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Critiques sur Au bonheur des dames (35)


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    • Livres 5.00/5
    Par zael11 le 21/03/2011


    Découvert en 4e avec le français, j'ai été subjuguée par cette merveilleuse histoire d'amour. Pour moi, une des plus belles de la littérature.

    Outre l'histoire entre Denise et Mouret, Zola nous offre en portrait haut en couleur de la société parisienne du 19e siècle grâce à une série des personnages de caractère. Il entraine le lecteur dans la folie des grands magasins, des soldes...

    Je ne me lasse pas de le lire, le relire.
    Un véritable bijou qui nous laisse sur un petit nuage... On est impatient de connaitre la fin de l'histoire et en même temps, on regrette de l'avoir déja terminé.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par spicyfrog le 18/11/2011


    Zola a le don de montrer une société à son époque avec une réaliste incroyable. Quand on lit cce livre, on a l'impression de marcher dans les rues de Paris, de ressentir ce que l'héroïne ressent. Surtout, on découvre la différence des classes sociales et à notre époque c'est toujours le même cas même si c'est moins dénoncé. Zola aime mêler sentiments et tragédies, et chacun de ses livres de la série des Rougon-Macquart est une pure merveille.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Woland le 31/08/2008


    A nous qui vivons à l'époque des achats et de la vente en ligne, "Au bonheur des dames" risque de faire bientôt figure de témoignage sur la naissance d'un monde désormais pris de vitesse par la technologie : celui des grands magasins.

    C'est en effet l'histoire de cette révolution économique que Zola nous conte avec celle du "Bonheur des Dames", cette boutique plutôt obscure et tranquille que la mort de Mme Hédouin a laissée en héritage à Octave Mouret. Déjà que, du vivant de sa femme, Octave y avait introduit beaucoup d'innovations et en avait doublé le chiffre d'affaires, depuis qu'il est veuf, il est passé à la vitesse supérieure. Son "Bonheur" enfle et éclate de bonne santé, se nourrissant, tel un vampire, aux dépens des petits commerces qui l'entourent : chapellerie, ganterie, etc, etc ...

    Ne lui résistent plus dans le quartier que deux irréductibles : Baudu, le drapier du "Vieil Elboeuf" et Bourras, le vieux et colérique marchand de cannes et de parapluies. Mais des sommets où il s'est solidement installé, séduisant les hommes par la pluie d'or qu'il leur fait miroiter et les femmes par les seules qualités de son physique et de son tempérament d'amant, Mouret ricane sous cape : il sait que, un jour où l'autre, la déchéance viendra, pour Baudu comme pour Bourras.

    Grâce à l'appui de sa maîtresse, Mme Desforges, il parvient à étendre ses locaux de telle manière que les deux malheureux se trouvent littéralement écrasés par le "Bonheur." Et puis, douillettement installé dans ses affaires florissantes, soutenu par son entregent et son incontestable talent de ce que l'on ne nomme pas encore un bussiness-man, il attend.

    Le Destin va s'amuser à lui tendre un piège en lui jetant dans les bras - et dans le coeur, ce qui est plus grave pour un homme de cette trempe - la nièce de Baudu, Denise, qui, fraîchement débarquée de Normandie à la mort de ses parents et ayant dans ses bagages ses deux frères, plus jeunes qu'elle, a vraiment besoin de travailler. Son oncle Baudu ne pouvant évidemment pas l'embaucher, la voilà contrainte de quémander un poste en face, au "Bonheur." On y prend cette vendeuse d'apparence falote et effacée, qui ne paie guère de mine, uniquement sur ordre du patron, lequel tente ainsi un geste envers Baudu. Mais les débuts de la pauvre Denise sont très durs.

    Ce qui fournit à Zola l'occasion de nous brosser un portrait saisissant de ce qui était la vie des employés de magasin de l'époque : toujours debout et forcés de sourire et de subir toutes les avanies infligés par les clientes ; trottant des heures à travers les dédales du "Bonheur" pour accompagner un tel ou une telle et ses achats ; mal logés, à peine mieux nourris mais vêtus de soie et d'élégance car il fallait paraître.

    A l'exemple du Paradou de "La faute de l'abbé Mouret", le "Bonheur" a tout d'une gigantesque plante semi-exotique et plus ou moins malveillante, qui pousse ses racines aux quatre coins du quartier en étouffant au passage ces végétaux malingres que sont les petits commerces. Zola le fait aussi parfois machine, machine aveugle et épouvantable qui broie sous ses pistons Tous ceux qui ne peuvent la suivre dans sa marche vers le progrès et le succès. Bref, "Au bonheur des dames" a quelque chose de Protée.

    En dépit de tout, de la mort de Geneviève, la cousine de Denise, qui se laisse aller complètement lorsque son fiancé la quitte pour s'amouracher d'une vendeuse du "Bonheur", de la ruine de Baudu et de Bourras, bref de Tous ceux que le grand magasin triomphant foule aux pieds de sa réussite sans précédent, ce roman, moins caricatural, moins féroce sans doute que le très voltairien "Pot-bouille", se détache comme le plus doux et le plus optimiste dans la série des Rougon-Macquart. Pour une fois notamment, l'intrigue amoureuse centrale, celle de Mouret et de Denise, se termine bien et l'on peut y voir, en quelque sorte, la victoire d'une certaine Bonté sur l'Egoïsme affairiste.

    On peut évidemment lire ce volume sans se soucier de "Pot-bouille" mais le puriste préférera tout de même, je le pense, ne pas se passer de ce dernier.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 23/10/2011


    "Misère en robe de soie", Denise la petite provinciale triste au charme caché, engagée par Mouret au rayon confection du Bonheur, sujette aux moqueries des autres vendeuses a passé toute une nuit à retailler sa robe austère. Habillée, coiffée, métamorphosée, elle surprend son patron.
    Renvoyée (en même temps que Robineau, vendeur au rayon soie), après avoir repoussé le trop insistant inspecteur Jouve, pour fabrication de cravates dans les sous sols, sans un sou,avec ses frères à charge, elle loge chez le marchand de parapluies Bourras qui l'embauche.
    Elle travaille ensuite chez Robineau dont le magasin de quartier ne tient pas la route face au Grand magasin, monstre dévorateur, symbole du capitalisme.
    "Ses idées larges et nouvelles" séduisent Robineau qu'elle aime mais dont elle refuse L'Argent lorsqu'il tente de la séduire.
    Sur fond de jalousies,concurrences déloyales,ruines,expropriations, audacieuses tentatives de relances commerciales le bonheur des dames, symbole de réussite,temple "d'une religion nouvelle", prendra son essor sur les ailes de l'amour triomphant et d'une même longueur d'onde.
    Emile Zola brosse dans ce roman un portrait fort d'une femme d'avenir fière,droite, aimante et courageuse. Il dépeint la société du XIX° siècle et la révolution commerciale parisienne(Les trois Quartiers ayant ouvert ses portes en 1829) liée à l'industrie textile de la soie.Il oppose le bien et le mal dans le monde sensuel des soieries, univers impitoyable régi par la loi du plus fort.
    Zola, l'écrivain(connu et reconnu de Germinal, entre autres et des Rougon-Macquart) est-il un pointilliste aux touches tendres ou un impressioniste qui recherche l'harmonie dans ses images nuancées?
    Il est en fait indémodable, surtout ici où le sujet porte sur la société de consommation!

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Cloe4 le 08/10/2011


    Beaucoup aimé, il reste le livre que je préfère de Zola.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



  • Par Donnakal le 06/05/2011


    Editions FASQUELLE
    61 rue des Saints Pères
    75006 Paris


    Monsieur ZOLA Emile
    Appartement n° 9
    5 rue de Bruxelles
    75009 Paris



    Paris,
    Jeudi 24 novembre 1882


    Cher Ami,

    J'ai (enfin !) achevé la lecture de ton « Bonheur des Dames »… Pour ma part, je l'intitulerai « Comment faire le Malheur de ces Messieurs » !!! Cela fait dix ans maintenant que nous nous connaissons, et franchement, ton style ne s'est pas bonifié avec l'âge, crois-moi ! A moins que tes plumes n'aient été envoutées par le diable pendant que tu écrivais cette plaidoirie sur la femme ?

    Lors de notre dernière soirée (très coquine, non ?) chez « Prunelle », tu m'avais pourtant prévenu que tu écrivais sur un thème très différent. Alors je m'attendais à tout, mais pas à cela ! Tout un pavé sur les chiffons de ces dames avec, en prime, une histoire d'amour qui finit bien… Mais où as-tu été trouver pareilles idées ??? Prunelle t'aurait-elle inspirée ? Je suis ton ami et là, c'est lui qui parle : tu es devenu complètement fou… Tu discrédites ton image d'écrivain ! Penses-tu réellement que les Français vont apprécier ?! Cherches-tu à te faire Hara-Kiri ! Ceci étant, je n'ai pas peur ; je sais que seules les plumes envahissent ton domicile alors, sauf éternuer, tu ne te feras pas bien mal !

    Trêve de plaisanterie… Accepter d'éditer ce livre reviendrait à vouloir mettre en péril ma maison d'édition, ce que je ne peux me permettre.

    Je te prie de croire, Cher Ami, en l'expression de mon amitié la plus sincère.


    Eugène FASQUELLE

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Hindy le 17/12/2010


    un pur plaisir de la naissance de la société de consommation !

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par audrey888 le 09/09/2011


    J'ai aimé : - la superbe description du fonctionnement du Bonheur des dames
    - Les "aventures sentimentales" de Denise
    - l'histoire d'amour entre Denise et Mouret pleine de romantisme

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Zimm le 25/08/2011


    Une histoire intéressante, des personnages charmants, odieux et attachants et un atmosphère irréprochablement décrite, de façon vivante.
    J'ai pas réussi à lire Les rougon-macquart, mais j'ai beaucoup aimé Au bonheur des dames.
    La dernière étoile que je n'ai pas donnée est pour les quelque paragraphes ou pages que j'ai sautées ici et là, d'une écriture trop laborieuse...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par inkygirl le 12/10/2010


    Il faut être mauvais élève avec Zola et lire sa fresque des Rougon-Macquart dans l'ordre qu'il nous plait!

    Ici, on découvre la naissance des grands magasins au XIXe s., leur microcosme mué en machine infernale et l'étouffement du petit commerce au travers de Denise, que Zola a voulu sainte pour créer le contraste parfait de son tableau.

    Comme un bruissement d'étoffe au travers d'un piaillement continu, l'auteur reste soucieux de décrire les changements insidieux et radicaux de son Paris au travers duquel il nous guide. Si en plus il est question d'amour véritable, je me réserve le droit de le relire avec délectation.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






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