> Bruno Martin (Traducteur)

ISBN : 2070418332
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Les Cours du Chaos
Le cycle des Princes d'Ambre, V
[i]Traduit de l'américain par Bruno Martin[/i]

Le roi Oberon s'est éclipsé pour la seconde fois, laissant sa succession ouverte. Mais le trône n'est plus désormais l'enjeu premier des luttes... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Dude76, le 28 septembre 2010

    Dude76
    Ce tome est un peu plus difficile à 'évaluer', je l'ai trouvé ... complexe.
    Il commence par nous plonger longuement dans des univers totalement fantasmagoriques au travers de la descente de Corwin vers le monde du Chaos.
    Les affrontements avec Brand font office de simples anicroches, tout est bien "trop calme", ce voyage relevant clairement plus de l'esprit / du spirituel que de l'épopée.
    C'est cette même lutte (psychique) qui se poursuit dans le tracé de "sa" Marelle;
    Enfin, lorsqu'il parvient à rejoindre le combat, le ton est bien plus celui de l'épique bataille, mais celle-ci m'a semblé finalement bien courte (surtout face à la longueur du voyage pour venir) et peu de chose face à l'enjeu.
    D'un autre côté, il remplit parfaitement son rôle de conclusion de ce cycle, et ouvre tous les possibles, avec à l'appui tous les non-dits / non-révélés (la Marelle d'Ambre a-t-elle subsisté ? ).
    Il y a une chose qui m'a cependant surpris, que je trouve, disons, illogique : le choix final de Dara.
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    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 17 septembre 2010

    julien_le_naufrage
    En traversant les diverses ombres pour tuer Brand, son frère., Zelazny arrive à créer d'une plume légère mais juste des images comme des instantanés. Somme de polaroids tressé de mots nous faisant découvrir à coup de flashs fugaces les lieux croisés par Corwyn en route vers Les cours du chaos. C'est sans doute ce qui m'a le plus plus dans ce livre, c'est instants, ces passages, ces déplacements nous offrant des univers variés sans être surchargés de descriptions inutiles. Sur son chemin il croisera Ygg et Hugi, qui nous rappelleront inévitablement Yggdrasil l'arbe-monde des Nordiques et Hugin compagnon de Munin, les deux corbeaux messagers. S'entameront des dialogues intéressant, voir philosophiques lorsque Hugi veut porter sa bonne parole.
    On découvre également Merlin, fils de Corwyn. Ce qui créé un bon transfert de flambeau et permet la lecture suivante : le cycle de Merlin, soit les 5 derniers tomes de cet décalogie. Une saga qui jusque là se laisse dévorer rapidement et avec bonheur, chaque tome étant gros d'à peine 250 pages de moyenne ce qui est un réel plaisir pour un lecteur lent comme moi.
    D'un autre coté, Zelazny est un créateur d'univers multiples. Car avec cette série des Prince d'Ambre il nous montre une originalité incroyable. Entre l'utilisation des jeux de tarots comme moyen de communication et la multiplicité des ombres il y'a de quoi faire. Quelque part entre la fantasy et la science-fiction, il nous créé quelque chose à la croisée des genres sans sombrer dans les clichés de l'un ou l'autre. Ce qui en fait sa force, mais découragera les amateurs de clichés liés à la high fantasy et autres. En attendant, ce serait dommage de rater ce classique du genre.

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/08/les-cours-du-chaos-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Iani, le 04 avril 2009

    Iani
    Voila, la première partie de cycle est finie... Il resterait les 5 suivants, qui eux racontent l'histoire de Merlin et non plus de Corwin. Sincèrement, je doute que je continuerai la lecture du cycle.
    Premièrement, dans ce tome, tout va trop vite. Oberon donne ses ordres, tous lui obéissent sans même savoir quelles sont ses vraies intentions, Corwin part en hâte sans vraiment savoir pourquoi.
    Et moi non plus, j'ai pas compris, même après avoir fini le livre. Que sont Les cours du chaos ? Pourquoi cette lutte ? Je trouve que c'est très mal expliqué, je sais pas si c'est juste moi qui suis passé à coté mais je n'ai pas trouvé suffisamment d'explications à mes questions.
    La fin est on ne peut plus bizarre, un peu trop "Adieu" à mon goût. On ne sait pas vraiment comment ça se finit, on a juste droit à de la nostalgie de la part de Corwin. Bof.
    Mais bon, malgré tout, j'aime toujours autant l'originalité de certains coté du livre, à savoir encore et toujours les Atouts, la Marelle et tout ce qui va avec. C'est à mon sens un des seuls plus de cette saga, d'où ma note pas si mauvaise.
    Des 5 tomes, je n'ai véritablement vraiment aimé que le tome 4, les autres je les ai uniquement appréciés, sans plus. C'est pour cette raison que j'hésite fortement à lire les 5 derniers tomes.

    Lien : http://iani.over-blog.com/article-29582622.html
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Citations et extraits

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  • Par Dude76, le 26 septembre 2010

    ... Le cassis et les odeurs des fleurs de châtaigniers. Tout au long des Champs-Élysées, les châtaigniers n'étaient qu'une blanche écume...
    Je me rappelais les entrelacs des jets d'eau de la place concorde... et, en descendant la rue de Seine et le long des quais, l'odeur des vieux bouquins, celle du fleuve... Le parfum des châtaigniers en fleur...
    Pourquoi me souvenais-je soudain de 1905 et de Paris sur l'ombre Terre, sinon que j'étais très heureux cette année-là et qu'à la réflexion j'y avais peut-être cherché un antidote au temps présent ? Oui...
    L'absinthe blanche, l'Amer Picon, la grenadine... Les fraises des bois à la crème d'Isigny... Les parties d'échecs au [i]Café de la Régence[/i], avec des acteurs de la Comédie-Française, juste de l'autre côté de la rue ... Les courses à Chantilly ... Les soirées dans la [i]Boîte à Fursy[/i], rue Pigalle...
    Je posais fermement le pied gauche devant le droit, le droit devant le gauche. De la main gauche, je tenais la chaîne de la Pierre - et je la portais haut afin de pouvoir en regarder les profondeurs, y voir et y sentir la naissance de la nouvelle Marelle que je décrivais à chaque pas. J'avais planté mon bâton en terre pour marquer le point de départ de la Marelle. À gauche...
    Le vent chantait autour de moi et le tonnerre était tout proche. Je ne me heurtais pas à la résistance physique que j'avais rencontrée sur l'ancienne Marelle. Il n'y avait même aucune résistance. Au contraire - et c'était pire de bien des manières - une lenteur particulière guidait tous mes mouvements, en faisant un rite. Il me semblait dépenser plus d'énergie pour préparer chaque pas - le percevoir, l'exécuter et ordonner à mon corps de le faire - que pour le geste matériel à accomplir. Pourtant cette lenteur paraissait "se vouloir", m'être imposée par quelque agent inconnu qui décidait de la précision et du ralenti de tout ce que je faisais. Bien...
    ... Et de même que la Marelle de Rebma avait aidé au retour de ma mémoire, celle-ci, que j'essayais de créer, agitait mes souvenirs et faisait remonter l'odeur des châtaigniers et des camions chargés de légumes qui se rendaient aux Halles à l'aube... Je n'étais amoureux de personne en particulier à l'époque, bien qu'il y eût de nombreuses filles - des Yvette, des Mimi, des Simone dont les visages se confondaient - et c'était le printemps de Paris, avec les orchestres tziganes et les cocktails chez Louis... Je me souvenais et mon cœur bondissait d'une sorte de joie proustienne tandis que le Temps sonnait autour de moi comme une cloche... Et peut-être y avait-il une raison à ces souvenirs, car cette joie se transmettait en quelque sorte à mes mouvements, enrichissait mes perceptions, donnais de la puissance à ma volonté...
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  • Par Dude76, le 26 septembre 2010

    Quelques lignes d'une nouvelle d'Isak Dinensen me revinrent en mémoire, des mots qui m'avaient suffisamment frappé pour que je les apprenne, en dépit du fait que j'étais à l'époque Carl Corey : " Peu de gens peuvent se dire libérés de la croyance que ce monde qu'ils voient autour d'eux est en réalité l'œuvre de leur propre imagination. En sommes-nous donc satisfaits et fiers ? " Un résumé du passe-temps philosophique favori de la famille. Fabriquons-nous les mondes des Ombres ? Ou existent-ils, indépendants de nous, attendant nos pas ? Ou y a-t-il un moyen terme injustement exclus ? Est-ce davantage une question de plus ou moins que de soit ... soit ? Un rire sec m'échappa quand je m'aperçus que je ne connaîtrais probablement jamais la vraie réponse. Pourtant, comme je l'avais pensé cette nuit, il existe un endroit, un lieu où le moi arrive à son terme, un lieu où le solipsisme n'est plus la réponse plausible aux sites que nous visitons, aux choses que nous trouvons. L'existence de cet endroit, de ces choses, dit qu'ici au moins il y a une différence, et si elle est ici, peut-être remonte-t-elle aussi par nos ombres, pour nous donner la notion du non-moi, ramenant nos ego à une moindre stature. Car j'avais bien l'impression d'être en un tel lieu, un lieu où la question "En sommes-nous donc satisfaits et fiers ? " ne se posait plus, contrairement à la vallée déchirée de Garnath et à ma malédiction, plus près de chez nous. Quelle que dût être ma croyance ultime, je sentais que j'allais pénétrer dans le pays du non moi total. Il se pourrait que passé ce point mes pouvoirs sur Ombre se voient annulés.
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