lui atteint d'Alzheimer, elle d'un cancer incurable, n'empêche pas un périple pétillant, tendance Pepsi tiède, et revigorant, comme les hamburgers que John ingurgite à intervalles réguliers. le thème du quatrième âge fuyant les maisons de retraite ou leur perspective est à la mode en ce moment, à voir des titres comme le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, L'avant-dernière chance ou La grand-mère de Jade… Je pense encore au personnage récurrent de Johan Theorin, de L'heure trouble, menant l'enquête depuis une maison pour personnages âgées, qui entre parenthèses, n'est pas pour une fois, présentée comme un horrible mouroir. Bref, tout le monde est concerné par le sujet, que ce soit à propos de ses grands-parents, de ses parents, voire de son avenir personnel, et le sujet mérite d'être mis en avant. Je n'ai pas lu tous les autres livres que je cite, mais celui de Michael Zadoorian est une réussite, un concentré de tendresse et de fantaisie réunies en la personne d'Ella, la narratrice.
    Ce que j'ai aimé, c'est que l'histoire reste toujours parfaitement crédible, les rencontres, les péripéties, les souvenirs, ne partent jamais dans des exagérations qui auraient gâché l'histoire, et de même, ne se déroulent pas d'une manière trop attendue. Bien sûr, Ella et son mari ont une famille, des enfants déjà bien « grands » qui s'inquiètent pour eux, ils communiquent avec eux de temps à autre, les enfants essayent de les convaincre de rentrer, mais il faut faire confiance en l'obstination d'Ella pour aller jusqu'au bout de son projet... Ce livre est une jolie balade sur la route 66, un parfait équilibre sur le fil entre gravité et apesanteur.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-michael-zadoorian-le-che..
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    • Livres 3.00/5
    Par quiliravivra, le 23 avril 2012

    quiliravivra
    Je m'attendais à un chef d'oeuvre au vu des critiques excellentes et j'avoue avoir été pour ma part un peu déçue.
    L'histoire est certes jolie et émouvante car elle nous questionne sur la fin de vie, sur la manière de prendre la route vers notre dernière demeure.
    John et Ella ont choisi la légendaire route 66 et j'aurais aimé connaitre un peu mieux ce décor américain, imaginer des lieux ,hûmer des odeurs ....bref m'imprégner de l'ambiance autour de l'histoire.
    L'écriture (ou plutôt sa traduction) ne m'a pas plu car l'écriture n'a rien de ciselée et l'humour ne m'a fait sourire.
    Juste un peu d'émotion pour ce vieux couple de galopins qui prend la poudre d'escampette et choisit de mourir dignement .
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    • Livres 5.00/5
    Par gerry29, le 14 octobre 2011

    gerry29
    Voilà un livre que je ne suis pas prête d'oublier! L'aventure d'un couple d'octogénaires qui a vu les années défiler et qui décide de faire un ultime voyage à bord du "Cherche-bonheur", leur camping-car depuis 40 ans!
    Avant toute chose, sachez que vous ne refermerez pas ce roman sans un pincement au coeur, c'est inéluctable! Ici, il est question de libre-arbitre, du choix des malades dans une société où la fin de vie "doit" presque toujours se passer à l'hopital, gavé de médicaments....
    Ella et John sont de ceux qui ne se laisseront pas guider par les médecins et par leurs enfants! Enfin Ella surtout! Elle est en phase de rechute et son cancer se généralise... Son mari, John, est quant à lui atteint d'alzheimer depuis déjà quelques années et en souffre énormément dans ses périodes de lucidité.
    Ella décide de prendre les choses en main pour elle et son mari, et organise un ultime périple à travers les états-unis afin de rejoindre l'océan, pour le voir une dernière fois ensemble!
    Ce récit est donc le road-trip de ce vieux couple, au cours duquel ils se remémorent leurs plus beaux instants grâce à des séries de diapositives qu'ils projettent le soir lors de leurs arrêts "repos".
    Je n'ai pas trouvé ce livre larmoyant, bien au contraire! Les deux personnages principaux ont un franc parlé qui m'a de nombreuses fois décoché un sourire! le contexte spécial de leur voyage est tout à fait captivant, ils leur arrive bon nombre d'aventures et les pages se tournent avec facilité!
    Après avoir refermé ce livre, j'y ai beaucoup pensé! La fin m'a touché au possible et j'avoue que je ne suis pas prête d'oublier ce couple!!! Un vrai beau roman contemporain qui touche à des sujets délicats!

    Ma note: 9,5/10
    Une belle surprise, malgré un thème assez dur
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 30 janvier 2011

    On raconte qu’ Ambrose Bierce – dont j’avais adoré les nouvelles, terrifiantes quand j’étais jeune -, à soixante-dix ans passés, avait décidé sur un coup de tête de partir pour le Mexique. « Je me rends bien compte qu’il est possible, voire probable, que je ne revienne pas. » Il a aussi écrit : « Il s’agit de couper l’herbe sous le pied à la vieillesse, à la maladie, et aux chutes dans les escaliers de la cave. » Moi qui connais bien les trois, je ne peux qu’applaudir avec chaleur ce cher Ambrose.
    Bref, nous n'avons rien à perdre. J'ai donc décidé d'agir.
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  • Par Theoma, le 17 février 2012

    Je repense à un incident quand Kevin était à la maison, voici quelques années, et qu'il installait le pare-tempête sur la fenêtre de la prote d'entrée. Il s'était coupé le doigt sur un gond. Il n'était pas rouillé, Dieu merci, mais méchamment tranchant. Il était entré dans la cuisine en saignant comme un bœuf. Dès que je m'en étais aperçue, je m'étais ruée pour aller lui chercher un pansement. J'avais badigeonné un peu d'antiseptique sur la blessure et entouré le doigt avec le sparadrap, ajusté juste ce qu'il fallait. Puis j'avais saisi ce doit et, dans même y pendre garde, y avais posé un bisou. « Et maintenant, c'est guéri », avais-je ajouté. Quand j'avais levé la tête, j'avais vu un homme de quarante-quatre ans. Je n'avais pas fait ce geste depuis plusieurs dizaines d'années, et pourtant rien ne m'avait paru plus naturel.

    Voilà le genre de pensées qui me coupe le souffle quand elles me viennent à l'esprit. Au moment où je commence à croire que je m'habitue à la situation présente, un truc comme ça vient tout bousiller et me laisse anéantie.
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  • Par marie-caillou, le 21 décembre 2011

    le plus triste dans l'affaire, c'est que nous n'avons pris la route 66 qu'une seule fois au cours de nos déplacements pour Disneyland . John et moi, comme le reste de l'Amérique, avons succombé aux charmes des autoroutes plus rapides, des itinéraires plus directs, des limitations de vitesses moins contraignantes. Nous n'avons plus jamais songé à emprunter la route secondaire. A se demander si quelque chose en nous ne sait pas que notre vie va s'écouler plus vite que nous ne pouvons le concevoir. Alors, nous courons à l'aveuglette comme des poulets sans tête.
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  • Par missmolko1, le 03 novembre 2011

    De la banlieue de Detroit où nous avons passé toute notre existence, nous avons pris plein ouest à travers le Michigan. Jusqu'à présent, la promenade est agréable, régulière et paisible. Le courant d'air, à la fenêtre, produit un sifflement muet et soyeux à mesure que les kilomètres nous arrachent de notre cocon. Les idées s'éclaircissent, les douleurs s'atténuent, les soucis s'évaporent, au moins pour quelques heures.
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  • Par missmolko1, le 03 novembre 2011

    Le décor du restaurant est supposé évoquer les années 1950, mais rien ne ressemble à quoi que ce soit dont je me souvienne. A un moment donné, on s'est mis à croire que cette période se résumait aux socquettes, aux jupes évasées, au rock'n'roll, aux coupés Ford rouges, à James Dean, Marilyn Monroe et Elvis. Amusant de voir comment une décennie a été réduite à quelques clichés collectés apparemment au petit bonheur.
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