> Gilles Deleuze (Préfacier, etc.)
> Henri Mitterand (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070418014
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 225 notes) Ajouter à mes livres
Grande affaire du XIXe siècle et plus particulièrement du Second Empire, le chemin de fer se vit chargé par les chantres du progrès technique d'une signification symbolique que Zola a tenté d'exprimer dans La Bête humaine : force de vie, le train fécondait la nation et ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (10)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 22 juin 2010

    vincentf
    Roman de meurtre, de médiocrité, d'amour, de chemin de fer, La Bête humaine est un concentré de violence. La rencontre d'Eros et de Thanatos aboutit aux drames, les personnages se tuent parce qu'ils s'aiment ou s'aiment parce qu'ils se tuent, sans qu'on puisse l'expliquer, sinon par une hérédité qui dépasse de loin celle de la famille, l'homme des cavernes qui tuait au fond des bois. Les personnages tuent et personne n'en a le moindre remords, ni Jacques, qui avait cru jusqu'au bout qu'il était possible de résister à la pulsion fatale, ni Roubaud, qui se noie dans le jeu, ni Séverine, qui se noie dans le corps de Jacques, ni Misard, qui cherche à tout jamais ses mille francs, ni Flore, qui fait dérailler le train pour rien. La mort rôde partout où se trouve l'amour. Même la Lison, seul personnage véritablement innocent, avec le "coupable" Cabuche, meurt atrocement, assassinée. Tout est sang, instinct de mort, fuite en avant, comme le train, à la fin, qui annonce La Débâcle. Pourtant, la Vérité, l'ignoble Vérité, la part de l'assassin en Tous, reste cachée. le procès condamne un innocent, le seul. L'honneur est sauf. Cabuche est le coupable idéal. La preuve qui l'innocente est sciemment cachée. Dreyfus sera le coupable idéal. le bordereau livrera la Vérité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TheBee, le 27 mai 2010

    TheBee
    Du très grand Zola. Une lecture insolite au milieu des classiques, qui nous fait pénétrer dans les méandres de l'âme humaine, de la "bête" humaine. Il est rare de rentrer dans la peau d'un tueur en puissance et d'observer la lutte incessance avec ses démons intérieurs.
    Un des précurseurs du roman noir, s'inscrivant dans un contexte social lié à l'industrialisation, à l'arrivée des machines, où es couches sociales les moins privilégiées sont représentées.
    L'écriture est dérangeante , c'est peut-être pour cette raison que j'en garde un souvenir impérissable.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Hicchi, le 27 juin 2011

    Hicchi
    L'un des romans phares de Zola, pour pas dire "une bête" en elle-même. On entre dans l'esprit d'un assassin qui tente de se battre contre ce qu'il est, contre la machine même avec laquelle il conduit. Zola a fait un travail d'imagination remarquable : l'homme et la machine ne font plus qu'un dans ce tourbillon de folie. J'ai dévoré ce livre en trois jours il me semble, tellement que j'ai été prise par le déroulement des évènements. La Bête humaine confirme mon adoration pour Emile Zola.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Sarah_DD, le 09 juin 2008

    Sarah_DD
    On retrouve bien entendu le style de Zola, mais j'ai trouvé que ce roman mettait en parallèle de manière peut-être trop évidente l'homme et sa machine. J'ai trouvé les personnages moins attachants que dans d'autres volumes (comme le Bonheur des dames).
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vegalia, le 24 septembre 2010

    vegalia
    C'est un beau livre qui parle de ce qui se passe dans la tête d'un tueur. Même le pire assassin peut avoir à se battre avec des démons. Encore une fois, ce prolifique auteur nous entraine avec brio dans les profondeurs de l'âme humaine et d'une société très imparfaite.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 09 mai 2010

    En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table le pain d’une livre, le pâté et la bouteille de vin blanc. Mais, le matin, avant de descendre à son poste, la mère Victoire avait dû couvrir le feu de son poêle, d’un tel poussier, que la chaleur était suffocante. Et le sous-chef de gare, ayant ouvert une fenêtre, s’y accouda.

    C’était impasse d’Amsterdam, dans la dernière maison de droite, une haute maison où la Compagnie de l’Ouest logeait certains de ses employés. La fenêtre, au cinquième, à l’angle du toit mansardé qui faisait retour, donnait sur la gare, cette tranchée large trouant le quartier de l’Europe, tout un déroulement brusque de l’horizon, que semblait agrandir encore, cet après-midi-là, un ciel gris du milieu de février, d’un gris humide et tiède, traversé de soleil.

    En face, sous ce poudroiement de rayons, les maisons de la rue de Rome se brouillaient, s’effaçaient, légères. À gauche, les marquises des halles couvertes ouvraient leurs porches géants, aux vitrages enfumés, celle des grandes lignes, immense, où l’œil plongeait, et que les bâtiments de la poste et de la bouillotterie séparaient des autres, plus petites, celles d’Argenteuil, de Versailles et de la Ceinture ; tandis que le pont de l’Europe, à droite, coupait de son étoile de fer la tranchée, que l’on voyait reparaître et filer au-delà, jusqu’au tunnel des Batignolles. Et, en bas de la fenêtre même, occupant tout le vaste champ, les trois doubles voies qui sortaient du pont, se ramifiaient, s’écartaient en un éventail dont les branches de métal, multipliées, innombrables, allaient se perdre sous les marquises. Les trois postes d’aiguilleur, en avant des arches, montraient leurs petits jardins nus. Dans l’effacement confus des wagons et des machines encombrant les rails, un grand signal rouge tachait le jour pâle.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Seiren, le 07 décembre 2011

    A cette heure, elle était femme, superbe, désirable, et elle l'aimait sans doute, de très loin, du fond même de sa jeunesse.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Bête humaine par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (524)

> voir plus

Quiz