ISBN : 2862762601
Éditeur : Laffitte Jeanne (1999)


Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

La Cannebière, dans toute sa longueur, du port au cours Belzunce, était emplie d'une cohue immense qui augmentait à chaque minute. De chaque rue, descendaient des flots de peuple. Par instants, des souffles de colère couraient dans la foul... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par thomas141, le 18 décembre 2010

    thomas141
    Oeuvre de jeunesse, sans être son premier roman, Les mystères de Marseille d'Emile Zola était à l'origine un feuilleton dans un journal qui lui permettait de gagner "deux sous à la ligne", roman écrit l'après-midi alors qu'il se concentrait le matin sur Thérèse raquin.
    Les mystères de Marseille n'est pas un excellent roman, sa forme et son côté populaire empêchant l'auteur de travailler plus sur les personnages qui en fait ne sont pas des individus mais des représentants idéologiques de certaines mouvances. Ecrit à partir de dizaines de faits divers ayant secoué la Provence, on a le droit à de nombreux rebondissements, à des crimes, des prêteurs véreux et autres prêtres pas très catholiques.
    L'ouvrage est plaisant, recèle quelques bonnes phrases et de très bons chapitres l'ensemble ayant permis à Zola de mettre au point sa méthode romanesque, sa recherche des faits divers pour en faire un roman.
    C'est une oeuvre à lire, au moins par curiosité, si ce n'est par désir de lire un style agréable et plus que convenable, ce qui nous change pas mal de certaines oeuvres contemporaines. Les amoureux de Marseille et de la Provence s'émouvront des descriptions des caractères typiques, des pérégrinations dans les rues de Marseille et du caractère du personne que j'ai préféré: Sauvaire. Homme typiquement du Sud, exubérant, aimant à se montrer, parlant sans cesse d'argent, ce bourgeois est certainement le grand élément comique de cet ouvrage et Zola lui donna des répliques cultes, notamment avec l'affaire Clairon: "Ce sont les prêtres qui me l'ont prise".
    Par contre, j'ai été plutôt déçu de la description des journées révolutionnaires de 1848, à l'exception de Mathéus génial cerveau manipulateur de foules que Zola nous a dépeint. J'ai été déçu, non pas trouvant ces passages mauvais, mais ayant encore en mémoire les barricades racontées par Victor Hugo dans Les misérables.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 13 juillet 2011

    Bigmammy
    C'est la lecture assidue des polars de Jean Contrucci, les « Nouveaux mystères de Marseille » qui m'a conduit tout naturellement à rechercher cette production de jeunesse d'Emile Zola, parue en feuilleton dans le Messager de Provence en 1867. En fait, l'idée du propriétaire de cette petite feuille de province, Léopold Arnaud, pour lancer les ventes de son journal et comme en 1842 - 1843 « Les mystères de paris » d'Eugène Süe, modèle du genre, était de fournir à Zola des éléments historiques, recopiés dans les greffes des tribunaux de Marseille et d'Aix, relatifs aux grandes affaires criminelles des dernières années.
    A l'époque, Zola n'est pas encore lancé. Ce feuilleton, qu'il qualifie lui – même d'alimentaire, il l'écrit au jour le jour, en marge de son premier grand roman à succès, Thérèse Raquin. Mais on sent poindre le grand écrivain dans ses descriptions éblouissantes d'un décor et d'un paysage aixois et marseillais qu'il connaît bien, dans la psychologie des personnages, très stéréotypée comme le veut le genre, mais si attachante. Bien entendu, il faut apprécier les romans du XIXème siècle et leur style particulier. Les mystères de Marseille ne sont pas encore au niveau d'un Germinal ou du Bonheur des dames, mais le style et le mouvement sont là. La méthode aussi : Zola écrit trois à cinq pages par jour, ce qui correspond à un roman de deux tomes par an, ce qui sera son rythme hallucinant tout au long de sa vie. Il a donc à sa disposition une documentation riche, mais aussi sa propre expérience de la vie de bohème, de la ruine de sa mère après la liquidation de la compagnie fondée par son père, l'ingénieur italien Zola qui a conçu le chantier du canal d'amenée d'eau à Aix en Provence.
    Le roman raconte les amours contrariées de Philippe Cayol, pauvre, sans titre, sans morale, républicain, et de la jeune Blanche de Cazalis, nièce et pupille de M. de Cazalis, millionnaire, député, tout puissant dans Marseille et fieffé coquin. le frère de Philippe, Marius, se dévoue pour protéger de la colère de M. de Cazalis les deux amants, et l'enfant auquel Blanche a donné le jour avant d'entrer au couvent.
    Véritable roman-feuilleton, Les mystères de Marseille contient toutes les caractéristiques du genre : amours impossibles, complots, drames et rebondissements à n'en plus finir. Des personnages hauts en couleur sont présentés, qu'ils soient banquiers ou notaires véreux, usuriers, grisettes, joueurs ou prêtres mondains dévoyés. le tout s'articulant autour d'une lutte de classe entre républicains et aristocrates sur fond de révolution de 1848. le côté social de l'écrivain engagé qu'est Zola ressort déjà dans ce texte. L'affrontement entre classes verra son apogée lors d'une sanglante émeute ouvrière qui n'est pas sans rappeler celle qui sera décrite plus tard dans Germinal.
    Pour ma part, j'ai adoré la scène du tripot où le gentil héros gagne incompréhensiblement une première nuit, pour tout perdre le lendemain. La morale est sauve. Et bien entendu les scènes d'émeutes où l'on entend siffler les balles et défoncer les portes des maisons à coups de crosse. Un roman de jeunesse qui m'incite à rouvrir la série des Rougon-Macquart dont j'avais, voici plus de trente ans, acheté la série complète illustrée par TIM.

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 07 octobre 2010

    MarcBibliotheca
    Les mystères de Marseille paraissent en 1867 sous forme de feuilleton dans un journal phocéen du nom de Messager de Provence. Emile Zola, alors qu'il était en cours d'écriture du roman de Thérèse Raquin, n'était encore que très peu connu lorsqu'il se vit proposer d'écrire ce feuilleton pour lancer les ventes du journal. L'éditeur avait évidemment en tête l'immense succès des Mystères de Paris d'Eugène Sue qui, quelques années auparavant en 1842 et 1843, avaient tant tenu en haleine les foules. Sans le sous, Emile Zola va accepter la commande de ce roman-feuilleton. le texte ne sera publié sous forme de roman que bien des années plus tard...
    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/archive/2010/10/07/les-mysteres-de..
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Citations et extraits

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  • Par thomas141, le 17 décembre 2010

    Le lendemain matin, Philippe, accoudé sur le pont du petit navire qui le conduisait à Gênes, regarda longuement la côte de Saint-Henri. Là-bas, au-dessus des flots bleus, il apercevait une tache grise, la maison où la pauvre Blanche pleurait toutes les larmes de son cœur.
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  • Par thomas141, le 18 décembre 2010

    Il se dandina, triomphant d'avoir pu se trouver une opinion. Au fond, il estimait la République qui lui avait donné des épaulettes; mais on lui avait dit que les républicains, s'ils l'emportaient, lui voleraient son argent, et il détestait les républicains. Ces deux sentiments contradictoires s'arrangeaient en lui tant bien que mal. D'ailleurs, il ne s'interrogeait jamais sur ses convictions.
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  • Par thomas141, le 17 décembre 2010

    Une amertume suprême la serrait à la gorge, lorsqu'elle songeait que quelques mois avaient suffi pour la mener, des espoirs de bonheur qui chantent dans le cœur de toutes les jeunes filles, aux sombres pensées de remords qui emplissent l'âme des pénitentes.
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  • Par thomas141, le 17 décembre 2010

    Je n'ai pas besoin, reprit l'accouchée avec effort, de vous dire de l'aimer. Aimez-le comme vous savez aimer, avec tout votre cœur; aimez-le pour moi et pour Philippe, et tâchez qu'il ait une vie plus heureuse que celle de ses parents.
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  • Par thomas141, le 17 décembre 2010

    La jeune femme était bien morte à tous les amours, elle venait de briser le dernier lien qui l'attachait à ce monde. Cette crise suprême la débarrassa de sa chair. Elle devint tout âme.
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