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ISBN : 2505011370
Éditeur : Dargaud (2012)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Zidrou persiste et « signe » : après le magnifique "Lydie", "La peau de l’ours" nous fait voyager de l’Italie contemporaine aux États-Unis de la fin des années 30.
Amadeo a pour devoir quotidien de lire à un vieil homme son horoscope. Il est loin d’imaginer que c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 03 avril 2013

    ph_hugot

    Nouvelle BD lue dans le cadre du prix CEZAM BD, Cette peau de l'ours, publiée en juin 2012, ne fait que confirmer l'excellence de cette sélection.
    Et pourtant, suivant très peu l'actualité de la bande dessinée, je n'en avais jamais entendu parler avant de l'ouvrir, et je dois dire que je partais avec un peu d'a priori, ca je savais que Zizou, l'auteur et scénariste était celui qui avait "commis" l'élève Ducobu, pas forcément des BD les plus subtiles qui soient.
    Par ailleurs, j'étais persuadé, en lisant la couverture, que j'avais à faire à un western, genre qui m'interesse peu à la base,or, si cette peau de l'ours reprend les codes d'un genre cinématographique bien établi, c'est bien à celui du film de mafia qu'il se réfère, celui cher à Scorsese ou de Palma.
    La peau de l'ours» est en effet l'histoire de la mafia new yorkaise des années 30 Récit balisé de meurtres et de cœur meurtri, où l'honneur, la loi du plus fort et la noblesse de cœur tirent chacune de leur côté. Mélangeant les genres, « La peau de l'ours » navigue entre récit intimiste et histoire mafieuse. le sang coule aussi vite que les larmes et le temps, tandis que l'espérance empêche toute résignation. Si le corps de Don Palermo est flétri et fatigué, son coeur n'en a jamais assez de battre, fort de la certitude qu'il pourra revoir l'objet de son amour avant le dernier sommeil.
    Un conte réaliste, rempli de couleurs, d'épices, d'amertumes, d'humanité et de quelques savants . L'album repose entièrement sur une galerie de personnages hauts en couleur, en tête duquel se trouve ce parrain Don Pomodoro, diablement charismatique et véritablement fascinant. D'autant plus qu'Oriol, le dessinateur, le campe avec un teint rougeoyant et un nez d'une improbable longueur « pinocchienne ». Il est un diable, à la fois l'ennemi et le mentor, qui mène les débats et magnétise un paroxysme d'ignominie.
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    La qualité du dessin d'Oriol est d'ailleurs à saluer dans son ensemble, tant il arrive à donner de la texture aux protagonistes et une luminosité éclatante à cette histoire qui ne sombre jamais complètement dans la noirceur.
    En résumé, une BD trés ambitieuse sur le fond et parfaitement maitrisée sur la forme, qui constitue incontestablement une des très grandes réussites du 9ème art français de l'année écoulée.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/04/03/26726128.html
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    • Livres 5.00/5
    Par jackycaudron, le 16 juillet 2012

    jackycaudron
    Zidrou (l'un des papas de Ducobu) n'a pas son pareil pour raconter des histoires dans d'autres histoires.
    Sur un scénario aux ingrédients pourtant très classiques (romance interdite , parcours initiatique , vengeance...) , il parvient à retenir l'attention grâce à la manière dont il agence chaque nouvel élément narratif.
    Petit à petit les promesses du passé, les trahisons et les lâchetés se dévoilent et rejoignent le présent, pour un final magnifique empreint de nostalgie.
    Oriol Hernandez fusionne avec talent des techniques traditionnelles grâce au numérique , et montre un coup de crayon stylisé et anguleux très maîtrisé et original, complété par une colorisation décalée.
    Les personnages ont des physiques incroyables, d'une belle expressivité et évoluent via des cadrages savants au sein d'un découpage idoine.
    On est happé comme rarement, par un récit d'une grande humanité.
    Un vrai coup de coeur...
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    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 05 décembre 2012

    IreneAdler
    Pan ! Mon joli costume blanc est tout de sang taché. Un par jour.
    Voila qui donne le ton de cette BD mêlant mafia, désir de vengeance, amour interdit, lâcheté...
    Un coktail pour le moins classique, mais Zidrou, surprenant dans tous les registre où sa plume se pose, le sublime et le renouvelle.
    Le graphisme d'Oriol, pour le moins original, donne un co^té onirique au récit. le faisait ressentir avec plus de force encore.
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    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 06 septembre 2012

    yvantilleuil
    Après l'excellent Lydie, Zidrou fait à nouveau mouche dans un registre totalement différent.
    Dans ce one-shot, l'auteur invite à découvrir le passé insolite de Don Palermo, un vieil aveugle qui attend chaque jour que le jeune Amadeo vienne lui lire son horoscope. Si le futur n'annonce jamais la nouvelle espérée, les rencontres quotidiennes des deux hommes nouent des liens d'amitié et permettent au vieux de revenir sur une existence pour le moins mouvementée.
    Alors que le lecteur attend avec impatience la prochaine confidence de cet ancien mafieux, afin de connaître la suite de l'histoire, Zidrou étale son extraordinaire talent de narrateur. À coups de flashbacks, il lève progressivement le voile sur la vie de cet ancien montreur d'ours, qui croisa un jour la route sanguinaire de Don Pomodoro, avant de tomber follement amoureux de la fille de ce parrain au costume blanc, quotidiennement souillé par le sang des autres. Livrant un scénario au fond classique, mais aux allures atypiques, Zidrou propose un récit mêlant violence et romantisme, brutalité et tendresse, nostalgie et cynisme, cruauté et poésie, humour et tragédie, vengeance et lâcheté, espoir et remords, trahison et pardon.
    « Un montreur d'ours sans ours, c'est comme un exhibitionniste sans bite ! »
    Cette alternance entre douceur et dureté se retrouve également au niveau du graphisme, avec des images qui complètent admirablement les textes de Zidrou. Alliant sobriété et expressivité, le coup de crayon anguleux et nerveux d'Oriol Hernández livre une galerie de personnages marquants et attachants. À l'aise sur les scènes les plus dures et débordant d'humanité sur les autres, le dessinateur espagnol propose un dessin doté d'une réelle personnalité, rehaussé par une mise en couleurs de toute beauté. Parachevé par un découpage irréprochable, cette histoire d'amour et de mafieux mérite donc amplement l'autocollant « coup de cœur » apposé sur la couverture de l'album.
    Un excellent one-shot, que vous retrouverez également dans mon Top de l'année, ainsi que dans mon Top du mois.

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2012/08/01/zidrou-et-oriol-la-peau-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lul, le 02 avril 2013

    Lul
    Non, ici pas de Matt Damon qui lutte pour contre des entités obscures pour venger sa bien-aimée... Ici c'est Zidrou, Oriol et La peau de l'ours.
    En Sicile, dans les années 30, Amadeo est un jeune homme serviable, pas au point de détrousser la traînée du village qui l'attend la culotte sur les chevilles à chaque coin de rue, mais suffisamment pour lire tous les jours son horoscope à un vieillard aveugle. Celui qui a perdu la vue, attend un message, il ne sait pas lequel mais il sait qu'il le reconnaitra. Mais tous les jours l'horoscope du journal est muet comme une tombe. Une tombe ? Des cadavres ? Il y en a un paquet dans La peau de l'ours. Au détour des matins muets du journal, le vieillard livre son histoire à Amadeo. Sa vie est une vengeance qui dure depuis 30 ans. Quand le vieillard avait encore ses 2 yeux pour admirer avant de la croquer la croûte dorée de sa Margarita supplément pepperoni, il fut l'homme de main, l'exécuteur du sanguinaire Don Pomodoro, parrain parmi les parrains. Don Pomodoro aimait porter un costume neuf chaque jour, car le sang sur les costumes blancs ce n'est pas chic. Il y eu de tout sur son costume, du sang humain, du sang de prostituée, du sang de mafieux voir même du sang d'ours. Oui, d'un ours. Parce qu'au début du siècle vivait un jeune homme qui avait hérité à la mort de ses parents d'une seule et unique chose : un ours de foire. Alors quand Don Pomodoro exécute la pauvre bête (et un nouveau costume, un !), le pauvre garçon ne trouve rien de mieux que de rentrer au service du sanguinaire mafieux pour ourdir une vengeance à faire pâlir la Colomba de Prosper Mérimée. Réussira t'il sa vendetta ou se fera t'il avoir par les beaux yeux de biches de la nièce du mafieux ?
    De très beaux dessins et une histoire émouvante sur la vengeance qui appelle la vengeance par l'un des papas de la BD jeunesse L'Elève Ducobu. Avec un Don Pomodoro aux traits coupés au couteau. Et une belle surprise pour moi !

    Lien : http://memelesoiesaimentsalinger.hautetfort.com/archive/2013/04/02/l..
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Critiques presse (9)


  • BDSelection , le 21 janvier 2013
    Zidrou et Oriol optent pour la sobriété et évitent tout lyrisme, mais sous la sécheresse apparente, le récit bouillonne… et va droit aux tripes !
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • BulledEncre , le 25 septembre 2012
    Amour interdit, mafia et trahison forment le trio gagnant de ce coup de cœur.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • ActuaBD , le 23 août 2012
    [L'] album fait rire dans des éclaboussures de sang, émeut avec un flingue sur la tempe et parle finalement plus d’amour que de vendetta.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • BDGest , le 30 juillet 2012
    Au fil des soixante-deux planches, grâce à un trait qui sait allier douceur et mordant, les personnages prennent progressivement une humanité tout simplement stupéfiante. Benoit Drousie et Oriol Hernández réalisent avec La peau de l'ours un superbe album à la profondeur hors normes.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • Sceneario , le 30 juillet 2012
    Une histoire de passion, d’amour, de violence et de trahisons qui se donnent rendez-vous d’un bout à l’autre du temps.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • Actualitte , le 25 juillet 2012
    On referme l'album avec l'impression que ces deux auteurs étaient faits pour travailler ensemble : leurs univers se conjuguent si naturellement et se complètent si bien qu'ils donnent envie d'en lire encore plus du même tandem.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • BoDoi , le 17 juillet 2012
    Zidrou sait faire durer le suspense, choisir le mot le plus évocateur, balancer la vanne qui pimente sa page, parler de désir sobrement.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Auracan , le 10 juillet 2012
    Du sang, de la violence souvent gratuite, mais aussi de la tendresse, de l’amour, quel cocktail vous direz-vous ? Tout simplement, tous les ingrédients pour faire un bon récit complet comme on les aime.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • BDGest , le 09 juillet 2012
    Zidrou et Oriol jouent avec tous les ressorts du romanesque pour nous émerveiller et nous émouvoir.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par zevince, le 14 juillet 2012

    Comment un homme qui pouvait se faire sucer gratos par les plus belles putes d'Arkanson Avenue pouvait bander pour un cul pareil, c'était un mystère pour moi !

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