ISBN : 2290336041
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 2.64/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
"L'amour est un isolement que l'on vit à deux" mais aussi une "vieillerie incompatible avec le fonctionnement actuel du monde". Voilà le genre de truismes lucides qui parcourent les méandres passionnels de ce frais conte moderne. Vous trouverez ici, dans ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 1.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Je sors vide de ce "n'importe quoi". Pourtant cela n'avait pas si mal démarré. La lecture de la "Première sphère" ne me déplaisait pas. Les personnages existaient. Quelques considérations sur les relations amoureuses d'une génération trentenaire, des questionnements face à la vacuité d'une existence qu'on rêve plus qu'on ne vit, deux personnages en proie chacun à leurs propres démons, tentant de se rejoindre et se heurtant chaque fois à "l'autre" qui est en eux, tout cela attisait ma curiosité. C'est au cours de la "Deuxième sphère" que tout s'est gâté. Tout devient agaçant, ces gens qui "grattent leurs plaies" à longueur de page, se font un cinéma dont on devine trop vite les séquences qui se succèdent, une impression de déjà vu-lu. L'envie de dire :"stop, arrêtez, continuez chacun comme vous êtes si c'est votre choix, si c'est votre bon plaisir..., mais surtout fichez-nous la paix avec vos états d'âme, votre égoïsme...". Bref, y'en a assez des étalages amoureux en difficulté d'être. "Je t'aime, moi non plus..." était plus direct. Vous n'aimez jamais puisque vous n'aimez que vous. Cela, Florian Zeller l'a bien développé dans son livre mais y avait-il besoin d'autant de lignes et de tous ces ingrédients (relation mère/fille, anorexie, vie rêvée à vingt ans, souffrance mental exprimée par le corps...) pour que nous comprenions... Il voulait démontrer qu'une sphère tourne en rond, c'est réussi!
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    • Livres 1.00/5
    Par Sharon, le 25 août 2011

    Sharon
    S'il n'avait pas mesuré 124 pages, je ne l'aurai sans doute pas teminé tant ce livre m'a semblé futile.
    Il se divise en deux parties, première shère, qui raconte les événements du point de vue de Tristan, et seconde sphère, qui les raconte du point de vue d'Amélie. Les deux versions servent à montrer l'incompréhension mutuelle entre les deux partenaires, et renforcent encore plus cette impression de vacuité qui n'a cessé de me suivre pendant toute ma lecture. Tristan est un homme qui ne peut s'empêcher de tromper sa compagne, surtout parce qu'il sait que ses trahisons, qu'elle est censée ignorer pourtant, la font souffrir. Amélie, elle, est inodore, incolore, sans saveur et quasiment sans existence, elle est institutrice (je cite) mais elle exerce ce métier machinalement, plus comme une surveillante que comme une enseignante (je me demande si l'auteur connaît vraiment les réalités de ce métier). Elle est devenue anorexique, à cause de sa mère (l'anorexie est toujours causée par la mère, n'est-ce pas ?), son corps souffre de maux divers parce qu'elle n'a pas de mots pour dire ce qu'elle ressent (classique). La voix d'un narrateur se fait entendre de temps en temps, pour débiter des sentences pseudo-philosophiques toutes aussi inintéressantes.
    Comme Tristan ne peut vivre une histoire d'amour, il essaie de détruire celles des autres, ce qui l'isole de plus en plus. Amélie ne rêve que d'un sauveur, ou de ceux qui la pleureront après sa mort. Vous comprendez aisément que, puisqu'une histoire d'amour réelle ne les satisfait pas, leur rupture leur permettra de poursuivre une histoire d'amour fantasmée.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-les-amants-du-n-impor..
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    • Livres 3.00/5
    Par Well-read-kid, le 29 avril 2010

    Well-read-kid
    C'est un roman très court qui s'offre à vos yeux quand votre main ouvre ce livre : un roman très bref, avec une histoire qui se résume en quelques mots, où finalement, il ne se passe pas grand-chose. Mais Florian Zeller parvient à rendre réels ses personnages, à rendre leur passion tangible. C'est une réflexion très juste sur l'humanité, sur les hommes qui ont peur de voir certaines portes se fermer, l'arbre des possibles perdre ses feuilles. C'est un roman sur les gens qui ont peur de ne pas savoir ce qu'ils veulent, sur les gens qui aiment, et ceux qui se demandent ce que c'est d'aimer. C'est le genre de livre que l'on pose plusieurs fois pour noter une citation que l'on a trouvé particulièrement bien tournée, ou particulièrement vraie.
    Le style de Florian Zeller est très agréable, on sent un réel travail derrière, avec un souci des rythmes et des allitérations qui rend les phrases harmonieuses. En somme, ce roman allie un style très plaisant à une réflexion intelligente, ainsi qu'à une histoire assez touchante. Je dirais « Bingo ! ».


    Lien : http://well-read-kid.over-blog.com
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Desmaze, le 25 août 2010

    Desmaze
    Florian Zeller dans Les Amants du n'importe quoi tend un miroir très contemporain sur nos "Risibles Amours" pour reprendre un titre de Kundera dont on ressent l'écho dans l'écriture de Zeller.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par She_Night, le 02 octobre 2010

    Mais ce jour-là, première nuit, il lui sembla toucher quelque chose d'unique. Là, offerte, il fût obligé de la déshabiller, parce qu'elle ne l'aurait pas fait elle-même. Elle ne bougeait pas, inquiète, elle attendait qu'il la prenne, que cela se passe. Et, au moment où il se retira, il eut l'impression d'apercevoir des larmes, des larmes dans ses yeux. Avait-elle pleuré? Ou n'était-ce qu'une impression? Lui avait-il fait mal? Il aurait pu être agacé par ce genre de sensiblerie, mais non, il était plutôt troublé, attendri. Il comprit alors, par ces larmes, qu'il n'était pas certain d'avoir vues, il comprit, au moment où la possibilité de la souffrance n'avait pas encore trouvé en elle où se glisser, aucune brèche, rien, aucune larme, il comprit qu'elle appartenait à la catégorie des femmes les plus belles: celles qui sont faites de verre.
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  • Par mandarine43, le 19 octobre 2011

    [ Incipit ]

    Ma vie a longtemps ressemblé à un été qui se termine. C'est étrange, mais c'est ainsi : il arrive que par des journées finissantes, ces journées sombres, vissées sous un ciel désespérément immobile, la certitude que les jours approchent où la grisaille retrouvera son empire d'automne monte en moi jusqu'à l'effroi. Ne sentez vous pas qu'il fait déjà un peu plus frais ?
    Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il ne me reste plus que mon passé à vivre.
    Je n'avais pourtant pas encore rendu les armes, je cherchais toujours ce visage emprunté aux tendres rêves de l'adolescence, un visage à aimer. Et, le front collé à la vitre comme le font les veilleurs de chagrin, je tentais de me le représenter.
    - Avez-vous peur de la mort ?
    - Oui, évidemment.
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  • Par mandarine43, le 20 octobre 2011

    Les débuts d'une histoire à deux prennent souvent l'apparence de la magie. En réalité, c'est le moment le plus pesant, le plus décisif. C'est pourquoi je commence par là. Car tout se joue définitivement : les rôles réciproques se dessinent, les rapports de force s'établissent, une sorte de contrat implicite est signé entre les amants, et toute remise en cause ultérieure de ce contrat est impossible.
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  • Par mandarine43, le 23 octobre 2011

    L'attendrissement prend la forme de l'amour, alors qu'il n'en est que la caricature.
    On est attendri par une femme quand on la trouve digne d'être aimée – mais qu'on ne l'aime pas.
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  • Par mandarine43, le 24 octobre 2011

    Un peu par hasard, il se laissa emporter par le journalisme, auquel rien ne le destinait véritablement, si ce n'est un goût pour la paresse et une mauvaise foi certaine.
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Vidéo de Florian Zeller

J'ai lu présente : Julien Parme, un roman de Florian Zeller .
Après La fascination du pire, découvrez Julien Parme, de Florian Zeller, enfin disponible chez J'ai lu. Retrouvez les éditions J'ai lu sur www.jailu.com








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