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> Marie-Ange Voisin-Fougère (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253008877
Éditeur : Le Livre de Poche (1997)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 451 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture : Le peintre Claude Lantier, personnage central de "L'Oeuvre ", déjà apparu dans le "Ventre de Paris", ne voit pas seulement peser sur lui une hérédité qui le condamne à rester un "génie avorté". Il est témoin, acteur et victime du profond boulev... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 29 décembre 2012

    LiliGalipette
    Nous avions déjà vu Claude Lantier dans Le Ventre de Paris : il arpentait les rues de la capitale avec la volonté de tout voir pour tout peindre. Cette rage ne l'a pas lâchée et il rêve encore de produire une toile digne du Salon qui se tient Tous les ans. Mais immanquablement, son tableau finit dans le Salon des refusés. « Il reconnaissait du reste l'utilité du Salon, le seul terrain de bataille où un artiste pouvait se révéler d'un coup. » (p. 238) Claude respecte les grands peintres romantiques, comme Courbet ou Delacroix, mais il critique les académiques et ne revendique que la peinture en plein air et les sujets réels, loin des décors mythologiques et des scènes légendaires.
    Un soir d'orage, Claude trouve Christine sous sa porte. La jeune fille arrive de province et se trouve bien perdue à Paris. Entre eux, le coup de foudre est immédiat, mais Claude nourrit un mépris de la femme humaine. « Ces filles qu'il chassait de son atelier, il les adorait dans ses tableaux, il les caressait et les violentait, désespéré jusqu'aux larmes de ne pouvoir les faire assez belles, assez vivantes. » (p. 72) L'impuissance de Claude est double : il semble ne pas pouvoir peindre, ni posséder la femme qui s'offre à lui. Après une longue amitié, Christine conquiert finalement le cœur du jeune peintre, mais leur bonheur cède peu à peu devant la passion de Claude. Peindre lui est nécessaire et chacun de ses échecs l'enrage davantage. Incapable de reproduire sur la toile les fabuleuses inspirations qui l'habitent, Claude est un génie torturé et toujours insatisfait, un talent méconnu. Mais est-il au moins doué ?
    Toute dévouée à son homme, Christine le soutient dans son art, mais au profit de la peinture qu'elle le perd. Elle croit tout d'abord pouvoir s'attacher Claude en étant son unique modèle : elle vainc sa pudeur et accepte de voir son corps exposé aux yeux de Tous sous le pinceau du peintre. Peu à peu, l'amante disparaît « C'était un métier où il la ravalait, un emploi de mannequin vivant. » (p. 276) Christine en vient à haïr la peinture et toutes les femmes peintes auxquelles elle prête ses traits.
    Claude a un ami dévoué en Pierre Sandoz, un auteur qui cherche également le succès. « Dès qu'ils étaient ensemble, le peintre et l'écrivain en arrivaient d'ordinaire à cette exaltation. Ils se fouettaient mutuellement, ils s'affolaient de gloire. » (p. 67) Pour les deux amis et leurs compagnons artistes, c'est par l'art qu'il faut conquérir Paris. Dans ce roman, Zola se met en scène en la personne de l'écrivain talentueux qui accède peu à peu à la gloire. Claude Lantier est une figure de Cézanne, l'ami d'enfance de l'auteur, mais Zola n'est pas tendre avec le peintre, ce qui explique pour beaucoup la brouille qui a suivi entre les deux artistes. C'est en tout cas un plaisir de découvrir le monde de l'art sous le Second Empire, le tout à grand renfort de descriptions picturales du meilleur effet. Il m'a même semblé voir des allusions au début de la photographie, surtout dans le traitement fait à la lumière.
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 29 juillet 2011

    Missbouquin

    Ahhh Zola ! Que c'est bien écrit ! Que c'est profond ! Que c'est documenté ! Que c'est passionnant ! heu bon pour l'instant je suis un peu à court d'adjectifs et pourtant il ne devrait pas en manquer pour qualifier un tel auteur !
    Pourquoi j'aime Zola
    En réalité, je suis tombée sous le charme de Zola l'année dernière ... Pleine d'a priori et de préjugés sur cet auteur, je me suis lancée "courageusement" dans la série des Rougon-Macquart, bien décidée à perséverer dans ma lecture. Et à ma grande surprise, cela a été très simple ! Dès La fortune des rougon, je n'ai jamais pu lâcher un Zola avant de l'avoir dévoré, et j'en ressort continuellement sous le choc d'une telle qualité littéraire, d'une telle force.
    Certes je n'adhère pas aveuglément à Tous ses ouvrages, j'ai par exemple moins apprécié Le ventre de paris parce que 20 pages de description des légumes des Halles, c'est un peu long ... (même si c'est un vrai tour de force de pouvoir le faire, je préfère quand même quand il décrit la magie de Paris, sa lumière, dans L'Oeuvre)
    Bref tout cela pour vous dire que lorsque j'ai vu que L'Oeuvre était au programme du Club des Lectrices, je ne me suis pas fait prier pour attaquer la lecture !
    Inutile de revenir sur la biographie de l'auteur, quoique ce serait intéressant car c'est peut-être le roman le plus autobiographique de Zola : si l'on prend en compte qu'il a fait ses études à Aix-en-Provence (heu Plassans désolée), qu'il s'est lié là-bas avec Cézanne et d'autres peintres. Qu'ils se sont ensuite retrouvés à Paris, etc. Bien sûr Sandoz n'est pas Zola, tout comme Claude n'est pas Monet ni Cézanne, en tout cas pas entiérement !
    Ce qui m'a plu :
    - La modernité de l'écriture
    - le sujet : quoi de plus essentiel et de plus passionnant que la question de la création artistique ? car l'on assiste ici à l'art en train de se faire, à ce qui fait de l'homme un artiste, ...
    - Une peinture de la société : car si il traite de la question universelle de la création artistique, il s'inscrit surtout profondément dans une époque - ce XIXe siècle que j'aime tant - ce XIXe siècle bourgeois qui méprisait les artistes tout en admirant leurs oeuvres (tant qu'elles ne sortent pas des chemins battus.)
    - Les types dépeints : le peintre tourmenté, avec qui l'on souffre; la femme passionnée et trompée; l'artiste arriviste; l'écrivain montant; etc.
    Ce roman est donc extrémement riche, on vit passionnément avec les personnages pendant 400 pages. Cependant, pour ma part; j'ai ressenti une rupture dans mon coeur au moment de la mort de Jacques, qui intervient dans la presque indifférence de ses parents : à ce moment-là, je n'ai ressenti que mépris pour Claude qui a tout sacrifié pour rien au final, et qui pour moi, est passé à côté de la vie ... A la fin, j'ai finalement vécu sa disparition comme un soulagement ...
    Pour conclure ce long billet, ce qui m'a frappé à la moitié du livre environ, c'est la diversité des sujets que Zola nous propose d'un livre à l'autre : sur la dizaine que j'ai déjà lu, pas un personnage ne se ressemble, pas une histoire ne part dans la même direction. Certes on peut remarquer une certaine tendance à des fins tragiques, mais elles sont à l'image des types dépeints qui ne peuvent faire autrement, pour vivre leurs passions jusqu'au bout, que de disparaître brutalement, se perdre dans la folie. Comme si l'homme ne pouvait supporter les sentiments qu'il porte en lui. (Evidemment c'est une analyse personnelle, ce que je ressent en lisant ces oeuvres et en aucun cas une analyse littéraire professionnelle, dont je serai par ailleurs bien incapable ... )
    Il va passer dans ma bibliothèque idéale (ou Pile A Relire ...) très prochainement ! :)
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    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 16 mai 2012

    ballad
    L'oeuvre est l'un des premiers livres que j'ai lus de Zola, sinon le premier. Je l'ai beaucoup apprécié, pour le portrait intense qu'il fait d'un personnagedont la passion déborde : un formidable peintre inspiré à Zola par Cézanne, à l'époque l'un de ses proches amis. C'est une base de documentation, à la fois nourrie de la réalité et très romancée, sur le milieu artistique du 19 ème siècle. On peut y vivre l'éclosion de l'impressionnisme. Les pages sur le salon des refusés m'ont laissé des réminiscences. le peintre du livre doit faire face à un malheur après l'autre, que ce soit dans sa vie affective ou professionnelle, mais il ne perd jamais courage. Son obsession dans sa volonté de peindre son immense toile rappelle un peu Michel-Ange.
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    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 24 décembre 2013

    idevrieze
    Une vision du dilemme de l'artiste, frappante de réaliste.
    Emile Zola nous montre dans ce roman le malheur de l'artiste. En effet, un artiste qui est porté par une vision a une première difficulté : celle de la retranscrire. Pour celui, il lui faut une technique. Alors se produit une véritable chasse à la perfection. C'est un travail de longue haleine que l'auteur nous décrit avec Claude Lantier, un peintre qui s'exerce sans relâche et jusqu'à l'épuisement.
    Mais l'aventure ne s'arrête pas là. Si l'artiste peint son tableau, il doit se faire reconnaître par ses pairs : ou il appartient à une école ou il en crée une. Dans le cas de Claude, c'est la création, ce qui veut dire que la critique envers lui sera beaucoup plus virulente car Claude fraie le chemin pour ses suiveurs. Et il prendra pour eux Tous les coups.
    Enfin, quand on peint, on doit vendre. La chasse aux mécènes est vraiment difficile et nous en avons là un tableau marquant et sans concession : entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent. Il n'y a pas de juste milieu et c'est aussi cette spéculation sur l'art qu'Emile Zola dénonce dans ce roman.

    La recherche perpétuelle de la muse.
    La muse, le sujet de la création, c'est ce qui pousse l'artiste, comme une drogue. Emile Zola nous parle sans arrête de l'oeil de Claude et il nous montre à quel point il voit les choses différemment. C'est ce qui isole l'artiste du monde réel et qui l'exclue de plus en plus : cette obsession, ce regard différent sur le monde.
    La muse est ainsi une obsession constante qui harcèle Claude, remplace tout le monde, toute chose. La recherche du tableau parfait, c'est comme un poison qui ronge tout de l'intérieur. C'est une quête qui dévore toute une vie.
    On pense en effet que d'être porté par une Oeuvre est quelque chose de magique, car nous avons une vision idyllique de la vie d'un artiste. Emile Zola, lui, nous montre la vérité nue, brutale. Il la compare à une folie destructrice, il met en avant les doutes horribles que peuvent avoir les artistes face à leur travail.

    L'environnement de l'artiste n'est pas non plus totalement exclu
    Malheureusement, la passion de l'artiste ne touche pas uniquement que Claude mais aussi Tous ses proches. Et l'histoire de sa femme et de son fils est vraiment horrible. En effet, Claude empêche son fils de grandir normalement jusqu'à le tuer. En effet, Emile Zola matérialise la passion de Claude dans une tumeur qui grossira dans la tête de l'enfant, jusqu'à le tuer. Et le pire, c'est que Claude ira jusqu'à peindre la mort de son fils et nous avons littéralement l'impression qu'il ne l'aime qu'au travers de son portrait.
    Quant à sa femme, elle lui sert de modèle et Zola nous montre l'infidélité révoltante que Claude fait car il aime passionnément les images de sa femme, mais pas sa femme elle-même. Et, au pied du mur, devant choisir entre l'image et la réalité, il se suicidera, ne pouvant renoncer à l'image.


    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2013/12/loeuvre-demile-zola.html
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    • Livres 5.00/5
    Par francisoctave, le 08 août 2014

    francisoctave
    L’Œuvre est un roman d’Émile Zola publié en 1886, le quatorzième volume de la série Les Rougon-Macquart. L’ouvrage nous entraîne dans le monde de l’art et des artistes, à travers le portrait d’un peintre maudit, Claude Lantier, dont le personnage évoque Paul Cezanne, grand ami de Zola.
    S'il a longtemps été admis que L'Œuvre est à l'origine d'une brouille entre l'écrivain et le peintre, vexé, cette hypothèse est remise en cause[1].
    Résumé[modifier | modifier le code]Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier (voir L'Assommoir, roman où l’on apprend qu’il a été amené à l’âge de huit ans à Plassans par un vieux monsieur séduit par la qualité de ses dessins). Il apparaît aussi dans Le Ventre de Paris. Il est ici l’ami d’enfance du romancier Sandoz, personnage dans lequel Zola a mis beaucoup de lui-même. Avec Sandoz et d’autres peintres ou sculpteurs, Claude combat pour imposer une nouvelle forme de peinture, bien éloignée des canons néo-classiques qui ont la faveur des expositions officielles. Si certains d’entre eux réussissent finalement à s’imposer, Lantier va pour sa part d’échec en échec, demeurant incompris du public et souvent de ses propres amis.
    Le roman est aussi une histoire d’amour et d’amitié. Claude Lantier a rencontré un soir de pluie, sous le porche de son immeuble, une jeune femme prénommée Christine, avec qui il partagera sa vie et ses échecs. Ils vont habiter à la campagne, où Claude trouve d’abord le soulagement. Ils ont un enfant, mais celui-ci, hydrocéphale, mourra à l’âge de douze ans. Entre temps, le couple est revenu vivre à Paris, où Claude retrouve à la fois ses amis et le sentiment de son échec. Il finit par se détacher de sa femme pour passer son temps dans un grand hangar où il a entrepris une œuvre gigantesque, une toile qu’il laissera inachevée et devant laquelle il se pendra.
    clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", archive zip)
    Lecture : Pomme
    Roman
    Durée : 17h 05 min - (965 Mo)


    L’Œuvre, roman publié en 1886, est le quatorzième volume de la série Les Rougon-Macquart. L’ouvrage nous entraîne dans le monde de l’art et des artistes, à travers le portrait d’un peintre maudit, Claude Lantier, dont le personnage évoque celui de Paul Cézanne, grand ami de Zola, qui se brouillera avec l’écrivain après la publication du roman.
    « [...] il retrouvait son Plein Air dans ce Déjeuner, la même note blonde, la même formule d'art mais combien adoucie, truquée, gâtée, arrangée avec une adresse infinie pour les satisfactions basses du public. Fagerolles n'avait pas commis la faute de mettre ses trois femmes nues ; seulement dans leurs toilettes osées de mondaines, il les avait déshabillées, l'une montrant sa gorge sous la dentelle transparente du corsage, l'autre découvrant sa jambe droite jusqu'au genou, la troisième vêtue d'une robe si étroitement ajustée qu'elle en était troublante d'indécence, avec sa croupe tendue de cavale. Quant aux deux messieurs galants en vestons de campagne, ils réalisaient le rêve du distingué... l'habileté suprême était dans cette forfanterie d'audace, dans cette force menteuse qui bousculait juste assez la foule pour la faire se pâmer. Une tempête dans un pot de crème. »

    Émile Zola (1840-1902)

    Texte intégral sur Wikisource.


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    Chapitre 07
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    Chapitre 09
    Chapitre 10
    Chapitre 11
    Chapitre 12

    La Musique...

    Berlioz, Rêverie et caprice - Soliste, AAron Rosand - Direction Rolf Reinhardt - Südwestfunk Orchester (1958).

    Pour aller plus loin...

    Un site consacré à Émile Zola.
    Sur le roman, L’Œuvre.
    Les Expositions impressionnistes dans L’Œuvre.
    Sur Zola et Cézanne.

    LOeuvre_vbr_mp3.zip

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Citations et extraits

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  • Par Away--x, le 30 septembre 2014

    "Nom de Dieu ! si je ne fiche pas un chef-d’œuvre avec toi, il faut que je sois un cochon !"
    Christine se taisait, et son angoisse grandissait, dans la certitude qui se faisait en elle. Immobile, sous la brutalité des choses, elle sentait le malaise de sa nudité. A chaque place où le doigt de Claude l'avait touchée, il lui était resté une impression de glace, comme si le froid dont elle frissonnait entrait par là maintenant. L'expérience était faite, à quoi bon espérer davantage? Ce corps, couvert partout de ses baisers d'amant, il ne le regardait plus, il ne l'adorait plus qu'en artiste. Un ton de la gorge l'enthousiasmait, une ligne du ventre l'agenouillait de dévotion, lorsque, jadis, aveuglé de désir, il l'écrasait toute contre sa poitrine, sans la voir, dans des étreintes où l'un et l'autre auraient voulu se fondre. Ah ! c'était bien la fin, elle n'était plus, il n'aimait plus en elle que son art, sa nature, la vie. Et, les yeux au loin, elle gardait la rigidité d'un marbre, elle retenait les larmes dont se gonflait son cœur, réduite à cette misère de ne pouvoir même pleurer.
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  • Par Away--x, le 28 septembre 2014

    Ah ! le trac, jeunes gens, vous croyez le connaitre, et vous ne vous en doutez même pas, parce que, mon Dieu ! vous autres, si vous ratez une œuvre, vous en êtes quittes pour vous efforcer d'en faire une meilleure, personne ne vous accable ; tandis que nous, les vieux, nous qui avons donné notre mesure, qui sommes forcés d'être égaux à nous-mêmes, sinon de progresser, nous ne pouvons faiblir, sans culbuter dans la fosse commune... Va donc, homme célèbre, grand artiste, mange-toi la cervelle, brûle ton sang, pour monter encore, toujours plus haut, toujours plus haut ; et si tu piétines sur place, au sommet, estime-toi heureux, use tes pieds à piétiner le plus longtemps possible ; et si tu sens que tu déclines, eh bien, achève de te briser, en roulant dans l'agonie de ton talent qui n'est plus de l'époque, dans l'oubli où tu es de tes œuvres immortelles, éperdu de ton effort impuissant à créer davantage !
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  • Par Away--x, le 28 septembre 2014

    "Alors, continua Jory qui s'excusait de ne pas lui avoir envoyé le matin un livre qu'elle désirait, alors, j'allais donc l'acheter, hier soir, vers dix heures, lorsque j'ai rencontré Fagerolles...
    -Tu mens", dit-elle en l'interrompant d'une voix nette.
    Et pour couper court aux protestations :
    " Fagerolles était ici, tu vois bien que tu mens."
    Puis, elle se tourna vers Claude :
    "Non, c'est dégoûtant, vous n'avez pas idée d'un menteur pareil ! ... Il ment comme une femme, pour le plaisir, pour des petites saletés sans conséquence. Ainsi, au fond de toute son histoire, il n'y a qu'une chose : ne pas dépenser trois francs à m'acheter ce livre. Chaque fois qu'il a dû m'envoyer un bouquet, une voiture a passé dessus, ou bien il n'y avait plus de fleurs dans Paris. Ah ! en voila un qu'il faut aimer pour lui !"
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  • Par Away--x, le 26 septembre 2014

    Sandoz expliqua ses idées sur le mariage, qu'ils considérait bourgeoisement comme la condition même du bon travail, de la besogne réglée et solide, pour les grands producteurs modernes. La femme dévastatrice, la femme qui tue l'artiste, lui broie le cœur et lui mange le cerveau, était une idée romantique contre laquelle les faits protestaient. Lui, d'ailleurs, avait le besoin d'une affection gardienne de sa tranquillité, d'un intérieur de tendresse où il pût se cloîtrer, afin de consacrer sa vie entière à l’œuvre énorme dont il promenait le rêve.
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  • Par Away--x, le 27 septembre 2014

    Ah ! mes enfants, dit Irma, il n'y a que ça de bon, rigoler ensemble et se ficher du monde !

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Nathalie Skowronek présente Emile Zola, "Au bonheur des dames", Pocket
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