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ISBN : 2352876915
Éditeur : Archipoche (2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Ce n'est pas de volonté que manque Madeleine Férat pour se bien conduire dans l'existence mais plutôt de principes de base solides pour asseoir son jugement et choisir le bon chemin ou, s'apercevant qu'elle s'est fourvoyée, revenir en arrière sans prendre ses erreurs au tragique. Sinon, fuyant un tuteur abusif, elle ne se serait pas jetée dans les bras du premier venu et, surtout, n'aurait pas cru qu'elle était obligée d'y rester. L'habitude créant une sorte de bonh... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
PiertyM
PiertyM28 juillet 2015
  • Livres 0/5
Un livre de jeunesse ou pas du père des Rougon-Macquart, en tout cas ce livre est une dégustation aussi bien dans la structure que dans la profondeur des personnages. Les détails du livre m'ont tellement plu que je n'ai pu en sauter un seul. L'auteur crée une atmosphère autour des personnages qui s'identifie à leurs états d'âme, la nature se convertit dans leur regard, les objets prennent corps comme s'ils avaient eux aussi des comptes à rendre avec la culpabilité des personnages, il n'a manqué qu'à l'auteur de faire parler les arbres, les animaux, les maisons pourquoi pas les meubles. Madeleine Férat, ça déchire, ça déchire par ce qu'on voit bien le parcours de la femme dans le monde, comment le regard de la société a tué beaucoup de femmes pour la simple raison trop d'exigences l'ont beaucoup accablée, il suffit que rien ne tourne rond dans la société c'est elle la coupable. Madeleine Férat est une torture des femmes!
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sylvaine
sylvaine25 avril 2015
  • Livres 2.00/5
Roman de jeunesse de Zola , dernier roman du cycle de la femme .Publié d'abord en feuilleton sous le nom de la Honte,( 1868) Zola devra se battre contre la censure qui voulait interdire la parution en volume On y retrouve le triangle classique du mélodrame de l'époque .
Mélodrame disais-je, pire que cela! Guillaume de Viargue rencontre Madeleine Ferat à Paris alors que l'amant de la jeune femme , chirurgien de son état , vient d'embarquer pour la Cochincine. Madeleine , malgré de louables réticences , attendrie par la douceur quasi enfantine de Guillaume , va accepter de devenir sa maîtresse .Plus tard c'est en tant qu'épouse respectée et respectable qu'elle s'installera à La Noiraude , demeure familiale de Guillaume Une fille Lucie nait des cette union. Seule Geneviève , la nourrice de Guillaume , huguenote fanatique , toujours la bible à la main, vient parfois perturber la sérénité de Madeleine .
Quand par le plus grand des hasards , Jacques son premier amant qui n'est , tenez vous bien que le "frère adoptif" de guillaume, son protecteur réapparait alors qu'on le croyait péri en mer , rien de va plus ...
Zola , très imprégné par une théorie pseudo scientifique à la mode à cette époque prône dans ce roman le rôle inéluctable de l'imprégnation : Une jeune femme sort des bras de son premier amant marquée à vie , même l'enfant qu'elle aura par la suite ressemblera à ce premier amant
Culpabilité, punition du Très Haut rien ne nous est épargné .Quel mélo !!
Bref vous l'aurez compris je n'ai pas adhéré à ce roman je me suis même énervée pour de vrai !
ps est ce pour cette raison que Zola n' a pas eu d'enfant avec sa femme sa maîtresse avant d'être son épouse ?
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LiliGalipette
LiliGalipette20 mai 2015
  • Livres 5.00/5
Pour échapper à un tuteur trop pressant, Madeleine Ferrat s'échappe et se donne à un jeune homme. Pendant un an, ils vivent ensemble jusqu'au jour où Jacques part en Cochinchine, laissant Madeleine seule et perdue. « Peu à peu, elle accepta sa position. Son esprit se salissait à son insu, elle s'habituait à la honte. » (p. 64) Elle rencontre alors Guillaume de Viargue, jeune noble à la nature faible, avide de tendresse. Ensemble, ils s'apaisent et s'offrent un réconfort mutuel, finissant même par s'aimer sincèrement. « Il leur suffisait de vivre seuls, face à face, et de se donner le calme de leur présence. » (p. 143) Mariés et parents, ils vivent heureux pendant quatre ans jusqu'au retour de Jacques qui est également l'ami d'enfance de Guillaume. L'irruption du jeune homme brise la félicité dolente des époux et jette en leurs coeurs une épouvante mêlée de culpabilité et de rancoeur.
Il n'est pas question de l'atavisme tant développé dans la série des Rougon-Macquart, mais Émile Zola explore ici une autre théorie pseudoscientifique, celle de l'imprégnation voulant qu'une femme reste à jamais marquée par son premier amant et que son premier enfant aura nécessairement les traits de ce dernier. « Lorsque Madeleine s'était oubliée dans les bras de Jacques, sa chair vierge avait pris l'empreinte ineffaçable du jeune homme. […] On eût dit que Jacques, en la serrant sur sa poitrine, la moulait à son image. » (p. 216 & 217) Grosso modo, avec Zola, la femme est une pâte à modeler, une pauvre chose malléable. Charmant, n'est-ce pas ?
Cela dit, si je passe outre l'agacement qu'a causé cette absurde théorie hautement misogyne, j'ai passé un très bon moment avec la plume de cet auteur : il sait comme peu d'autres peindre les sentiments complexes de la nature humaine et parler des tourments de l'âme. Il a écrit un remarquable personnage secondaire en la personne de Geneviève, la domestique protestante qui ne parle que de damnation et de châtiment.
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davzen
davzen26 août 2012
  • Livres 5.00/5
Ecrit avant les Rougon- macquart, dans la veine de Thérése Raquin , ce roman psycho-social du 19 ième est pour tout amateur de Zola à découvrir.
Le déroulement de l'histoire se déploie lentement pour finir dans un drame infernal qui ne laisse pas indifférent !
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Sarah_DD
Sarah_DD02 juin 2008
  • Livres 2.00/5
Jamais la même chose de lire les premiers romans après les oeuvres de maturité. Mais ça nuance un peu l'auteur, permet de suivre d'autres personnages, une intrigue un peu plus locale. Bien aussi.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB30 mai 2010
Depuis près de cinq ans le pavillon de la rue de Boulogne se trouvait inhabité. Guillaume n’avait jamais voulu le louer, comptant toujours y venir passer quelques mois d’hiver. Vers les commencements de son mariage, il s’était contenté d’y envoyer un vieux domestique de la Noiraude, à titre de concierge. Le bonhomme logeait dans une sorte de grande guérite de briques rouges, bâtie à côté de la grille, sur la rue. Toute sa besogne consistait à ouvrir, chaque semaine, pendant une matinée, les fenêtres des appartements, afin de leur faire prendre l’air. Ce poste était pour cet ancien serviteur comme une retraite gagnée par ses longs services.



Averti la veille de la venue de ses maîtres, il avait employé une partie de la nuit à épousseter les meubles. Quand Guillaume et Madeleine arrivèrent, ils trouvèrent du feu dans toutes les cheminées. Ils furent heureux de ces foyers ardents qui donnaient à leur ancienne solitude les tiédeurs de jadis. Pendant le trajet de Véteuil à Paris, leur cœur s’était serré secrètement, à l’idée de rentrer dans cette petite maison où étaient enfermés quelques mois de leur passé, ils se rappelaient les dernières semaines de leur séjour, les sourdes inquiétudes qu’ils y avaient éprouvées, et craignaient d’y venir éveiller l’amertume de leurs souvenirs, comme ils l’avaient déjà fait dans le pavillon voisin de la Noiraude. Aussi parurent-ils surpris et charmés de la gaieté du logis, que leur imagination fiévreuse s’était plu à revoir plus morne, plus désolé, à mesure qu’ils approchaient de Paris. Guillaume eut une seule angoisse : en entrant dans la chambre à coucher, il aperçut, pendu au mur, le portrait de Jacques que le concierge avait dû découvrir dans quelque coin. Il le décrocha vivement, le jeta au fond d’une armoire, avant que Madeleine ne l’eût rejoint.
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LydiaBLydiaB09 mai 2010
Guillaume et Madeleine descendirent de wagon à la station de Fontenay. C’était un lundi, le train se trouvait presque vide. Cinq ou six compagnons de voyage, des habitants du pays qui rentraient chez eux, se présentèrent à la barrière avec les jeunes gens, et s’en allèrent chacun de son côté, sans donner un coup d’œil aux horizons, en gens pressés de regagner leur logis.



Au sortir de la gare, le jeune homme offrit son bras à la jeune femme, comme s’ils n’avaient pas quitté les rues de Paris. Ils tournèrent à gauche et remontèrent doucement la magnifique allée d’arbres qui va de Sceaux à Fontenay. Tout en montant, ils regardaient, au bas du talus, le train qui se remettait en marche, avec des hoquets sourds et profonds.



Quand le train se fut perdu au milieu des feuillages, Guillaume se tourna vers sa compagne et lui dit avec un sourire :



« Je vous ai prévenue, je ne connais pas du tout le pays, et je ne sais trop où nous allons.



— Prenons ce sentier, répondit simplement Madeleine, il nous évitera de traverser les rues de Sceaux. »



Ils prirent la ruelle des Champs-Girard. Là, brusquement, le rideau d’arbres de la grande allée s’ouvre et laisse voir le coteau de Fontenay ; en bas, il y a des jardins, des carrés de prairie dans lesquels se dressent, droits et vigoureux, d’énormes bouquets de peupliers ; puis des cultures montent, coupant les terrains en bandes brunes et vertes, et, tout en haut, au bord de l’horizon, blanchissent, à travers les feuilles, les maisons basses du village. Vers la fin septembre, entre quatre et cinq heures, le soleil, en s’inclinant rend adorable ce bout de nature. Les jeunes gens, seuls dans le sentier, s’arrêtèrent instinctivement devant ce coin de terre d’une verdure presque noire, à peine dorée par les premières rousseurs de l’automne.
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PiertyMPiertyM02 septembre 2014
On n'épouse jamais sa maîtresse ... Ces sortes de mariages sont exquis, mais ils tournent toujours mal: on s'adore pendant quelques années et l'on se déteste le restant de ses jours.

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LiliGalipetteLiliGalipette20 mai 2015
« Peu à peu, elle accepta sa position. Son esprit se salissait à son insu, elle s’habituait à la honte. » (p. 64)
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LiliGalipetteLiliGalipette20 mai 2015
« Lorsque Madeleine s’était oubliée dans les bras de Jacques, sa chair vierge avait pris l’empreinte ineffaçable du jeune homme. […] On eût dit que Jacques, en la serrant sur sa poitrine, la moulait à son image. » (p. 216 & 217)
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