ISBN : 2221105265
Éditeur : Robert Laffont (2007)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un " être de mauvaise origine ". Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d'autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu'elle a un don précoce pour le piano et une passion po... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par marysedepe81, le 29 mai 2012

    marysedepe81
    De Pékin à Paris, des camps de rééducation aux salles de concert, de Mao à Bach : l'itinéraire d'une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
    Témoignage pudique et bouleversant de ce que fut la révolution culturelle pour une petite fille sensible issue d'un milieu bourgeois cultivé, cette autobiographie se lit comme un roman .
    A lire impérativement même si l'on n'est pas mélomane surtout pour son intérêt historique.
    L'auteure : Professeur au Conservatoire national de musique, Zhu Xiao-Mei donne des récitals en France et à l'étranger. Elle vit à Paris et retourne de temps en temps en Chine, où vivent encore ses deux parents et ses quatre sœurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par quiliravivra, le 04 décembre 2011

    quiliravivra
    Un coup de coeur.
    J'ignorais presque tout de la Chine des années Mao Tsé-Tung et son "Grand Bond en avant ", je n'ai aucune culture musicale classique et je viens de faire un grand pas en avant, un vrai celui là, grâce à la lecture de ce livre .
    L'itinéraire de Xia-Mei Zhu ,une pianiste aujourd'hui célèbre (que je ne connaissais pas ) est relaté avec une écriture pleine de pudeur, d'honnêteté et de passion..
    Le destin de cette artiste a en effet été gravement entravé dans les années 60 par la violence du régime totalitaire de Mao Tse-Tung qui a transformé ses études musicales en un très long calvaire culturel de 20 ans passant entre autre par 5 années de camps de travaux forcés et des sévices psychologiques insupportables et qu'il faut connaitre !
    La révolution culturelle prônée par Mao ne fut en réalité qu'une contre-évolution, un moyen de pression au service d'un régime totalitaire, un enfermement culturel qui a lapidé des milliers de futurs artistes parmi lesquels elle fut une rescapée.
    Quel a donc été son secret : la rivière?
    Bach signifie cours d'eau, ruisseau, rivière .....en allemand ?
    Au sortir de ce livre j'ai très envie de m'initier à la musique classique , celle de Beethoven, de Chopin et surtout de J.S Bach (et ses fameuses variations Goldberg), l'artiste fétiche de Xia-Mei.
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Citations et extraits

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  • Par Ermeneux, le 16 décembre 2009

    L'absence de livres, de partitions, de dictionnaires, même : un supplice pire que les souffrances physiques endurées, un vide qui abolit l'avenir et rend la mort préférable à la vie. Que vaut une existence sans espoir de développement personnel, qui n'a devant elle que l'obscurité de l'ignorance - et de la soumission qui en est la fille ?
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  • Par phiphi, le 14 juin 2011

    Peu après notre arrivée (au camp), on nous invite à méditer l'exemple d'une universitaire d'un camp voisin qui a donné une preuve exceptionnelle de sa fidélité à Mao. Deux télégrammes successifs l'ont informé que son fils était gravement malade et qu'il fallait revenir d'urgence à Pékin. Chaque fois, elle a répondu qu'elle devait soigner un porcelet, lui aussi souffrant dont elle avait la charge. Un troisième télégramme lui a annoncé le décès de son fils. Elle n'a pas versé une larme. Quelques jours plus tard, le porcelet est mort. Elle l'a pleuré.
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  • Par quiliravivra, le 04 décembre 2011

    Montrer la simplicité de ce qui parait complexe et la complexité de ce qui parait simple : c'est là la leçon d'un grand maître.
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  • Par quiliravivra, le 04 décembre 2011

    Montaigne disait qu'il n'était pas une souffrance qu'une heure de lecture ne lui ai permis d'oublier. Je pourrais reprendre la formule à mon compte en y mettant le mot musique.
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Les variations de Goldberg de Bach magistralement jouées











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