ISBN : 2211072755
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2005)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime t... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par alicejo, le 04 avril 2012

    alicejo
    Ne vous fiez pas à la couverture de ce livre (très moche selon moi), elle ne reflète en aucun cas la petite merveille qu'est ce roman.
    Une histoire d'amitié entre Tal une jeune israélienne, fille de juifs militants pour la paix et Gazaman, un jeune palestinien coincé dans la bande de Gaza qui va se forger au fil d'une correspondance parfois houleuse, parfois emprunte de ressentiments.
    Une histoire comme on aimerait que les médias nous en relayent plus souvent ; une histoire qui tend à prouver que malgré l'histoire douloureuse de cette région, une solution de paix et de fraternité est possible et que derrière "les israéliens" et "les palestiniens", il y a des individus avec leur personnalité propre pétris de rêves, d'envies, de projets qui ne sont peut-être pas si différents, qu'on se trouve dans un camp ou dans l'autre.
    Un livre qui m'a serré parfois le cœur mais un livre optimiste qui fait vraiment énormément de bien !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par c.brijs, le 21 mars 2012

    c.brijs
    Une lecture qui tombe à pic en cette Journée mondiale de lutte contre le racisme!
    L'histoire:

    Tal Levine a 17 ans. Elle est née à Tel-Aviv en 1986 et vit à Jérusalem. "Tout le monde connaît Jérusalem (...), c'est une ville qui fait beaucoup de bruit." Tal aimerait "mettre le silence à fond" mais ne sait comment faire... Un jour, suite à un attentat-suicide dans son quartier, elle ressent le besoin d'écrire et de jeter une bouteille dans la mer dans l'espoir de communiquer avec une jeune Palestinienne. A défaut, c'est un Palestinien qui lui répond sous le pseudo de Gazaman, et de manière plutôt cinglante! Tal a-t-elle tort de croire qu'une entente est possible?

    Mon avis:

    J'ai pris énormément de plaisir à lire ce livre et je le conseille vivement à ceux qui, comme moi, sont des éternels optimistes et croient qu'il suffit parfois de quelques personnes de bonne volonté pour changer la face du monde!

    Tal et Naïm sont des "Roméo et Juliette du troisième millénaire". Des années de haine les séparent. Mais, au fond, ils sont plus proches qu'ils ne le croient: tous deux partagent le même rêve - vivre libres!
    "On porte tous notre peuple sur le dos, c'est lourd, lourd, lourd, ça écrase, ça donne envie de fermer les yeux."
    Valérie Zenatti, avec un style jeune et d'une efficacité sans faille, nous convie à entrapercevoir l'envers du décor. A travers les yeux de ses deux héros, on découvre ce que représentent réellement ces images vues et revues à la télévision: les attentats, les frappes armées, les bouclages, les couvre-feux, ... Il faut dire qu'elle-même a vécu toute son adolescence en Israël, ce qui en fait un témoin de premier plan. Sans prendre parti, tour à tour, elle nous livre les deux versions de ce terrible feuilleton. Pour mieux nous faire comprendre les tenants et les aboutissants de ce conflit armé, elle évoque, lorsque c'est nécessaire, quelques repères historiques clés.
    Le choix du genre, un roman épistolaire (à la mode d'aujourd'hui, puisque nos deux héros échangent par courriels) entrecoupé de quelques réflexions personnelles de Tal et Naïm, est particulièrement judicieux. Il nous permet de vivre les évènements à chaud et de partager les émotions fortes des personnages. Cette manière de raconter rend le récit crédible et authentique! Tal et Naïm existent, j'en suis persuadée...
    Ce récit qui traite d'un sujet sérieux n'est cependant pas dénué d'humour et de sens critique. Naïm et Tal sont tour à tour drôles, émouvants, railleurs voire même cyniques. J'ai particulièrement apprécié par exemple le portrait sans concession que dresse Naïm d'Internet:
    "Tu cliques et tu es ailleurs. Tu es le maître du monde, tu possèdes tout. de la musique étrangère. Des joueurs de foot. Des jolies filles aux cheveux lisses et en maillots de bain qui te sourient. Des jeux de stratégie, de réflexion, de combat. le soleil en train de se coucher à Sydney. Les catalogues des bibliothèques du monde entier. Les films qui viennent de sortir aux Etats-Unis. Des gens qui racontent leur vie sur un site perso (leur première nuit d'amour, leur premier chagrin, leur accouchement). La météo à Bombay. Des sites de lycées très chers, d'universités très belles, d'associations pour la protection des escargots, d'associations contre le tabagisme, pour le tabagisme, contre les voitures, pour la généralisation de la trottinette, (avec présentation d'un prototype spécial troisième âge, et un autre avec porte-bébé intégré). Des parfums, des voitures, des fringues. Des sites porno, bien sûr. le journal télévisé suisse. Des "chats" avec des pseudos rigolos. Des "chats" avec des pseudos idiots. Toutes la connerie et la richesse du monde là, sur la Toile."
    Mais, ce qui domine par dessus tout, c'est le message d'espoir véhiculé par ce récit. D'un côté, si on assiste, impuissants, aux traumatismes multiples que ce conflit engendre; de l'autre, on côtoie, également, des personnes qui rêvent d'un avenir meilleur où, entre les Palestiniens et les Israëliens, il pourrait "y avoir autre chose que des corps déchiquetés, du sang et de la haine"!

    "- (...) Si quelqu'un la trouve et m'écrit, ce sera déjà un signe.
    - Un signe de quoi? (...)
    - Qu'aucune frontière entre les peuples n'est impossible à traverser."
    Message reçu!

    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.com/2012/03/une-bouteille-dans-la..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    Tal est une jeune fille de 17 ans qui vit à Jérusalem. Elle se pose beaucoup de questions sur le conflit israélo-palestinien : des attentats surviennent fréquemmment dans son voisinage, ses parents militent en faveur de la paix. Il vient l'idée à Tal de confier à son frère une bouteille à jeter dans la mer de Gaza avec un message destiné à une jeune Palestinienne. C'est finalement un garçon, "Gazaman", qui trouve le message et qui lui répond par mail. Commence alors une relation épistolaire entre Tal et ce jeune homme bourru, cynique, parfois dur...
    Un magnifique roman plein de tendresse, de réflexions intéressantes sur ce sujet politique grave et difficile mais aussi sur des questionnements d'adolescents. La grande sensibilité des personnages les rend très attachants. le côté bourru de "Gazaman" ajoute parfois une note d'humour aux échanges... Pas de mièvrerie dans ce livre avant tout destiné aux adolescents mais tout aussi émouvant pour les adultes. Il est par exemple intéressant de savoir qu'en Israël, le service militaire reste obligatoire pour les garçons (3 ans) et pour les filles (2 ans), qu'un jeune homme vivant à Gaza peut être bouleversé en découvrant la liberté dont jouissent les jeunes occidentaux... le roman présente également une mise en garde sur les mirages du net, même si, ici, tout semble idyllique.
    A découvrir dès 15 ans !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 18 février 2012

    IreneAdler
    Tal est une jeune Israélienne. Un jour de 2003, un attentat a lieu dans un café près de chez elle. Elle éprouve alors le besoin d'écrire, mais voudrait que quelqu'un la lise. de préférence un "ennemi", un Palestinien. Elle demande a son frère, en service militaire à Gaza, de jeter une bouteille à la mer, avec sa lettre dedans.
    Quelques temps plus tard lui parvient un mail signé "Gazaman". Commence alors un échange entre les deux ennemis prétentus irréconciliables.
    Une histoire d'amitié par écran interposés. Les deux épistoliers changent au fur et à mesure de leurs échanges : Tal perd de son angélisme et de sa naïveté sans pour autant abdiquer son espoir que les deux peuples pourront vivre en paix, dans deux Etats ; Naïm laisse tomber sa réserve et son ironie lorsqu'il comprend qu'elle cherche vraiment à savoir ce qu'il se passe dans la bande de Gaza, comment vivent les gens au quotidien.
    Le dialogue permettra de faire tomber les préjugés et les barrières, et qui sait, envisager une rencontre entre eux, mais ailleurs, loin de la violence et de la vindicte.
    Le texte alterne entre les mails, les passages plus personnels qui ne sont partagés qu'avec le lecteur, et des conversations sur messagerie instantanée. le récit ne tombe pas dans l'angélisme, l'auteur connaissant la situation du pays, tant politique que les drames quotidiens (service militaire, attentats, ripostes, chômage,...)
    Un livre qui permet de comprendre un peu mieux ce conflit interminable, en croisant deux regards, deux ressentis.
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 21 janvier 2011

    argali
    C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la ville va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir, très vieille et très, très sage. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même. Ce livre reprend la correspondance par mails de Tal, Israélienne, et de Naïm, Palestinien. Elle témoigne d'un quotidien de deux pays en guerre et de deux populations qui souffrent.

    Un roman épistolaire agréable à lire grâce à son écriture fluide et l'alternance entre récit à la 1e personne et échanges de mails. Une histoire dure, vécue au cœur de deux réalités, proches et pourtant si éloignées à la fois.
    L'auteur s'attache surtout à décrire le quotidien des deux héros sans oublier d'aborder le côté politique mais par petites touches.
    Un roman à donner à lire pour introduire le conflit israélo-palestinien
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 26 mai 2011

    C'est troublant. Qui se trouve en face, réellement ? C'est si facile, si trompeur, le mail. Nous sommes tous uniques, paraît-il, mais on peut avoir dix, cent, mille adresses, mille pseudos, on peut s'inventer des identités, mentir, discuter avec des gens qui mentent peut-être eux-mêmes. Tout le monde est bien planqué derrière son écran, personne ne prend de risque. (p. 70)
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  • Par alicejo, le 03 avril 2012

    Le marié-qui-n'avait-pas-eu-le-temps-de-se-marier était abasourdi devant le cercueil. Il a voulu passer l'alliance au doigt de sa fiancée mais le rabbin a refusé, il a dit que la loi religieuse interdit de célébrer une union avec une morte.
    Je me demande si la loi religieuse a consacré un chapitre à la conduite qu'il faut tenir en cas de désespoir.
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  • Par c.brijs, le 21 mars 2012

    Le jour où je travaillerai dans un hôpital uniquement pour des patients qui auront le cancer, une maladie du coeur, des jambes cassées, ça voudra dire que tout va bien, qu'on a un pays normal. Ca fait trois ans qu'on soigne les blessés par balles, par éclats de missile. Quand j'ai choisi de devenir infirmier, je pensais soulager les souffrances inévitables, celles qui proviennent du dérèglement mystérieux des corps, pas du dérèglement des hommes. Qui va arrêter ça? Et quand?
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  • Par JuSi, le 29 avril 2011

    J'entends Maman qui n'a pas lâché le téléphone, et la voix claire et saccadée d'une correspondante de la radio, ou de la télé. Il y a certainement des morts. Il y a presque toujours des morts. Mais je ne veux pas savoir combien, ni qui. Pas aujourd'hui. Précisément parce que c'est arrivé juste à côté de chez moi.
    Je voudrais mettre le silence à fond, mais comment fait-on ?
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    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par jostein, le 30 janvier 2012

    Nous sommes nés là où la terre brûle, où les jeunes se sentent vieux très tôt, où c'est presque un miracle lorsque quelqu'un meurt de mort naturelle. et moi, je veux continuer à croire que, si lui et moi parvenons à nous "parler" vraiment, ce sera la preuve que nous ne sommes pas des peuples condamnés à perpétuité à la haine, sans remise de peine possible
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