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> Armand Lanoux (Autre)

ISBN : 2253005622
Éditeur : Le Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 797 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pris sur les barricades, Florent a été condamné au bagne de Cayenne. Il s'en évade et retourne à Paris, aux Halles, où il espère se cacher et revoir son frère. Ce dernier, un gros charcutier, a épousé la belle Lisa. Le couple lui procure une place d'inspecteur aux Halle... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par latina, le 08 juin 2013

    latina
    Il était temps que je relise un Zola...Cela faisait si longtemps (30 ans...) que j'avais lu « Germinal » ! Je me suis donc attaquée au « Ventre de Paris ».
    Et c'est bien d'attaque qu'il s'agit, en ce qui me concerne. Car ce roman m'est tombé des mains, à la page 120.

    En effet, je me souvenais du style somptueux de Zola, de ses descriptions imagées qui nous traversent et nous emportent à un autre niveau. Mais j'en ai eu marre, moi, de ses descriptions des pavillons des Halles, des légumes, des fromages, de la volaille, de la boucherie avec ses pâtés, ses côtelettes, ses boudins...
    Je sais que Zola est le maître du naturalisme, qu'il veut nous faire sentir, goûter, toucher, entendre, voir (je n'en ai oublié aucun, j'espère) ; mais ça va, oui, j'ai senti, goûté, touché, entendu, vu...Pitié ! J'ai été gavée de sensations !
    Bref, cette accumulation de descriptions sans action, ou presque, m'a profondément ennuyée. C'est donc avec soulagement que j'ai quitté Florent, un ancien bagnard, qui s'était réfugié chez son frère et sa belle-soeur, crevant de faim. Mais je n'ai pas peur pour lui : il sera bien nourri, car Zola a tout fait pour nous le prouver !
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    • Livres 4.00/5
    Par Arakasi, le 11 février 2014

    Arakasi
    Durant les longues années qu'il a passé en prison pour activisme politique, Florent n'a jamais eu qu'un seul désir : retourner à Paris, sa ville natale. Evadé miraculeusement du bagne de Guyane, il parvient enfin à réaliser son rêve, mais c'est pour découvrir un Paris bien changé, un Paris gras, huileux, joyeux, débordant de nourriture et de richesse, où le pauvre homme qu'il est a bien du mal à retrouver sa place. Malgré quelques répugnances à accepter dans leur paradis de gras ce maigre souffreteux, son frère Quenu et sa belle-soeur Lisa, tous deux charcutiers aux Halles de Paris, finissent par accueillir Florent chez eux, à condition que celui-ci trouve rapidement un travail pour subvenir à ses besoins. Grâce à l'appui de sa famille, l'ancien bagnard décroche un emploi d'inspecteur aux Halles, mais sa conscience sociale ne tarde pas à se réveiller face à l'avalanche d'injustices et de petites mesquineries auxquelles il est confronté chaque jour. Florent s'agite, il se met à parler de politique, de solidarité, de partage des biens et de révolution populaire. Mais gare à qui oserait remettre en cause l'ordre des choses dans l'univers clos et si bien rodé des Halles ! Car les gras n'aiment pas entendre les maigres se plaindre de leur misère et, tôt ou tard, ils les dévoreront…
    La moindre des choses est de reconnaître qu'Emile Zola et moi n'avons jamais entretenu une longue histoire d'amour. Ayant découvert ses romans au collège, je les avais jugés soporifiques et n'avais pas accroché à son style trop sec, presque journalistique, bien loin des envolées lyriques d'un Victor Hugo. N'aimant pas resté brouillée trop longtemps avec un auteur, j'ai décidé de tenter avec le « Ventre de Paris » de me réconcilier avec Zola – si tout le monde dit que c'est génial, c'est qu'il doit bien y avoir une raison à cela, non ? A défaut d'être complétement séduite par l'expérience, j'en ressors globalement satisfaite : vivante et colorée, sa description des Halles est un vrai plaisir de lecture. A chaque ligne, on sent la fascination du romancier pour cette grande machine pleine de bruit, de rouages et de fureur, véritable monde en miniature et temple rutilant à la gloire de la nouvelle religion du consumérisme.
    De toute évidence, Zola admire la modernité que personnifient les Halles parisiennes, mais cette attirance n'oblitère pas pour autant chez lui toute critique sociale, bien au contraire. Sans avoir la finesse d'analyse psychologique d'un Hugo ou d'un Balzac, le romancier jouit en revanche d'un excellent sens de la caricature. Son personnage principal, Florent, est trop stéréotypé pour être réellement marquant, mais il remplit à merveille son rôle, à savoir renforcer par contraste la mesquinerie, l'égoïsme et la malveillance bienpensante des autres protagonistes. C'est dans la caractérisation de cette réjouissante galerie de grotesques que Zola s'épanouit le plus : commerçants débordants d'imbécilité réjouie, vieilles vipères affamées de rumeurs, harpies à la moralité petite-bourgeoise, révolutionnaires de comptoir… Pas un qui ne passe à la casserole ! Tout cela est bien vil, bien abject, bien puant, mais si habilement tourné et conté que l'on se surprend à en éprouver une coupable délectation. Et l'on referme son roman avec une grimace et un ricanement aux lèvres, en grondant comme Claude Lantier, le double narratif de l'auteur : « Quels gredins que les honnêtes gens ! »
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    • Livres 3.00/5
    Par sandrine57, le 03 février 2013

    sandrine57
    Injustement accusé de meurtre pendant le coup d'Etat du 2 décembre et déporté au bagne de Cayenne, Florent s'évade et revient à Paris après sept longues années d'absence. Il y retrouve son demi-frère Quenu, marié à la gironde Lisa Macquart et propriétaire d'une magnifique charcuterie située juste en face des nouvelles halles. le couple l'accueille chaleureusement mais il est mal à l'aise dans cette opulence, lui qui a connu la faim presque toute sa vie. Maigre parmi les gras, affamé parmi les repus, enragés parmi les satisfaits, Florent peine à trouver sa place. La belle Lisa le pousse à prendre une place d'inspecteur des marées pour la préfecture. Lui qui en veut à l'Empire, qui rêve de République, est contraint d'accepter cet emploi pour ne pas déplaire à sa belle-soeur. C'est ainsi qu'il arpente du matin au soir les allées des halles, au milieu des poissonnières, dont la belle Normande, rivale affichée de Lisa. L'abondance de nourriture dans ce temple de la consommation attise ses idéaux de justice et il s'embarque dans une conspiration politique qui sera sa perte.

    Peut-on dire que ZOLA manque de délicatesse, qu'il force trop lourdement le trait, que son opposition entre les gras et les maigres finit par lasser? A-t-on le droit de dire qu'à force de lire des descriptions de montagnes de nourriture on se sent comme enseveli sous les navets, les carpes, les boudins?
    Certaines scènes avec les poissonnières sont cocasses, les halles sont si bien rendues qu'on peut en sentir les odeurs, en voir les lumières, en admirer les structures, les intrigues qui se nouent autour de Florent apportent une intéressante tension mais l'ensemble demeure indigeste et la fin malheureusement prévisible.
    Le ventre de Paris ne restera pas parmi mes préférés mais ne me décourage pas pour autant de continuer la série et je vais très vite partir à La conquête de Plassans.
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    • Livres 5.00/5
    Par Jackiedream, le 13 août 2015

    Jackiedream
    Voici déjà mon cinquième Zola. Bon, une critique dithyrambique d'un Zola ça commence à être banal non ?
    L'auteur français nous emmène cette fois-ci du côté des Halles de Paris, leurs étals, la profusion de denrées... Un ancien bagnard est de retour chez son frère qui tient, avec sa femme surnommée "la belle Lisa", une charcuterie. Les tensions ne vont pas tarder à se multiplier dans la famille et même au sein des Halles, où Florent (l'ancien bagnard) est chargé de surveiller la poissonnerie.
    Tout d'abord, merci beaucoup à l'éditeur de mon roman de m'avoir dévoilé la fin du livre dès la quatrième de couverture, c'est top, bravo les gars (clap clap clap). Quoi qu'il en soit cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture, loin s'en faut. Je me répète mais Zola a ce don de me plonger immédiatement dans l'univers choisi, de me faire croire à tout. Je ne vais pas repartir sur le chapitre de son style incroyablement vivant, mais il faut quand même le mentionner. le meilleur chez Emile, c'est l'humain. Il développe une galerie de personnages incroyablement vrais, tout à la fois méprisables et pathétiques, tellement complexes et profonds. Rien que Florent : ce n'est pas un mauvais bougre, plutôt un jeune homme naïf et idéaliste pourtant il peut s'avérer très agaçant et complètement déconnecté des réalités.
    Les querelles entre Lisa et la Normande sont épiques, grandioses. Tous ces personnages sont fascinants chacun à leur manière, y compris la Saget, la Lecoeur, la Sariette, incroyablement cupides et détestables, affreuses commères. Il y a également ces gamins des rues : la Cadine, Muche... Faire la rencontre du personnage de Claude, que j'avais beaucoup aimé dans l'Oeuvre, fut aussi très intéressant.
    Enfin il y a ces descriptions grandioses, si vivantes et colorées des Halles. Les mers de légumes, les odeurs en tout genre... quel talent de l'écrivain, qui nous transporte immédiatement au milieu des fromages, des poissons, des légumes...
    Une fois de plus l'histoire m'a tenue en haleine de bout en bout, je n'ai aucun point négatif à souligner. de plus les romans de Zola sont toujours des témoignages très intéressants des moeurs de son époque. Je ne suis pas prête d'arrêter de lire cet auteur, vous pouvez me croire !

    Lien : http://lantredemesreves.blogspot.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 02 mai 2012

    lecassin
    Plassans, la petite ville du sud de la France imaginée par Emile Zola sur le modèle de l'Aix en Provence de son enfance est à nouveau le cadre d'un épisode de la série « Les Rougon-Macquart », après avoir accueilli « La fortune des Rougon » (Tome 1) qui la vit acquise à Napoléon III grâce aux intrigues de la famille Rougon.
    « La conquête de Plassans » (Tome 4) aurait pu s'intituler « La reconquête de Plassans » : l'abbé Faujas, un prêtre Bonapartiste y est missionné pour reconquérir la ville, passée entre temps dans le camp des légitimistes. À son arrivée, accompagné de sa mère, il s'installe chez Marthe et François Mouret qui vivent chichement mais confortablement leur retraite de commerçants marseillais entourés de trois enfants, Serge, Octave et Désirée…et de la bonne. Il sera bientôt rejoint par le couple Trouche, formé de sa soeur, Olympe et de son mari.
    Avant de reconquérir Plassans, l'Abbé Faujas conquiert d'abord ses hôtes qui ne s'en remettront jamais… Jusqu'au jardin de François devenu un lieu où les notables légitimistes et Bonapartistes peuvent se rencontrer en terrain neutre.
    Marthe, « débarassée » des enfants, l'un à Marseille, l'autre au séminaire et enfin, la benjamine, chez sa nourrice, deviendra dévote et finira par en perdre la raison.
    François sera interné…jusqu'au désastre.
    Bien que le roman soit construit autour du thème de la folie, l'une des tares héritées par les descendants d'Adélaïde Fouque - grand-mère commune à François et Marthe Mouret - il constitue aussi, et peut-être surtout, une violente attaque contre le clergé représenté par l'abbé Faujas, dans son statut de prêtre acquis à l'Empire et prêt à tout pour arriver à ses fins.
    Zola nous montre avec délectation une Église complice du pouvoir politique, manipulatrice, utilisant la piété naïve des fidèles, notamment des femmes, à travers des pratiques où la foi n'est que de peu d'importance comparée aux buts cachés et aux ambitions dont elle est le vecteur sournois.
    Folie, dévotion religieuse, Clergé manipulateur, politicards véreux… Un mélange explosif !
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 17 août 2015

    Pêle-mêle, au hasard du coup de filet, les algues profondes, où dort la vie mystérieuse des grandes eaux, avaient tout livré : les cabillauds, les aiglefins, les carrelets, les plies, les limandes, bêtes communes d’un gris sale, aux tâches blanchâtres; les congres, ces grosses couleuvres d’un bleu de vase , aux minces yeux noirs, si gluantes qu’elles semblent ramper, vivantes encore; les raies élargies, à ventre pâle bordé de rouge tendre, dont les dos superbes, allongeant les nœuds saillants de l’échine, se marbrent jusqu’aux baleines tendues des nageoires , de plaques de cinabre coupées par des zébrures de bronze florentin, d’une bigarrure assombrie de crapaud et de fleurs malsaines; les chiens de mer, horribles, avec leur têtes rondes , leurs bouches largement fendues d’idoles chinoises, leurs courtes ailes de chauves – souris charnues, monstre qui doivent garder de leurs abris les trésors des grottes marines. Puis venaient les beaux poissons , isolés, un sur chaque plateau d’osier; les saumons , d’argent guilloché, dont chaque écaille semble un coup de burin dans le poli du métal ; les mulets , d’écailles plus fortes, de ciselures plus grossières; les grands turbots, les grandes barbues, d’un grain serré et blanc comme du lait caillé; les thons , lisses et vernis, pareils à des sacs de cuir noirâtres ; les bars arrondis, ouvrant une bouche énorme, faisant songer à quelque âme trop grosse, rendue à pleine gorge dans la stupéfaction de l’agonie. Et , de toutes parts, les soles , par paires, grises ou blondes , pullulaient ; les équilles , minces, raidies, ressemblaient à des rognures d’étain ; les harengs, légèrement tordus, montraient tous, sur leurs robes lamées , la meurtrissure de leurs ouïes saignantes ; les dorades grasses se teintaient d’une pointe de carmin, tandis que les maquereaux, dorés , le dos striés de brunissures verdâtres, faisaient luire la nacre changeante de leurs flancs, et que les grondins roses, à ventre blancs, les têtes rangées au centre des mannes, les queues rayonnantes épanouissaient d’étranges floraisons, panachées de blanc de perle et de vermillon vif. Il y avait encore des rougets de roche, à la chair exquise, du rouge enluminé des cyprins, des caisses de merlans aux reflets d’opale, des paniers d’éperlans, de petits paniers propres , jolis comme des paniers de fraises, qui laissaient échapper une odeur puissante de violette. Cependant , les crevettes roses, les crevettes grises , dans les bourriches, mettaient , au milieu de la douceur effacée de leur tas, les imperceptibles boutons de jais de leurs milliers d’yeux ; les langoustes épineuses, les homards tigrés de noir’ vivants encore, se traînant sur leur pattes cassées, craquaient.
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  • Par luocine, le 17 août 2015

    Ma conscience ne me reproche rien. Je ne dois pas un sou, je ne suis dans aucun tripotage, j’achète et je vends de bonne marchandise , je ne fais pas payer plus cher que le voisin… Alors pourquoi parles-tu de renverser le gouvernement, qui te protège et te permets de faire des économies? Tu as une femme, tu as une fille, tu te dois à elle avant tout. Tu serais coupable, si tu risquais leur bonheur. Il n’y a que les gens sans feu ni lieu, n ayant rien à perdre, qui veulent le coup de fusil. Tu n’entends pas être le dindon de la farce peut être? Reste donc chez toi, grande bête, dors bien , mange bien, gagne de l’argent, aie la conscience tranquille, dis-toi que la France se débarbouillera toute seule , si l’Empire la tracasse. Elle n’a pas besoin de toi la France.
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  • Par luocine, le 17 août 2015

    Aussi lorsque Lisa allait dans une église, elle se montrait recueillie. Elle avait acheté un beau paroissien, qu’elle n’ouvrait jamais, pour assister aux enterrements et aux mariages. Elle se levait , s’agenouillait , aux bons endroits, s’ appliquant à garder l’ attitude décente qu’il convenait d’avoir. C’était pour elle une sorte de tenue officielle que les gens honnêtes, les commerçants et les propriétaires devaient garder devant la religion.
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  • Par luocine, le 17 août 2015

    On trouve toujours quelqu’un pour vous payer à boire, on ne rencontre jamais personne qui vous paie à manger.

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  • Par luocine, le 17 août 2015

    l pardonnait à Lisa ses tendresses pour l’empereur, parce que disait-il, il ne faut jamais causé politique avec les femmes, et que la belle charcutière était après tout , une femme très honnête qui faisait aller joliment son commerce.

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