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ISBN : 2253163678
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Cette histoire est nue et vraie jusqu’à la crudité. Les délicats se révolteront. Je n’ai pas pensé devoir retrancher une ligne, certain que ces pages sont l’expression complète d’un cœur dans lequel il y a plus de lumière que d’ombre. Elles ont été écrites par un enfa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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  • Par PiertyM, le 11 janvier 2015

    PiertyM
    Le ton est donné, pour un premier Zola, on retrouve déjà la finesse dans le style du père des Rougon-Macquart, la force et la puissance de chaque mot, de chaque phrase, l'étourdissement des émotions, les pleurs d'une âme désorientée et par la vie, et par la nature, une poésie presque funèbre dont on frémit pour percer les silences d'un cœur en mal d'amour, une entrée fracassante de la jeunesse dans le monde de l'amour

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    • Livres 4.00/5
    Par EricP, le 02 octobre 2013

    EricP
    Depuis le temps qu'il était introuvable, l'annonce de sa réédition en poche fut une grande nouvelle.
    Grâce à la diligence de ma libraire préférée j'ai pu voir enfin de près ce que valait ce "premier Zola" hors des articles forcément frustrants des dictionnaires littéraires et spécialisés.
    Eh bien à la lecture des premières pages je me suis dit: "encore le même ton que le Contes à ninon" qui ne m'ont jamais vraiment passionné, et puis la surprise de trouver une histoire forte, des personnages bien campés, un style déjà sûr.
    Claude, provincial de 20 ans qui monte à Paris chercher fortune par sa plume recueille Laurence une fille des rues, ils joignent leurs misères dans une modeste et nue chambre. Il cherche à la sauver, puis renonce et la suit dans l'abîme.
    Jacques, un "pays" qui vit dans les étages inférieurs (donc un peu mieux loti), étudiant sérieux tente de lui montrer la vraie nature de Laurence, mais Claude est tombé amoureux et seule la jalousie pourra provoquer le choc salvateur.
    Et puis il y a Marie, la maîtresse poitrinaire de Jacques que celui-ci éloigne vers une chambre voisine de celle de Claude pour préserver le calme nécessaire à ses études. Enfin Paquerette l'ancienne courtisane, épave carrée dans un vieux fauteuil, garde-malade improvisée de Marie, qui mange les côtelettes destinées à la jeune fille.
    A l'opposé d'un Musset, Zola s'applique à démystifier "la bohème", on a froid sous les toits, on s'y ennuie, on dort pour oublier qu'on a faim.
    C'est du Zola pur sucre, déjà en 1865.
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    • Livres 4.00/5
    Par idevrieze, le 31 juillet 2013

    idevrieze
    Une esquisse du style de Zola
    Emile Zola est un grand naturaliste. Et on le connaît beaucoup grâce à sa saga des Rougon Macquart. Emile Zola fait peur, le plus souvent, aux jeunes lecteur et pour cause, il est effrayant dans ses descriptions, il est noir dans ses histoires et surtout, il a tendance à vous remuer le couteau dans la plaie, vous montrant une humanité quasiment sans espoir. Et il écrit à foisons ! Un livre de Zola, il faut savoir le tringballer dans son sac, il pèse un peu tout de même.
    Ainsi, tout ceci fait peur, mais heureusement, on trouve encore de petits livres des débuts de l'auteur. Et La Confession De Claude est exactement ce qu'il vous faut pour tâter du maître naturaliste. Vous aurez quasiment Tous les ingrédients de la famille des Rougon Macquart. La pensée de Zola est déjà bien formé et son style commence à se roder. Vous aurez des descriptions poignantes, qui ont cette petite touche de l'auteur qui compare régulièrement les paysages aux humains. Et vous aurez une vision à nu de la vie des héros.

    La Confession De Claude, une vision noire de la femme.
    Nous prenons un jeune homme, Claude, qui monte à Paris. Il est un peu Bohême dans l'âme. Il est jeune et innocent et écrit dans sa mansarde, heureux de créer. Mais voilà, Claude rencontre une jeune femme, une de ses voisines. Et une liaison s'installera entre eux. de cette liaison, Emile Zola nous montrera toutes ses terreurs par rapport à la femme. La Femme ici est une espèce de sangsue qui va empêcher notre jeune auteur de créer et de vivre, jusqu'à ce qu'elle le quitte, quand il n'a plus rien.
    Le bilan est réellement pessimiste et la leçon que nous donne Emile Zola est sans appel. La femme est là pour distraire l'homme de son travail, de son ascension. Il faut être claire, selon Zola, la femme est un boulet fini, quand elle ne se prostitue pas pour le plaisir. Et le pire, c'est que l'amante, ici, dès qu'elle a un attrait sexuel est laide, vide, elle est passive. Alors que la seule femme qui a de l'esprit est... Une mourante aux allures virginale alors que bon, la petite se prostituait elle aussi depuis longtemps.
    En bref, une nouvelle à lire si vous voulez tester l'auteur. L'histoire en est noire, et le héros est toujours aussi passif. Cela dit, cela m'a fait plaisir de retrouver cette plume caractéristique, ce petit filet de descriptions qui caractérise l'auteur.

    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2013/07/la-confession-de-claude-de..
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    • Livres 4.00/5
    Par idevrieze, le 31 juillet 2013

    idevrieze
    Emile Zola amoureux, je n'aurai jamais cru lire cela !
    Oui, vous allez dire que je suis une coquine et que je me moque de ce grand monsieur. Mais c'est un des premiers romans d'Emile Zola. Et pour une fois, cela se passe presque bien. Et c'est rare. Je vous rassure, ce n'est pas super gai non plus. Une dame meurt et avant de trépasser confie l'avenir de sa fille à un de ses protégés. Mais elle oublie de lui donner les moyens légaux et financier pour cela.
    Ce jeune homme va donc passer sa vie dans l'ombre, à oeuvrer discrètement pour le bonheur de cette jeune fille, jusqu'à en tomber amoureux. Mais sa vie de sacrifice ne s'arrêtera pas là, car sa vie ne sera en rien personnelle, je dirai. Elle restera une vie de servitude.

    En bref, dans ce court roman, vous retrouverez le talent d'un jeune auteur (à l'époque), romantique à souhait, ce qui en fin de compte le caractérisera toute sa vie. On ne peut cacher en effet la sensibilité d'Emile Zola que l'on voit dans ses descriptions, notamment. C'est juste qu'il voit tout d'une manière très négative. C'est un peu son défaut, en fait. A vouloir être naturaliste, donc juste observer la nature et écrire, il en devient trop pessimiste. Trop noir. Car je ne pense pas que les gens soient comme ceci enfin de compte. Il n'est pas si objectif que cela.

    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2013/07/le-voeu-dune-morte-demile-..
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    • Livres 5.00/5
    Par francisoctave, le 08 mai 2014

    francisoctave
    A 20 ans, Claude est un grand rêveur, qui quitte sa lumineuse Provence pour aller chercher travail et gloire à Paris : la désillusion est grande, la réalité difficile à affronter !
    « Me suis-je trompé, frères ? Ne suis-je qu'un enfant qui veut être homme avant l'âge ? Ai-je eu trop de confiance en ma force, ma place serait-elle de rêver encore à vos côtés ? »
    > Écouter un extrait : Chapitre 01.


    Lien : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/zola-emile-l..
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 11 janvier 2015

    La femme qui m’a élevée m’assurait que les méchants seuls allaient dans les églises pour se faire absoudre de leur crime.

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  • Par PiertyM, le 10 janvier 2015

    Les journées sont longues pour les misérables.

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  • Par PiertyM, le 09 janvier 2015

    C’est que nous avons la lâcheté de nos vices. C’est que nous serions effrayés d’avoir près de nous le souvenir et le remords vivants de notre souillure.

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  • Par pictura, le 29 mars 2014

    Voici la saison des soirées intimes. Les lèvres frileuses cherchent les baisers ; les amants, chassés des campagnes, se réfugient dans les mansardes, et, se pressant devant le foyer, jouissent, au bruit de la pluie, de leur printemps éternel.

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  • Par PiertyM, le 10 janvier 2015

    Que la jeunesse serait sotte, si elle n’avait sa belle naïveté ! La bêtise sur les lèvres de l’enfant est une adorable ignorance dont les hommes sont doucement réjouis.

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