> Armand Lanoux (Autre)

ISBN : 2253004227
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 461 notes) Ajouter à mes livres
Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable ” J’accuse ” contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débou... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (23)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Pourquoi lire un bouquin de Zola en 2011 ? Dans mon cas, c'est à cause des 90 ans du Parti communiste français. On s'amuse beaucoup à regarder ce parti moribond agoniser et à parler d'acharnement thérapeuthique. Stalinien même quand c'était une position indéfendable. Georges Marchais et André Lajoinie, les Dupont et Dupond du prolétariat. La fête de l'Huma, un endroit populo-branchouille où les vieux de la vieille se retrouvent pour radoter sur les luttes d'hier. Ils étaient censés rallumer toutes les étoiles du ciel, à la place, ils vendaient du muguet les 1er mai. C'est toujours triste, un naufrage. Et une fin misérable occulte les bons moments. Car le PCF, ce n'est pas seulement Robert Hue qui imite Eddy Mitchell chez Patrick Sébastien. Il y a eu des combats, des avancées sociales, du progrès mesurable. Et Pif Gadget. Et justement, Germinal, ce sont les prémices de cette aspiration au changement.
    Étienne Lantier, jeune machiniste ayant perdu sa place pour avoir gifflé un supérieur, erre à la recherche d'un travail. Il trouve un emploi dans une mine de charbon où il va découvrire à la dure à quel point la vie des mineurs est rude. Abus de pouvoir des petits chefs. Sexualité de promiscuité. Conditions de travail épouvantables. Comme Étienne a fait des études et qu'il entretient une correspondance avec un responsable de l'Internationale, il va proposer à ses collègues de mettre en place une caisse de solidarité, en vue de la grève. Parce que ça va péter, c'est certain. La compagnie leur mange de plus en plus la laine sur le dos. Ils crèvent en respirant la poussière de charbon. Les mioches se font écraser quand les tunnels mal entretenus s'écroulent. le prix du pain ne cesse d'augmenter. Alors, un beau matin, s'en est trop. Ils en ont gros. Étienne est heureux : l'heure de sa révolution est arrivée. Mais est-ce vraiment le bien commun, qui l'intéresse, ou bien faire reluire sa petite gloriole ?
    Zola écrit un roman reportage. le lecteur ne lit pas tant une histoire qu'il découvre un univers qui lui est inconnu. C'est bourré de termes techniques sur la mine, on sent bien que le Mimile, il est allé sur place pour regarder comment la poussière de charbon colle à la sueur des mineurs. Et il n'est pas tendre avec les pauvres, le Zola : au lieu de nous raconter la vie simple des humbles sur l'air de "C'est pas leur faute, ils sont exploités par le patronnat", il se montre assez objectif quand il pose son regard sur cette misère. Et quand il dépeint les patrons, ce n'est pas uniquement pour montrer des accapareurs qui s'engraissent à rien faire. On trouve également des petits patrons paternalistes qui veulent juste rentrer dans leur argent ou bien qui sont obligés de faire plaisir à leurs actionnaires. Et l'Étienne, c'est pas un ange. Dès qu'il a le vent en poupe, il n'hésite pas à profiter de sa petite notoritété pour coucher. Mais surtout, il dit à la plèbe ce qu'elle a bien envie d'entendre. Il promet que l'Internationale va renverser l'ordre mondial en 3 ans. Il ment avec le même aplomb que le curé du coin, il utilise la même réthorique en remplaçant Dieu par Marx.
    Par contre, Zola ne semble pas avoir vu Bienvenue chez les Ch'tis parce que ses personnages du nord parle le langage du peuple, mais ça reste très parisien. Il ne fallait sans doute pas effrayer le lectorat bien propre sur lui.
    Germinal, ce sont des promesses non tenues. Des lendemains meilleurs. Un monde nouveau. Une nouvelle ère. L'entente entre les peuples. L'égalité entre camarades. Sauf que cette utopie est vendue en oubliant un élément important de l'équation : l'hommerie. le système politico-économique a beau changer, l'homme reste le même. Avide. Un peu con. Partisan du moindre effort. On a 90 ans d'expérience qui le démontrent. Alors Germinal, ça fait mal. On sait que ça va foirer. le livre est censé incarner les germes de cette révolution (d'où le titre) alors que nous avons assisté à la mort de cette idéologie.
    Mais en dehors de l'aspect purement politique, Germinal reste d'une actualité frappante. Il n'y a qu'à regarder les mineurs chiliens ou lire le récit des catastrophes minières chinoises pour se rendre compte que cette misère-là, elle a juste changé de continent. Les tunnels d'ailleurs sont eux aussi mal étayés. Des gamins grandissent trop vite en se courbant pour ramasser un peu de charbon. C'est juste que ce n'est plus sous nos yeux.
    Germinal m'a éclairé sur la raison qui fait qu'avec le temps, les ouvriers ont tourné le dos au PCF pour aller écouter les délires bruns du Front national. Les gens préfèrent croire en des mensonges concrets qu'en des promesses abstraites. Il est plus facile de croire que les musulmans vont violer ma fille que d'aspirer à plus d'harmonie dans les rapports humains. Et j'ai dans l'idée que la Marine le Pen, des conneries tangibles, elle en a à revendre.
    Conclusion : ni dieu, ni Marx, ni le Pen.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/01/germinal.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 21 août 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Émile Zola. Lecture commune avec Liliba. (Lu dans l'édition Idégraf)
    "Où aller et que devenir, à travers ce pays affamé par le chômage?" (p. 20 - Tome 1) Voilà la question qui taraude Etienne Lantier, machineur qui a quitté les chemins de fer de Lille après avoir giflé son patron. Sur les routes du Nord, froides et rases, il cherche à s'employer. À Montsou, il découvre le Voreux, gigantesque fosse minière qui fait vivre les mineurs du coron des Deux-Cent-Quarante. Les lieux sont terrifiants pour Etienne qui n'a jamais connu le travail sous-terrain. Mais Etienne refuse de s'abandonner à la misère. Embauché dans la fosse, il passe sous l'aile bonhomme de Maheu, père de sept enfants dont Catherine, herscheuse malingre mais généreuse. Etienne apprend vite le métier mais il ne peut apprendre la soumission ancestrale du mineur. Dans son sang, la révolte bouillonne toujours. "Était-il possible qu'on se tuât à une si dure besogne, dans ces ténèbres mortelles, et qu'on y gagnât même pas les quelques sous du pain quotidien?" (p. 72 - Tome 1) Devant de telles injustices lui prend l'idée d'ouvrir une section de l'Internationale à Montsou, d'en devenir le secrétaire et d'assurer à Tous les mineurs des grèves soutenues par la caisse de prévoyance. Quand la compagnie minière impose une nouvelle réduction des salaires, la grève éclate. le coron meurt de faim plusieurs mois, les ouvriers vont de fosse en fosse pour appeler à la grève générale. La violence remplace le calme initial. Partout, on cherche des traîtres, partout on veut donner l'exemple. Tout échappe à Étienne: ses idéaux révolutionnaires ne pèsent pas lourds face à la colère et à la faim du peuple;
    Dans ce texte, on retrouve Étienne, le fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier. Toute une hérédité malade s'incarne en lui. "Il avait une haine de l'eau-de-vie, la haine du dernier enfant d'une race d'ivrognes, qui souffrait dans sa chair de toute cette ascendance trempée et détraquée d'alcool, au point que la moindre goutte en était devenue pour lui un poison." (p. 63 - Tome 1) Fils d'une famille brutale, il garde en lui un fonds de violence irrépressible. Il l'exprime en lançant la grève au nom des idéaux socialistes et communistes qu'il a fait siens. Quand la grève est brisée, que les victimes se comptent par dizaines, Étienne reprend la route pour Paris, laissant derrière lui des ouvriers vaincus rendus à leur labeur affamant.
    L'édition présente des gravures aux allures d'épouvante où la misère héréditaire et la pauvreté éclatent dans des scènes figées. Ces illustrations réhaussent le dynamisme du texte. Chaque phrase est mouvement, élan. La lente maturation de la révolte ouvrière qui mène à la grève est décrite comme un processus de vie. "Mais à présent, le mineur s'éveillait au fond, germait dans La Terre ainsi qu'une vraie graine; et l'on verrait un matin qu'il pousserait au beau milieu des champs: oui, il pousserait des hommes, une armée d'hommes qui rétabliraient la justice. [...] Ah! ça poussait, ça poussait petit à petit, une rude moisson d'hommes qui mûrissait au soleil!" (p. 223 - Tome 1) Les descriptions ne sont pas figées, tout n'est que drame au sens premier du terme, tout est action, expression du vivant. La description de la fosse est un portrait de monstre vivant plein de bestialité. "Le Voreux, au fond de son trou, avec son tassement de bête méchante, s'écrasait davantage, respirait d'une haleine plus grosse et longue, l'air gêné par sa digestion pénible de chair humaine." (p. 20 - Tome 1) Il n'y a que la mort de la fosse qui fige le texte, qui rend à la description ses attributs de tableau fixe. "C'était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine, ne soufflait plus de son haleine grosse et longue." (p. 279 - Tome 2)
    Émile Zola, sur fond de crise industrielle, dresse le portrait d'hommes attachés à La Terre avec la même férocité que les paysans qui la travaillent. Ici aussi, il est question d'arracher au sol ses ressources pour tenter de vivre. Comme dans les autres romans de son cycle, l'auteur reprend les mêmes thèmes: l'atavisme, la misère, le vice, etc. L'auteur reste décidément un de mes chouchous même si ce roman n'est pas celui que j'ai préféré. J'ai trouvé L'assommoir plus grandiose. Mais Germinal se lit vite (700 pages en 2 jours!) et il est impossible de ne pas se laisser emporter par l'action. Mais il y a trop de misère dans ces pages. le clou est bien enfoncé - merci Zola - inutile de suivre sur un cours sur le paupérisme au 19° siècle! Il ne me reste qu'à continuer la lecture de la série...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fanfanlatulipe29, le 20 octobre 2011

    fanfanlatulipe29
    Germial d'Emile Zola, roman écrit en 1885 sur les conditions de vie et les classes sociales. Ce roman date pourtant d'un autre siècle mais est toujours d'actualité.
    Zola voulait montrer et dénoncer les injustices sociales. Et en particulier celles des mineurs.
    Etienne Lantier vient de se faire renvoyer après avoir giflé son employeur, il part alors à la recherche d'un autre travail. Il se dirige vers le nord de la France, mais c'est la crise industrielle. A son arrivée, il fait connaissance avec la famille des Maheu, des mineurs, il va vers la mine ou ceux-ci travaillent dans l'espoir de trouver un emploi à la mine de Montsou. Il réussit à se faire embaucher et commence à travailler dès le lendemain. le travail est dur et éprouvant, il songe à arrêter dès le premier jour mais pour que faire et où. Puis il se dit qu'il pourrait continuer un encore peu et voir à la fin de la quinzaine comment ça se passe. Et puis surtout, il se demande se que penserait Madame Maheu dont il est tombé secrètement amoureux dès leur première entrevue.
    Etienne s'intègre vite au groupe des mineurs et découvrent les conditions difficiles de vie et de travail de ceux-ci. Il est révolté par toutes les injustices que doivent subir les mineurs de la part des bourgeois. Il commence à faire part de ses révoltes aux autres mineurs. Ceux-ci l'écoute car ils savent qu'il est plus instruit que la plupart d'entre eux. La compagnie des mines leur annonce que la crise étant installée, il fallait faire des économies et que donc ils allaient en faire sur les boiseries. Mais au final, ils n'étaient pas naïfs à ce point, c'était leur salaire qu'était réduit.
    Etienne en profita alors pour faire éclater une grève car il avait acquit suffisamment de notoriété au près de ses camarades et fit part de son rêve pour avoir une société plus équitable et juste.
    Mais la Compagnie ne voyait pas les choses de la même façon et campa sur ses positions en refusant toutes négociations avec les mineurs grévistes. Les sous commençaient à manquer mais par chance l'épicier du village acceptait de faire un geste. Les grévistes continuaient à occuper les lieux et ne cédaient rien. Mais les esprits commençaient à s'échauffer dans les rangs. Et un jour, sans fut trop ils pillèrent les lieux et cassèrent les machines sur le site. Les mineurs apprirent qu'en fait l'épicier était un sale type, en échange de ses légumes et autres denrées il demandait un petit plaisir aux femmes des mineurs.
    Les bourgeois en avaient assez et employèrent la méthode forte en faisant venir les soldats pour protéger le site. L'accès à la mine était impossible et lorsque les mineurs s'avancèrent les soldats tirèrent dans le tas. Il y eu beaucoup de blessés mais aussi une dizaine de morts dont des femmes et des enfants.
    La grève est un échec et certains mineurs décident alors de reprendre le travail malgré le bas salaire proposé. C'est alors qu'un des anciens mineurs, anarchiste décide de piéger le mine mais celle-ci s'effondre et se remplie d'eau alors que des mineurs sont dedans. Etienne et Catherine (Madamde Maheu) font partis des mineurs bloqués, certains meurent sur le coup et d'autres sont blessés. Les secours mettront plusieurs semaines avant de pouvoir accéder à la zone où sont réfugiés les rescapés, peu nombreux à avoir survécu à cette attente. Etienne survie et est envoyé à l'hôpital puis il décide de partir pour Paris. Il veut se battre pour le lutte ouvrière et contre les inégalités.

    J'ai bien aimé ce livre malgré qu'au début j'avais un peu de réticence mais finalement je l'ai trouvé vraiment très interressant. Et de savoir que ce livre est aussi vieux,1885 et pourtant toujours d'actualité s'est impressionnant et en même temps tellement décevant. On a pas évolué tant que ça. Oui je vous entend qui commencé à râler. Oui on a progressé, la technologie, les droits aux travails (les 35H, les congés payés ...) mais il y a toujours les inégalités hommes-femmes pour les salaires ou à l'emploi car la femme risque de prendre un congé parental plus sa grossesse, alors que l'homme lui prendra quelques jours. Bref on a évolué, oui, mais il y a toujours à mon sens trop d'inégalités riches-pauvres !!! et ça va pas aller en s'arrengeant je crois malheureusement.

    Lien : http://leslecturesdemademoisellefanfan.over-blog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MilaKali, le 06 mars 2010

    MilaKali
    Ce livre est d'une beauté infernale!!! Je n'ai jamais lu un livre aussi bon que cela. C'est l'histoire d'un jeune mineur qui se cherche une famille, parce qu'il vient d'arriver dans le nouveau village. Il travaillera très fort pour récolter de L'Argent... Sérieux, c'est mon livre préféré! Je n'ai peut-être que 14 ans, et je l'ai lu quand javais 12 ans, mais c'est le plus bon livre que j'ai jamais lu!!! Essayez-le ou louez-le à la bibliothèque, vous n'allez pas regretter!!!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 18 décembre 2010

    lehane-fan
    Assurément l'une des oeuvres les plus connues et reconnues de Zola!
    Magnifique evocation de la lutte des classes , du pot de terre contre le pot de fer , symbolisée par Etienne Lantier , mineur fraichement embauché et bien décidé , avec l'aide de ses camarades , a faire plier le patronnat sur les conditions de travail et les salaires ridiculement bas au regard des risques courus dans l'exercice de leur metier et du salaire indecent de ces patrons profiteurs ( pouce , je reprends ma respiration..)
    Un sujet d'autant plus interessant qu'incroyablement dans l'air du temps!!Les Etienne Lantier d'aujourd'hui se nomment Bata , Molex , Philipps , les "Conti" de Continental , liste , hélas , non-exhaustive...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 09 mai 2010

    Devant le buffet ouvert, Catherine réfléchissait. Il ne restait qu’un bout de pain, du fromage blanc en suffisance, mais à peine une lichette de beurre ; et il s’agissait de faire les tartines pour eux quatre. Enfin, elle se décida, coupa les tranches, en prit une qu’elle couvrit de fromage, en frotta une autre de beurre, puis les colla ensemble : c’était « le briquet », la double tartine emportée chaque matin à la fosse. Bientôt, les quatre briquets furent en rang sur la table, répartis avec une sévère justice, depuis le gros du père jusqu’au petit de Jeanlin.

    Catherine, qui paraissait toute à son ménage, devait pourtant rêvasser aux histoires que Zacharie racontait sur le maître-porion et la Pierronne, car elle entrebâilla la porte d’entrée et jeta un coup d’œil dehors. Le vent soufflait toujours, des clartés plus nombreuses couraient sur les façades basses du coron, d’où montait une vague trépidation de réveil. Déjà des portes se refermaient, des files noires d’ouvriers s’éloignaient dans la nuit. Était-elle bête, de se refroidir, puisque le chargeur à l’accrochage dormait bien sûr, en attendant d’aller prendre son service, à six heures ! Et elle restait, elle regardait la maison, de l’autre côté des jardins. La porte s’ouvrit, sa curiosité s’alluma. Mais ce ne pouvait être que la petite des Pierron, Lydie, qui partait pour la fosse.

    Un bruit sifflant de vapeur la fit se tourner. Elle ferma, se hâta de courir : l’eau bouillait et se répandait, éteignant le feu. Il ne restait plus de café, elle dut se contenter de passer l’eau sur le marc de la veille ; puis, elle sucra dans la cafetière, avec de la cassonade.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 21 août 2010

    "Le Voreux, au fond de son trou, avec son tassement de bête méchante, s'écrasait davantage, respirait d'une haleine plus grosse et longue, l'air gêné par sa digestion pénible de chair humaine." (p. 20 - Tome 1)

    "C'était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine, ne soufflait plus de son haleine grosse et longue." (p. 279 - Tome 2)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par Fremen, le 26 mars 2010

    Fichez-moi donc la paix, avec votre évolution ! Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur.
    Citation de qualité ? (24 votes positifs)
  • Par Rabanet, le 25 août 2010

    Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre.
    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par TheBee, le 02 août 2010

    Aussi les dix paires de mâchoires, depuis la petite Estelle dont les dents commençaient à pousser, jusqu'au vieux Bonnemort en train de perdre les siennes, travaillaient d'un tel coeur que les os eux-mêmes disparaissaient.
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Germinal par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1038)

> voir plus

Quiz