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Critiques sur Le Ventre de Paris (16)


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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria le 11/05/2012


    Bon roman, mais cependant je trouve toujours les histoires de Zola très déprimantes. le contexte est sombre, et le héros a très peu de chance de marcher vers un avenir optimiste. Je lis donc cet auteur avec parcimonie tout en appréciant son style. Un grand écrivain du 19 ème siècle. de la bonne littérature.


    Lien : http://araucaria.20six.fr/

    critique de qualité ? (22 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo le 26/05/2012


    Le ventre de Paris est chronologiquement, le troisième roman des Rougon-Macquart écrit par Zola. A plus d'un titre, il présente un caractère innovant dans la progression du cycle. Tout d'abord, c'est la première fois que le protagoniste principal n'est pas un membre direct de la famille Rougon-Macquart, puisqu'il s'agit de Florent, beau-frère de Lisa Macquart, devenue Lisa Quenu dans la charcuterie du même nom. C'est aussi la première fois que Zola ne traite que des classes ouvrières ou des petits patrons à leur compte. C'est aussi dans ce volume qu'il commence à exploiter à fond la symbolique, et qu'il donne à un lieu, en l'occurrence les halles centrales de Paris, un rôle de personnage à part entière. La conviction politique de Zola est également beaucoup plus clairement exprimée à partir de cet ouvrage.
    L'histoire est assez simple, Florent, utopiste républicain envoyé au bagne suite au coup d'état de Napoléon III, a réussi à s'enfuir après plusieurs années passées au bagne de Guyane et autant à rentrer en France par des voies détournées. D'une maigreur effrayante, il rejoint son frère qui lui est gras à éclater dans sa charcuterie triomphante. le contraste de toute cette nourriture déployée dans les halles et de la maigreur des humbles est l'un des piliers du roman, peut être pas le meilleur car Zola gonfle tellement le trait que cela frise la caricature, ses descriptions pléthoriques de nourriture sont assez "gavantes" à la longue. Néanmoins, les descriptions très précises des Halles, ancêtre de Rungis, construites selon les plan de Baltard (cf le dernier vestige de ces halles s'appelle d'ailleurs le pavillon Baltard) en lieu et place de l'actuel quartier "des halles" à Paris revêtent désormais une valeur documentaire.
    Le volet le plus intéressant de ce livre me semble être d'une part la vision prémonitoire sur l'émergence de la société de consommation (le livre est écrit en 1873, ne l'oublions pas) au travers d'une comparaison où il reprend presque mot pour mot la formule de Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris et son fameux "ceci tuera cela" quand Hugo prétendait que le livre tuerait la pierre. Ici Zola écrit: "C'est une curieuse rencontre, disait-il, ce bout d'église encadré sous cette avenue de fonte... Ceci tuera cela, le fer tuera la pierre, et les temps sont proches..." Au travers de la bouche de Claude Lantier, le peintre pauvre, futur héros de L'œuvre, l'auteur nous offre une vision pénétrante de la mutation introduite par la révolution industrielle: "Depuis le commencement du siècle, on n'a bâti qu'un seul monument original, un monument qui ne soit copié nulle part, qui ait poussé naturellement dans le sol de l'époque; et ce sont les Halles centrales, entendez-vous Florent, une œuvre crâne, et qui n'est encore qu'une révélation timide du XXè siècle..."
    L'autre volet prophétique du livre est la description quasi millimétrique du comportement du français moyen de Paris durant la période d'occupation allemande sous le régime de Vichy. Tout est dit, les collaborations diverses sous des allures parfaitement honnêtes, les conflits d'intérêts, les alliances de façade, le tout concourra ici à faire tomber Florent, qui bien naïvement essaie de monter une insurrection pour faire triompher la justice et le droit des opprimés. Zola nous livre aussi Tous les écueils qui s'opposent naturellement à toute forme de socialisme et conclut son livre, toujours par la bouche de Claude Lantier avec un très lourd de sens: "Quels gredins que les honnêtes gens!"
    Mon coup de cœur personnel va indubitablement à Mademoiselle Saget, vieille commère venimeuse quémandeuse imbuvable qui colporte les ragots qu'elle invente elle-même comme personne et qui laisse derrière elle une trainée de poudre apte à semer la zizanie à n'importe quel coin des Halles. Zola devait affectionner tailler de beaux costumes pour l'hiver à ces femmes, car on en rencontre souvent disséminées çà et là dans Les rougon-macquart, toutes aussi venimeuses et malfaisantes. Personnellement, j'adore quand Zola exhume les côtés les plus hideux et puants des humains, mais ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par lecassin le 28/04/2012


    « Le Ventre de Paris » est le troisième tome des Rougon-Macquart. Paru en 1873, il est
    particulier ce troisième volume : c'est la première fois que le personnage principal de l'intrigue, Florent, n'est pas un membre direct de la famille Rougon-Macquart, puisqu'il s'agit du beau-frère de Lisa Macquart ; et Zola sort des beaux quartiers et des salons dorés pour côtoyer le peuple, et quel peuple, celui qui donne vie aux Halles de Paris. Plus : l'intrigue secondaire, ici, prend un tour politique ; point d'amourettes adolescentes, ou d'amour impossible comme dans les deux premiers volumes.

    Florent, le personnage principal est un idéaliste romantique et naïf. Mieux, il n'a pas de chance et, pire que tout, il fait de mauvais choix : évadé du bagne de Cayenne ou il purgeait une peine de travaux forcés pour s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment pendant le coup d'état du 2 décembre, rentré en France et employé comme Contrôleur aux Halles, il « grenouille » dans les milieux républicains…de là à devenir activiste contre le gouvernement....
    Le cadre des Halles de Paris donne un environnement idéal à Zola pour nous dresser, autour de Florent, une galerie de portraits saisissants : Quenu, son frère, la plantureuse Lisa la charcutière, Marjolin et Cadine, deux brutes éprises l'une de l'autre qu'aime à peindre Claude, l'artiste. Et pour compléter le tableau, le contrepoint négatif et maigre dans ce monde où l'embonpoint est symbole de réussite : Mlle Saget , médisante petite vieille…

    Comme on le verra également, plus tard, dans « Au bonheur des dames », Zola prend manifestement plaisir à décrire les amoncellements de marchandises : que ce soit les étalages de légumes, de fruits, de poissons, de viandes, de fleurs, de fromages, sous les Halles de Paris, ou les débordements de tissus, voilages, broderies, guipures du Grand Magasin les descriptions « impressionnistes » ont une grande place dans ce troisième volume…

    Sur fond d'activisme politique, ce troisième volume des Rougon-Macquart est un roman puissant, cru et rempli d'odeurs, de couleurs, et de bruit. Bref, du Zola

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita le 30/12/2011


    Florent s'est évadé de Guyane où il avait été déporté suite à sa compromission dans les événements du 2 Décembre. Il trouve refuge chez son frère, Quenu, qui est charcutier au plein cœur des Halles de Paris. Il devient inspecteur de la marée. Commence le quotidien d'un Maigre entouré d'une foule qui n'a qu'un objectif : le faire grossir.

    « Le Ventre de Paris » est le troisième tome des Rougon-Macquart paru en 1873. J'ai beaucoup apprécié cette longue et belle œuvre. J'ai notamment particulièrement aimé la plume singulière de l'écrivain qui sait rédiger des descriptions si poétiques. On a d'ailleurs pu qualifier son texte de « prose descriptive ». Il prend manifestement plaisir à décrire les Halles de Paris, les étalages gargantuesques de légumes, de fruits, de poissons, de viandes, de fleurs, de fromages, … Vers la fin de son roman, Zola utilise des métaphores musicales pour décrire l'odeur pestilentielle des fromages qui s'étalent sous ses yeux, en témoigne cet extrait : « Elles restaient debout, se saluant, dans le bouquet final des fromages. Tous, à cette heure, donnaient à la fois. C'était une cacophonie de souffles infects, depuis les lourdeurs molles des pâtes cuites, du gruyère et du hollande, jusqu'aux pointes alcalines de l'olivet » (p. 340). Les étals nous apparaissent dans toute leur matérialité, avec leurs cortèges de couleurs, d'odeurs, de saveurs. On a pu dire que cette œuvre de Zola pouvait être comparée à une véritable nature morte, l'auteur donnant à voir à travers ses mots une vraie peinture, telle qu'aurait pu la concevoir Claude, l'artiste qu'il décrit au fil des pages.

    Zola croque une véritable fresque de la bourgeoise Parisienne à travers la galerie de personnages qu'il présente : Florent, le fuyard, Quenu, son frère, la belle et grasse Lisa qui tient la charcuterie. Il y a aussi Marjolin et Cadine, les deux brutes éprises l'une de l'autre qu'aime à peindre Claude, l'artiste. N'oublions pas Mlle Saget, la médisante petite vieille, qui constitue un personnage repoussant. Zola fait Tous ces personnages une véritable analyse psychologique.

    J'ai été particulièrement sensible au début de l'œuvre : l'écrivain nous décrit l'arrivée de Florent dans les Halles luxuriantes qui offrent un trop plein de nourritures, un luxe démesuré. le lecteur est saisi de pitié devant cet évadé affamé (il n'a pas mangé depuis plusieurs jours) qui observe avec beaucoup de convoitise ces monceaux de victuailles qui s'offrent à ses yeux et à son odorat. Face à cette prodigalité, Zola oscille entre fascination et répulsion.

    Une belle œuvre naturaliste qui expose la lutte entre les Maigres et les Gras sur un fond politique marqué. On ne retrouve pas ici de drame amoureux, comme dans « La bête humaine » par exemple. le propos est ici plus centré sur l'engagement politique. Il faut donc bien connaître l'histoire de la fin du XIXème siècle. A savourer sans modération !

    Le lecteur complétera utilement sa lecture par un dossier en fin d'œuvre. La préface d'Henri Guillemin est aussi très éclairante.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres le 11/08/2010


    'ordre adopté par Zola pour sa généalogie des Rougon Macquart nous fait passer des salons du Second Empire au ventre de Paris, des toilettes chiques aux poissonnières, des parfums envoûtants de Renée à ceux moins raffinés de la cuisson du boudin ou des étalages de fromages odorants.

    Le héros ici n'est pas vraiment un Rougon, il est un petit rameau ajouté, c'est sa belle soeur, la belle Lisa, qui est une fille d' Antoine Macquart de Plassans. Il se nomme Florent, il est jeune et beau garçon, sa vie est pourtant déjà bien pleine car il a passé quelques années au bagne. Il n'a pas tué père et mère pour ça, non, il s'est juste trouvé où il ne fallait pas lors d'une émeute, arrêté et jugé de façon expéditive pour un crime dont il est innocent.
    Echappé de Cayenne le voilà revenu à Paris où il trouve refuge aux Halles auprès de son frère Quenu, l'époux de Lisa la belle charcutière.
    Accueilli comme le frère prodigue, on lui trouve du travail, on l'héberge, on l'habille, c'est que Quenu lui est redevable, Florent l'a élevé, s'est sacrifié pour lui durant des années, devenu un commerçant riche et gras c'est le moment de payer ses dettes.
    L'arrivée de Florent va déclencher des réactions en chaîne, objet de toutes les convoitises féminines notre Florent est bien naïf et en plus il a des convictions républicaines, de là à devenir activiste contre le gouvernement il n'y a qu'un pas ....
    Après quelques temps ce frère devient gênant, voire dangereux pour la prospérité d'une charcuterie, et puis bien sûr il y a l'héritage de l'oncle de Quenu, héritage qui revient pour moitié à Florent ....dommage qu'il soit rentré......Les langues se délient, la médisance, les commérages, les mensonges, les trahisons, le petit peuple des Halles n'est pas plus beau que celui des salons.
    Les vilenies ne sont plus perpétrées pour de L'Argent mais par envie, par mesquinerie, par jalousie.
    Ce troisième volume de Zola est cru, plein d'odeurs, de couleurs, et de bruit. C'est la version XIXème siècle de la Grande Bouffe.
    L'écrivain nous sature de scènes où la nourriture est reine, les devantures, les arrières boutiques, tout regorge de sang, de graillon, d'effluves fortes, les fromages le disputent aux légumes entassés, les poissons aux viandes, les beurres et les fromages dégoulinent, les déchets eux mêmes sont partie du décor. On vit de la bouffe et parfois on en meurt.
    Zola décrit à merveille ce marché, les étals, les pavillons, la misère et les vices. Arrivé à la fin du roman on sait que ce n'est pas Florent le héros de cette histoire, ce sont les Halles corps vivant, chaud, violent, qui après avoir tenté de le digéré, aura recraché Florent comme un noyau indigeste.

    J'ai aimé ce troisième roman et je suis déjà plongée dans la suite, lire Zola en continuité est une expérience enrichissante et je n'ai qu'une enivie : la poursuivre


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/04/23/le-ventre..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par fran6h le 14/07/2011


    Nous sommes là dans les entrailles de Paris, le quartier des Halles, où toute une société grouille. Zola nous emmène dans les profondeurs de la vie sociale du second Empire. le monde se divise alors, comme le dit Florent, protagoniste de ce roman, entre les Maigres et les Gras. La pauvreté dans cette abondance de nourriture.

    Les commerçants, les maraîchers, les vendeuses de poissons, de fromage et de beurre, les tueurs de volailles, tout un monde riche en caractère se côtoie. Les jalousies, les rivalités et les ragots vont bon train.

    Florent, qui s'est évadé du bagne de Cayenne, rejoint son frère charcutier et époux de Lisa Macquart. Ces derniers l'hébergent. Il est embauché comme inspecteur des Halles.

    Parallèlement, la révolte gronde. La révolution est en marche.

    Les bas-fonds des Halles feront ils tomber l'Empire ?


    Lien : http://animallecteur.canalblog.com/archives/2011/07/14/21604952.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par Donnakal le 06/05/2011


    Editions FASQUELLE
    61 rue des Saints Pères
    75006 Paris



    Monsieur ZOLA Emile
    Appartement n° 9
    5 rue de Bruxelles
    75009 Paris


    Paris,
    Vendredi 27 septembre 1872


    Monsieur,

    Vous nous avez confié votre dernier-né « Le Ventre de Paris ». Je ne trouve qu'un seul qualificatif pour ce roman (et sans mauvais jeu de mots !) : « indigeste »…

    Ce livre fait l'apologie de la victuaille, certes ! Cependant, au cours de notre lecture en cette belle et douce journée d'automne, les voix criardes des marchands résonnant sous les Halles et le bruit de fond de la ville de Paris mastiquant à longueur de journée, nous a empli les oreilles d'un vacarme assourdissant ! Nous avons alors décidé de fermer les fenêtres. L'odeur fade du cochon fraîchement égorgé, mêlée aux effluves des poissons posés sur les étals, était trop forte ; l'air de la salle est alors devenu irrespirable ! Et c'est les doigts dégoulinants de graisse que nous avons terminé de lire ce gargantuesque festin. Un des membres de notre comité de lecture a même grossi d'un kilo, uniquement en lisant votre manuscrit... Impensable ! A côté de cela, certains de vos personnages sont si maigres qu'ils en deviennent pathétiques !!! Ne pouvez-vous imaginer des individus moins radicaux ?

    Par conséquent, vous comprendrez qu'il est inconcevable pour nous, notre maison et le plaisir de nos lecteurs, d'éditer ce « énième » épisode de votre interminable saga des Rougon-Macquart. Changez votre discours ! Les Français se lassent…

    Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de notre considération distinguée.


    Eugène FASQUELLE

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Jenta3 le 17/01/2012


    Un huis clos qui ne dépasse pas les Halles. Des personnages qui s'aiment et se détestent, qui parlent sur l'un et sur l'autre, qui colportent la moindre rumeur, qui font tout pour paraître...
    Un bon moment en compagnie de cette écriture de mr Zola que j'adore. Une histoire qui raconte la vie de Tous les jours dans cet immense marché couvert et qui est pourtant hors du commun...


    Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be/archive/2012/01/17/le-ventre-de-paris-l..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Hicchi le 27/06/2011


    Mon second Rougon-Macquart favoris~ C'est en parti grâce à Lisa, car il faut l'avouer, elle a un caractère assez spécial que je trouve particulièrement attachant. Elle est en parfait contraste avec sa soeur Gervaise d'ailleurs. Zola a très bien retranscrit l'univers de cette nourriture qui déborde sur les trottoirs parisiens, on sentirait presque les odeurs que le romancier a voulu décrire. du génie tout simplement.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par annie le 20/03/2009


    souvenir de lecture...
    Le ventre de paris est un roman d'Émile Zola publié en 1873, le troisième de la série Les rougon-macquart.
    ***
    L'action se passe pour l'essentiel aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870, énorme bâtiment à structure métallique dans lequel les murs sont remplacés par des vitres, la plus grande innovation architecturale du Second Empire. Fasciné par les Halles, Zola en fait dans son roman une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au bonheur des dames, l'alambic dans L'assommoir ou la locomotive dans La Bête humaine.

    Les membres de la famille des Rougon-Macquart ne jouent pas un rôle essentiel dans le roman : Lisa Macquart, une des sœurs de Gervaise (voir L'assommoir), mariée à un nommé Quenu, y est une charcutière; on voit aussi apparaître sa fille, Pauline Quenu, qui sera l'héroïne de La Joie de vivre, et surtout Claude Lantier, jeune peintre, futur héros du roman l'Œuvre.

    source : wikipédia


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

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