Martin avait tout pour lui : une belle gueule, un air cool, une copine "canon" et deux potes en admiration. Mais dans son quartier de l'East End, à Londres, où règnent les gangs, une mauvaise rencontre fait basculer sa vie...
Les personnages sont superficiels. Il suffit que deux personnes se parlent pendant cinq minutes pour qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde. Les dialogues sonnent très “fabriqués”. le père de Martin dit “fils” à la fin de toutes ses phrases et son fils rajoute “man” à la fin de toutes les siennes. Malgré sa couverture sombre, ce livre est profondément optimiste. Peut être un peu trop pour être crédible. Martin se remet en effet bien vite de ce traumatisme. Quelques larmes lorsqu'il voit son visage à son réveil à l'hôpital, puis une petite déprime d'une semaine. Une ou deux discutions avec le psychologue de l'hôpital suffisent à le remettre d'aplomb. Nommé capitaine de l'équipe de gymnastique, Martin emmène presque son lycée vers la victoire, gagnant ainsi le respect de ses camarades. Cette fois ça y est, il est totalement guéri ! Il s'accepte comme il est. Comme nous le dit le poème en épilogue : on ne voit bien qu'avec le coeur. le message de ce livre est donc de prendre du recul par rapport aux évènements qui nous arrive. Certes, mais ce n'est pas du tout crédible. Une personne défigurée par un accident ne met pas un mois pour se rétablir et accepter sa nouvelle apparence... Encore moins à l'adolescence.
Martin a tout pour lui, c'est un ado bien dans ses baskets, il a une copine et sa bande de potes, avec qui il traîne le soir dans son quartier de l'Eat End. Mais un soir, un mauvais choix et c'est toute sa vie qui bascule : il est défiguré.
Voilà un roman ado qui évoque l'image de soi, l'acceptation de la différence, mais aussi les rapports entre ados, les interrogations sur les relations avec les autres, le rap...
Le tout se lit rapidement, un peu trop, d'ailleurs. Ce sujet grave aurait gagné à être traité de manière plus réaliste, plus profonde. J'ai eu le sentiment d'une guérison "en accéléré", ce qui empêche de s'attacher vraiment à ce Martin. J'aurais aimé que les personnages secondaires soient également plus fouillés, que l'auteur s'y attarde plus (Mark et Matthew, par exemple). . . Peut fournir un point de départ à des réflexions sur ces sujets, peut-être.
J'ai aimé ce roman mais vraiment sans plus. On se laisse emporter par l'histoire mais effectivement, comme il a été dit dans une autre critique, tout est trop lisse, trop facile. Les personnages sont trop prévisibles, il ne se passe pas grand chose... Un peu dommage car l'auteur est visiblement très apprécié dans le monde de la littérature pour ados et je m'attendais à mieux.