AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Joël Gayraud (Auteur de la postface, du colophon, etc.)Marion Bataille (Illustrateur)
ISBN : 2842051262
Éditeur : 1001 Nuits (1997)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 36 notes)
Résumé :

Émile Zola (1840-1902), chef de file des écrivains naturalistes, met successivement en scène dans ce recueil les derniers jours d'un noble, d'un bourgeois, d'un commerçant, d'un ouvrier et d'un paysan. Cinq agonies, cinq tableaux pour esquisser une peinture sociale de la mort, rappelant que pour bien mourir, il faut bien vivre, et que l'inégalité règne jusqu'au dernier souffle.

Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
raton-liseur
raton-liseur04 juin 2013
  • Livres 0/5
Un titre assez peu engageant, pour un ensemble de 5 courtes nouvelles qui décrivent chacune une agonie, un trépas et un enterrement. Anthropologue avant l'heure, Emile Zola utilise la description d'un fait social capital comme révélateur de la société dans laquelle il vit. Chacune de ces nouvelles évoque une classe sociale différente, et affiche sans fard son message politique. S'il fallait résumer ces cinq nouvelles par un mot pour chacune d'elles, ce serait plaisir, avarice, pragmatisme, fatalisme et bestialité, respectivement pour Verteuil l'aristocrate, Madame Guérard la bourgeoise, Adèle Rousseau la commerçante, Charlot Morisseau le fils d'ouvrier et enfin Lacour le paysan.
Le procédé est intéressant, et Zola l'a utilisé quelques mois plus tôt dans une autre oeuvre qui semble être son pendant, Comment on se marie. On y retrouve aussi beaucoup des thèmes que Zola incarnera dans ses personnages des Rougon-Macquart. Ainsi, les commerçants terre-à-terre jusqu'à l'extrême font penser aux Quenu du Ventre de Paris ou les paysans tout à l'animalité de voisinage quotidien avec les forces de la nature préfigurent le tome si rustiquement intitulé La Terre.
Mais dans ces quelques pages, Zola ne peut développer sa plume et son art de la description sociale, et il me paraît qu'il finit par tomber dans une caricature un peu trop simpliste, ce qui m'a déçu de la part de cet écrivain que j'affectionne particulièrement. Il me semble donc que, au-delà du document littéraire pour voir se former un écrivain et les centres d'intérêt qui l'attirent, cette oeuvre ne présente pas un intérêt majeur en tant que simple lecteur, sauf peut-être comme un résumé, mais alors bien imparfait, de ce que les 20 livres de la collection des Rougon-Macquart diront de façon magistrale.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          100
PiertyM
PiertyM30 janvier 2014
  • Livres 0/5
Que faire de ceux qui restent quand on meurt? Que faire de celui qui meurt? le mourant se soucie beaucoup plus de ceux qui vont rester une fois qu'il soit mort. Si bien qu'il ne veut pas leur causer plus de peine. Il prépare attendre la mort dans le calme que de créer de la panique. Par contre, ceux qui doivent rester vivent déjà l'absence du mourant. Si bien qu'après sa mort, on se transforme tout de suite.
Commenter    J’apprécie          172
Maximilien81
Maximilien8105 février 2012
  • Livres 3.00/5
Intemporel. A travers ces cinq nouvelles, Zola peint la mort et les funérailles de cinq personnes issues de milieux sociaux différents. Ainsi en descendant l'échelle sociale, nous assistons tout d'abord à la mort d'un aristocrate, puis d'une bourgeoise, d'une boutiquière, d'un fils d'ouvrier miséreux et enfin d'un vieux paysan. Zola décrit ici très bien comment le statut social donne un sens à la mort pour ceux qui la vivent et mais aussi pour ceux qui restent. Entre avarice et résignation, il montre que les mourants ont aussi leurs soucis. Ces histoires sont construites avec la même rigueur : pour chaque nouvelle, Zola s'attache à présenter le futur défunt, ses origines, sa vie, puis sa mort, la prise en charge du mort et enfin les funérailles ; tout en ayant en fil rouge la signification de cette disparition pour les proches, ce que chacun attend ou espère.
En résumé, Zola se sert ici de la mort comme thème pour une satire sociale de la France en cette fin du 19e siècle, mais on peut très facilement la rendre actuelle.
Avec ce recueil, j'ai découvert la plume de Zola – il n'est jamais trop tard -, une écriture claire et stylisée. La surprise fut réelle et agréable. Je me dirige maintenant vers ces oeuvres plus emblématiques comme Nana ou le ventre de Paris.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          100
DonaSwann
DonaSwann09 février 2016
  • Livres 0/5
Ce recueil de cinq nouvelles naturalistes nous rapporte comment, dans la France d'Emile Zola, on pouvait mourir, dans la noblesse, en ville, à la campagne, chez de petits commerçants, chez des bourgeois, chez des ouvriers et des paysans.
Chaque famille, chaque milieu a sa misère, sa noblesse, sa médiocrité mais aussi sa profonde solitude au moment d'affronter le moment du grand départ.
On est frappé par la façon dont l'affection, l'attachement cèdent le pas devant la nécessité et le prosaïsme du quotidien, si bien que la mort perd de son côté "magique", où l'on imagine le temps suspendu, pour devenir un moment comme un autre, inévitable et chaînon parmi d'autres, au cours duquel, même entouré des siens, le fossé se creuse entre ceux qui vont devoir continuer à vivre et celui qui s'apprête à entrer dans l'inconnu.
Donc le pessimisme de Zola et sa compassion pour les plus humbles, ceux dont la promiscuité crée les liens les plus étroits, donc les plus douloureux à rompre, sont ici évidents. Découvrir ce recueil sans prétentions vaut vraiment la peine, et je le recommande particulièrement aux nombreux amoureux de Zola ; moi, je n'ai pu m'empêcher de verser quelques larmes et de grincer quelques dents.
Lien : http://aufildesimages.canalblog.com/archives/201..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          00
Persepolis
Persepolis09 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Comment meurt-on sous l'Empire? Eh bien... comme aujourd'hui. Les rites funéraires et la cérémonie mortuaire dépendent de la classe sociale à laquelle on appartient.
Mais la vraie question est plutôt l'attitude des proches lors de l'arrivée de la grande Faucheuse. Quelles sont leurs préoccupations? La dignité ou encore le respect est le maître mot des aristocrates alors que peu leur importe la disparition de la personne:
" Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase: "... les qualités du coeur, la générosité et la bonté des trois caractères... " hoche le menton, en murmurant:
- Ah bien! oui, je l'ai connu, c'était un chien fini!"
Je ne vais pas détailler la mort de chaque personnage, cette nouvelle se lit très rapidement, je vous conseille plutôt de vous y plonger.
Elle nous permet de découvrir une autre facette d'Emile Zola, auteur de nouvelles, même si le thème et sa manière de traiter les personnages lui est bien fidèle.
J'ai choisi ce livre dans le cadre de l'opération de masse critique car je possède et j'ai déjà lu de nombreux romans d'Emile Zola mais je n'avais jamais eu l'occasion de lire une de ses nouvelles.
Ce fut donc un grand plaisir pour moi de lire ce livre dont j'ai trouvé l'édition intéressante (édition L'Herne). La qualité des pages est agréable et l'écriture bleue originale et marquante.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          20
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
DonaSwannDonaSwann09 février 2016
Mais, un jour, l'homme en rentrant trouve Charlot couché. La mère ne sait ce qu'il a. Elle l'avait envoyé à Courcelles, chez sa tante, qui est fripière, voir s'il ne trouverait pas une veste plus chaude que sa blouse de toile, dans laquelle il grelotte. Sa tante n'avait que de vieux paletots d'homme trop larges, et le petit est rentré tout frissonnant, l'air ivre, comme s'il avait bu. (...) La mère a pendu un lambeau de châle devant la fenêtre, pour boucher un carreau cassé (...).
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          00
DonaSwannDonaSwann09 février 2016
Pourtant, un soir, il n'a plus que le souffle, il sait qu'il ne passera pas la nuit. Alors, quand la comtesse monte faire sa visite accoutumée, il lui dit en trouvant un dernier sourire :

"Ne sortez pas... Je ne me sens pas bien."

Il veut lui éviter les propos du monde. Elle, de son côté, attendait cet avis. Et elle s'installe dans la chambre.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          00
DonaSwannDonaSwann09 février 2016
Les trois fils sanglotent, les yeux fixés sur le caveau béant, dont on a enlevé la dalle ; c'est là, dans cette ombre fraîche, qu'ils viendront dormir à leur tour. (...) Et, deux jours plus tard, chez le notaire de leur mère, ils discutent, les dents serrées, les yeux secs, avec un emportement d'ennemis décidés à ne pas céder sur un centime.
Commenter    J’apprécie          00
DonaSwannDonaSwann09 février 2016
M. Rousseau a toujours, par moments, un gros chagrin qui l'étrangle ; mais ce qui le rend bête surtout, la tête perdue et les membres inquiets, c'est que le magasin soit fermé, un jour de semaine.

Commenter    J’apprécie          00
raton-liseurraton-liseur04 juin 2013
Le père Lacour sera bien, dans ce trou. Il connaît la terre, et la terre le connaît. Ils feront bon ménage ensemble. Voici près de soixante ans qu’elle lui a donné ce rendez-vous, le jour où il l’a entamée de son premier coup de pioche. (Partie 5).
Commenter    J’apprécie          60
Videos de Emile Zola (99) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emile Zola
Émile ZOLA – Celle qui m’aime
autres livres classés : satire socialeVoir plus





Quiz Voir plus

Les personnages des Rougon Macquart

Dans l'assommoir, quelle est l'infirmité qui touche Gervaise dès la naissance

Elle est alcoolique
Elle boîte
Elle est myope
Elle est dépensière

7 questions
321 lecteurs ont répondu
Thème : Emile ZolaCréer un quiz sur ce livre