Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Jean-François Merle (Traducteur)

ISBN : 9782265089174
Éditeur : Fleuve noir (2010)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 121 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'équipée sauvage de deux octogénaires partis pour un ultime voyage le long de la légendaire route 66... Sublime !

Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-ca... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (48)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 06 novembre 2011

    missmolko1
    Je viens tout juste de finir ce roman et je dois dire qu'il va rester graver dans ma tête pendant un bon moment : il est fabuleux!!!!
    C'est une belle leçon de vie que nous offre Michael Zadoorian a travers ce couple d'octogénaire, tous les deux gravement malades qui décident de faire le dernier voyage de leur vie commune en traversant les États-Unis. Avec ce voyage, Ella la narratrice nous parle de sa vie avec son mari John, ses enfants et petits-enfants, de sa jeunesse, de ses amis. Ella et John sont un couple incroyable, elle rongé par le cancer et submergée par les douleurs et lui atteint de la maladie d'alzheimer. On pourrait croire que ce roman va être triste mais pourtant c'est tout l'inverse, Ella est pleine de courage et la maladie de John est présenté de façon très drôle.
    De plus, Ella nous fait découvrir son pays a travers la route 66 (qui est mon rêve), partis de Détroit ou ils vivent depuis des années, ils vont traversés états après états jusqu'en Californie. Chaque chapitre est découpé par état et nous livre son lot d'anecdote.
    En tout cas ce roman est une vrai surprise pour moi et maintenant je peux répondre a la question "si vous deviez emmener un livre sur une ile déserte....?", ça serait sans hésiter que je répondrais "le cherche bonheur".
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par kreen78, le 03 octobre 2012

    kreen78
    'ai commencé ma lecture dans de mauvaises conditions : j'étais copilote dans la voiture et j'indiquais la route entre 2 pages. Ce qui m'a gâché les 30 premières pages… car je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire, ni à la trouver intéressante et capter l'humour de la narratrice.
    Ce petit « incident » fut très vite rectifié : dès que je me suis retrouvée seule, j'ai plongé tête la première dans ce roman extraordinaire. J'ai eu pas mal de coups de cœur ces derniers temps, mais celui-là les bat tous !!!
    Michael Zadoorian réussit à nous faire passer du brouillage de vue au pouffage de rire. Il s'est mis à la place de cette femme, Ella, pas si vieille que ça, mais bien mal en point : elle est atteinte d'un cancer. C'est elle qui narre tout le périple pour aller à Disneyland avec son vieux mari John qui perd complètement la tête. Ella parle de la maladie d' Alzheimer, qu'a son mari, avec une certaine dérision qui nous fait beaucoup sourire, bien malgré nous. Et ce sont donc ces deux personnes, l'une détraquée du corps, l'autre de la tête, qui vont à l'aide de leur Cherche-Bonheur vivre des aventures pour fuir le quotidien qui ronge Ella et la tue à petit feu. Et fuir aussi les enfants, les docteurs, et leurs inquiétudes, leurs mines décourageantes.
    Ella en copilote, John en conducteur du camping-car, vont faire la Route 66 de bout en bout. A travers les différentes villes qu'elle va reconnaître, elle racontera ses souvenirs avec et sans les enfants, plein d'images et de moments d'émotion referont surface. Elle fera beaucoup de commentaires sarcastiques, car elle a un sacré bagout ! Et son mari se souviendra de temps en temps d'elle… Mais quel bonheur de repenser à tout ça ! A tous ces moments qu'elle nous fait partager ! A ces aveux qu'elle fait au sujet de John au fil du roman ! Aux situations bien cocasses parfois ! La scène où ils tombent… Si on arrive à se la mettre en images, quelle poilade !!!! Et, quelque part, j'ai bien envie de dire que le summum est quand même l'arrivée à Disneyland… Bon ici ce sera sans commentaire !
    Et la fin… Mais quelle fin ! Je me demandais comment l'auteur allait terminer un si bon bouquin. Je peux affirmer que je n'ai vraiment pas été déçue. J'ai lu les deux dernières pages très très lentement, car je sentais LA fin s'installer, et mes larmes furent difficiles à retenir. Mais c'était Ella tout craché ça, alors j'ai réussi à sortir un sourire au milieu de ce brouillage de vue.
    Un grand GRAND roman, en ce qui me concerne, tant par la narration exquise que par la psychologie des personnages, qui deviennent tellement attachants… qu'on aimerait que le livre ne se termine pas déjà.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 30 janvier 2011

    caro64
    Et si le salut passait par la réalisation d'un dernier rêve, un dernier voyage pour partir avec dignité. Si l'on quittait le monde en ayant choisi le moment et la méthode. Partir pour un ultime voyage, celui vers le Pays des merveilles…
    Ella et John sont arrivés au crépuscule de leur vie. Une vie bien remplie qu'ils partagent depuis plus de soixante ans. Mais, rattrapés par les maladies diverses – John souffre de la maladie d'Alzheilmer, et Ella, gavée de médicaments, est sous chimiothérapie -, ils décident malgré l'avis de leur médecin et de leurs enfants, de rejoindre, à bord de leur camping-car "Le cherche-bonheur", Disneyland Californie, en empruntant la mythique route 66. Ce n'est pas sans péripéties qu'ils arrivent au bout de leur voyage, et c'est Ella qui nous contera toutes les aventures, entre un John oubliant ce qui est survenu quelques heures plus tôt, et elle qui ne se déplace qu'en déambulateur. Ella décrit aussi cette bonne vieille route avec l'humour parfois piquant qui la caractérise. Le cherche-bonheur relate les aventures ultimes de ces deux vieux qui n'ont plus rien à perdre, sinon leur vie, et ça, Ella le sait.
    Drôle, fougueux et touchant (sans tombé dans le pathos), ce road novel version senior nous propose une réflexion profonde sur le sens de la vie, quand arrive l'heure du bilan.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 10 mars 2012

    kathel
    L'évasion de John et Ella m'a enchantée. L'avenir des plus sombres de ce couple d'octogénaires, lui atteint d'Alzheimer, elle d'un cancer incurable, n'empêche pas un périple pétillant, tendance Pepsi tiède, et revigorant, comme les hamburgers que John ingurgite à intervalles réguliers. le thème du quatrième âge fuyant les maisons de retraite ou leur perspective est à la mode en ce moment, à voir des titres comme le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, L'avant-dernière chance ou La grand-mère de Jade… Je pense encore au personnage récurrent de Johan Theorin, de L'heure trouble, menant l'enquête depuis une maison pour personnages âgées, qui entre parenthèses, n'est pas pour une fois, présentée comme un horrible mouroir. Bref, tout le monde est concerné par le sujet, que ce soit à propos de ses grands-parents, de ses parents, voire de son avenir personnel, et le sujet mérite d'être mis en avant. Je n'ai pas lu tous les autres livres que je cite, mais celui de Michael Zadoorian est une réussite, un concentré de tendresse et de fantaisie réunies en la personne d'Ella, la narratrice.
    Ce que j'ai aimé, c'est que l'histoire reste toujours parfaitement crédible, les rencontres, les péripéties, les souvenirs, ne partent jamais dans des exagérations qui auraient gâché l'histoire, et de même, ne se déroulent pas d'une manière trop attendue. Bien sûr, Ella et son mari ont une famille, des enfants déjà bien « grands » qui s'inquiètent pour eux, ils communiquent avec eux de temps à autre, les enfants essayent de les convaincre de rentrer, mais il faut faire confiance en l'obstination d'Ella pour aller jusqu'au bout de son projet... Ce livre est une jolie balade sur la route 66, un parfait équilibre sur le fil entre gravité et apesanteur.

    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 26 juin 2012

    canel
    Ella et John partent en vacances en empruntant la mythique route 66 d'est en ouest à bord de leur camping-car. Rien d'extraordinaire à cela... sauf qu'ils ne sont plus tout jeunes (60 ans de mariage donc probablement octogénaires), qu'Ella est rongée par un cancer et se déplace avec un déambulateur, et que John (au volant) atteint de dégénerescence précoce, perd régulièrement la boule...
    Cancer + Alzheimer + déchéance physique + conjoint malade + fin de vie + camping-car + séances diapos + road-movie => j'ai peur, je flippe, je n'aime pas, donc je fuis.
    Tous ces ingrédients sont réunis dans ce roman, et pourtant j'ai persisté, à doses homéopathiques, certes, mais bon... Pourquoi ?
    - parce que beaucoup de lectrices ont aimé
    - parce qu'il m'était recommandé par des proches plus concernés que moi par les perspectives effrayantes évoquées
    - parce que c'était une 'lecture commune', ce qui me pousse en général à aller au bout, par respect pour la co-lectrice, et pour en discuter en connaissance de cause
    - et puis parce que cet ouvrage respire malgré tout le courage, l'optimisme envers et contre tout/tous, et n'est de ce fait ni trop larmoyant, ni trop sirupeux, contrairement à ce que je redoutais. Il réussit même à être drôle par moments.
    L'ensemble m'a quand même fortement plombée : même s'ils s'aiment encore, ces deux-là, et partagent des moments tendres, on baigne dans les divagations du pépé, l'impatience de sa femme, ses souffrances physiques, l'incontinence et les odeurs du vieillard, la mauvaise humeur. Bref, le tableau est terriblement réaliste et bien peu réjouissant, donc.
    Une lecture facile, mais pas plaisante pour moi. Roman flippant, flippant, flippant...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

> voir toutes (36)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par caro64, le 30 janvier 2011

    On raconte qu’ Ambrose Bierce – dont j’avais adoré les nouvelles, terrifiantes quand j’étais jeune -, à soixante-dix ans passés, avait décidé sur un coup de tête de partir pour le Mexique. « Je me rends bien compte qu’il est possible, voire probable, que je ne revienne pas. » Il a aussi écrit : « Il s’agit de couper l’herbe sous le pied à la vieillesse, à la maladie, et aux chutes dans les escaliers de la cave. » Moi qui connais bien les trois, je ne peux qu’applaudir avec chaleur ce cher Ambrose.
    Bref, nous n'avons rien à perdre. J'ai donc décidé d'agir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation

  • Par Theoma, le 17 février 2012

    Je repense à un incident quand Kevin était à la maison, voici quelques années, et qu'il installait le pare-tempête sur la fenêtre de la prote d'entrée. Il s'était coupé le doigt sur un gond. Il n'était pas rouillé, Dieu merci, mais méchamment tranchant. Il était entré dans la cuisine en saignant comme un bœuf. Dès que je m'en étais aperçue, je m'étais ruée pour aller lui chercher un pansement. J'avais badigeonné un peu d'antiseptique sur la blessure et entouré le doigt avec le sparadrap, ajusté juste ce qu'il fallait. Puis j'avais saisi ce doit et, dans même y pendre garde, y avais posé un bisou. « Et maintenant, c'est guéri », avais-je ajouté. Quand j'avais levé la tête, j'avais vu un homme de quarante-quatre ans. Je n'avais pas fait ce geste depuis plusieurs dizaines d'années, et pourtant rien ne m'avait paru plus naturel.

    Voilà le genre de pensées qui me coupe le souffle quand elles me viennent à l'esprit. Au moment où je commence à croire que je m'habitue à la situation présente, un truc comme ça vient tout bousiller et me laisse anéantie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par Litterature_et_Chocolat, le 02 mars 2012

    Vieillir ensemble, c’est aussi cela :
    .
    Que nous ne disions rien me va très bien. Parler romprait le charme. L’espace d’un instant, je suis si heureuse que je pourrai pleurer. Voilà exactement le genre de chose qui fait que j’aime tant voyager, et que j’ai désobéi à tout le monde. Nous deux réunis comme nous l’avons toujours été, sans rien dire, sans rien faire de particulier, simplement “en vacances”. Je sais bien que rien ne dure mais, quand on sait que le film va bientôt se terminer, on a parfois la possibilité de rembobiner et d’en prendre un peu sans que personne ne le remarque.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par canel, le 14 juin 2012

    John est éveillé maintenant, je l'entends grommeler dans sa barbe. Il engueule quelqu'un. Me parviennent des chuchotements obscènes, des menaces à on ne sait quel ennemi, des imprécations. Durant toute notre vie commune, John a été un homme calme et docile. Mais depuis que son esprit s'est mis à battre la campagne, il dit aux gens ce qu'il a toujours souhaité leur dire. Personne n'y échappe.

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par marie-caillou, le 21 décembre 2011

    le plus triste dans l'affaire, c'est que nous n'avons pris la route 66 qu'une seule fois au cours de nos déplacements pour Disneyland . John et moi, comme le reste de l'Amérique, avons succombé aux charmes des autoroutes plus rapides, des itinéraires plus directs, des limitations de vitesses moins contraignantes. Nous n'avons plus jamais songé à emprunter la route secondaire. A se demander si quelque chose en nous ne sait pas que notre vie va s'écouler plus vite que nous ne pouvons le concevoir. Alors, nous courons à l'aveuglette comme des poulets sans tête.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
6,50 € (neuf)
4,14 € (occasion)

   

Faire découvrir Le cherche-bonheur par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Michael
Zadoorian(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (217)

> voir plus

Quiz