> Arthur K. Wardega (Traducteur)

ISBN : 2848321253
Éditeur : Artois Presses Université (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

L'action du roman se passe au sud de Taïwan dans un hameau hakka, situé au pied de la montagne Li, sous le régime colonial nippon. Dans ses descriptions de la vie quotidienne paysanne des Hakkas, Zhong Lihe ne fait aucunement mention de la pr&#... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 30 juin 2011

    horline
    Lire Zhong Lihe c'est revenir à une littérature un peu surannée où un amour naissant, interdit par quelques conventions sociales est irrévocablement sublimé par la tension existant entre ces règles issues de traditions ancestrales et l'élan de liberté de la jeunesse. C'est alors l'éloge de l'amour magnifié, éthéré emprunt de délicatesse et de pudeur.
    Lire "La ferme de la montagne Li" c'est également et peut être surtout découvrir une littérature exotique aux saveurs de litchis et de caramboliers, on est au cœur de la campagne taïwanaise occupée par les forces japonaises pendant les années 30. Pour autant, l'occupation n'est guère contraignante pour la famille de Liu Shaoxing qui a décidé d'installer une exploitation agricole au pied de la montagne Li. Une exploitation de caféiers _ oui vous avez bien lu une exploitation de caféiers _ au pied "des montagnes dressées comme une muraille et couvertes d'une forêt touffue et verdoyante", totalement isolée du monde et propre à créer un sentiment de douce quiétude insensible aux affres qui agitent la ville. Seuls des sentiments pourtant bien tendres entre Liu Zhiping, le fils du patron et Liu Shuhua ouvrière, pouvaient briser cette douce torpeur qui avait gagné la population paysanne cernée par les montagnes et donc quelque peu figée sous le poids des traditions Hakka.
    "La ferme de la montagne Li" a indéniablement le charme de l'exotisme : au-delà des lieux et des odeurs, on découvre une société paysanne profondément enracinée dans des règles communautaires séculaires, des liens d'appartenance hakka puissants et impitoyables… des contraintes sociales prégnantes et archaïques qui sont parfois difficilement saisissables pour le lecteur.
    Zhong Lihe a le talent pour préserver une esthétique lointaine empreinte de suavité qui éloigne la tentation d'enfermer le récit dans une critique vigoureuse de la société paysanne de l'époque. Avec une écriture charnelle exaltant les sens, une vision panthéiste qui imprime le rythme de la narration et harmonise les sentiments des personnages aux variations de la nature, l'auteur se révèle maître d'esthétique et d'ambiance. Si à la saison des pluies l'amour emplit progressivement les cœurs à mesure que la pluie inondait les champs au pied de la montagne, le retour du printemps marque l'envahissement de la campagne par une brume de chaleur et un éveil des sens propre à submerger Zhiping et Shuhua de désirs ardents. Il y a dans ce roman une atmosphère particulière qui tend à idéaliser toutes les nuances des sentiments humains et la beauté de la nature très chère à l'auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par horline, le 30 juin 2011

    Le climat méridional donnait une telle puissance aux arbres que leur floraison jaillissait avec une flamboyante vitalité. Inéluctablement la flore suivait le cycle de la nature et se comportait à la manière d’un vieil homme à la recherche de la jeunesse éternelle. Une crevasse, une falaise, une berge, un creux dans un chemin, il suffisait de lui laisser un endroit où prendre pied et tout de suite, elle étendait obstinément ses racines à la fois fragiles et vigoureuses.

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La ferme de la montagne Li par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1)

> voir plus

Quiz