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ISBN : 2081249294
Éditeur : Flammarion (2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :

La Vérité est une comédie sur le mensonge. C'est l'histoire d'un menteur à qui tout le monde ment. La Mère est une farce noire. C'est l'histoire d'une femme qui a tout perdu sauf sa capacité à souffrir et à rêver.

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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
bina
28 septembre 2015
  • 5/ 5
La mère.
Florian Zeller aime bien percuter ses lecteurs. Après avoir lu le père qui plonge le lecteur dans la tête d'un homme atteint d'Alzheimer, je viens d'affronter La Mère, qui nous interroge tout autant.
Que se passe-t-il dans la tête d'une mère quand ses enfants quittent le nid ? La mère désespère de ne pas avoir de nouvelles de son fils qui ne la rappelle pas, son mari part un week-end pour un séminaire…Le fils revient de nuit, séparé de sa compagne. Pouvoir revivre de nouveau comme avant avec son fils à la maison ? Avoir quelqu'un à qui donner un amour inconditionnel ?
Mais très vite on s'interroge. Que se passe-t-il vraiment dans la tête de cette femme ? Son fils est-il vraiment là ou est-elle la seule à le voir ? Est-il disparu ? Mort ? Refuse-t-elle de l'admettre ? Beaucoup de question auxquelles je ne peux pas vous donner de réponses.
Florian Zeller brouille les repères temporels avec des scènes qui se répètent comme des boucles temporelles. Des situations reviennent à quelques variantes près. Laquelle reflète la vérité ? Laquelle symbolise le trouble psychologique dans lequel s'enfonce la mère ?
Pour accentuer ce malaise, les personnages ne sont pas présentés par leur nom mais par leur fonction (père, mère, fils) facilitant d'autant plus l'identification du lecteur aux personnages de la pièce.
J'aime vraiment cet auteur de théâtre qui fait réagir, trouble et interroge le lecteur, il nous renvoie une image de ce qui risque de se produire dans notre vie quand on avance en âge. J'en suis encore loin, mais c'est troublant. Et si la lecture marque autant, c'est que l'auteur a réussit sa pièce qui ne laisse pas indifférent.
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Lune
06 avril 2011
  • 3/ 5
La Vérité.
Longue inspiration avant d'entreprendre le billet concernant cette pièce. Que dire? Lecture aisée, rapide, rires sonores ("Tel est pris celuis qui croyait prendre"), facilité de l'écriture (sans jamais oublier que cette prétendue simplicité est parfois la plus difficile), un certain plaisir.
Je pense à Cocteau ("Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité"), je pense aux vaudevillistes (les quiproquos du classique trio : femme, amant, mari).
Connaissant le nom des interprètes à la scène, Pierre Arditi se profile et se substitue à ma lecture, j'entends son rythme, je devine ses effets et le sur-jeu typique qui en découle.
La pièce se déroule autour de la vérité-mensonge ou du mensonge-vérité : Michel aime Laurence et la trompe avec Alice, la femme de Paul, son meilleur ami. Un imbroglio de mensonges "pieux", de vérités "oubliées" enveloppent les relations des protagonistes. le héros menteur ne l'est pas moins que les autres qui le manipulent, comme lui le fait à coups de répliques qui créent des situations typiques de la vie, ni plus ni moins. Quelques envolées sur l'amour, le chômage, l'amitié (qui comprend un même lot de trahisons que celui de l'amour), la relation avec l'autre et voilà bien illustrée la phrase de Voltaire précédant la pièce.
Comédie légère, sans innovation.
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Lune
06 avril 2011
  • 3/ 5
La Mère.
Farce noire est-il écrit en dessous du titre.
Noirceur de sentiments troubles entre une femme et son mari, entre une mère et son fils. Noirceur douloureuse jusqu'à la folie. L'intérêt se trouve dans les différentes interpétations d'une situation. Un fait et son contraire? Non, un fait ET un autre fait possible : telles sont les émotions, les difficultés humaines dans toute relation excessive.
Le rôle de la mère est puissant, dérangeant, passionnel jusqu'à la destruction de l'autre et l'autodestruction.
Riche, trouble, noire comme se qualifie cette farce.
De l'habituelle comédie humaine, nous parvenons ici au point pathologique de la mère "mante religieuse" qui dévore, tue celui qu'elle aime plus que tout ou est tuée (symboliquement ou pas) pour que chacun puisse simplement être et vivre. Cette pièce laisse la porte ouverte à notre propre réflexion devant cette "génitrix".
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
LuneLune06 avril 2011
Le mensonge n'est un vice que quand il fait mal. C'est une très grande vertu quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment, et toujours.
Mentez, mes amis, mentez, je vous le rendrai à l'occasion.

Voltaire
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Vidéo de Florian Zeller
Le Tweetomaton de Florian Zeller et Isabelle Gélinas - C à vous - 05/06/2014
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