ISBN : 2207249212
Éditeur : Denoël (1999)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Ils ont pour nom Brahma, Yama, Krishna, Vishnou, Kali et Shiva. Ils ont quitté la Terre à bord de l'Étoile-de-l'Inde et ils règnent en maîtres sur les habitants d'une planète isolée. Jusqu'à ce que l'un d'entre eux, las de cette situation scandaleuse, décide de dire la ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par BleuCobalt, le 14 mai 2012

    BleuCobalt
    Un pouvoir infini corrompt infiniment. Tels sont les dieux de Seigneur de lumière: infiniment puissants et infiniment corrompus. Ces migrants de la Terre d'un futur très éloigné possèdent des technologies si avancées qu'elles se confondent avec la puissance divine. Sur leur nouvelle planète, ils ont apporté leurs différentes croyances et développé un mode de vie qui soumet leur descendance au joug de la religion. Mais ils sont très querelleurs et susceptibles. Il arrive que certains d'entre eux ne connaissent pas le bout de leur éternité. On doit les remplacer. de nouveaux avatars avec les mêmes pouvoirs sont donc choisis à partir d'un système de promotion basé sur le karma et la réincarnation qui permet une certaine ascension "sociale".
    Un des premiers colons qui connait les classiques de l'ancienne Terre finit par se lasser de cette société figée qui n'évolue plus et ressuscite le bouddhisme pour lancer une révolte. Vaincu, il n'est pas anéanti mais libéré de son enveloppe charnelle. le livre commence quand ses anciens associés le ramènent parmi les vivants. Pour ma part, j'ai trouvé les personnages très attachants même s'ils n'étaient pas toujours tout blancs. En particulier, les amants terribles : Yama Darma et Kali dont la relation finit dramatiquement.
    A mon humble avis, le meilleur roman de Zelazny, juste devant ceux consacrés à Francis Sandow ( L'île des morts et Le Sérum de la déesse bleue).
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 14 mai 2012

    Walktapus
    De tous les croisements que Zelazny a fait entre la SF et la mythologie, Seigneur des Lumières est pour moi peut-être le plus réussi, ou en tout cas le plus accessible, passionnant, vertigineux, tout en restant étonnant, bien construit et ne versant pas dans le style expérimental pas bien convaincant de certaines de ces oeuvres.
    Le pitch fait penser à A l'aube des ténèbres de Leiber. Une poignée d'individus confisquent la science à leur profit et s'en servent pour asservir la population de tout un monde dans l'obscurantisme et s'octroyer des pouvoirs quasi divins, se donnant les noms des dieux de l'hindouisme. La contestation vient d'un individu, héros zelaznyen ambigu par excellence, qui va se donner pour mission de libérer les hommes. Il se fait appeler - idée géniale - le Bouddha, et combat les autres dieux avec leurs propres armes. S'en suit une longue lutte faite d'alliances, de trahisons et de batailles apocalyptiques, une épopée au style tout à fait original qui m'a fait penser à un peu à Ptah Hotep.
    Contrairement à Toi l'immortel où le doute peut planer, ce roman n'a pas volé son prix Hugo.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Ecarlate, le 21 septembre 2011

    Ecarlate
    Zelazny a vraiment le chic pour mêler des choses de prime abord très différentes et vous les servir avec une sauce cocasse des plus délicieuses. Ainsi dans Seigneur de lumière, fidèle à son habitude d'exploiter les mythes et religions non occidentaux, il reprend à son compte bouddhisme et hindouisme.
    Sur une planète lointaine, des colons terriens ont monopolisé les secrets de l'immortalité et de la science, se faisant passer pour des Dieux à l'égard des autres. Quand je dis qu'ils se font passer pour des dieux, c'est véritablement le cas. Ils s'en octroient les attributs, les avatars, les pouvoirs. Il y a donc Vishnu, Kali, Shiva, Yama, etc.
    Comme ils se doit, ces dieux intriguent et se disputent. Ils ont confisqué la technologie du changement de corps et grâce à des psycho-sondes, quiconque n'a pas le bond karma est réincarné en animal. Évidemment, cela leur permet de régner en dictateur, mais les Dieux, c'est rarement démocrate.
    L'un de ces premiers colons, Sam, qui aurait pu devenir l'égal de l'un d'eux, charmeur, voleur , bref un héros astucieux à la Zelazny, refuse ce système et pour contrecarrer les dieux a lancé le bouddhisme, de manière à faire profiter à tous des machines à changer de corps, et non seulement aux dieux auto-proclamés.
    Zelazny s'en sort comme d'habitude à merveille, les thèmes éthiques côtoient l'épique avec une virtuosité rarement égalée. Ces héros sont tout sauf monolithiques, et si vous voulez suivre les pas du Seigneur de lumière, revêtez la robe safran et n'hésitez plus !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Vance, le 10 avril 2010

    Vance
    [...]Un livre palpitant, foisonnant, riche en citations tirées des grands ouvrages fondateurs de la culture indienne, où l'on ne peut que prendre fait et cause pour ce héros particulier, ancien conquérant sous le nom de Siddharta, respecté sous le nom du Bouddha, adoré sous celui de Mahasamatman mais qui préfère désormais se faire appeler Sam. A la manière d'un Prométhée équivoque, il va provoquer le Panthéon, persuadé que sa chute sera la condition pour qu'une vie meilleure s'installe chez les humains. Certains vont le suivre, mais il lui faudra déployer des trésors d'ingéniosité et de persévérance pour espérer vaincre ses anciens pairs qui tiennent toujours à leur statut de dieux, enfermés dans le vaisseau qui leur sert d'Olympe inviolable. Intrigues retorses, alliances contre-nature, combats dantesques où les pouvoirs divins des Attributs se déchaînent, ce roman de fantasy sur fond de SF est une fresque baroque et passionnante qui demande tout de même un gros appétit de lecture (Zelazny, spécialiste des mythologies, n'est pas avare de phrases alambiquées). Mais le tout procure des moments d'une rare intensité, où les amours et les haines de ces super-héros cosmiques servent de toile de fond à une épopée élégante et maîtrisée. Sam, à l'instar du Richard Francis Burton dépeint par Farmer dans le Monde du Fleuve, devient instantanément un héros moderne, puissant mais vulnérable, mû par une volonté inébranlable et doué d'un charme irrésistible. Prix Hugo en 1968.[...]

    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-6548434.html
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Citations et extraits

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  • Par BleuCobalt, le 31 décembre 2011

    Comment donc justifier l’homme qui lutte contre les puissances du mal? "
    [...]
    La réponse, la justification, est la même pour les hommes et pour les dieux. Le bien ou le mal, disent les sages, ne signifent rien, car ils sont part du Samsara. Acceptez les paroles de ces sages qui ont instruit notre peuple depuis l’aube de la mémoire des hommes. Mais considérez aussi une chose dont ne parlent point les sages. C’est la "beauté". Un mot, peut-être, mais regardez derriere ce mot et considérez la Voie du Sans Nom. Et quelle est cette Voie ? C’est la Voie du Rêve. Pourquoi l’Etre Sans Nom rêve-t-il ? Ceux qui vivent dans le Samsara ne le savent point. Il vaut mieux demander ce que rêve le Sans Nom.
    [...]
    L’Etre Sans Nom dont nous sommes tous partie rêve la forme. Et quel est le plus bel attribut que puisse posséder une forme ? La beauté. Le Sans Nom est donc un artiste. Et il n’y a donc point de problème du bien et du mal, mais un problème d’esthétique. Lutter contre les puissants parmi les rêveurs, contre ceux qui mettent leur puissance au service du mal ou de la laideur, n’est point lutter pour ce qui n’a point de sens en termes du Samsara ou du Nirvana, comme nous l’ont appris les sages, mais lutter pour la symétrie d’un rêve, en termes du rythme et de l’équilibre qui en feront une chose belle. De cela, les sages ne disent rien — cette vérité est si simple qu’ils ont évidemment négligé d’en parler. L’esthétique de la situation m’oblige donc à attirer la-dessus votre attention. La lutte contre les rêveurs qui rêvent la laideur, qu’ils soient hommes ou dieux, est nécessairement la volonté de l’Etre Sans Nom. Cette lutte entrainera également la souffrance, et le fardeau du Karma de chacun en sera ainsi allégé, tout comme il le serait en supportant la laideur.
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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    Etre dieu est une des plus anciennes professions du monde.
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  • Par Vance, le 10 avril 2010

    J'arracherai ces étoiles au ciel et je les jetterai à la face des dieux, si c'est nécessaire.
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