ISBN : 287929696X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2010)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres

Depuis qu'Emmanuelle a ouvert ce roman, elle n'est plus la même. Mère surmenée de trois enfants, salariée insatisfaite et épouse résignée ; elle décide un beau matin de tout envoyer balader pour se glisser dans une autr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 15 avril 2010

    saphoo
    Un roman qui résonne en chaque mère de famille, combien on peut que comprendre ce besoin d'évasion le temps d'une seule journée, rien que pour soi, à soi, sans contraintes ni obligations, un espace temps à vagabonder comme bon nous semble sans devoir rendre des comptes à qui que ce soit, sans culpabiliser, sans qu'on nous montre du doigt parce que ceci ou cela… j'ai complètement collé au personnage de ce roman, cette envie de s'enfuir devenir soi, se vider de tout, se libérer de ce poids qui pèse sur les épaules d'une mère de famille, cette envie de reconquérir notre temps libre, savourer cette ivresse de liberté, ce besoin de jouir d'un espace vide d'horaires à surveiller et surtout ne pas rater. Couper les fils qui nous retiennent, nous tiraillent, et nous étranglent parfois, un peu comme la phrase de Pascal Garnier “inventer un ciseau à couper toutes les ficelles”, j'aimerai inventer moi aussi ce ciseau qui nous couperait le temps d'une unique journée de tout, laisser s'envoler le cerf-volant libre dans l'immensité du ciel à chahuter avec les nuages, sans qu'on tire par le bas pour nous obliger à suivre une ligne de conduite irréprochable.
    l'auteur nous conte l'histoire de cette mère de famille, Emmanuelle qui endosse le rôle de mère de 3 enfants, d'épouse et d'employée, quand un jour au bord de la limite d'un ras le bol, elle succombe à cette envie de s'offrir un espace pour apprécier la journée en douceur, prendre le temps, sans être bousculer, une journée face à elle-même.
    En parallèle, Emmanuelle nous livre l'histoire du livre qu'elle emporte avec elle, comme Lila, les souffrances de l'enfance, la perte d'un être cher, ont marqué à jamais d'une profonde blessure ces deux femmes. Tout le long de cette journée, elle dévoile ses douleurs d'avoir perdu sa maman à 10 ans, sa meilleure amie décédée d'un cancer, ce vide béant que rien ne comble car une maman c'est irremplaçable, car l'oreille d'une amie c'est unique, ni même un mari, ni même ses propres enfants pourront palier à ces absence creusant des brèches où s'engouffre la solitude - ce vide béant, glacial et noir-.
    En parfaite harmonie, cette histoire nous colle à la peau, tout comme Emmanuelle, envie de s'enfuir avec le livre de Valérie Zenatti, le lire tranquille dans un coin quelque part, envie de faire le point sur notre condition de mère de famille, envie de pouvoir choisir d'assumer à la fois ce rôle et à la fois de respirer en diapason de nos passions, simplement un lisant un livre, déjà tinte dans l'écho de votre vie, un chant d'interrogations. Elle, Emmanuelle a tiré profit de l'histoire de Lila, cette parenthèse lui a permis de faire le point et de savoir ce qui était primordial dans sa vie de femme, il est sans dire qu'elle renoncerait pas à sa famille, mais elle a décidé de s'autoriser à choisir tout simplement son chemin. Je ferme la parenthèse, et je vous autorise vous-même à vous plonger dans ces âmes soeurs, vous en tirerez certainement une belle leçon.
    C'est un roman prenant que j'ai bu comme un aveu de femme à femme, de mère à mère, quelque part Emmanuelle, c'est nous, vous, cette vie trépidante qui nous assaille, nous engloutit, nous écrase… un besoin de dire : STOP !
    Coup de coeur superbe, ce livre est devenu papillon ( je rappelle les livres papillons sont mes post-it que je sème au fil de ma lecture, tous les passages qui me touchent ou m'interrogent)


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2010/04/13/17558823.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 30 juin 2011

    canel
    Les histoires de deux femmes en alternance. Lila vient de perdre l'homme qu'elle aimait, Malik, elle se confie, évoque son métier de photographe, la Bosnie en guerre, les souvenirs marquants de son enfance... Emmanuelle a quarante ans, un travail dans lequel elle se sent mal à l'aise, un mari, trois enfants... donc elle se démène sans répit. Quel lien entre ces deux femmes ? je vous laisse le découvrir !
    J'ai d'abord été charmée par ce roman. L'histoire d'amour entre Lila et Malik est belle, la douleur de la jeune femme est émouvante. J'ai rencontré des échos dans le quotidien et les réflexions d'Emmanuelle sur sa vie de mère et d'épouse, sur son ras-le-bol d'un métier qui ne lui ressemble plus. Puis je me suis ennuyée avec l'histoire de Lila, j'ai eu la sensation que le roman s'éparpillait, s'émiettait, traînait en longueur. A l'instar d'Emmanuelle qui flotte dans cette journée entre parenthèses, on ne sait plus trop ce qu'on attend entre ces pages. Je garderai le souvenir malgré tout de jolis passages sur le deuil, et sur une amitié profonde entre deux femmes...
    Je regrette cette déception car deux autres romans de cette auteur pour grands ados et adultes m'ont captivée : "Une bouteille dans la mer de Gaza" et "Quand j'étais soldate".

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    • Livres 2.00/5
    Par papillote88, le 07 mars 2012

    papillote88
    De si bonnes critiques pour ce livre dans les magazines féminins... toute mère étant susceptible de s'identifier à Emmanuelle, quadra débordée et dépitée, qui décide de s'octroyer une pause....
    Mais une fois la lecture terminée : Ok.. Bien écrit, court, mais je m'attendais à "plus de"...quoi, je ne sais pas trop, mais disons un livre vite lu, qui devrait être vite effacé.
    Emmanuelle, quadragénaire, mère débordée de 3 enfants et peu épanouie dans son job, ni dans son couple, décide de tout larguer pendant une journée et se promène dans Paris pour lire un roman qui la scotche : le récit de Lila, une femme photographe durant le conflit yougoslave, qui perd brutalement son amant parisien. C'est l'âme soeur ! (pourquoi, en quoi ??? le thème manque de consistance).
    Et au bout de sa lecture et de cette journée, Emmanuelle va récupérer normalement ses enfants à l'école et le lecteur découvre que les chemins de ces deux âmes soeurs peuvent se croiser.
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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 31 mai 2011

    Kittiwake
    On a là un livre dans un livre, puisqu'Emmanuelle, mariée, 3 enfants, un travail qu'elle n'aime pas, nous fait partager sa lecture du moment, par chapitres alternés, l'histoire de Lila, photographe, qui perd brutalement l'homme qu'elle aime.
    Emmanuelle craque, déserte pour quelques heures, juste pour se prouver que c'est possible.
    Les deux récits sont pleins de remords, de regrets et d'amertume. ils sont courts également. Ils auraient peut-être gagné en profondeur avec un peu plus de développement. j'ai eu plus l'impression de croiser ces 2 femmes que de véritablement les rencontrer
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    • Livres 3.00/5
    Par sylire, le 24 février 2012

    sylire
    Un jour de ras le bol, il n'est pas simple tous les jours d'assumer en parallèle trois jeunes enfants et une activité professionnelle, Emmanuelle décide de ne pas aller travailler pour s'offrir, sans en parler à personne, une journée de totale liberté. Elle se plonge avec délice dans sa lecture du moment, l'histoire de Lila Kovner, une jeune photographe. Les deux femmes n'ont rien à voir l'une avec l'autre, du moins en apparence et pourtant Emmanuelle se sent proche de l'héroïne du roman, sorte d'âme sœur qui serait son double dans une vie plus aventureuse. Durant cette journée, qu'elle passera à l'extérieur de chez elle, elle quittera plusieurs fois sa lecture pour songer à sa propre vie. Au terme de la journée, elle prendra une décision…
    J'ai aimé cette histoire et pourtant j'en suis sortie un peu déçue ou plus exactement un peu frustrée. J'aurais apprécié quelques pages supplémentaires pour me glisser davantage dans la vie de ces deux femmes. Cent-cinquante-six pages pour suivre en parallèle deux histoires, c'est bien court ! Je vous en conseille toutefois la lecture ne serait-ce que pour les très beaux passages sur le thème de la lecture.
    Une lecture plaisante mais qui manque un peu de consistance à mon sens.

    Lien : http://sylire.over-blog.com/article-les-ames-soeurs-valerie-zenatti-..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Thomas Stélandre pour le Magazine Littéraire

    «Envoyer un mail. Débarrasser. Faire du courrier. Me démaquiller.» Ou lire. Entre son mari et ses trois enfants, Emmanuelle n’a pas une minute à elle. Depuis la maladie de... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 25 février 2010

    « Veille à ce que le Bluetooth de ton portable soit toujours désactivé ». Elle s’est fait une réflexion, sur le moment : ma grand-mère n’aurait pas compris cette phrase sortie d’un monde peuplé d’étoiles et de dièses destinés à soumettre les clients, abonnés et consommateurs à une force implacable. Pour tourner en rond tapez 1 suivie d’étoile. Si vous voulez vous suicidez, tapez 3 suivi de dièse ? Nous n’avons pas compris votre réponse. Veuillez réessayez. Sinon tapez 0 pour revenir au sommaire.

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  • Par Nadael, le 05 mai 2010

    Je ne quittais plus mon Leica, je ne regardais plus autour de moi qu'à travers l'objectif et la douleur a reflué, ou s'est concentrée en un point minuscule derrière ma pupille. L'appareil photo est une projection extraordinaire. Tout votre être se condense en lui avant de se dilater dans la lumière, d'épouser les contours de ce que saisit l'objectif. C'est un détachement, un bond à l'extérieur de soi. On s'oublie tout en existant intensément.
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  • Par saphoo, le 15 avril 2010

    Voici ce que tu es devenue. Une prisonnière obligée de mentir pour vivre quelques heures de liberté. Emmanuelle resta figée, mal à l’aise face à cette apparition, une colère sourde coincée dans la gorge, dirigée vers la petite fille au visage impassible. Oui, c’est moi. Je croyais que tous les chemins mènent à soi
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  • Par Neigeline, le 15 novembre 2011

    Un jour dans la salle d'attente d'un cabinet de dentiste, je feuillette Paris-Match. Un témoignage exclusif sur l'Iran de Khomeiny. J'y lis pour la première fois le mot "geôle" et un noeud se forme dans ma gorge. On raconte des yeux crevés sur lesquels pissent les gardiens de la Révolution, des membres mutilés; des cellules où le jour n'entre jamais. Je ne comprends pas que ce soit écrit dans le journal, que je puisse lire ces horreurs dans une salle d'attente à Paris, presque au même moment où cela a lieu, sans voir le monde se soulever autour de moi pour arrêter la main des bourreaux.
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  • Par saphoo, le 15 avril 2010

    elle voulait désormais vivre sa vie avec la sensation de la terre mouillée après la pluie, fraîcheur et promesse s’élevant dans la brume
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