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Critiques sur Nana (19)


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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine le 21/01/2012


    En 1866, Zola écrit deux articles assez virulents, prenant position contre un roman anonyme, Mémoires d'une biche russe. Selon lui, il ne présente pas réellement les mœurs de son temps. Il dira ainsi : " J'attends l'histoire vraie du demi-monde, si jamais quelqu'un ose écrire cette histoire." Cette personne, ce sera lui-même, quelques années plus tard. Il se met alors à enquêter (au grand dam de sa femme) sur ce monde particulier des courtisanes. Il veut décrire la débauche effrénée tout en la marquant au fer rouge.

    C'est ainsi qu'apparaît le personnage de Nana. Fille de Gervaise et de Coupeau, elle est la figure même de la perversité. Fuyant la misère de ses parents, elle se lance sur les planches. Sans talent et sans voix, elle attire néanmoins Tous les regards par sa beauté envoûtante. Elle vit ainsi de ses charmes. Elle se venge des hommes, et notamment des aristocrates, en leur révélant les infidélités de leurs femmes et en les ruinant tour à tour : Steiner, le banquier véreux, le comte de Vandeuvres, le capitaine Hugon... Elle finira par se mettre en ménage avec Fontan, un comédien mais la violence de ce dernier aura raison du couple. Nana préfèrera s'égarer dans les bras d'une de ses consœurs, Satin. le sommet de sa réussite est atteint lorsqu'elle parvient à conquérir le comte Muffat, chambellan de l'empereur, à qui elle fera subir les humiliations les plus ignobles.

    Triste figure que celle de cette femme qui assiste à la déchéance de sa société tout en voyant sa vengeance s'accomplir. On ne peut s'empêcher de faire la comparaison entre la peinture d'une courtisane et le reflet d'un monde retrouvant ses propres faiblesses en elle.

    Ce neuvième tome de la fresque est encore un coup d'éclat de la part de l'écrivain. Il finit ce tome par la mort de Nana, dans une chambre sordide. La courtisane, malade et ruinée, meurt de ses frasques au moment même où on fête bruyamment dans les rues la déclaration de guerre à la Prusse. " Poème sinistre des amours du mâle" selon Zola, ce tome est une illustration flamboyante de la corruption et des vices d'une société.


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xixe-si%C3%A8cl..

    critique de qualité ? (24 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102 le 07/12/2011


    Paris est en ébullition: La Blonde Vénus, la nouvelle pièce de Bordenave au Théâtre des Variétés met en scène une nouvelle venue, une certaine Nana. Personne ne sait encore quoi que ce soit sur cette jeune femme, aussi la curiosité est-elle à son comble le soir de la première.

    Pourtant, lorsque Nana entre enfin en scène, c'est la stupéfaction qui l'emporte: cette nouvelle actrice n'a aucun talent particulier et, en plus, elle chante faux. Mais au fur et à mesure que se déroule l'histoire, l'opinion du public commence à changer. La féminité flamboyante et librement affichée de Nana, blonde et pulpeuse, gagne peu à peu la majeure partie du public. Les hommes, en particulier, sont conquis.

    Cela arrange tout particulièrement Nana quand elle l'apprend, puisqu'elle compte profiter de sa nouvelle célébrité pour trouver quelques riches protecteurs qui pourront l'aider à payer ses factures. Car celles-ci commencent à s'accumuler et les marchands font le siège de l'antichambre de Nana.


    Malgré une issue tragique, j'ai trouvé que Nana ressemblait assez Au Bonheur des Dames. On reconnaît, dans les deux ouvrages, la "patte" de Zola.

    L'une des caractéristiques que j'apprécie le plus chez Zola, c'est son réalisme. Il ne fait pas qu'écrire une histoire, il nous la fait vivre. Nous nous trouvons ainsi plongés en pleine préparation de l'Exposition Universelle de Paris, avec toutes les inquiétudes que ce grand événement fait naître dans la vie des nantis qui veulent y briller de mille feux et des filles qui souhaitent y repérer de riches messieurs.

    Mais loin de nous plonger uniquement dans le bon côté des choses, Zola, fidèle à son type d'écriture habituel, dépeint également le désespoir, la dégradation et la pauvreté de ses personnages et, plus largement, de la société française de l'époque.

    Nana, c'est tout d'abord l'histoire d'une femme qui, entraînée par le tourbillon des hommes qui gravitent autour d'elle, finit par perdre l'équilibre. Élevée dans la pauvreté, elle devient la star de Paris grâce à plusieurs amants fortunés, qu'elle n'hésite pas à ruiner.

    Mais, Nana, c'est aussi l'histoire de nombreuses autres femmes, issues de toutes les classes de la société, de la plus humble à la plus fortunée. Et ce qui frappe le lecteur, c'est que les plus riches de ces femmes ne se conduisent pas mieux que Nana elle-même. Zola dénonce donc, avec ce récit, une certaine hypocrisie ayant court dans le Paris du XIXe siècle: les femmes de la haute société, éduquées de manière irréprochable et possédant une certaine fortune, ne se conduisent pas mieux que Nana, cette enfant d'alcoolique qui a travaillé un temps comme fleuriste avant de devenir la coqueluche de Paris. Et pourtant, Nana ne sera jamais vraiment acceptée par cette bonne société qui se conduit si mal...

    Une autre dimension du style de Zola est également présente dans ce roman: la complexité des personnages. Car loin d'être une simple courtisane et une dévoreuse d'hommes (de leur fortune, surtout), Nana est pleine de contradictions: ainsi est-elle parfois émue aux larmes par la pauvreté et la dureté de l'existence, malgré ses envies de luxe et de confort. Ses crises de sentimentalisme se manifestent surtout lorsqu'elle se souvient de sa vie avec ses parents. Nana est aussi parfois honnête mais ment souvent; Nana recherche une vie simple avec Fontan mais revient vite à ses anciens penchants lorsque leur histoire se termine. Elle ne peut donc pas être réduite au simple rôle de parvenue: c'est un être humain avec toutes les qualités et Tous les défauts que ce statut implique.

    Nana est donc du grand Zola, tout en restant accessible à Tous les lecteurs. N'hésitez donc pas à (re)découvrir ce roman qui n'a que des qualités!

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par nastasiabuergo le 14/04/2012


    Cette neuvième livraison des Rougon-Macquart ne m'est pas apparue aussi savoureuse que je l'espérais, faisant naturellement suite, par son héroïne, au fulgurant Assommoir. Émile Zola réemploie la même formule que dans "Son excellence eugène rougon" au début du roman, à savoir, nous plonger directement dans le cœur d'activité du protagoniste principal. C'était une session à l'Assemblée Nationale pour Eugène Rougon, ici, c'est la première représentation d'une opérette sulfureuse, La blonde Vénus, où Nana met le feu à la scène avec ses formes et ses tenues très peu couvrantes. Ce sont bien évidemment les opérettes de Jacques Offenbach que l'auteur cherche à écorner, en particulier celle intitulée "La belle Hélène", (pastichée en "La blonde Vénus") qui met en scène la dépravation des dieux de l'Olympe.
    Pour être totalement dans l'esprit « naturaliste », avec un réel souci documentaire, on n'en est pas pour autant transcendé et l'on a du mal à prétexter que cette entrée en scène de Zola dans Nana soit particulièrement réussie ou tonitruante. On l'a connu plus percutant et la feuille de route de son programme de construction apparaît, à mon goût, un peu trop fortement tout au long du roman. Ce n'est qu'à partir de la moitié du livre, au chapitre VIII, que la narration retrouve quelques couleurs et Zola sa verve perdue de L'assommoir. En effet, jusque-là, l'auteur nous endort avec de Lourdes et longues descriptions de luxe et de débauches dans les hautes sphères qui font d'ailleurs double emploi avec celles déjà pesantes qui concernaient Renée dans La Curée.
    Quels sont les apports vraiment significatifs de cet opus dans l'édifice de son cycle littéraire ? les rapports étroits de connivence entre le monde du spectacle et le journalisme visant à faire ou à défaire le succès d'un spectacle moyennant avantages divers en retour (déjà évoqués en détail et probablement avec plus de brio dans la deuxième partie des Illusions perdues De Balzac) ; la mise en plein jour de la prostitution (la classique et celle de luxe) ; l'évocation de l'homosexualité féminine, sujet absolument tabou à l'époque de Zola et sur quoi il faut saluer le courage littéraire de l'auteur ; le poids du monde hippique dans la haute société (La situation a-t-elle changé de nos jours ? Les Rothschild ne font-il pas toujours régner la pluie et le beau temps sur le monde des courses {casaque bleue, toque jaune} ?) ;
    En guise de conclusion : très documenté mais pas très captivant, ce qui en fait, selon moi, un roman moyen du cycle des Rougon-Macquart, mais ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea le 11/10/2011


    Nana est une fille de joie aux goûts de luxe. Elle est toujours à court d'argent et ses créanciers la poursuivent sans relâche. Une pièce de théâtre dans laquelle elle joue pitoyablement Vénus la propulsera pourtant au sommet. Les hommes sont Tous inéluctablement attirés par elle, et plusieurs font des pieds et des mains pour l'avoir.
    C'est entre autres le cas du comte Muffat, un homme dans la quarantaine, religieux et pleins de principes. Il est marié depuis longtemps à la comtesse Sabine avec qui il n'a jamais découvert le plaisir. Lorsqu'il rencontre Nana, c'est le coup de foudre immédiat. Il tente en vain de résister à l'attrait que Nana exerce sur lui, mais il finit par céder.
    Nana, pourtant, ne veut rien savoir de cet homme. Il est trop laid, trop ridicule à son avis. Mais lorsqu'elle se retrouve sans le sou, à faire le trottoir, elle est forcée d'accepter l'offre de Muffat qui lui offre tout ce qu'elle veut : un hôtel, des robes et des bijoux coûteux ainsi que le rôle de son choix dans une nouvelle pièce de théâtre. Tout cela en échange de sa seule fidélité.
    Pourtant, Nana ne tarde pas à retourner à ses vieilles habitudes. Elle « reçoit » des hommes de Tous âges, elle entretient même une relation homosexuelle avec un autre prostituée. Et par son attrait, elle vide les poches et brise la vie de Tous ces hommes qui sont prêts à tout pour elle, pour toujours s'entourer de plus de luxe.


    Mon commentaire :
    J'ai trouvé ce roman très long à démarrer, comme d'ailleurs les deux autres Zola que j'ai lus jusqu'à maintenant. L'action tarde à débuter, l'auteur prend le temps de bien installer ses personnages, les lieux et l'histoire. Je me suis même demandé rendue à la moitié de l'histoire où il voulait en venir. Je trouvais que l'histoire stagnait et je ne comprenais pas du tout pourquoi ce roman faisait partie de la sélection des vingt livres classiques préférés des lecteurs de Livr@ddict. Oui, c'était audacieux de décrire une prostituée et sa vie à l'époque, mais de là à considérer le roman comme faisant partie des meilleurs classiques ? C'est de l'abus.
    Après avoir terminé le roman, je comprends un peu mieux pourquoi les gens ont tant apprécié ce roman. Effectivement, à partir du milieu de l'histoire, ça commence à démarrer et on constate tout l'égoïsme, l'égocentrisme, voire le narcissisme de Nana. Elle demande sans arrêt et ne donne rien en retour. Elle n'hésite pas un instant à manipuler les hommes pour obtenir tout ce qu'elle veut d'eux. Et les hommes, dans l'histoire, sont faibles, très faibles. Tellement faibles qu'on a l'impression qu'ils sont des marionnettes. Ils en deviennent des personnages tout aussi repoussants et pathétiques que Nana. Et c'est à mon avis ce portrait peu flatteur des personnages qui fait l'attrait de ce roman.
    Pourtant, au final, je ne peux pas dire que Nana est parmi mes classiques préférés. Je n'arrive pas à passer par-dessus le fait que je me suis vraiment ennuyée au début de l'histoire. Tous ces flaflas inutiles m'ont donné l'impression de perdre mon temps. Mon cerveau devenait comme saturé d'informations inutiles au bout de quelques pages, ce qui me forcait à arrêter pour le reprendre quelques heures plus tard. Ceci explique d'ailleurs en partie le fait que Nana est le premier livre que j'ai terminé depuis le mois d'octobre. J'espère que ça va aller un peu mieux maintenant que je l'ai terminé.
    Peut-être n'était-ce tout simplement pas le bon moment pour moi de lire ce livre.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/10/nana.html

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



  • Par Aela le 18/02/2011


    Splendeur et misère d'une courtisane. A travers l'histoire de Nana, une jeune femme entretenue exerçant son pouvoir destructeur sur les hommes de la haute société, Zola brosse le tableau féroce d'un monde en décomposition, l'univers parisien du Second Empire.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par boutentrain le 08/02/2012


    Cela faisait bien longtemps que je n'avais lu de Zola. le dernier en date doit être Thérèse Raquin que j'ai du lire au lycée.
    L'histoire de Nana se passe pendant le second empire. C'est toujours intéressant d'avoir une vision d'une époque que l'on connait assez mal. En effet, Il y'a quelques semaines j'ai lu quelques nouvelles De Maupassant, et cela m'a donné envie de lire du Zola. Il est vrai que les histoires de l'un et de l'autre se passe à peu près dans les mêmes périodes quand elles ne se chevauchent pas.
    Ainsi, je découvre l'histoire de Nana (fille de Gervaise voir « L'assommoir ») qui devient littéralement une fille de joie de luxe. Cette mangeuse d'homme (et de femme) qui ne s'arrête devant rien pour obtenir tout ses caprices, ruine la plupart des hommes qu'elle côtoie. Elle est un véritable gouffre dans tout les sens du termes. C'en est assez drôle mais pas autant que je me l'étais imaginé.
    En effet, ayant l'habitude de lire des « pavés » ou autres gros romans en peu de temps ( un livre de 300 – 350 pages en une à deux semaines à peine). Je me vois arriver au terme de cette œuvre au bout d'à peu près 3-4 semaines pour environ 450-470 pages. Je ne sais pas si c'est le fait que se soit un Zola ou non, mais il y a dans ces livres en général et en particulier ici, une certaine ambiance avec un rythme de lecture qui doit être propre à son style d'écriture. Avec parfois des lenteurs, on prend relativement plaisir à parcourir ce volume qui est un des moins « tragiques » de la série des Rougon et des ses autres œuvres que j'ai pu lire, à savoir : L'assommoir, Pot Bouille, Thérèse Raquin.
    Je ne parle évidemment pas de la fin qui est plûtot du genre morbide avec une description de cadavre mort de la petite vérole digne de Lovecraft. Je l'ai d'ailleurs rajoutée en citation tellement elle m'a interpellé.
    D'un point de vue personnel ce roman m'a plutôt plus. Je pense même lire un autre de ces livres courant de l'année. Je préfère néanmoins Maupassant, qui n'est pas moins horrible dans le dénouement de ces histoires, mais je trouve son écritures plus fluide, plus agréable à lire, moins lourde.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Thalie26 le 30/08/2010


    «Nana» me laisse l'impression de l'histoire un peu triste d'une jeune fille pourtant fraiche et pétillante.
    Fille de joie, Nana exprime aussi La Joie de vivre d'une comédienne d'origine populaire. Hélas, la tristesse du monde fini par ternir tout ce qui est charmant en elle. Zola y décrit avec beaucoup de réalisme le regard des hommes sur sa beauté. Ils se laissent subjugués par elle pour mieux la dévorer. Cette histoire nous met en garde : sachons être charmantes, cela nous procurera toujours un certain ascendant sur ces hommes parfois si faibles. Gardons nous cependant de nous laisser attraper par leurs cadeaux intéressés. C'est peut-être un des premiers romans féministes, et c'est pour ça que je l'aime. le roman a aussi un côté historique. Nana représente le second empire : elle s'écroule comme lui à force d'avoir trop fait la fête et de s'être laissée corrompre. C'est un long roman que j'ai lu avec passion et qui m'a fait progresser dans la vie. Et quand un inconnu me regarde avec trop d'insistance, je me dis qu'il serait peut-être du mauvais côté dans le roman que nous conte Zola. Et je ris intérieurement. le passage où les hommes bourgeois se comportent mal chez Nana en versant du Champagne dans le piano m'a beaucoup émue. Cela montre bien que les gens riches ne respectent pas toujours les pauvres.
    C'est un roman passionnant, très bien écrit, et qui est encore très actuel. Je vous le conseille.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par yo le 10/10/2011


    Neuvième roman de la série des Rougon-Macquart, Nana met en scène la fille de Gervaise, déjà vue dans L'assommoir. Enfant, elle était espiègle, désobéissante. Jeune adulte, elle est prostituée et est mise en scène au théâtre, où elle triomphe en Vénus, déesse aguicheuse et légèrement vêtue. La vie de Nana est celle de la séduction, et le roman traite du pouvoir érotique et sexuel des femmes sur les hommes, prêts à tout pour s'attirer les faveurs de la jeune fille.

    Ce qui est très amusant dans Nana, c'est de voir que Zola écrit un roman sur la prostitution qu'on pourrait appeler de luxe sans jamais écrire une seule ligne de scène sexuelle. Il évoque, il insinue, il décrit quelques jeux tendres, quelques baisers, mais ne rentre jamais dans l'intimité de la relation entre Nana et son client. Exercice brillamment réussi qui utilise Tous les stratagèmes pour évoquer la passion sexuelle sans jamais le faire directement.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD le 02/06/2008


    Je n'ai pas lu ce cycle dans l'ordre, mais c'est toujours un plaisir d'en découvrir plus. Certains sont plus noirs que d'autres, je ne pense pas qu'ils soient Tous à mettre dans le même panier. Mais ils dévoilent chacun d'autres facettes de la société française telle que transfigurée par le naturalisme et je trouve que c'est comme une image dont la résolution est à chaque fois plus précise, même si historiquement elle est à modérer.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par sevsev le 10/10/2011


    Comme Tous les livres de Zola, il y a trop de détails et celui-ci n'échappe pas à la règle. Pour une fois ces détails ne m'ont pas ennuyé comme "Au bonheur des dames" où je les avais trouvés longue

    Nana est une jeune femme qui aime avoir de jolies choses et pour cela elle couche!! Elle n'hésite pas à passer d'un homme à l'autre et le "consommer" dans tout les sens du terme, jusqu'à ce qu'il est épuisé sa fortune, sans pour autant se demander si ces messieurs ont des sentiments. Grâce à eux, elle connait une grande ascension, elle en profite, mais cela va finalement se retourner contre elle.

    Dans ce livre, Zola nous peint le portrait d'un Paris où règne la débauche, par de nombreux passages, il m'a fait penser au film "Moulin rouge".

    J'ai trouvé le personnage de Nana égoïste, sans coeur, aussi bien avec les hommes qu'elle fréquente mais aussi avec son fils. On la déteste, mais on l'admire aussi par sa force de courage. A un moment de l'histoire Nana va être amoureuse d'un de ses collègue de théatre avec qui elle va se mettre en ménage. Finit, la prostitution, finit les tromperies!! Mais elle va vite se rendre compte qu'il vaut mieux être seul et manipuler les hommes afin d'avoir Tous ce qu'elle veut, que de rester avec un homme qui l'humilie et la rabaisse. A partir de là son ascencion va être fulgurante.

    Un grand classique, une bonne lecture, mais ce n'est pas un livre que je relirais.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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