> Joël Gayraud (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Marion Bataille (Illustrateur)

ISBN : 2842051262
Éditeur : 1001 Nuits (1997)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Émile Zola (1840-1902), chef de file des écrivains naturalistes, met successivement en scène dans ce recueil les derniers jours d'un noble, d'un bourgeois, d'un commerçant, d'un ouvrier et d'un paysan. Cinq agonies, cinq tableaux pour esqu... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Maximilien81, le 05 février 2012

    Maximilien81
    Intemporel. A travers ces cinq nouvelles, Zola peint la mort et les funérailles de cinq personnes issues de milieux sociaux différents. Ainsi en descendant l'échelle sociale, nous assistons tout d'abord à la mort d'un aristocrate, puis d'une bourgeoise, d'une boutiquière, d'un fils d'ouvrier miséreux et enfin d'un vieux paysan. Zola décrit ici très bien comment le statut social donne un sens à la mort pour ceux qui la vivent et mais aussi pour ceux qui restent. Entre avarice et résignation, il montre que les mourants ont aussi leurs soucis. Ces histoires sont construites avec la même rigueur : pour chaque nouvelle, Zola s'attache à présenter le futur défunt, ses origines, sa vie, puis sa mort, la prise en charge du mort et enfin les funérailles ; tout en ayant en fil rouge la signification de cette disparition pour les proches, ce que chacun attend ou espère.
    En résumé, Zola se sert ici de la mort comme thème pour une satire sociale de la France en cette fin du 19e siècle, mais on peut très facilement la rendre actuelle.
    Avec ce recueil, j'ai découvert la plume de Zola – il n'est jamais trop tard -, une écriture claire et stylisée. La surprise fut réelle et agréable. Je me dirige maintenant vers ces oeuvres plus emblématiques comme Nana ou Le ventre de paris.
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    • Livres 4.00/5
    Par Persepolis, le 09 mars 2012

    Persepolis
    Comment meurt-on sous l'Empire? Eh bien... comme aujourd'hui. Les rites funéraires et la cérémonie mortuaire dépendent de la classe sociale à laquelle on appartient.
    Mais la vraie question est plutôt l'attitude des proches lors de l'arrivée de la grande Faucheuse. Quelles sont leurs préoccupations? La dignité ou encore le respect est le maître mot des aristocrates alors que peu leur importe la disparition de la personne:
    " Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase: "... les qualités du coeur, la générosité et la bonté des trois caractères... " hoche le menton, en murmurant:
    - Ah bien! oui, je l'ai connu, c'était un chien fini!"
    Je ne vais pas détailler la mort de chaque personnage, cette nouvelle se lit très rapidement, je vous conseille plutôt de vous y plonger.
    Elle nous permet de découvrir une autre facette d'Emile Zola, auteur de nouvelles, même si le thème et sa manière de traiter les personnages lui est bien fidèle.
    J'ai choisi ce livre dans le cadre de l'opération de masse critique car je possède et j'ai déjà lu de nombreux romans d'Emile Zola mais je n'avais jamais eu l'occasion de lire une de ses nouvelles.
    Ce fut donc un grand plaisir pour moi de lire ce livre dont j'ai trouvé l'édition intéressante (édition L'Herne). La qualité des pages est agréable et l'écriture bleue originale et marquante.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hectorette, le 12 mars 2012

    Hectorette
    Voici un tout petit livre qui parle de la mort, de la façon dont ou mourait au XIXème siècle, qui n'est pas si différente de nos jours.
    Le comte de Verteuil va mourir.Il a épousé il y a plusieurs années une très belle femme, Mathilde. Pas d'amour entre eux, ils se supportent, voilà tout. Et quand il agonise, il ne bénéficie d'aucune marque de tendresse.Même la comtesse semble soulagée. Pendant l'enterrement, de nombreuses personnalités sont présentes puisque Monsieur de Verteuil était quelqu'un de très riche et très important au niveau politique et culturel. Et les langues (de vipère) se délient.
    Madame Guérard va mourir.Veuve d'un magistrat, elle n'est pas dans le besoin et a consacré une bonne partie de sa vie et de son argent à combler les déficits financiers de ses trois fils. Pourtant elle est radine, et radine jusqu'à la mort. Alors, ses fils attendent son décès, patiemment mais avec avidité, malgré leur attachement à leur mère.
    Adèle Rousseau va mourir. Elle a travaillé toute sa vie avec son mari pour pouvoir profiter de ses vieux jours grâce à ce pécule difficilement amassé. Mais elle va mourir sans toucher à sa petite fortune et sans son mari qui tient la boutique.
    Charlot Morisseau va mourir. Les Morisseau sont une famille extrêmement pauvre, c'est d'ailleurs à cause de cela que leur fils se meurt. Les aides qu'ils ont demandées ne leur sont jamais parvenues et malgré un rude labeur, la famille ne parvient pas à manger à sa faim. Payer les médicaments pour Charlot leur devient impossible, alors ils vont le perdre, c'est comme ça.
    Jean-Louis Lacour va mourir. Il a travaillé jusqu'aux derniers jours dans ses champs, aidé de ses trois enfants. Tous savent qu'ils vont bientôt perdre leur père et pourtant, ils continuent à travailler avec acharnement, jetant un coup d'oeil de temps en temps dans la chambre du paternel. Jean-Louis Lacour mourra seul et ses enfants retourneront travailler dès après les funérailles.
    Emile Zola, en quelques pages, nous brosse un tableau édifiant de la vie au XIXème, chez les riches, chez les pauvres, à la ville, à la campagne. La plume est acérée, cynique, parfois compatissante; il dénonce les injustices qui sont partout, même face à la mort.
    J'aime Zola, alors évidemment, j'ai savouré ces nouvelles, faciles à relire puisqu'en 30 minutes, le livre est terminé.


    Lien : http://leslecturesdesophie.blogspot.com/2012/03/comment-on-meurt-emi..
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Citations et extraits

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  • Par ellimac29, le 24 octobre 2010

    Louis ne bouge pas, tout seul, buvant à une cruche, lorsqu'il a soif. il est comme un de ces vieux chevaux qui tombent de fatigue dans un coin et qu'on laisse mourir. Il a travaillé soixante ans, il peut bien s'en aller maintenant, puisqu'il n'est plus bon à rien qu'à tenir de la place et à gêner les enfants. Est-ce qu'on hésite à abattre les arbres qui craquent ?
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  • Par Persepolis, le 12 février 2012

    Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase: "... les qualités du coeur, la générosité et la bonté des grands caractères..." hoche le menton, en murmurant:
    - Ah bien! oui, je l'ai connu, c'était un chien fini!
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  • Par Persepolis, le 12 février 2012

    S'il meurt, c'est qu'il avait la mort dans le corps; et tout le monde sait que, lorsqu'on a la mort dans le corps, rien ne l'en déloge, pas plus les signes de croix que les médicaments. Une vache encore, ça se soigne.
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  • Par Maximilien81, le 04 février 2012

    Quand l'argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils.
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