Nous sommes le Jeudi 13 Janvier 1898 lorsque cette lettre adressée à
Félix Faure, président de la IIIème République, est publiée dans le journal L'Aurore.
Emile Zola lui adresse un plaidoyer en faveur du capitaine
Alfred Dreyfus, juif accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne… Condamné en 1894 à la déportation, il ne fut réhabilité qu'en 1906, 10 ans après l'apparition de preuves l'innocentant.
Dans cette lettre ouverte, l'auteur dénonce l'erreur judiciaire dont notre capitaine est victime. Il souligne là où l'enquête pêche, notamment concernant ces preuves faisant de Dreyfus un coupable, que personne n'a jamais vues.
Emile Zola prend soin de souligner ce que l'Etat Major, les officiers judiciaires et leurs sous-fifres ont bien voulu cacher. Qui plus est, il n'hésite pas à donner des noms alors qu'il existe une loi (existe-t-elle encore ?) de 1881 pouvant se retourner contre lui. En effet, il n'a pas de preuve matériel de ce qu'il avance.
Là où j'ai été le plus étonnée, c'est la facilité avec laquelle cette
Oeuvre se lit. En effet, le style est vif et direct, sans prises de tête.
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